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Nos chercheurs à l’Acfas

Les chercheurs du Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM) seront en action lors du 85e congrès de l’Association canadienne française pour l’avancement des sciences qui se tiendra à l’Université McGill du 8 au 12 mai 2017. Le congrès annuel de l’Acfas est le plus important rassemblement multidisciplinaire du savoir et de la recherche de la francophonie et accueille des milliers de chercheurs et d’utilisateurs de la recherche provenant d’une trentaine de pays.

Premiers résultats de la Banque Signature
Le 10 mai, se tiendra un colloque, organisé par Nathe François, coordonnatrice de la Banque Signature, et Stéphane Guay, chercheur et directeur scientifique du Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, où seront réunis plusieurs chercheurs de l’IUSMM. La Banque Signature est la plus vaste banque de données biologiques, psychosociales et cliniques de personnes atteintes de problèmes de santé mentale, et la seule étude au monde qui collecte des données auprès d’usagers de l’urgence psychiatrique. Cette rencontre permettra de présenter la Banque Signature, ses fondements, ses données et son accessibilité internationale. On profitera de l’occasion pour dévoiler les premiers résultats de recherche très prometteurs obtenus auprès de personnes souffrant de troubles de santé mentale en lien avec des marqueurs biologiques. Pour en savoir plus : centresignature.ca

 

Biomédecine et sciences humaines
Le 11 mai, Jean-François Pelletier, chercheur à l’IUSMM, et ses collègues de l’Université de Montréal, Ouanessa Younsi et Vincenzo Di Nicola, seront les hôtes d’un colloque sur la possible réconciliation entre les sciences biomédicales et humaines pour le bien-être du patient. Ces deux grandes classes de savoir sur l’humain, celui du corps et celui de l’esprit, sont souvent présentées comme étant en rapport dialectique, voire antagoniste. Ces deux orientations sont pourtant également indispensables à la médecine. Pour soulager la souffrance de la personne qui se trouve en face de lui dans son cabinet, tout particulièrement en ce qui concerne la santé mentale, le médecin doit interpréter la parole et les comportements de cette personne afin de pouvoir la comprendre. Ce symposium multidisciplinaire participe à ce mouvement de réconciliation en accordant une place prépondérante à la parole des patients, lesquels sont détenteurs d’un savoir d’expérience.

Activité physique et santé mentale
Le 12 mai, Paquito Bernard, chercheur à l’IUSMM et professeur au Département des sciences de l’activité physique de l’UQAM, présidera et anima le colloque « Activité physique et santé mentale : de la promotion du bien-être aux soins ». Concrètement, un nombre croissant d’études suggère que l’activité physique est un facteur clé de prévention, de développement et de maintien de la santé mentale, que sa pratique améliore aussi les troubles mentaux ou cognitifs sévères. Cet événement, regroupant des spécialistes de la question, souhaite offrir une vision multidisciplinaire des relations entre l’activité physique et la santé mentale, et faire émerger une réflexion collective sur la question des mécanismes en jeu.

Utilisation des banques de données administratives
Le 12 mai, le Dr Alain Lesage, psychiatre et chercheur à l’IUSMM, et ses collègues, Christophe Huynh de l’Institut universitaire sur les dépendances et Sylvanne Daniels du Réseau québécois sur le suicide, les troubles de l’humeur et les troubles associés de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, ont réuni des experts nationaux et internationaux pour présenter les avantages et les façons d’utiliser les données administratives pour améliorer les services en santé mentale, en dépendance et en prévention du suicide.

Dans le milieu de la santé et des services sociaux, les banques de données administratives (BDA) constituent un outil significatif afin d’accroître les connaissances des individus ayant des troubles mentaux ou des troubles liés aux substances psychoactives (TUS). En comparaison avec les études épidémiologiques et cliniques, ces ressources rendent possibles la constitution, à moindre coût, de vastes cohortes et l’élaboration de devis longitudinaux incluant des périodes pouvant même s’étendre sur des générations entières, tout en mettant à disposition des données actuelles sur la population. À partir des BDA, jusqu’à maintenant peu exploitées dans la recherche en santé mentale, les projets présentés durant ce colloque analysent les données relatives aux individus ayant un trouble mental, des conduites suicidaires ou un TUS et examinent l’utilisation des ressources médicales au Québec au cours des dernières décennies. La détermination de certaines des lacunes du réseau sociosanitaire permettra de trouver des pistes d’amélioration de la qualité des services.

Pour information

Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Bureau : 514 251-4000, poste 2986 | Cell. : 514 235-4036
catherine.dion.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

 

Dr Jean Roy, lauréat du Prix d’excellence 2017 du Collège des médecins

Dr Jean Roy, hématologue

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) est heureux et fier d’annoncer que le Dr Jean Roy, hématologue et clinicien chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et professeur titulaire à l’Université de Montréal, est le récipiendaire du Prix d’excellence 2017 du Collège des médecins du Québec.

Depuis des années, Dr Roy travaille en effet à l’avant-garde de la recherche afin de trouver des solutions nouvelles pour traiter et guérir les patients souffrant d’un cancer du sang, dont certaines formes sont tout particulièrement pernicieuses et résistantes aux thérapies.

Yvan Gendron, président-directeur général du CIUSSS-EMTL, a chaudement félicité Dr Roy : « Ce prix amplement mérité témoigne de l’importance de vos travaux, si essentiels, mais aussi de la relation thérapeutique forte que vous avez su établir avec vos patients, qui vous font pleinement confiance. »

« Même après 30 ans de pratique, je suis encore émerveillé par la médecine », a de son côté déclaré le lauréat, ajoutant : « À cause de la science, bien sûr, qui est pleine de promesses. Plus encore à cause de ces rencontres quotidiennes avec mes patients atteints de cancers du sang. Ensemble, nous gagnons parfois, nous perdons encore trop souvent. Je suis toujours impressionné par leur courage et leur gentillesse, je me sens choyé d’accueillir leur confiance ainsi que celle de leur famille. Au fil du temps, mes patients m’ont apporté plus que ce que j’ai pu leur donner. Ce désir de toujours faire mieux et ce prix de reconnaissance, c’est à eux que je le dois. »

Un parcours d’exception
Après des études secondaires et collégiales au Petit Séminaire de Québec où il a remporté le prix du Gouverneur général, le Dr Jean Roy a obtenu son doctorat en médecine de l’Université Laval en 1984. Il a ensuite suivi une formation en médecine interne puis en hématologie à l’Université McGill. Le Dr Roy s’est ensuite spécialisé en greffe de cellules souches hématopoïétiques à l’Université du Minnesota (USA) pendant quatre ans. Il travaille maintenant comme médecin et clinicien chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont où il fut aussi directeur du Programme de greffe (2000-2008), puis chef de service (2007-2015). Le Dr Roy est le titulaire de la chaire Maryse et William Brock de l’Université de Montréal pour la recherche appliquée en greffe de cellules hématopoïétiques.

Pionnier de la recherche
Le Dr Roy travaille à l’avant-garde de la recherche appliquée dans le domaine de la thérapie cellulaire pour le traitement du myélome, un cancer particulièrement pernicieux. Il est, entre autres, à l’origine d’une nouvelle approche thérapeutique mise à l’essai et qui donne des résultats très prometteurs pour le traitement du myélome multiple, un cancer de la moelle osseuse actuellement jugé incurable avec les traitements usuels de chimiothérapie. Utilisant une approche développée à Maisonneuve-Rosemont, soit le recours à l’autogreffe pour réduire la masse tumorale suivie trois à quatre mois plus tard d’une allogreffe pour nettoyer la moelle osseuse des cellules résiduelles de myélome par les cellules immunitaires d’un donneur familial (immunothérapie), l’étude a en effet permis d’enregistrer un taux de guérison de 41 %, un chiffre inégalé jusqu’à présent avec cette stratégie. Mieux encore, alors que la survie moyenne des patients atteints de myélome est d’environ cinq ans après le diagnostic initial, les patients qui ont reçu une allogreffe ont enregistré un taux de survie de 60 % après dix ans. Cette stratégie d’immunothérapie sert maintenant de socle pour l’élaboration d’autres études utilisant l’allogreffe de cellules souches afin de tenter d’améliorer le taux de guérison des patients atteints de myélome multiple à mauvais pronostic.

Le Prix d’excellence du Collège des médecins du Québec est remis annuellement à un médecin qui, par ses réalisations exceptionnelles, fait une différence dans la vie des patients, des professionnels de la santé ou des étudiants et qui se démarque par son apport hors du commun à l’évolution de sa profession.

Au fil des ans, le Collège a honoré des médecins d’exception reconnus pour leurs valeurs d’humanisme, d’engagement social et de philanthropie, ou encore qui ont contribué, par leur apport sur le plan scientifique ou académique, à l’évolution de la profession médicale et à l’amélioration de la qualité de l’exercice de la médecine.

Nouvel espoir pour les personnes atteintes de myélome multiple
(Le Devoir 4 mai 2017)

Pour plus d’information et entrevues
Florence Meney – relations avec les médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Daniel Borsuk : le Saint du visage

Félicitations au Dr Daniel Borsuk, chirurgien plastique à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont qui a été choisi par le magazine Urbania pour figurer parmi les 50 Québécois qui créent l’extraordinaire.

Dr Borsuk s’est distingué à plusieurs reprises par ses travaux de reconstruction novateurs. Récemment, avec son équipe, il a effectué une première canadienne en reconstruisant le visage d’un homme sans laisser de cicatrices. L’homme de 23 ans avait été impliqué dans un accident il y a près de cinq ans.

Auparavant, cette procédure nécessitait de nombreuses interventions et laissait des marques sur la peau. L’équipe menée par le Dr Daniel Borsuk de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont a effectué la reconstruction en ayant recours à la chirurgie virtuelle et à des modèles 3D. Elle a également prélevé de l’os du bassin vascularisé pour le sculpter afin de l’adapter au visage. Cette opération de huit heures a été réalisée par l’intérieur de la bouche sans laisser aucune cicatrice.

En savoir plus sur cette reconstruction faciale

« La question que je leur pose est chaque fois la même : « Si je pouvais faire de la magie, quel serait votre souhait concernant votre visage? » Et la réponse est, elle aussi, chaque fois identique : « Un visage comme avant, sans cicatrice, sans douleur. » Par la suite, les gens me racontent l’histoire derrière les événements qui ont engendré les blessures. De mon côté, j’effectue des scans, je collige l’information nécessaire [ … ] je leur arrive avec un plan détaillé de la chirurgie proposée. Je travaille un peu comme un architecte. En fait, je dirais même que globalement, mon travail, c’est la combinaison des compétences d’un artiste, d’un scientifique et d’un technicien. » – Dr Daniel Borsuk

Le Magazine Urbania – Les 50 Québécois qui créent l’extraordinaire est présentement disponible en kiosque.

Informations
Florence Meney
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Cell. : 514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca