4e Congrès québécois sur la maladie d’Alzheimer : à la frontière entre la psychiatrie et la neurologie cognitive

Le Dr Alain Robillard, neurologue de la cognition à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Montréal, le 2 novembre 2018 – Dans notre société vieillissante, la prévalence de la maladie d’Alzheimer et des démences associées est en passe de devenir un fléau de société. Plus de 500 000 aînés canadiens sont atteints de démence diagnostiquée, et ce chiffre inclut 120 000 Québécois. Plus des deux-tiers sont des femmes. La communauté médicale et scientifique explore activement toutes les pistes pouvant révéler la clé de ces affections débilitantes et très coûteuses pour la société. Pour y parvenir, la mise en commun du savoir est essentielle. C’est dans ce contexte que l’expertise du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal en la matière se déploiera lors du 4e Congrès québécois sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées, organisé par l’Association des médecins gériatres du Québec (AMGQ) et le Réseau des cliniques de mémoire du Québec, qui a lieu du 7 au 9 novembre 2018 à l’Hôtel Sheraton de Laval.

Le thème de la rencontre, cette année, est la frontière entre la psychiatrie et la neurologie cognitive. En effet, dans bien des cas, chez les personnes atteintes, les symptômes psychiatriques et neurologiques de la démence se chevauchent et s’entrecoupent, un défi pour les soins. Ce thème donnera lieu à des échanges sur des aspects passionnants tels que le TDAH et les troubles cognitifs, les troubles anxieux et la dépression en lien avec la Maladie d’Alzheimer, sans oublier le rôle des professionnels de la santé auprès des malades et de leurs proches, mais aussi des mises à jour sur les connaissances scientifiques actuelles et sur l’expertise québécoise dans ce domaine, qui est substantielle.

Pour Alain Robillard, neurologue de la cognition à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, « cet événement est l’occasion rêvée de réunir en un même lieu les grands spécialistes et les acteurs du réseau ainsi que tous les intervenants auprès des personnes touchées par la maladie». Il ajoute que « les manifestations psychologiques posent un véritable défi, tant en pratique générale que spécialisée».

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de 1000 médecins répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

Pour information et entrevues :
Florence Meney – relations avec les médias CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
514 755-2516
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Nouvelle étude de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont : La sensibilisation à la douleur augmente le risque de douleur persistante au genou

Montréal, le 30 octobre 2018 – Le fait de devenir plus sensible à la douleur, ou sensibilisation à la douleur, est un facteur de risque important de douleurs persistantes au genou chez les patients atteints d’arthrose. C’est la conclusion à laquelle sont parvenus des chercheurs de l’École de réadaptation de l’Université de Montréal (UdeM) et du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CRHMR), CIUSSS-e-l’Est-de-l’Île-de-Montréal, en collaboration avec des chercheurs de la Boston University School of Medicine (BUSM). Les résultats de cette étude viennent d’être publiés dans la revue Arthritis and Rheumatology.

L’arthrose est une cause courante de douleur et de limitation des fonctions articulaires. Elle touche 302 millions d’adultes dans le monde. Elle peut entraîner une incapacité chronique dans l’articulation du genou. Selon des recherches précédentes, divers facteurs autres que la pathologie structurelle peuvent également être source de douleur chez les patients atteints d’arthrose.

« Il est essentiel de comprendre les facteurs qui entraînent une douleur persistante afin de mieux prévenir le déclenchement de la douleur, ainsi que sa transformation en douleur plus persistante », dit Lisa Carlesso, B.Sc, Physiothérapie, Ph.D, professeure adjointe à l’École de réhabilitation de l’UdeM et chercheuse au CRHMR.

Les chercheurs ont analysé les données d’une étude multicentrique sur l’arthrose ayant suivi 852 adultes (âgés de 50 à 79 ans) qui présentaient un risque d’arthrose du genou mais qui ne ressentaient pas de douleur persistante au genou au début de l’étude. Des données sociodémographiques, des mesures de sensibilisation à la douleur, ainsi que les facteurs de risque habituellement associés à la douleur au genou, comme les facteurs psychologiques, la douleur généralisée et le manque de sommeil, ont été recueillis auprès des participants, qui ont ensuite été observés sur une période de deux ans pour voir s’ils ressentaient une douleur persistante au genou.

Les chercheurs ont utilisé les facteurs de risque mentionnés ci-dessus et les données sur la sensibilisation à la douleur pour déterminer quatre sous-groupes distincts appelés

phénotypes de sensibilité à la douleur (PSP). Les auteurs ont constaté que ces PSP se caractérisaient principalement par des degrés différents de sensibilisation à la douleur. Le PSP ayant le degré de sensibilisation le plus élevé présentait le risque le plus élevé de ressentir une douleur persistante au genou. Parmi les indices sociodémographiques qui déterminent l’appartenance au PSP comportant le plus haut degré de sensibilisation à la douleur, on compte les femmes, les personnes non blanches et les personnes âgées de 65 ans et plus.

Selon les chercheurs, la distinction de ces PSP constitue une étape importante pour mieux comprendre le processus pathologique complexe de l’arthrose du genou. « Nos résultats laissent à penser que la thérapie axée sur la prévention ou sur l’amélioration de la sensibilisation à la douleur peut être une nouvelle approche pour prévenir la douleur persistante au genou », explique l’auteure Tuhina Neogi, MD, PhD, professeure de médecine et d’épidémiologie au BUSM et à la BU School of Public Health. « La prévention de la douleur est cruciale pour améliorer la qualité de vie et la mobilité des patients atteints d’arthrose. »

À propos de l’étude
Lisa Carlesso a bénéficié d’une bourse de recherche des Instituts de recherche en santé du Canada et d’une bourse de collaboration de l’Osteoarthritis Research Society International.

La recherche de Tuhina Neogi a reçu des National Institutes of Health (NIH) des États-Unis les subventions P60-AR-47785, R01-AR-062506 et K24-AR-070892.

L’étude multicentrique sur l’arthrose est financée par les subventions U01-AG-18820, U01-AG-18832, U01-AG-18947 et U01-AG-19079 des NIH.

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de 1000 médecins répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

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Mécanismes de protection de l’organisme: l’union des protéines fait la force face au cancer, montre une étude de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et de l’IRIC

Le Dr El Bachir Affar, professeur titulaire au Département de médecine de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont ‒ CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal

Montréal, le 25 octobre 2018 – Les mécanismes qui régissent le fonctionnement de notre organisme et nous gardent en bonne santé sont complexes et comprennent d’importantes composantes moléculaires encore mal connues. Or, les récents travaux de l’équipe de recherche du Dr El Bachir Affar (professeur titulaire au Département de médecine de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont ‒ CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), publiés dans le prestigieux journal Nature Communications, mettent en lumière un aspect majeur de ces mécanismes, autour du rôle fondamental d’une protéine bien particulière, appelée BAP1, dont la fonction principale est de bloquer la formation de cancers. Ce travail a été réalisé en collaboration avec de nombreuses équipes, notamment celle du Dr Marc Therrien (professeur titulaire au Département de pathologie et biologie cellulaire de la Faculté de médecine de l’Université et chercheur à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l’UdeM, l’IRIC), qui est co-investigateur principal dans cette étude.

Le rôle de la protéine BAP1
Des décennies de recherche ont montré que chaque cellule est une véritable usine contenant des milliers de travailleurs, des protéines actives aux fonctions bien précises et aux durées de vie bien définies. Dans une cellule, les protéines communiquent entre elles en parfaite harmonie afin d’exécuter leurs fonctions. Un mauvais fonctionnement des protéines peut causer de graves maladies dont le cancer. La protéine BAP1 est un élément clé de la protection des cellules contre le développement de cancers. Malheureusement, ces protéines, communément appelées «suppresseurs de tumeurs», peuvent être sujettes à des défaillances dans leur fonctionnement. En effet, BAP1 devient défectueuse dans de nombreux cancers, parmi lesquels le mésothéliome, le mélanome et le carcinome rénal. Par exemple, chez la moitié des patients atteints de mésothéliome, un type de cancer ayant un taux très élevé de mortalité, on observe une défaillance de BAP1. L’équipe du Dr Affar avait déjà établi que la protéine BAP1 a besoin d’alliés pour demeurer active et jouer son rôle protecteur, mais son mécanisme moléculaire demeurait mystérieux.

En utilisant des méthodes scientifiques d’avant-garde, les équipes du Dr Affar et du Dr Therrien ont réussi à comprendre certaines modalités de suppression de tumeurs en mettant en évidence une véritable symbiose moléculaire entre la protéine BAP1 et sa partenaire ASXL2. Cette association mutuellement bénéfique permet la protection des cellules, assurant ainsi une préservation des organes contre le cancer.

L’importance de ce mécanisme
Ces travaux ont permis d’approfondir la compréhension du fonctionnement des protéines entre elles et de déterminer des points sensibles qui ouvrent la porte au cancer en cas de défaillance. Comprendre ces enjeux pourrait permettre à terme de mettre en place de nouvelles stratégies de diagnostic et de traitement du cancer, avec potentiellement une influence significative sur la survie des patients atteints de mésothéliome ou d’autres formes de cancer. La compréhension des manifestations moléculaires qui résultent de la perte de l’association entre la protéine BAP1 et la protéine ASXL2 pourra permettre la mise en place d’une médecine personnalisée.

À propos de l’étude
L’étude «Monoubiquitination of ASXLs controls the deubiquitinase activity of the tumor suppressor BAP1» a été rédigée par S. Daou, H. Barbour, O. Ahmed, L. Masclef, C. Baril, N. Sen Nkwe, D. Tchelougou, M. Uriarte, E. Bonneil, D. Ceccarelli, N. Mashtalir, M. Tanji, J.-Y. Masson, P. Thibault, F. Sicheri, H. Yang, M. Carbone, M. Therrien et E. B. Affar.

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et de services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de 1000 médecins répartis au sein de 43 points de service pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-EMTL conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

À propos de l’IRIC
Pôle de recherche et centre de formation ultramoderne situé au cœur de l’Université de Montréal, l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) a été créé en 2003 pour élucider les mécanismes du cancer et accélérer la découverte de nouvelles thérapies plus efficaces contre ce fléau. L’IRIC fonctionne selon un modèle unique au Canada. Sa façon innovante d’envisager la recherche a déjà permis de réaliser des découvertes qui auront, au cours des prochaines années, une incidence significative dans la lutte contre le cancer. En moins de 10 ans d’activité, l’IRIC a acquis une réputation d’excellence au sein des communautés scientifiques canadienne et internationale. L’IRIC adopte une approche en recherche basée sur la complémentarité de l’expertise, la collaboration et la collégialité, ainsi que la créativité et l’innovation, qui constituent sa recette gagnante pour vaincre le cancer.

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Les minorités ethniques sont plus à risque de développer des symptômes psychotique

Dr. David Luck, chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal

Montréal, le 24 septembre 2018 – Les personnes issues des minorités ethniques sont plus à risque de développer des symptômes psychotiques.

Telles sont les conclusions d’une collaboration franco-québécoise qui a analysé les résultats de 24 études incluant près de 50 000 personnes appartenant à différentes minorités ethniques dans 23 pays.

« Nous nous sommes intéressés aux expériences psychotiques – caractérisées par des délires et hallucinations – dont peuvent être victimes ces populations, en raison de leur faible niveau socio-économique et de leur appartenance à une ethnie minoritaire dans le pays d’accueil», déclare Dr. David Luck, chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et co-auteur de l’étude.

Les symptômes psychotiques touchent 7% de la population en général. Les personnes qui en souffrent présentent un risque plus élevé de développer plus tard des troubles psychotiques et des comportements suicidaires qui nécessitent des soins hospitaliers.

« Plusieurs études suggèrent que certaines ethnies vivant dans un pays où elles se retrouvent minoritaires sont plus à risque de troubles mentaux graves. Notre méta-analyse avait pour but de confirmer cette hypothèse pour les symptômes psychotiques et de déterminer, si tel était le cas, quelles étaient les ethnies les plus touchées », poursuit Dr. Edouard Leaune, auteur principal de l’étude et chercheur au Centre Hospitalier Le Vinatier en France.

Résultats
Le fait d’appartenir à une minorité ethnique augmente le risque de développer des expériences psychotiques (+ 36%) et des symptômes psychotiques (+ 44%). Cela concerne particulièrement les peuples du Maghreb et du Moyen Orient en Europe (+ 230%), les Hispaniques et vivant aux Etats-Unis (respectivement +98%) et la population noire (+ 85%). Ce sont les adultes et non les enfants et adolescents qui sont avant tout concernés.

Ceux qui ont le statut de migrants (c’est-à-dire ceux qui sont nés à l’étranger) ont quant à eux un risque accru de symptômes délirants (+47%), un des principaux symptômes psychotiques.

Comment interpréter ces résultats?
« Toutes les ethnies ne sont pas équitablement touchées. Il semblerait que deux facteurs aient une influence négative sur la santé mentale des minorités ethniques : l’adversité sociale et la discrimination perçue. Il semblerait que plus on se sent discriminé et moins bien accepté, plus le risque de souffrir de troubles mentaux graves est élevé. », suggère Dr Luck.

Source : Leaune E, Dealberto MJ, Luck D, Grot S, Zeroug-Vial H, Poulet E, Brunelin J. Ethnic minority position and migrant status as risk factors for psychotic symptoms in the general population: a meta-analysis. Psychol Med. 2018 Sep 4:1-14. doi: 10.1017/S0033291718002271.

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini Ospedale, le CHSLD polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et de Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de 1 000 médecins répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-EMTL conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

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Christian Merciari – relations avec les médias CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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Mesurer l’activité cérébrale pour prédire le succès de la thérapie cognitivo-comportementale chez les patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette

Simon Morand-Beaulieu

Montréal, le 24 septembre 2018 – Le syndrome de Gilles de la Tourette est un trouble neuropsychiatrique dont les principales caractéristiques sont la présence de tics moteurs et vocaux. Un des traitements de choix pour cette condition est la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Il a été démontré qu’elle était aussi efficace que la médication avec des effets secondaires indésirables bien moins importants. Toutefois, certains patients ne présentent pas de diminution significative des symptômes après la thérapie. Ainsi, une équipe de chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CRIUSMM) du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a voulu identifier des marqueurs permettant de prédire le succès de la thérapie. Les résultats de cette étude ont récemment été publiés dans la revue Journal of Psychiatric Research.

« Étant donné que la thérapie requière une implication importante de la part des patients, l’identification de marqueurs prédisant le succès de la thérapie permettrait d’offrir aux patients un traitement adapté à leurs caractéristiques individuelles » déclare Marc Lavoie, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur-chercheur titulaire au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal.

Ainsi, l’équipe de chercheurs dirigée par M. Lavoie a enregistré l’activité cérébrale de 26 patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette avant que ceux-ci entreprennent une thérapie. Cette thérapie inclut des exercices de discrimination et de relaxation musculaire ainsi que de la restructuration cognitive et comportementale, entre autres. Les chercheurs ont également évalué la sévérité des symptômes avant et après la thérapie.

« En mesurant l’activité électrique du cerveau, nous avons pu établir si le traitement allait être efficace ou non» déclare Simon Morand-Beaulieu, doctorant au Département de neurosciences de l’Université de Montréal et premier auteur de l’étude. « Notre modèle prend en compte deux facteurs : un lié à la préparation des mouvements et l’autre lié au contrôle des mouvements par le cerveau ».

Les patients qui présentaient un délai au niveau de la préparation des mouvements avant la thérapie réussissaient mieux la thérapie. Ce délai leur permet donc d’avoir un meilleur contrôle de leurs mouvements en général, mais également un meilleur contrôle de leurs tics. « Ils sont donc plus en mesure d’appliquer les stratégies apprises durant la thérapie » affirme M. Lavoie. Aussi, les patients qui utilisaient davantage de ressources au contrôle des mouvements présentaient une réduction des tics plus importante après la thérapie.

Avant d’appliquer ce modèle de prédiction pour orienter les patients vers un traitement ou un autre, ces résultats devront être répliqués sur un échantillon plus grand. « Nous ne sommes pas encore au point où nous pouvons utiliser ces marqueurs pour choisir le traitement adapté pour un patient, mais on s’en approche » soutient M. Morand-Beaulieu. « Dans les prochaines années, il faudra combiner ces marqueurs électrophysiologiques avec d’autres biomarqueurs pour encore mieux prédire le succès de la thérapie. »

Source : Simon Morand-Beaulieu, Kieron P. O’Connor, Pierre J.Blanchet, Marc E.Lavoie. Electrophysiological predictors of cognitive-behavioral therapy outcome in tic disorders. Journal of Psychiatric Research. Volume 105, October 2018, Pages 113-122. https://authors.elsevier.com/a/1XjLU55vYtwmY

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L’importance de la thérapie comportementale dans le traitement du syndrome de Tourette chez les enfants

Julie Leclerc, chercheure au Centre de recherche de l’Institut Universitaire en santé mentale de Montréal (CR-IUSMM) et professeure au département de psychologie de l’UQAM.

Montréal, le 20 septembre 2018 – Les thérapies cognitives comportementales sont efficaces chez les enfants et adolescents souffrant de trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et du syndrome de Gilles de la Tourette (SGT).

Telles sont les conclusions d’une étude publiée par Julie Leclerc, chercheure au Centre de recherche de l’Institut Universitaire en santé mentale de Montréal (CR-IUSMM) et professeure au département de psychologie de l’UQAM.

« Les TCC sont une alternative aux médicaments car elles sont à la fois efficaces et disponibles. Mais il en existe plusieurs. L’objectif principal de notre étude a été d’évaluer laquelle des TCC es la plus efficace dans la prise en charge du trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et du syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) », déclare Dre Leclerc.

Efficacité des thérapies pour le TOC
La thérapies cognitives comportementales TCC la plus utilisée est l’exposition avec prévention de la réponse (EPR). Son efficacité est cependant limitée, incitant des chercheurs à mettre au point une nouvelle thérapie : la thérapie basée sur les inférences (TBI). La TBI part du principe que les obsessions auraient pour origine un doute pathologique, c’est-à-doute survenant en l’absence totale de preuves provenant du monde réel et sensoriel. La TBI, qui fonctionne chez l’adulte, a été adaptée pour les enfants par une étudiante au doctorat puis, par l’équipe du centre d’études sur le TOC et les TIC (CETOC) au CRIUSMM, avec pour objectif de diminuer les symptômes du TOC. Les résultats préliminaires sont encourageants et une étude clinique de plus grande ampleur est en cours.

Efficacité des thérapies pour le SGT
Les thérapies existantes – renversement des habitudes (RH) et l’intervention behaviorale compréhensive pour les tics (IBCT) – sont régulièrement utilisées mais nécessitent de détecter la survenue du tic, ce que les jeunes enfants n’ont pas forcément conscience de ces phénomènes. Leur succès est donc limité.

Un nouveau protocole (appelé le CoPs) intégrant des facteurs cognitifs, comportementaux et physiologiques a ainsi été développé chez l’adulte par l’équipe du CETOC avec de très bons résultats, puis adapté par la Dre Leclerc auprès d’enfants et d’adolescents sous le nom de « Façotik ». Un essai pilote a montré une diminution de la fréquence et de la sévérité des tics après 12 à 14 séances hebdomadaires. La diminution (de près de 30 %) de l’occurrence des tics persiste après un an après la thérapie.

« Les nouvelles thérapies offertes sont très prometteuses car elles ciblent non seulement la réduction des symptômes visibles mais aussi les facteurs qui déclenchent la série de comportements ».

« Malheureusement, les résultats ne s’accompagnent pas toujours d’un changement des pratiques cliniques, par manque d’information et de formation des professionnels de santé. Il est donc important de mieux faire connaître nos protocoles de traitement », conclut-elle.

Source : Leclerc JB, Pabst A., Valois P., Bombardier M., Berthiaume C.,
 O’Connor., K. TCC spécialisées pour le TOC et le syndrome de Gilles de la Tourette chez l’enfant et l’adolescent : état des connaissances. Journal de thérapie comportementale et cognitive (2018), https://doi.org/10.1016/j.jtcc.2018.06.002

L’étude portant sur l’évaluation de l’effet de la thérapie pour les tics a bénéficié d’une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC : 340559), alors que celle portant sur l’évaluation de l’effet de la thérapie ciblant les épisodes explosifs dans le SGT a bénéficié d’une subvention des Fonds de recherche du Québec—Société et Culture (FRQSC : 180392)

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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Un autre honneur pour Mike Sapieha Le chercheur de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont entre au Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en arts et en science de la Société royale du Canada

Dr Mike Sapieha

Montréal, le 18 septembre 2018 – Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) est fier d’annoncer que le chercheur Mike Przemyslaw Sapieha (Hôpital Maisonneuve-Rosemont et Université de Montréal) a été élu au Collège des nouveaux chercheurs et créateurs en arts et en science de la Société royale du Canada. Tout premier organisme canadien de reconnaissance multidisciplinaire destiné à la nouvelle génération d’intellectuels canadiens, il s’agit du quatrième organe de la SRC (qui compte trois académies).

«Encore une fois, Mike Sapieha nous démontre combien ses importants travaux rayonnent au Canada et au-delà», a déclaré Yvan Gendron, Président-directeur général du CIUSSS-EMTL. De son côté, le directeur scientifique du CIUSSS-EMTL, Denis-Claude Roy, a constaté que «pas une année ne passe sans que Mike Sapieha ne récolte un nouvel honneur».

Un parcours exceptionnel
Professeur aux départements d’ophtalmologie et de biochimie et médecine moléculaire, directeur de l’unité de recherche des maladies neurovasculaires oculaires du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biologie cellulaire de la rétine, Mike Sapieha a reçu plusieurs prix au cours de sa carrière, dont le Prix du jeune chercheur de l’Association canadienne des neurosciences en 2017. Les recherches du professeur Sapieha portent sur l’élucidation des causes de maladies vasculaires de la rétine telles que la rétinopathie diabétique et la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Ces maladies représentent les principales causes de perte de la vision dans les pays développés. Mike Przemyslaw Sapieha est aussi le lauréat 2019 du prix Cogan, décerné par l’Association for Research in Vision and Ophthalmology, la plus importante organisation du monde vouée à la recherche en santé de la vision.

À propos du CIUSSS de l’Est-de l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

Pour information et entrevues :
Florence Meney – relations avec les médias CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Décès à domicile de deux personnes : le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal amorce une enquête

Montréal, le 7 septembre 2018 – À la suite du décès à domicile de deux bénéficiaires de services du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal dans le quartier d’Anjou, la direction du CIUSSS ouvre immédiatement une enquête approfondie sur les circonstances entourant ce drame qui est très préoccupant.

Le CIUSSS collaborera pleinement avec toutes les autorités compétentes dans ce processus. Le CIUSSS tient à souligner avoir à coeur le bien-être de tous ses patients et usagers et prendre cette situation très au sérieux.

À propos du CIUSSS de l’Est-de l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

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Compréhension des mécanismes de résistance du cancer des ovaires : nouvel espoir pour des thérapies plus efficaces à long terme

Montréal, le 21 août 2018 – Une nouvelle étude publiée dans le prestigieux journal Cancer Research par les Drs Hugo Wurtele et Elliot Drobetsky (Centre de recherche de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal et Université de Montréal), révèle une nouvelle facette de la résistance à la chimiothérapie dans le traitement du cancer de l’ovaire. Ces résultats, obtenus en collaboration avec des chercheurs du Centre Hospitalier de l’université de Montréal (CHUM), de l’Université Laval, et de l’Université Harvard, pavent la voie à terme à la mise au point de nouvelles thérapies pour combattre l’un des cancers les plus fréquents et les plus dangereux chez les femmes. En effet, les plus récentes statistiques montrent que des 2800 canadiennes diagnostiquées en 2017, 1800 en mourront.

La chimiothérapie utilisée dans le traitement du cancer de l’ovaire peut initialement être très efficace et conduire à une rémission. Cependant, la plupart des patientes vivront une rechute, et dès lors ne répondront plus aux traitements, car leurs nouvelles tumeurs auront développé une résistance aux médicaments.

Pour pouvoir se multiplier de façon incontrôlée et générer des tumeurs, les cellules cancéreuses doivent effectuer des copies exactes de leur ADN via un processus appelé « Réplication de l’ADN », et ensuite distribuer ces copies à de nouvelles cellules cancéreuses. À travers leur travail sur des cellules dérivées de patientes atteintes du cancer de l’ovaire, les Drs Wurtele et Drobetsky ont découvert que la chimiothérapie est particulièrement efficace contre les cellules cancéreuses qui sont incapables de copier efficacement leur ADN. Plus fondamental encore, ils ont identifié les mécanismes moléculaires responsables de ces déficiences.

« Ce travail est un excellent exemple de l’importance de la recherche fondamentale, qui nous permet de mieux comprendre un problème clinique concret et important, soit le développement de la résistance à la chimiothérapie », a déclaré Dr Wurtele, à quoi Dr Drobetsky a ajouté: « En effet, l’identification de mécanismes impliqués dans la résistance aux traitements pourrait, à terme, permettre le développement de nouvelles approches pour améliorer la chimiothérapie ».

Cette étude a été financée par une subvention décernée aux Drs Drobetsky et Wurtele par les Instituts de Recherche en Santé du Canada.

À propos du CIUSSS de l’Est-de l’Île-de-Montréal 
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

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Christian Merciari – relations avec les médias CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
514 235-4036
christian.merciari.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

La thérapie par avatar : une avenue prometteuse pour traiter la schizophrénie

Alexandre Dumais, chercheur psychiatre au Centre de recherche de l’IUSMM et professeur au département de psychiatrie de l’université de Montréal.

Montréal, le 15 juin 2018 – Des résultats récents obtenus dans la cadre d’une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM) montrent que différentes améliorations de comportement ont été obtenues en utilisant la réalité virtuelle qui permettait aux patients atteints de schizophrénie de confronter leur « persécuteur ».

Bien que de nombreuses approches pharmacologiques et psychosociales existent déjà afin de traiter la schizophrénie, de nombreux patients ne répondent pas adéquatement à ces traitements déjà existants et continuent de souffrir des symptômes psychotiques, tels que les hallucinations auditives verbales (HAV) réfractaires associés à cette maladie. Cette résistance aux traitements déjà établis entraîne des risques de suicides, une moins bonne qualité de vie, des coûts de traitement de 3 à 11 fois plus élevés, et des risques d’hospitalisation plus fréquents.

L’approche du traitement par les avatars 
Les approches de traitements dites « psychosociales » permettaient de potentialiser dans une les solutions pharmacologiques, mais l’utilisation de ces thérapies psychosociales demeurait au mieux modeste, car les patients n’étaient jamais mis en relation directe avec l’objet, avec leur persécuteur.

« L’approche thérapeutique de l’avatar mise de l’avant afin d’offrir une solution aux lacunes des approches pharmacologiques et psychosociales consiste à proposer aux patients atteints de schizophrénie de créer un avatar qui représente le « persécuteur », déclare le Dr Alexandre Dumais, chercheur psychiatre au Centre de recherche de l’IUSMM et professeur au département de psychiatrie de l’université de Montréal. « Cet avatar offre aux patients qui résistent aux traitements traditionnels la possibilité de confronter directement l’objet de leur mal et d’arriver à maîtriser les symptômes hallucinatoires verbaux qui découlaient de leur condition. », poursuit-il.

L’étude
15 patients atteints de schizophrénie ou de troubles schizo-affectifs venant de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et de la communauté ont participé à l’étude et ont été répartis en deux groupes : un groupe qui a suivi du traitement par avatar et un groupe standard (traitement antipsychotique et des réunions habituelles avec des cliniciens) pendant 7 semaines à raison de 7 séances hebdomadaires de 45 minutes chacune.

Les patients avaient préalablement créé un avatar qui ressemblait le plus à l’entité qui était à l’origine de la voix malveillante (à la fois le visage et la voix de leur «persécuteur»).

Au cours des différentes séances, les patients ont été encouragés à entrer en dialogue avec l’avatar pour améliorer la régulation émotionnelle et l’affirmation de soi face à l’objet de leur mal. L’interaction de l’avatar avec le patient est devenue progressivement moins agressive au fils des différentes séances.

Résultats 
En ce qui concerne la gamme des avatars créés par les patients, 9 participants ont décrit quelqu’un qu’ils connaissaient personnellement au préalable, 5 ont représenté un démon ou un esprit diabolique et 1 a caricaturé une personnalité politique. De plus, les participants ont jugé que leur avatar était assez crédible par rapport à l’objet initial de leurs hallucinations.

De nombreuses améliorations ont été observées chez les différents patients pendant la thérapie par avatar entre le début et la fin du traitement : réduction des symptômes d’hallucinations auditives verbales (HAV), niveau de détresse liée à l’HAV, diminution des croyances au sujet de la nature malveillante des voix, diminution des symptômes dépressifs et l’amélioration de la qualité de vie. Notons que ces différentes améliorations ont perduré durant la période de suivi de trois mois.

Conclusion 
Les chercheurs à l’origine de l’étude ont trouvé des effets thérapeutiques positifs importants chez les patients qui résistaient aux traitements traditionnels. Cette constatation est très prometteuse car les options de traitement disponibles sont très limitées. La thérapie par avatar peut avoir des implications potentiellement importantes sur la santé et la qualité de vie des patients atteints de schizophrénie. De plus, les données recueillies suggèrent que la thérapie par avatar continue d’améliorer la symptomatologie des patients après la fin du traitement, ce qui représente un effet du traitement qui est non-négligeable. En conséquence, le bénéfice de la réalité virtuelle sur les symptômes psychotiques associés à la schizophrénie peut expliquer l’amélioration de la qualité de vie des patients qui ont participé à l’étude tel que démontré par les résultats obtenus.

« Les effets thérapeutiques importants de l’approche de la thérapie par l’avatar, chez les patients résistant aux traitements traditionnels de la schizophrénie, semble présenter une avenue fort prometteuse dans un contexte où les options de traitement alternatifs sont très limités. La thérapie par avatar peut avoir des implications cliniques potentiellement importantes sur la santé et la qualité de vie des patients atteints de schizophrénie », conclut le chercheur.

Cet essai clinique a été financé par la Fondation de l’Institut Philippe-Pinel, Services et Recherches Psychiatriques AD, la Fondation Jean-Louis Lévesque, la Chaire Eli Lilly Canada sur la recherche en schizophrénie et le laboratoire Applications de la Réalité Virtuelle en Psychiatrie Légale.

Source : Du Sert OP, Potvin S, Lipp O, Dellazizzo L, Laurelli M, Breton R, Lalonde P, Phraxayavong K, O’Connor K, Pelletier JF, Boukhalfi T, Renaud P, Dumais A. Virtual reality therapy for refractory auditory verbal hallucinations in schizophrenia: A pilot clinical trial. Schizophr Res. 2018 Feb 24. pii: S0920-9964(18)30108-7. doi: 10.1016/j.schres.2018.02.031.

À propos du CIUSSS de l’Est-de l’Île-de-Montréal 
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

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Christian Merciari – relations avec les médias CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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