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Nicolas Trudel, infirmier au sein du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, lauréat du Prix Leadership infirmier 2018

27 décembre 2018 – La Table des soins infirmiers du Réseau universitaire intégré de santé de l’Université de Montréal, en collaboration avec la Faculté des sciences infirmières, décerne chaque année un prix visant à reconnaître et encourager les infirmières préceptrices ou monitrices faisant preuve de leadership au quotidien. Cette année, le comité de sélection du Prix Leadership infirmier 2018 compte parmi ses lauréats M. Nicolas Trudel, infirmier  au sein du  CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

Félicitations Nicolas!

Nomination du nouveau président-directeur général du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal

La ministre de la Santé et des Services sociaux, madame Danielle McCann, a annoncé aujourd’hui la nomination, par le Gouvernement du Québec, de monsieur Sylvain Lemieux à titre de président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS).

Monsieur Lemieux entrera en fonction le 20 décembre 2018. Il succède ainsi à monsieur Yvan Gendron, qui a été nommé sous-ministre de la Santé et des Services sociaux en novembre dernier.

Titulaire d’une maîtrise en administration publique de l’École nationale d’administration publique et d’un baccalauréat en service social de l’Université de Sherbrooke, monsieur Lemieux a acquis une solide expérience de plus de 16 ans en gestion, notamment dans le secteur privé de 2002 à 2012 et au sein du réseau de la santé et des services sociaux au cours des six dernières années. Il occupe le poste de président-directeur général adjoint au CIUSSS depuis avril dernier, et assume également la fonction de président-directeur général par intérim depuis novembre. Auparavant, il a également agi comme directeur général adjoint au programme de santé physique générale et spécialisée et directeur des services multidisciplinaires de 2015 à 2018. Monsieur Lemieux détient aussi, depuis 2012, la certification Lean Six Sigma Black Belt, une démarche de formation de haut niveau liée à l’amélioration de la qualité et de l’efficacité des processus.

Citation :

«  Avec son approche centrée sur la clientèle, son leadership mobilisateur ainsi que sa connaissance approfondie du milieu universitaire et des enjeux divers qui sont propres à la région montréalaise, monsieur Lemieux est la personne toute indiquée pour occuper ce poste important. De plus, ses années d’expérience au sein de cet établissement assurent une belle continuité, au bénéfice à la fois du personnel et des usagers. Je lui souhaite le plus grand succès dans ses nouvelles fonctions. » – Danielle McCann, ministre de la Santé et des Services sociaux.

Protection de la jeunesse : un milieu de travail parfois dangereux

Steve Geoffrion, chercheur à l’IUSMM

Montréal, le 12 décembre 2019 — Une récente étude dirigée par Steve Geoffrion, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, documente la violence tant physique que psychologique que les travailleurs en protection de la jeunesse affrontent dans le cadre de leur travail. L’étude rapporte que la violence vécue au travail avait des conséquences sur le plan de l’organisation du travail ainsi que sur la santé psychologique et des intervenants.

L’étude
Les chercheurs (Josianne Lamothe, doctorante à l’École de criminologie est la première auteure de l’article) ont procédé à l’analyse de témoignages de 30 intervenants (es) en protection de la jeunesse œuvrant tant en centre de réadaptation que dans le milieu familial de l’enfant. L’étude publiée dans la revue Child Abuse & Neglect cherchait à connaître comment ils font face aux menaces et aux manifestations de violence et quelles sont les ressources disponibles pour les aider. Menaces de mort, coups de poing, objets lancés, bris de propriété, agression au couteau, ces gestes sont posés autant par des enfants que des parents.

Les résultats démontrent que les situations de violence tant physique que psychologique sont récurrentes et omniprésentes, affectant lourdement la santé et le bien-être des travailleurs de ce milieu. Sur le terrain, les intervenants sont donc davantage laissés à eux-mêmes ce qui peut engendrer de la peur et un niveau de détresse élevé. Aux prises avec des réactions de stress post-traumatique, certains intervenants hésitent à en faire état à leurs supérieurs de crainte d’être perçus comme non qualifiés pour un tel travail. Ils se sentent donc isolés et sans ressources. Plusieurs vont même soutenir qu’ils ne sont pas affectés par les situations de violence alors qu’ils en souffrent en silence.

« Les intervenants en institution sont plus à risque d’être confrontés à de telles situations que ceux en milieu familial parce qu’ils sont toujours en contact avec des jeunes qui composent avec des troubles du comportement », précise le professeur Steve Geoffrion, également codirecteur du Centre d’étude sur le trauma de l’Institut universitaire de santé mentale de Montréal.

Un changement de culture professionnelle
Deux principales pistes de solution sont soulevées : le soutien organisationnel et l’acquisition de stratégies permettant de faire face adéquatement aux situations conflictuelles. Un soutien institutionnel fort est de nature à favoriser la résilience des travailleurs et aider à dissiper les conséquences négatives des évènements violents, écrivent les auteurs. Selon Steve Geoffrion, les collègues de travail pourraient aussi agir à la manière de « sentinelles » et apprendre à dépister ceux qui ont besoin d’aide.

La formation reçue par les travailleurs en protection de la jeunesse n’est pas uniforme et, parfois même, déficiente. Une formation (en rappel) permettrait d’adapter les stratégies d’intervention en situation de conflit en plus d’inclure des mises en situation de comportements violents, à l’instar de ce qui se fait en sciences infirmières où l’on simule des interventions en milieu hospitalier.

Le codirecteur du Centre d’étude sur le trauma de l’Institut universitaire de santé mentale de Montréal, Steve Geoffrion, se montre par ailleurs optimiste et dit observer plus d’ouverture organisationnelle face à l’expression des craintes vécues par ces intervenants, signe qu’un de changement de culture est en train de s’opérer.

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini Ospedale, le CHSLD polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et de Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de 1 000 médecins répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement.

Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-EMTL conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

 

Pour information et entrevues :
Lison Lescarbeau — relations avec les médias CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal 438 354-6934
lison.lescarbeau.cemtl@ssss.gouv.qc.ca