Actualité

Le Département d’ophtalmologie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont désigné Centre universitaire d’ophtalmologie de l’Université de Montréal

14-mars-hmr-ministre2-finalC’est avec un grand sentiment de fierté et de reconnaissance et en présence du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, monsieur Gaétan Barrette, que monsieur Yvan Gendron, président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, a officiellement souligné la désignation du département d’ophtalmologie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont comme Centre universitaire d’ophtalmologie (CUO) de l’Université de Montréal.

« Cette désignation de notre département d’ophtalmologie vient couronner à sa juste valeur l’excellence du travail de nos équipes », a déclaré Yvan Gendron. Depuis plus d’un demi-siècle déjà, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont joue un rôle de chef de file en santé de la vision au Canada, fort d’une concentration unique d’expertise clinique et de recherche, mais aussi riche de sa capacité de fédérer les forces vives en matière de santé de la vision.

Dre Isabelle Hardy, chef du département d’ophtalmologie, a souligné que « le département d’ophtalmologie a toujours évolué de façon soutenue et va ainsi suivre sa trajectoire exemplaire et poursuivre sa mission de soins, de recherche et d’enseignement en ophtalmologie».

Avec le vieillissement de la population, l’incidence de la cécité et de la basse vision connait une croissance exponentielle qui est appelée à s’accentuer. Prodiguer des soins de pointe est ainsi une priorité en matière de santé publique pour permettre aux citoyens de demeurer autonomes et actifs le plus longtemps possible, en évitant entre autres les effets débilitants de la perte de vision.

« En consacrant notre expertise en santé de l’œil, ophtalmologie et optométrie, nous allons développer les connaissances et la formation, au bénéfice des futurs professionnels de la santé de l’oeil, de nos chercheurs, mais surtout des patients, qui profiteront des toutes dernières thérapies de pointe dans ce domaine », a déclaré le Dr Guy Breton, recteur de l’Université de Montréal.

« Au cours des 20 dernières années, nous avons contribué pour près de 12,5 M$ au développement de l’ophtalmologie à l’HMR. Grâce à la générosité de nos donateurs, nous continuerons d’appuyer financièrement cet axe d’excellence, pour le mieux-être des patients, » souligne Lucie Drapeau, directrice générale, Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Cette désignation ouvre une nouvelle ère de collaboration dans la continuité, qui se traduira, nous le pensons, par une synergie accrue du travail de soins, d’enseignement et de recherche de tous les professeurs en ophtalmologie de l’Université de Montréal. En effet, plus que jamais, ceux-ci partageront leur expertise et demeureront à l’affut de découvertes et thérapies émergentes sur la scène internationale.

Monsieur Yvan Gendron a tenu à remercier chaleureusement la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont pour son accompagnement constant dans le développement de l’excellence des soins et de la recherche, et l’Université de Montréal, pour le soutien au développement des valeurs académiques de haut niveau.

Les médias en parlent…
Journal Métro
UdeM Nouvelles
La Presse

Pour information et entrevues 

Florence Meney – Équipe relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Cell. : 514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Goûts et intérêts des Québécois en matière de sexualité : une étude déboulonne les idées reçues

Christian Joyal, chercheur IUSMM et IPPM
Christian Joyal, chercheur IUSMM et IPPM

Les Québécois ont-ils des comportements et des intérêts sexuels anormaux? Selon la 5e édition du manuel statistique et diagnostique des troubles mentaux (DSM-5), les intérêts sexuels sont groupés en deux catégories, soit normaux (normophiliques) et anormaux (paraphiliques). Cependant, des résultats publiés récemment dans The Journal of Sex Research contredisent le DSM-5 en démontrant que plusieurs comportements et intérêts sexuels légaux, mais considérés anormaux en psychiatrie, sont plutôt fréquents dans la population générale. Cette recherche a été menée auprès de 1040 Québécois et Québécoises par Christian Joyal et Julie Carpentier, chercheurs à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal et à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), centres affiliés à l’Université de Montréal.

« L’objectif principal de cette étude était de déterminer la norme dans les désirs et les expériences sexuels auprès d’un échantillon représentatif de la population générale, » explique Christian Joyal, également professeur titulaire au Département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Les chercheurs ont fait appel à une firme de sondage professionnelle pour interroger des hommes et des femmes représentatifs de la population générale à propos de leurs expériences et souhaits de réaliser des comportements sexuels considérés comme anormaux par le DSM-5.

Le sondage, réalisé par téléphone et Internet, a permis aux chercheurs de confirmer leur hypothèse de base. « Dans l’ensemble, près de la moitié (45,6 %) de l’échantillon aimerait vivre au moins un comportement sexuel considéré anormal, tandis que le tiers (33 %) a déjà expérimenté au moins une fois ce genre de pratique. Ces faits suggèrent qu’avant d’étiqueter comme d’anormal un intérêt sexuel légal, il convient de connaître les normes de pratiques sexuelles. Certains intérêts paraphiliques sont plus communs qu’on pourrait le croire, non seulement en termes de fantasmes, mais aussi de désir et de comportements, » explique monsieur Joyal.

Concrètement, sur les huit exemples de comportements paraphiliques énumérés dans le DSM-5, quatre (voyeurisme- 35 %, fétichisme-26 %, frotteurisme-26 % et masochisme-19 %) ne sont ni rares, ni inhabituels, tant en termes d’expérience que de souhaits rapportés par les hommes et les femmes. En outre, les chercheurs ont trouvé un lien statistiquement significatif entre l’intérêt pour la soumission sexuelle et celui pour d’autres activités sexuelles, suggérant que le désir de pratiquer le masochisme est significativement associé à des intérêts sexuels plus diversifiés.

«Il est vrai que les hommes, en général, sont plus intéressés que les femmes par des comportements sexuels paraphiliques. Néanmoins, ça ne signifie pas qu’elles n’ont pas d’intérêts pour de tels comportements. En fait, les femmes qui rapportent des intérêts pour la soumission sexuelle ont des intérêts sexuels plus variés et rapportent une meilleure satisfaction vis-à-vis de leur vie sexuelle. Il ne s’agirait donc pas d’un intérêt anormal», explique monsieur Joyal.

Le chercheur tient à préciser qu’une distinction doit être faite entre les comportements sexuels paraphiliques, les paraphilies et les troubles paraphiliques. « On parle de trouble paraphilique lorsque l’acte sexuel implique des partenaires non consentants ou qu’il induit une souffrance ou un désarroi à la personne qui le fait. Il peut également être absolument nécessaire pour obtenir satisfaction. Une paraphilie ne réfère pas à un trouble mental, mais plutôt à une préférence sexuelle pour un comportement non-normophilique, alors que les comportements paraphiliques ne sont pas préférentiels, mais exécutés de temps à autre. Tout de même, cette étude suggère fortement que les comportements paraphiliques légaux sont loin d’être anormaux, contrairement à ce qui est avancé par le DSM-5. Il nous est même permis de penser que les résultats de cette étude sur les fantasmes des Québécois sont aussi représentatifs des populations d’Amérique du Nord et d’Europe, » conclut Christian Joyal.

Communiqué PDF

À propos de l’étude
Source : Joyal, C., & Carpentier, J. The prevalence of paraphilic interests and behaviors in the general population: A provincial survey, (2016). Journal of Sex

Les médias en parlent…
UdeM Nouvelles
98,5 FM – Dutrizac
Radio-Canada Québec – RC l’après-midi
Radio-Canada – Midi Info
TVA – Salut bonjour
TVA.ca
Canoe.ca
La Presse+
The Gazette
Globe and Mail
Journal de Montréal
Eureka Alert
Science 2.0
Medical Xpress
Daily Mail
Mirror
New-York Post
Actualité
Independent
Times of India
RUV (Islande)

Et plus encore…

Pour information

Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Tél. : 514 251-4000, poste 2986
Cell. : 514 235-4036
catherine.dion.iusmm@ssss.gouv.qc.ca