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Nomination de Ghyslain Chassé

Ghyslain Chassé nommé au poste de directeur des services techniques

Le président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS), monsieur Yvan Gendron, a le plaisir d’annoncer la nomination de monsieur Ghyslain Chassé à titre de directeur des services techniques.

Relevant de la directrice générale adjointe finances, soutien, administration et performance, monsieur Chassé assurera la planification et veillera au développement et à la mobilisation de l’ensemble des ressources humaines composé notamment des équipes d’entretien et de fonctionnement des installations, d’entretien sanitaire, des services alimentaires, de sécurité et de mesures d’urgence, de maintien des actifs immobiliers et de rénovation fonctionnelle. Il dirigera, en collaboration avec les gestionnaires, la mise en œuvre de stratégies et de programmes essentiels à l’organisation. Il verra à mettre en œuvre de multiples actions pour fournir des milieux de soins, de vie ainsi que des services fonctionnels salubres et sécuritaires pour les usagers, les employés et les visiteurs.

Détenteur d’un diplôme d’études supérieures en développement des organisations, monsieur Chassé finalise actuellement une maîtrise à l’Université Laval. De 2003 à 2015, il a occupé successivement les postes de directeur des programmes technologiques, des ressources techniques et informationnelles et de directeur des services techniques et des installations au Centre de réadaptation Constance-Lethbridge et au CRDITED. Durant ses mandats, il a piloté plusieurs projets et implanté des solutions pour une gestion efficiente des actifs. Il a également eu à élaborer des programmes-cadres de gestion et à administrer les activités relatives aux services techniques et au portefeuille des assurances. Depuis avril 2015, monsieur Chassé œuvrait en tant que directeur adjoint des services techniques au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Il est reconnu pour sa solide expérience de gestion ainsi que sa capacité à se démarquer dans les milieux dynamiques et complexes.

Initié par la Direction générale du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, le concours visant à doter ce poste s’est déroulé selon un processus formel et rigoureux de sélection à la suite d’un appel de candidatures public. Nous lui souhaitons le plus grand des succès dans ses nouvelles fonctions au sein de notre CIUSSS.

C’est à compter du 18 décembre que monsieur Chassé assumera ses nouvelles fonctions. Son bureau sera situé à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Yvan Gendron
Président-directeur général

L’excellence chez nos étudiants

Simon Morand-Beaulieu, lauréat du chercheur-étoile du mois de novembre

Simon Morand-Beaulieu, de l’équipe du chercheur Marc Lavoie, est l’un des lauréats du concours Étudiants-chercheurs étoiles des Fonds de recherche du Québec.

Nous sommes fiers de pouvoir dire qu’au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal les étudiants brillent par leur excellence.

En plus de faire la promotion des carrières en recherche, ce concours vise à reconnaître l’excellence de la recherche réalisée par les étudiants de niveau universitaire, les stagiaires postdoctoraux et les membres d’un ordre professionnel en formation de recherche avancée, et ce, dans toutes les disciplines couvertes par les trois Fonds de recherche du Québec. Une fois par mois, chaque Fonds remet un prix de 1 000 $ à un étudiant-chercheur.

Étudiant au doctorat en neurosciences de l’Université de Montréal, Simon Morand-Beaulieu fait partie de l’équipe de Marc Lavoie au Centre de recherche de l’IUSMM où il étudie la capacité d’inhibition des patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette (SGT). Selon une méta-analyse qu’il a publiée cet été, il semble que plusieurs facteurs contribuent à diminuer les capacités d’inhibition. Concrètement, la présence d’un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et des tics plus sévères sont associés à davantage de déficits d’inhibition chez les personnes atteintes de SGT. Les résultats de cette étude encouragent les professionnels de la santé à évaluer et traiter les symptômes de TDAH de manière systématique chez leurs patients avec un SGT.

Simon Morand-Beaulieu est un bon exemple d’étudiant en voie vers une carrière prometteuse. Nous sommes très heureux d’avoir la chance de côtoyer et d’encourager une relève aussi brillante au Centre de recherche de l’IUSMM.

Trouble mental grave : les meilleures interventions pour obtenir et maintenir un emploi

Les programmes de soutien à l’emploi (PSE) et les programmes de soutien à l’emploi augmentés (PSE +) sont les interventions les plus efficaces pour une personne atteinte d’un trouble mental grave qui désire obtenir et maintenir un emploi sur le marché ordinaire du travail. C’est ce que nous apprend une méta-analyse réalisée par des chercheurs des Pays-Bas et de la Chaire de recherche en santé mentale et travail de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et qui est publiée dans Cochrane Database of Systematic Reviews.

Marc Corbière. chercheur

« Le but de cette méta-analyse était de savoir quels sont les programmes et interventions qui permettent d’aider des adultes aux prises avec un trouble mental grave (TMG) à trouver un emploi et à le conserver » explique Marc Corbière, co-auteur de cette méta-analyse et titulaire de la chaire. « Les personnes atteintes d’un TMG, tels que la schizophrénie ou les troubles bipolaires, sont la plupart du temps éloignées du marché du travail. Cependant, la majorité d’entre elles désirent décrocher un emploi et sont capables de travailler sur le marché du travail. Il faut toutefois que ces personnes aient accès à des interventions qui ont fait leurs preuves et d’autre part que certaines conditions de travail soient au rendez-vous. Dans le cadre de cette méta-analyse, nous voulions répertorier les meilleurs programmes et interventions pour aider ces personnes à réintégrer le marché du travail » explique le professeur en counseling de carrière du Département d’éducation et pédagogie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Pour la réalisation de cette méta-analyse, le chercheur et ses collaborateurs ont revu près de 50 essais contrôlés randomisés impliquant plus de 8 000 participants. Les programmes et interventions retenus pouvaient soit adopter une approche dite traditionnelle (train and place) de la réintégration au travail, mettant l’accent sur des interventions préparatoires à l’emploi, soit une approche dite plus proactive (place then train) dans laquelle sont inclus les programmes de soutien à l’emploi (PSE).

Résultats
L’exercice de la méta-analyse a permis d’arriver à la conclusion que les programmes de soutien à l’emploi (PSE) et les programmes de soutien à l’emploi augmentés (PSE +) sont les interventions les plus efficaces pour obtenir et maintenir un emploi standard. Les PSE sont des programmes définis par huit composantes. D’abord, l’inscription dans un PSE est basée sur le choix du client (exclusion zéro). Ensuite, l’obtention d’un emploi standard est l’objectif visé. Également, la recherche d’emploi doit être rapide après s’être inscrit au programme (1-3 mois). En plus, une attention particulière est portée à l’endroit des préférences de travail du client, et ce, dans le but d’atteindre une bonne congruence entre les intérêts/préférences professionnels de la personne et son milieu de travail. Aussi, le conseiller spécialisé du PSE travaille en étroite collaboration avec les membres de l’équipe soignante (ex. : psychiatre, infirmière, etc.). Sans oublier que le soutien et suivi offert par ce conseiller sont continus et sans limite, et ce, même après que le client ait obtenu un emploi. Par ailleurs, les conseils sur les avantages sociaux sont fournis aux clients afin de prendre connaissance des conséquences financières associées à la réintégration au travail. Enfin, le conseiller fait des démarches auprès d’employeurs locaux pour éventuellement permettre à ses clients d’obtenir un emploi sur le marché du travail (Corbière et al., 2017). Les PSE + renvoient à un PSE avec l’ajout d’interventions comme la remédiation cognitive (amélioration de la mémoire, de la concentration, de l’organisation), la formation aux habiletés sociales et la thérapie cognitive-comportementale (TCC), toutes destinées aux personnes avec un TMG.

En effet, « divers facteurs, tels que les déficits cognitifs ou les difficultés interpersonnelles, ont été identifiés comme pouvant contribuer à des obstacles au maintien en emploi » affirme Marc Corbière. « Par conséquent, il y a un intérêt croissant à combiner les PSE avec d’autres interventions psychosociales, telle qu’une intervention de groupe basée sur la TCC. Un certain nombre de personnes ayant un TMG peuvent avoir besoin d’un processus de réadaptation professionnelle qui combine divers types d’interventions, avec une approche mettant l’accent à la fois sur l’autonomie de l’individu et les conditions de travail requises. »

Selon la méta-analyse, les recherches en milieu de travail ont permis de constater qu’une personne servant d’intermédiaire entre l’équipe soignante et le milieu de travail peut réduire le temps de retour au travail. Cette personne pivot peut être un coordonnateur chargé du retour au travail, un conseiller spécialisé ou un spécialiste de la santé au travail. Il est possible que le conseiller spécialisé œuvrant dans le PSE soit l’un des éléments clés de cette intervention, permettant une meilleure concertation des actions des divers acteurs du retour sur le marché du travail (ex. : employeur, supérieur immédiat, représentant syndical, collègues, médecins et autres professionnels de la santé, agent d’assurance). D’ailleurs, Marc Corbière stipule que « la reprise professionnelle après une absence maladie due à un trouble mental, qualifié de grave ou de courant, reste une responsabilité collective où chaque acteur a son rôle à jouer. Il est donc important de travailler de concert. »

Sources
Corbière, M., Lecomte, T., Reinharz, D., Kirsh, B., Goering, P., Menear, M., Berbiche, D., Genest, K., Goldner, E. (2017). Predictors of acquisition of competitive employment for people enrolled in supported employment programs. Journal of Nervous and Mental Disease, 205(4), 275-282. doi: 10.1097/NMD.0000000000000612

Suijkerbuijk YB, Schaafsma FG, van Mechelen JC, Ojajärvi A, Corbière M, Anema JR. 
Interventions for obtaining and maintaining employment in adults with severe mental illness, a network meta-analysis. Cochrane Database of Systematic Reviews 2017, Issue 9. Art. No.: CD011867.
DOI: 10.1002/14651858.CD011867.

Pour information
Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Bureau : 514 251-4000, poste 2986 | Cell. : 514 235-4036
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25e anniversaire du Centre de recherche de l’IUSMM – Une occasion qui se fête!

Yvan Gendron, Dr Denis-Claude Roy, Martin Gagnon et Stéphane Guay

Le Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal fête son 25e anniversaire cette année.

Le 23 novembre se tenait une soirée 5 à 7 pour souligner l’occasion. Chercheurs, étudiants, personnels administratifs et partenaires ont répondu à l’invitation. Plus d’une soixantaine de personnes étaient présentes.

Stéphane Gay, directeur de la recherche au CR-IUSMM, était très fier lorsqu’il a pris parole avec un mot pour le passé, pour le présent et pour l’avenir du centre. Il a rendu hommage au travail accompli et au chemin parcouru durant les 25 dernières années avant de remercier les gens présents qui jouent chacun un rôle à leur façon au centre de recherche. Il a souligné la présence de plusieurs acteurs importants dont Yvan Gendron, président-directeur général du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL), Martin Gagnon, président du conseil d’administration de la Fondation de l’IUSMM, et Dr Denis Claude Roy, directeur de la recherche du CIUSSS-EMTL, qui sont des partenaires importants pour le centre. Monsieur Gay a terminé avec un regard vers l’avenir en parlant de projets novateurs au centre de recherche mettant à profit les avancés technologiques.

 

 

 

Monsieur Gendron, monsieur Gagnon et le Dr Roy ont ensuite pris parole à leur tour. Ils ont chacun à leur façon exprimé leur fierté de participer au 25e anniversaire du centre de recherche. Les discours soulignaient l’importance de la collaboration et de l’union des forces pour faire avancer la recherche et du même fait les soins offerts aux patients.

Après les discours, le moment de célébrer et faire la fête est venu. Les invités ont participé à un cours accéléré de percussion dirigé par l’équipe de Samajam qui a encouragé tout le monde à bouger et à rire. C’était une façon très festive de souligner le 25e anniversaire du CR-IUSMM.

Cette fête était tout à fait à l’image du CR-IUSMM, car ce sont les gens présents qui ont rendu le moment si spécial. Ce sont ces mêmes gens et tout le personnel qui font un travail exceptionnel tous les jours pour faire avancer la recherche à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

Violence conjugale bidirectionnelle chez les jeunes couples et impacts psychologiques importants

Selon une nouvelle étude, plus du tiers des jeunes sont exposés à de la violence physique dans leur couple et lorsque cette violence est bidirectionnelle, les impacts psychologiques sont plus importants. Les résultats de cette recherche, réalisée par l’équipe du Centre d’étude sur le trauma de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), viennent d’être publiés dans la revue Violence and Victims.

L’objectif de l’étude

Stéphane Guay

« L’objectif de cette étude était d’évaluer si la détresse psychologique et la manière dont elle se manifeste chez des jeunes hommes et femmes impliqués dans la violence conjugale dépend du rôle qu’ils estiment avoir eu, agresseur ou victime, durant l’acte de violence physique », mentionne Stéphane Guay, chercheur et directeur du Centre d’études sur le trauma de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

Méthodologie
Plus de deux cents couples, âgés en moyenne entre 22 et 23 ans, ont été sélectionnés pour participer à cette étude. Durant la recherche, chaque participant a complété un premier questionnaire concernant la présence de violence physique entre son partenaire et lui-même, dans les 12 derniers mois. Un second questionnaire portait sur la fréquence des symptômes de détresse psychologique (anxiété, colère, dépression ou troubles cognitifs), dans les sept derniers jours.

Les principaux constats
Durant l’étude, les chercheurs ont constaté que le modèle le plus habituel de violence conjugale est le modèle bidirectionnel, c’est-à-dire un modèle où les deux conjoints sont à la fois des agresseurs et des victimes. Concrètement, 21,46 % des hommes disent vivre de la violence bidirectionnelle dans leur couple, comparativement à 24,39 % chez les femmes. Qui est l’agresseur? Qui est la victime? Est-ce que l’agresseur est aussi une victime? Cela reste une question de perception!

Josette Sader

« Également, nous nous entendons pour dire que la violence conjugale a toujours des impacts psychologiques, mais notre étude a démontré que la détresse psychologique, vécue par les deux membres du couple, est plus importante en présence de violence bidirectionnelle », souligne Josette Sader, première auteure de l’article et professionnelle de recherche au Centre d’étude sur le trauma.

Une explication possible : le phénomène de « l’accouplement assorti ». Suivant cette hypothèse, les individus qui courent le plus grand risque de commettre un acte de violence conjugale et de développer d’autres problèmes sociaux sont susceptibles de choisir des partenaires semblables à eux-mêmes.

En conclusion
À la lumière de ces découvertes et, considérant l’importance du sujet qu’est la violence conjugale chez les jeunes adultes, il serait important que davantage de stratégies de prévention soient déployées auprès des jeunes préadolescents ou des adolescents.

« Nous suggérons que les interventions commencent vers l’âge de treize ans, un âge auquel la plupart des adolescents s’intéressent aux rencontres entre garçons et filles », affirme Josette Sader et son équipe. Cela permettrait de sensibiliser les jeunes et de détecter certains comportements précurseurs de la violence physique. De plus, c’est lors de cette période, soit le début de l’adolescence, que les changements sont les plus susceptibles de devenir des comportements durables.

Source : Sader, J., Roy, C., & Guay, S. (2017). Intimate partner violence and psychological distress among young couples: The role of the pattern of violence.Violence and Victims. En impression.

Pour information
Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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