Actualité

Octroi de 15 millions au Centre de commercialisation en immunothérapie du cancer (C3i)

« Un pas de plus vient d’être franchi dans la lutte contre le cancer. » C’est avec ces mots que M. Yvan Gendron, président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, a ouvert la célébration de la reconnaissance de l’excellence en recherche sur le cancer à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont par la concrétisation d’un projet de grande envergure.

En présence de la ministre des Sciences du Canada, l’honorable Kirsty Duncan, du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, M. Gaétan Barrette, du maire de Montréal M. Denis Coderre et de nombreux invités, le CIUSSS a ainsi marqué l’octroi de 15 millions de dollars sur cinq ans au Centre de commercialisation en immunothérapie du cancer (C3i). Cet investissement du Programme des centres d’excellence en commercialisation et en recherche (CECR) servira à l’élaboration, à l’application et à la commercialisation de l’immunothérapie du cancer. À cet octroi s’ajoutent les contributions d’une valeur de 35 millions de dollars de plus de 40 partenaires industriels ou universitaires. Le gouvernement du Québec, de son côté, a contribué à l’initiative à hauteur de 2,5 millions de dollars. « Tous ces partenaires sont unis par un objectif commun, celui d’intensifier la lutte contre le cancer au moyen de l’immunothérapie », a déclaré le Dr Lambert Busque, médecin en chef du projet.

Yvan Gendron, Denis Coderre, Gaétan Barrette, Kirsty Duncan, Lambert Busque et Christian Baron (UdeM)
Yvan Gendron, Denis Coderre, Gaétan Barrette, Kirsty Duncan, Lambert Busque et Christian Baron (UdeM)

Le C3i facilitera l’accès des patients aux immunothérapies novatrices en matière de soins oncologiques. Rattaché à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le centre agira comme guichet unique pour l’élaboration, l’application et la commercialisation de thérapies révolutionnaires.

Une combinaison de trois services
Le C3i combinera trois services qui travailleront en collaboration pour offrir aux patients des tests diagnostiques de pointe (biomarqueurs), des médicaments-cellules capables de lutter contre le cancer qui seront produits dans le Centre d’excellence en thérapie cellulaire (CETC) de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, et un accès plus rapide à des traitements plus efficaces et abordables.

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal tient aussi à souligner l’appui du scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, ainsi que celui de la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont dans toute cette entreprise qui promet de contribuer à propulser le Canada comme chef de file en matière d’immunothérapie du cancer.

Rappelons aussi les contributions du gouvernement du Québec (12 millions $), de la Fondation canadienne pour l’Innovation (4 millions $), de Développement économique Canada (2 millions $) et de la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (10 millions $) qui ont permis la réalisation du Centre d’excellence de thérapie cellulaire, qui vient de fêter ses trois années d’existence.

Communique PDF

Communique – version anglaise

Communiqué du ministère des Sciences du Canada

Les médias en parlent….
Radio-Canada – Gravel le matin
Journal de Montréal
CTV – News
Radio-Canada – Nouvelles
Radio-Canada – 15-18
TVA – Nouvelles
Journal de Rosemont
Global News
Sympatico
Journal de Québec
CBC News
Digital Journal
Blog MTL
MSN.ca
CJAD.com

Renseignements 

Florence Meney – Équipe relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Cell. : 514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Schizophrénie : un dysfonctionnement des fonctions cérébrales liées aux émotions négatives pourrait expliquer les comportements violents

Les personnes atteintes de schizophrénie qui ont des antécédents de violence présentent un dysfonctionnement des fonctions cérébrales liées aux émotions négatives qui n’est pas observé chez la majorité des gens souffrant de cette maladie. Ces constats découlent d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal dont les résultats viennent d’être publiés dans Neuropsychiatric Disease and Treatment.

Dr Alexandre Dumais
Dr Alexandre Dumais

« Il est faux d’associer schizophrénie et violence, » rappelle le Dr Alexandre Dumais, psychiatre à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal. « Dans les faits, un faible pourcentage peut présenter des comportements violents envers leur environnement. Nous avons cherché à savoir si ces manifestations de violence sont causées par un dysfonctionnement de certaines fonctions cérébrales lié à la gestion des émotions, » explique Dr Dumais, qui est l’un des auteurs principaux de l’article.

Stéphane Potvin
Stéphane Potvin

L’objectif de cette étude était d’identifier les régions du cerveau qui présentent des altérations (détectées par l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) lors d’une tâche associée à une émotion, chez des hommes atteints de schizophrénie. « Bien que les personnes violentes en général ont des problèmes de gestion des émotions négatives, il n’y a que peu d’études de neuroimagerie fonctionnelle qui ont examiné le traitement des émotions chez les hommes souffrant de schizophrénie ayant des antécédents de violence » affirme Stéphane Potvin, co-auteur de l’étude, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur agrégé au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal.

L’équipe de recherche a présenté à soixante hommes des images émotionnelles à connotation positive, négative et neutre. L’échantillon était composé de 20 participants atteints de schizophrénie avec des antécédents de violence grave (meurtre, tentative de meurtre, voie de fait avec lésions, menaces de mort avec une arme, etc.), de 19 hommes atteints de schizophrénie sans antécédents de violence et de 21 individus qui ne souffraient d’aucune maladie mentale.

Résultats
Les chercheurs ont observé un dysfonctionnement au sein de plusieurs régions du cerveau impliquées dans le traitement des émotions chez les participants qui avaient des comportements violents. Concrètement, ils ont constaté, chez ces participants, une augmentation spécifique du cortex cingulaire antérieur, des gyrus lingual et précentral gauche en réponse à des images négatives. Puisque ces régions du cerveau sont impliquées dans la gestion des émotions, ces résultats indiquent un dysfonctionnement spécifique dans le traitement des émotions négatives et, possiblement, un indice de risque de comportement violent.

« Pour conclure officiellement que l’activation du cortex cingulaire antérieur explique les comportements violents des gens atteints de schizophrénie, il faudrait également étudier les personnes qui ont des antécédents de violence et qui n’ont pas de maladie mentale » explique Dr Dumais. « Néanmoins, cette étude pousse à se demander si les manifestations de violence chez une minorité de personnes atteintes de schizophrénie ne sont pas dues à des facteurs extérieurs à la maladie mentale comme telle », conclut monsieur Potvin.

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Les médias en parlent…
Journal de Montréal
TVA.ca
Journal de Québec
UdeM Nouvelles
Psychomédia
La Presse+
98,5 FM – Le midi
Rythme FM.ca

Pour information

Catherine Dion
Agente d’information – relations médias | CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Bureau : 514 251-4000, poste 2986 | Cell. : 514 235-4036
catherine.dion.iusmm@ssss.gouv.qc.ca | ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

Exposition – Le cerveau, c’est génial!

cerveau-smallSonia Lupien, directrice du Centre d’études sur le stress humain de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, a participé à un fascinant projet d’exposition intitulé «Le cerveau, c’est génial» ayant pour but de démystifier l’un des organes les plus importants du corps humain. Elle a notamment contribué à la création d’une activité-laboratoire intitulée « Teste ton stress ! », offerte à tous les visiteurs en complément de l’exposition.

À la fois récréative et éducative, cette exposition interactive s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants. L’exposition sera présentée jusqu’en septembre 2017, au Musée Armand‐Frappier à Laval.

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