Actualité

Les établissements du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal au coeur d’un projet avec Équiterre

equiterreMontrer que manger sainement rime souvent avec acheter des aliments locaux : tel était le projet d’Équiterre auquel a participé le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal. Sous le slogan « Consommer localement, c’est goûter les saveurs d’ici! » l’initiative visait à augmenter la part d’aliments locaux servis dans les repas quotidiens des résidents et des employés de quatre centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) du CIUSSS.

Grâce à ce projet, le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a augmenté sa part d’aliments locaux dans quatre centres d’hébergement du secteur de la Pointe-de-l’Île de Montréal en mobilisant ses fournisseurs, formant son personnel et menant des activités thématiques mettant au menu les fruits et légumes du Québec. Ainsi :

•26 % des aliments servis dans ces quatre centres sont des aliments du Québec ;
•Plus de 150 repas thématiques ont mis en 2015 plus de 32 fruits et légumes au menu du jour ;
•3 formations culinaires, offertes en collaboration avec l’École hôtelière de Montréal – Calixa-Lavallée de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, ont permis à 25 employés de ces services alimentaires de mieux connaitre les fruits et légumes du Québec et de les intégrer dans leur menu.

En savoir plus sur ce projet
Visionnez la vidéo de présentation du projet 

Une approche thérapeutique porteuse d’espoir pour le myélome multiple

Roy_JeanUne nouvelle approche thérapeutique mise à l’essai par une équipe de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal donne des résultats très prometteurs pour le traitement du myélome multiple, un cancer de la moelle osseuse actuellement jugé incurable avec les traitements usuels de chimiothérapie et dont l’espérance de vie moyenne est de six à sept ans.

Cette étude a été menée par Dr Jean Roy, hématologue à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et professeur titulaire à l’Université de Montréal, entre 2001 et 2010 sur 92 nouveaux patients atteints. Utilisant une approche développée à Maisonneuve-Rosemont, soit le recours à l’autogreffe pour réduire la masse tumorale suivie trois à quatre mois plus tard d’une allogreffe familiale pour nettoyer la moelle osseuse des cellules de myélome par les cellules immunitaires d’un donneur familial (immunothérapie), l’étude a en effet permis d’enregistrer un taux de guérison total de 41%, un chiffre inégalé jusqu’à présent avec cette stratégie. Mieux encore, les patients en rémission complète six mois après l’allogreffe ont enregistré un taux de survie sans rechute de 60 %. En général, cette stratégie d’autogreffe suivie d’allogreffe donne plutôt des taux de survie sans rechute de 20 à 25 % à long terme.

«Dans plusieurs centres, les médecins ont abandonné l’utilisation de l’allogreffe pour le myélome multiple en raison des risques de toxicité et de rechute. Ces résultats nous poussent plutôt à l’offrir à davantage de patients, notamment les plus jeunes et ceux qui ont une maladie à moins bon pronostic», a expliqué le Dr Jean Roy.

Les résultats de ces recherches sont publiés dans la revue spécialisée Bone Marrow Transplantation.

Autres données encourageantes
Par ailleurs, dans cette même étude, le taux de mortalité associé aux traitements sur dix ans se situait à 10 %, un taux très faible après une allogreffe de donneur familial. Et même si 50 % des patients ont connu une rechute de leur myélome, les traitements subséquents ont malgré tout montré une efficacité marquée : 50 % de ces patients étaient en vie cinq ans après la rechute.

Basée sur ces résultats, une nouvelle étude qui vise à diminuer le taux de rechute et de complications est actuellement en cours à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, avec des résultats encore préliminaires mais fort encourageants.

Cette étude a été financée par le fonds William Brock de l’Université de Montréal.

Les médias en parlent…
Journal de Montréal
Eureka Alert
UdeM Nouvelles
TVA.ca
Science World Report
Drugs, Discovery and Development

Pour information et entrevues 

Florence Meney – Équipe relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Cell. : 514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Suicide chez les adolescents : la médication pour traiter le TDAH comme outil de prévention

Les avertissements concernant la dangerosité des médicaments prescrits dans le traitement des troubles du déficit d’attention avec hyperactivité portent à confusion et pourraient entraîner de graves conséquences sur le risque de suicide chez les jeunes, selon des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal, dont la correspondance vient d’être publiée dans la plus récente édition de la revue The Lancet Psychiatry.

Alain_Lesage

« Santé Canada a émis une série d’avertissements sur le risque accru de comportements suicidaires provoqués par des médicaments prescrits dans le traitement du TDAH. Or, l’organisme a omis de tenir compte des études épidémiologiques rapportant l’inverse, c’est-à-dire que la prise de ces médicaments est associée à un risque réduit de suicide chez les adolescents », déclare le Dr Alain Lesage, psychiatre et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et l’un des auteurs de l’étude.

Le traitement médical du TDAH a triplé en 10 ans au Québec, atteignant 9% chez les garçons âgés de 10 ans et 4% chez les garçons âgés de 15 ans. Or, le taux de suicide chez les adolescents du Québec a diminué de près de moitié durant cette période chez les 15-19 ans, ce qui contredit les avertissements émis par Santé Canada.

« De toute évidence, l’utilisation de plus en plus importante de médicaments pour le TDAH démontre qu’ils pourraient effectivement réduire le risque de suicide plutôt que de l’augmenter », poursuit Édouard Kouassi, pharmacien et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal ainsi que co-auteur de l’étude.

Comment cette diminution peut-elle s’expliquer au niveau clinique?
« Les essais randomisés contrôlés indiquent que ces médicaments diminuent les symptômes de l’hyperactivité et du déficit de l’attention. Ils améliorent également la performance scolaire, l’estime de soi, diminuent les troubles du comportement et les abus de drogue, ainsi que le risque de grossesses précoces chez les filles. Dans les faits, ce sont plutôt ces troubles ou situations sociales précaires qui sont associés à un risque accru de suicide chez les jeunes et non la prise de la médication, qui au contraire les protège », poursuivent les auteurs.

Devant ce constat, l’avertissement de Santé Canada pourrait contribuer à diminuer le nombre d’ordonnances face à la crainte des parents de voir la santé de leurs enfants mise en danger quand concrètement, la prise de médicaments pourrait les protéger. « Le silence de l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) est tout aussi préoccupant car cet organisme doit préparer une stratégie de prévention du suicide pour le gouvernement du Canada en vertu du projet de loi C-300. Nous avons écrit cette correspondance en espérant sonner l’alarme au sujet des messages publiés par les autorités de santé du Canada, qui pourraient encourager la réduction de l’utilisation de cette médication quand elle est indiquée », concluent-ils.

À propos de l’étude
Source : Alain Lesage, Johanne Renaud, Édouard Kouassi, Philippe Vincent. Canadian ADHD black-box warnings. The Lancet Psychiatry, décembre 2015.

Les médias en parlent…
UdeM Nouvelles
La Presse +
Radio-Canada – Années lumières

Science Daily
Eureka Alert
Medical Xpress
Le Devoir
UdeM Nouvelles
TVA.ca
Journal de Montréal
Science Daily
Medical Xpress
Psychcentral
News Medical

Pour information

Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Tél. : 514 251-4000, poste 2986
Cell. : 514 235-4036
catherine.dion.iusmm@ssss.gouv.qc.ca