CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal : Yvan Gendron obtient un renouvellement de son mandat

Yvan Gendron, président-directeur CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal

Montréal, le 26 mars 2018 – Au terme de l’évaluation annuelle des CISSS et CIUSSS de la province, le ministère de la Santé et des Services sociaux a renouvelé pour quatre ans le mandat accordé au président-directeur CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, monsieur Yvan Gendron. L’établissement s’est d’ailleurs vu accorder la cote « A », pour la troisième année consécutive.

Cette évaluation positive s’ajoute aux bonnes nouvelles qui ont récemment été annoncées par le ministre de la Santé et des Services sociaux, dont d’importants investissements de près de deux milliards de dollars qui permettront de moderniser les installations de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et de l’Hôpital Santa Cabrini. Aussi, en janvier dernier, Agrément Canada accordait le statut d’établissement agréé avec une évaluation de conformité aux normes atteignant 95%. En évaluant ainsi positivement la performance de l’organisation, le ministère reconnaît le leadership fort exercé par monsieur Gendron et son équipe.

Pour Yvan Gendron, c’est le travail de toutes les équipes qui se voit ainsi reconnu. « Je suis à même de constater que tous les gens qui œuvrent pour notre organisation, qu’il s’agisse des équipes cliniques, administratives ou de soutien, ont un point en commun : ce sont des gens passionnés, qui aiment profondément leur travail, celui d’être au service de leurs concitoyens. »

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska, et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-EMTL conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé.

Renseignements :  Florence Meney – Relations avec les médias,
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal,
514 755-2516, fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Nodules pulmonaires cancéreux: une approche multidisciplinaire novatrice et porteuse d’espoir à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Dr George Rakovich, chirurgien thoracique et professeur.

Montréal, le 19 mars 2018 –  Parfois, ce n’est pas une découverte qui fait avancer la science et les soins aux malades, mais l’utilisation novatrice, réinventée  et conjuguée de techniques existantes. Longtemps un cancer au pronostic sombre, le cancer du poumon bénéficie maintenant de traitements de pointe qui permettent à ceux qui en souffrent d’espérer recouvrer la santé ou du moins de jouir de mois ou années supplémentaires de vie de bonne qualité.

Une approche multidisciplinaire ayant pour particularité d’offrir des procédures de soins hybrides, personnalisées selon les besoins du patient et les particularités du cas, est maintenant offerte à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et incarne bien ces progrès porteurs d’espoir.

Les traitements conventionnels repensés et réinventés
Actuellement, les options thérapeutiques pour les nodules pulmonaires malins comprennent l’exérèse chirurgicale, la radiothérapie stéréotaxique et l’ablation percutanée.

Chacune de ces techniques a ses limites. Toutefois, les procédures hybrides qui supposent une collaboration active entre de multiples spécialités peuvent donner lieu à des options de traitement novatrices dans des scénarios oncologiques complexes.

Pour illustrer cette avancée, le chirurgien thoracique et professeur Dr George Rakovich et son équipe rapportent dans des travaux publiés tout récemment dans la Revue canadienne des soins respiratoires et critiques et de la médecine du sommeil un cas de récurrence de cancer du poumon paramédiastinal isolé traité à l’aide d’une mobilisation thoracoscopique et d’une ablation par radiofréquence peropératoire guidée par ultrasons. Pour les soins prodigués à cette patiente, plusieurs spécialités médicales se sont concertées dans un contexte de prise de décision leste et sans lourdeur administrative en vue de choisir la meilleure option thérapeutique. Bien que la patiente n’ait pas été guérie et bien qu’il soit toujours difficile de dire dans quelle mesure une procédure contribue à prolonger la survie, ce cas illustre la faisabilité d’une telle approche et le monde de possibilités qu’il ouvre à court et moyen terme pour les futurs patients.

Une collégialité exceptionnelle
La caractéristique unique de l’approche mise en place à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est de permettre à une équipe multidisciplinaire de privilégier l’une ou l’autre des approches thérapeutiques en collégialité, dans un esprit de collaboration absolu au service du patient.

Pour le Dr George Rakovich, «l’évolution des pratiques, l’innovation technique, et l’éventuelle disponibilité de techniques d’imagerie peropératoire avancées comme la tomodensitométrie sur arceau et la fluoroscopie pourraient permettre des traitements plus précis et plus efficaces dans l’avenir.» 

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska, et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-EMTL conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé.

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Florence Meney – Relations avec les médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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Obésité et problèmes de santé: Une étude de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont met au jour des mécanismes naturels de protection de l’organisme

 

Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha
Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha

Montréal, le 16 mars 2018 – L’obésité et ses conséquences néfastes sur la santé, dont les dérèglements métaboliques, le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires, connaissent une progression qui confine à la pandémie planétaire (Taubes, 2009). L’incidence de l’obésité dans le monde a en effet plus que doublé depuis 1980, et en 2014 on comptait plus de 1,9 milliard d’adultes en situation de surpoids; de ce nombre, 600 millions de personnes étaient obèses, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Actuellement, nous pensons que le syndrome métabolique provoqué par l’obésité est dû à une accumulation excessive de graisses qui déclenche une inflammation dommageable pour l’organisme et qui empêche le bon fonctionnement des organes (Olefsky et Glass, 2010). Parmi les répercussions de ce dérèglement, on compte des perturbations des mécanismes de régulation du taux de sucre.

Une toute nouvelle étude menée par le Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha, professeur à l’Université de Montréal et chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), et publiée dans Science Immunology montre que, contrairement à ce qu’on pensait, toutes les formes d’inflammation accompagnant la prise de poids ne sont pas néfastes. En fait, des cellules blanches inflammatoires particulières, nommées macrophages de type Neuropilin1-positives, jouent un rôle crucial dans la préparation des tissus adipeux à l’augmentation pondérale. Le gras corporel est composé de milliards de cellules (adipocytes) qui encapsulent l’énergie.

Selon la quantité de calories que nous consommons, les tissus adipeux (gras corporel) prennent de l’expansion ou au contraire se contractent. Pour que l’expansion du gras corporel puisse se faire sans perturber l’organisme, celui-ci doit subir un processus de préparation que l’on peut comparer au sol d’un jardin qui doit être retourné et aéré avant la plantation des graines. La Dre Ariel Wilson, postdoctorante dans l’équipe de Mike Sapieha et première auteure de ces travaux, a ainsi découvert que ce type de cellules s’accumule dans les tissus adipeux et contribue à une prise de poids saine.

Les cellules immunitaires jouent un rôle important en éliminant de notre corps l’excès de gras et aident à intégrer les nouvelles réserves de gras sans causer les complications habituellement associées à l’obésité.

Cette recherche montre en outre que le fait de transférer des cellules immunitaires Neuropilin1-postives (par la moelle osseuse) à des souris qui en sont au départ dépourvues aide l’organisme de ces rongeurs à réguler de nouveau ses niveaux de sucre et confère même une meilleure santé métabolique aux souris. Plus largement, cette étude prouve qu’un sous-type de cellules immunitaires joue un rôle fondamental dans le maintien de la santé pendant la prise de poids, une découverte qui permet de mieux comprendre les complications associées à l’obésité.

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et de services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de service pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et de professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire.

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La thérapie par avatar : une avenue prometteuse pour traiter la schizophrénie

Des résultats récents obtenus dans la cadre d’une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM) montrent que différentes améliorations de comportement ont été obtenues en utilisant la réalité virtuelle qui permettait aux patients atteints de schizophrénie de confronter leur « persécuteur ».

Bien que de nombreuses approches pharmacologiques et psychosociales existent déjà afin de traiter la schizophrénie, de nombreux patients ne répondent pas adéquatement à ces traitements déjà existants et continuent de souffrir des symptômes psychotiques, tels que les hallucinations auditives verbales (HAV) réfractaires associés à cette maladie. Cette résistance aux traitements déjà établis entraîne des risques de suicides, une moins bonne qualité de vie, des coûts de traitement de 3 à 11 fois plus élevés, et des risques d’hospitalisation plus fréquents.

L’approche du traitement par les avatars
Les approches de traitements dites « psychosociales » permettaient de potentialiser dans une les solutions pharmacologiques, mais l’utilisation de ces thérapies psychosociales demeurait au mieux modeste, car les patients n’étaient jamais mis en relation directe avec l’objet, avec leur persécuteur.

« L’approche thérapeutique de l’avatar mise de l’avant afin d’offrir une solution aux lacunes des approches pharmacologiques et psychosociales consiste à proposer aux patients atteints de schizophrénie de créer un avatar qui représente le « persécuteur », déclare le Dr Alexandre Dumais, chercheur psychiatre au Centre de recherche de l’IUSMM et professeur au département de psychiatrie de l’université de Montréal. « Cet avatar offre aux patients qui résistent aux traitements traditionnels la possibilité de confronter directement l’objet de leur mal et d’arriver à maîtriser les symptômes hallucinatoires verbaux qui découlaient de leur condition. », poursuit-il.

L’étude
15 patients atteints de schizophrénie ou de troubles schizo-affectifs venant de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et de la communauté ont participé à l’étude et ont été répartis en deux groupes : un groupe qui a suivi du traitement par avatar et un groupe standard (traitement antipsychotique et des réunions habituelles avec des cliniciens) pendant 7 semaines à raison de 7 séances hebdomadaires de 45 minutes chacune.

Les patients avaient préalablement créé un avatar qui ressemblait le plus à l’entité qui était à l’origine de la voix malveillante (à la fois le visage et la voix de leur «persécuteur»).

Au cours des différentes séances, les patients ont été encouragés à entrer en dialogue avec l’avatar pour améliorer la régulation émotionnelle et l’affirmation de soi face à l’objet de leur mal. L’interaction de l’avatar avec le patient est devenue progressivement moins agressive au fils des différentes séances.

Résultats
En ce qui concerne la gamme des avatars créés par les patients, 9 participants ont décrit quelqu’un qu’ils connaissaient personnellement au préalable, 5 ont représenté un démon ou un esprit diabolique et 1 a caricaturé une personnalité politique. De plus, les participants ont jugé que leur avatar était assez crédible par rapport à l’objet initial de leurs hallucinations.

De nombreuses améliorations ont été observées chez les différents patients pendant la thérapie par avatar entre le début et la fin du traitement : réduction des symptômes d’hallucinations auditives verbales (HAV), niveau de détresse liée à l’HAV, diminution des croyances au sujet de la nature malveillante des voix, diminution des symptômes dépressifs et l’amélioration de la qualité de vie. Notons que ces différentes améliorations ont perduré durant la période de suivi de trois mois.

Conclusion
Les chercheurs à l’origine de l’étude ont trouvé des effets thérapeutiques positifs importants chez les patients qui résistaient aux traitements traditionnels. Cette constatation est très prometteuse car les options de traitement disponibles sont très limitées. La thérapie par avatar peut avoir des implications potentiellement importantes sur la santé et la qualité de vie des patients atteints de schizophrénie. De plus, les données recueillies suggèrent que la thérapie par avatar continue d’améliorer la symptomatologie des patients après la fin du traitement, ce qui représente un effet du traitement qui est non-négligeable. En conséquence, le bénéfice de la réalité virtuelle sur les symptômes psychotiques associés à la schizophrénie peut expliquer l’amélioration de la qualité de vie des patients qui ont participé à l’étude tel que démontré par les résultats obtenus.

« Les effets thérapeutiques importants de l’approche de la thérapie par l’avatar, chez les patients résistant aux traitements traditionnels de la schizophrénie, semble présenter une avenue fort prometteuse dans un contexte où les options de traitement alternatifs sont très limités. La thérapie par avatar peut avoir des implications cliniques potentiellement importantes sur la santé et la qualité de vie des patients atteints de schizophrénie », conclut le chercheur.

Cet essai clinique a été financé par la Fondation de l’Institut Philippe-Pinel, Services et Recherches Psychiatriques AD, la Fondation Jean-Louis Lévesque, la Chaire Eli Lilly Canada sur la recherche en schizophrénie et le laboratoire Applications de la Réalité Virtuelle en Psychiatrie Légale.

Source : Du Sert OP, Potvin S, Lipp O, Dellazizzo L, Laurelli M, Breton R, Lalonde P, Phraxayavong K, O’Connor K, Pelletier JF, Boukhalfi T, Renaud P, Dumais A. Virtual reality therapy for refractory auditory verbal hallucinations in
schizophrenia: A pilot clinical trial
. Schizophr Res. 2018 Feb 24. pii: S0920-9964(18)30108-7. doi: 10.1016/j.schres.2018.02.031.

Pour information et entrevues :
Christian Merciari – relations avec les médias
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christian.merciari.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

Article publié dans le Journal de Montréal et diffusé sur TVA Nouvelles le 8 mars 2018 : Précisions importantes

Montréal, le 8 mars 2018 – En réponse à un article paru le 8 mars 2018 dans le quotidien Journal de Montréal et diffusé sur TVA Nouvelles au sujet d’un patient qui a séjourné à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont récemment, le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, jugeant que plusieurs éléments fondamentaux d’information sont erronés dans ces articles, tient donc à rectifier les faits.

En aucun cas l’hôpital ne va placer un patient au sous-sol. Il peut par contre arriver que des patients en attente d’un lit soient dirigés vers l’Unité d’hospitalisation transitoire. Cette unité n’est toutefois pas située au sous-sol ni près de la morgue. Les patients de cette unité font l’objet d’une surveillance, adapté à leur état de santé, de la part du personnel (personnel infirmier et préposé aux bénéficiaires). Tous les patients ont accès à une cloche d’appel afin d’obtenir les soins requis ou interpeller le personnel pour tout besoin.

Une analyse de cette situation sera faite afin d’identifier les correctifs éventuels qui pourraient être apportés, s’il y a lieu. Le patient est contacté afin de faire une suivi de la situation pour laquelle il a contacté les médias.

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a le bien-être de ses usagers et patients à cœur, et réitère son engagement à prodiguer des soins de qualité, dans un esprit de respect et d’humanité.

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska, et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-EMTL conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé.

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Florence Meney – Relations avec les médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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L’excellence en recherche s’illustre à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont en 2017

L’année qui s’achève s’est avérée fructueuse pour la recherche à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal). Survol de quelques travaux et réalisations qui trouveront à court ou moyen terme leur déclinaison dans les soins aux patients.

Le Dr Chris Rudd et son équipe au cœur d’une meilleure compréhension des mécanismes de l’immunité
Une équipe de recherche internationale dirigée par le Dr Chris Rudd, directeur de la recherche en immunologie et en thérapie cellulaire au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et professeur à l’Université de Montréal, a mis au jour un important mécanisme qui contrôle la capacité des cellules T à adhérer à une autre cellule. Ces travaux, publiés dans la prestigieuse revue scientifique Nature Communications, revêtent une importance significative sur la longue route que constitue la lutte contre plusieurs maladies, à commencer par le cancer.

Nouveau rôle du suppresseur de tumeur Trp53 dans la maturation des cellules NK
Le laboratoire du Dre Sylvie Lesage a mené chez les souris une étude importante pour la compréhension du rôle du système immunitaire dans l’élimination des cellules cancéreuses. Ces travaux permettent de mieux comprendre pourquoi la susceptibilité au cancer et aux infections est augmentée chez certains individus, ce qui pourrait, à terme, paver la voie vers des traitements plus efficaces chez l’humain.

Excellence en thérapie cellulaire des maladies de l’œil
Dre May Griffith, Ph.D., une pionnière de la médecine régénérative de l’œil, est devenue la toute nouvelle titulaire de la Chaire de la Fondation Caroline Durand en thérapie cellulaire des maladies de l’œil de l’Université de Montréal. Cette pionnière des soins de la cornée se spécialise dans la mise au point de matériaux biomimétiques destinés à la santé de la vision. En 2007, en collaboration avec un chirurgien suédois, l’équipe canado-suédoise de Dre Griffith réussissait une première mondiale : la régénération de tissu cornéen humain malade et de nerfs endommagés au moyen d’implants sans cellules. La Chaire Fondation Caroline Durand de l’Université de Montréal permettra à May Griffith d’entamer une nouvelle phase de travaux. Ils seront centrés sur la réparation de cornées endommagées par des traumatismes.

Compréhension des pathologies oculaires – Une nouvelle distinction pour le chercheur Mike Sapieha
Le chercheur de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont Mike Sapieha voit la liste de ses distinctions s’allonger une nouvelle fois. Il a en effet reçu le 21 novembre dernier, lors de la conférence annuelle de la Société canadienne de recherches cliniques, le Prix Joe-Doupe qui reconnait l’excellence des dix premières années de recherche d’un jeune scientifique.

Important coup de pouce au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont
Le Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est l’un des bénéficiaires d’un important octroi du ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique du Canada, par l’entremise du Fonds d’investissement stratégique pour les établissements postsecondaires.
Une somme totale de 40,82 M$ sera investie dans des projets d’envergure dont celui de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. De cette somme, le gouvernement du Canada fournira 15,74 M$ et l’Université de Montréal fournira 25,08 M$ pour son projet. Une partie de ces fonds, soit 5,7 M$, permettra l’agrandissement du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dont les chercheurs de calibre international travaillent au quotidien pour mettre au point des thérapies novatrices pour toutes sortes de maladies, allant du cancer, à l’ophtalmologie et aux maladies auto-immunes. La Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont vient compléter le financement par une donation de 7 M$, spécifiquement dans le cadre de cette annonce liée au Fonds d’investissement stratégique.

Succès de l’implantation de la prothèse rétinienne Argus II
Le Dr Flavio Rezende, ophtalmologiste chirurgien rétinologue, et son équipe du Centre universitaire d’ophtalmologie de l’Université de Montréal (CUO) à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, ont procédé avec succès en février dernier à l’implantation de la prothèse rétinienne Argus II chez une patiente non-voyante.

Dre Cynthia Qian, Personnalité La Presse de la semaine
Récemment, l’exploit réalisé par l’équipe du Dr Flavio Rezende, qui a réussi à installer une prothèse rétinienne à une patiente aveugle, a défrayé la manchette. La Dre Cynthia Qian, ophtalmologiste à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont a assisté son collègue dans cette importante réalisation. Ainsi, pour souligner cette réussite et le dynamisme de sa carrière, le quotidien La Presse a choisi la Dre Cynthia Qian, comme Personnalité de la semaine du 11 septembre.

Marie-Ève Lebel, lauréate de la bourse Excellence en recherche L’Oréal-UNESCO 2017
La Dre Marie-Ève Lebel, stagiaire post-doctorale au laboratoire de la Dre Heather Melichar au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, a obtenu une prestigieuse bourse de la compagnie L’Oréal visant à reconnaître l’apport des femmes à la science.

Une bourse prestigieuse pour l’une de nos pharmaciennes
Julie Morin, pharmacienne au sein de notre institution depuis février 2017, a reçu le 17 novembre dernier la prestigieuse Bourse Hélène-Viel-Stonebanks remise par la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal.

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Trouble mental grave : les meilleures interventions pour obtenir et maintenir un emploi

Les programmes de soutien à l’emploi (PSE) et les programmes de soutien à l’emploi augmentés (PSE +) sont les interventions les plus efficaces pour une personne atteinte d’un trouble mental grave qui désire obtenir et maintenir un emploi sur le marché ordinaire du travail. C’est ce que nous apprend une méta-analyse réalisée par des chercheurs des Pays-Bas et de la Chaire de recherche en santé mentale et travail de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et qui est publiée dans Cochrane Database of Systematic Reviews.

Marc Corbière. chercheur

« Le but de cette méta-analyse était de savoir quels sont les programmes et interventions qui permettent d’aider des adultes aux prises avec un trouble mental grave (TMG) à trouver un emploi et à le conserver » explique Marc Corbière, co-auteur de cette méta-analyse et titulaire de la chaire. « Les personnes atteintes d’un TMG, tels que la schizophrénie ou les troubles bipolaires, sont la plupart du temps éloignées du marché du travail. Cependant, la majorité d’entre elles désirent décrocher un emploi et sont capables de travailler sur le marché du travail. Il faut toutefois que ces personnes aient accès à des interventions qui ont fait leurs preuves et d’autre part que certaines conditions de travail soient au rendez-vous. Dans le cadre de cette méta-analyse, nous voulions répertorier les meilleurs programmes et interventions pour aider ces personnes à réintégrer le marché du travail » explique le professeur en counseling de carrière du Département d’éducation et pédagogie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Pour la réalisation de cette méta-analyse, le chercheur et ses collaborateurs ont revu près de 50 essais contrôlés randomisés impliquant plus de 8 000 participants. Les programmes et interventions retenus pouvaient soit adopter une approche dite traditionnelle (train and place) de la réintégration au travail, mettant l’accent sur des interventions préparatoires à l’emploi, soit une approche dite plus proactive (place then train) dans laquelle sont inclus les programmes de soutien à l’emploi (PSE).

Résultats
L’exercice de la méta-analyse a permis d’arriver à la conclusion que les programmes de soutien à l’emploi (PSE) et les programmes de soutien à l’emploi augmentés (PSE +) sont les interventions les plus efficaces pour obtenir et maintenir un emploi standard. Les PSE sont des programmes définis par huit composantes. D’abord, l’inscription dans un PSE est basée sur le choix du client (exclusion zéro). Ensuite, l’obtention d’un emploi standard est l’objectif visé. Également, la recherche d’emploi doit être rapide après s’être inscrit au programme (1-3 mois). En plus, une attention particulière est portée à l’endroit des préférences de travail du client, et ce, dans le but d’atteindre une bonne congruence entre les intérêts/préférences professionnels de la personne et son milieu de travail. Aussi, le conseiller spécialisé du PSE travaille en étroite collaboration avec les membres de l’équipe soignante (ex. : psychiatre, infirmière, etc.). Sans oublier que le soutien et suivi offert par ce conseiller sont continus et sans limite, et ce, même après que le client ait obtenu un emploi. Par ailleurs, les conseils sur les avantages sociaux sont fournis aux clients afin de prendre connaissance des conséquences financières associées à la réintégration au travail. Enfin, le conseiller fait des démarches auprès d’employeurs locaux pour éventuellement permettre à ses clients d’obtenir un emploi sur le marché du travail (Corbière et al., 2017). Les PSE + renvoient à un PSE avec l’ajout d’interventions comme la remédiation cognitive (amélioration de la mémoire, de la concentration, de l’organisation), la formation aux habiletés sociales et la thérapie cognitive-comportementale (TCC), toutes destinées aux personnes avec un TMG.

En effet, « divers facteurs, tels que les déficits cognitifs ou les difficultés interpersonnelles, ont été identifiés comme pouvant contribuer à des obstacles au maintien en emploi » affirme Marc Corbière. « Par conséquent, il y a un intérêt croissant à combiner les PSE avec d’autres interventions psychosociales, telle qu’une intervention de groupe basée sur la TCC. Un certain nombre de personnes ayant un TMG peuvent avoir besoin d’un processus de réadaptation professionnelle qui combine divers types d’interventions, avec une approche mettant l’accent à la fois sur l’autonomie de l’individu et les conditions de travail requises. »

Selon la méta-analyse, les recherches en milieu de travail ont permis de constater qu’une personne servant d’intermédiaire entre l’équipe soignante et le milieu de travail peut réduire le temps de retour au travail. Cette personne pivot peut être un coordonnateur chargé du retour au travail, un conseiller spécialisé ou un spécialiste de la santé au travail. Il est possible que le conseiller spécialisé œuvrant dans le PSE soit l’un des éléments clés de cette intervention, permettant une meilleure concertation des actions des divers acteurs du retour sur le marché du travail (ex. : employeur, supérieur immédiat, représentant syndical, collègues, médecins et autres professionnels de la santé, agent d’assurance). D’ailleurs, Marc Corbière stipule que « la reprise professionnelle après une absence maladie due à un trouble mental, qualifié de grave ou de courant, reste une responsabilité collective où chaque acteur a son rôle à jouer. Il est donc important de travailler de concert. »

Sources
Corbière, M., Lecomte, T., Reinharz, D., Kirsh, B., Goering, P., Menear, M., Berbiche, D., Genest, K., Goldner, E. (2017). Predictors of acquisition of competitive employment for people enrolled in supported employment programs. Journal of Nervous and Mental Disease, 205(4), 275-282. doi: 10.1097/NMD.0000000000000612

Suijkerbuijk YB, Schaafsma FG, van Mechelen JC, Ojajärvi A, Corbière M, Anema JR. 
Interventions for obtaining and maintaining employment in adults with severe mental illness, a network meta-analysis. Cochrane Database of Systematic Reviews 2017, Issue 9. Art. No.: CD011867.
DOI: 10.1002/14651858.CD011867.

Pour information
Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Bureau : 514 251-4000, poste 2986 | Cell. : 514 235-4036
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Retour sur la séance publique d’information 2017

Le jeudi 2 novembre dernier se tenait la séance publique d’information au Pavillon de la radio-oncologie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Cette séance publique avait pour but d’exposer le rapport annuel de gestion, de révéler le bilan des états financiers du CIUSSS, de partager les diverses plaintes recueillies et d’échanger avec deux protagonistes de la série De Garde 24/7 : François Marquis, interniste et chef de l’unité des soins intensifs et Sophie Mottard, médecin chirurgien orthopédique oncologue.

Les thèmes qui ont été abordé étaient entre autre l’inscription au guichet d’accès pour les médecins de famille qui relève d’un réel défi, l’attente chirurgicale en diminution par des efforts importants de l’équipe médicale ainsi que le soutien à domicile. Il a également souligné le succès de l’organisation des services en santé mentale et a présenté la nouvelle maison de naissance sur notre territoire.

Le président directeur général a terminé en remerciant le bénévoles, les fondations, le personnel et les médecins pour leur travail.

Également, nous avons eu la chance de visionner, en avant-première, l’épisode « La vie à tout prix » de la série De Garde 24/7.

Par la suite s’est tenue une séance de questions-réponses avec les docteurs Marquis et Mottard.

Le public s’est laissé tenter à poser quelques questions auxquelles ces deux invités ont répondu avec enthousiasme. Ils ont tenu à mettre en avant le travail fait quotidiennement au CIUSSS. Chacun a précisé à quel point participer à l’émission fut un réel défi face aux caméras. Mais tous deux étaient convaincus de la pertinence de l’enjeu de l’émission et ont remarqués que ce pari était un apprentissage et un exercice de remise en questions sur ses propres valeurs.

Enfin, si vous désirez consulter le rapport annuel de 2016-2017, cliquez ici. De plus, si vous souhaitez rester à l’affût des activités qui se passent au CIUSSS, abonnez-vous à notre infolettre.

Le ministre Gaétan Barrette annonce une nouvelle Maison de naissances à Montréal

Montréal, le 31 octobre 2017 – Afin d’améliorer l’offre de service de première ligne en périnatalité dans la région, le ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Gaétan Barrette, a annoncé aujourd’hui la construction d’une Maison de naissances sur le territoire desservi par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS).

La Maison de naissances sera située sur le site du CLSC de Mercier-Est et ouvrira ses portes en novembre 2018. Un montant récurrent de 1,65 M$ est octroyé pour le fonctionnement de la Maison de naissances et le service de sages-femmes.

« Notre gouvernement est à l’écoute des besoins des familles, et la Maison de naissances est une option qui suscite l’adhésion de plus en plus de futurs parents au Québec. Je tiens à souligner le travail des équipes du CIUSSS et de ses partenaires dans l’élaboration de ce projet de Maison de naissances et de développement des services de sage-femme. Cette initiative s’inscrit en parfaite complémentarité avec les efforts que nous déployons pour rapprocher les services de la population et en améliorer l’accessibilité. Annuellement, on prévoit que la Maison accueillera environ 400 naissances. »

Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux

« Ce projet représente une bonne nouvelle pour de nombreuses familles de la région montréalaise. Lors de cette étape de leur parcours de vie, les futurs parents auront la possibilité de bénéficier de soins et de services d’une grande qualité, ainsi que de l’expertise d’une sage-femme, dans un cadre à la fois personnalisé et rassurant. »

Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal

Faits saillants :
Les travaux de construction s’amorceront au début novembre et se termineront en octobre 2018. Lors de l’ouverture de la Maison de naissances, il est prévu qu’une équipe constituée de dix sages-femmes y œuvre.

Le site du CLSC de Mercier-Est a été retenu afin d’assurer une proximité géographique et fonctionnelle entre les différents services qui s’y trouvent et qui sont utiles pour les jeunes familles (centre de prélèvements, services médicaux, équipes de petite enfance et de périnatalité, cours prénataux, ateliers de stimulation et de parents, etc.)

La Maison de naissances sera située à moins de 6 kilomètres de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, ce qui permet un accès rapide et direct en cas d’urgence ou besoins de soins spécialisés, conformément au Cadre de référence pour le déploiement des services de sage-femme au Québec.

Rappelons que le CIUSSS a établi depuis quelques mois un partenariat avec l’organisme La Maison Bleue afin de mieux répondre aux besoins des femmes enceintes vulnérables et immigrantes du secteur. Une sage-femme est d’ailleurs intégrée à l’équipe de la Maison Bleue de Saint-Michel.

Les médias en parlent…
Flambeau de l’Est
Journal Métro
Pamplemousse – Mercier Est
La Presse

Renseignements :
Catherine W. Audet
Attachée de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux
418 266-7171

Rapport sur le trouble du spectre de l’autisme

L’Institut nationale de santé publique du Québec (INSPQ) vient de publier un rapport de surveillance sur les troubles du spectre de l’autisme auquel trois de nos experts de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM) ont participé à titre de co-auteurs.

Dr Alain Lesage

Le Dr Alain Lesage, psychiatre et chercheur à l’IUSMM a été désigné par l’INSPQ comme porte-parole pour commenter les conclusions de ce rapport. Également, le Dr Alexis Beauchamp-Chatel, psychiatre au Programme de déficience intellectuelle en psychiatrie du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal et la chercheure à l’IUSMM Mélina Rivard sont associés à la rédaction du rapport.

Ce document présente la prévalence et le taux d’incidence du trouble du spectre de l’autisme (TSA). Il estime également les déterminants socioéconomiques, les maladies concomitantes, l’utilisation des services et la mortalité chez les enfants et les adolescents concernés à partir de données médico-administratives jumelées.

Mélina Rivard

Les estimations ont été obtenues à partir d’un suivi longitudinal allant du 1er avril 2000 au 31 mars 2015 pour toutes personnes admissibles à la couverture du régime de santé âgées de 1 à 24 ans. Pour être considéré comme ayant le TSA, l’individu devrait avoir eu au moins une visite médicale ou une hospitalisation avec un diagnostic principal de TSA.

Faits saillants
• Les résultats montrent un accroissement constant du TSA dans le temps. En 2014-15, il y avait au Québec près de 17 000 personnes âgées de 1 à 17 ans diagnostiqués pour un TSA.
• La prévalence du TSA variait considérablement d’une région à l’autre allant de 0,7 % à 1,8 % chez les personnes âgées de 4 à 17 ans.
• La prévalence à vie mesurée par le SISMACQ (1,4 %) est relativement semblable à celle du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (1,3 %) démontrant ainsi la possibilité d’utiliser des sources médico-administratives afin d’effectuer la surveillance du TSA.
• L’indice de défavorisation matérielle ne montre pas de relation claire avec la prévalence du TSA, alors que l’indice de défavorisation sociale suggère une augmentation linéaire du taux de prévalence du TSA allant des très favorisés aux très défavorisés.
• L’examen des maladies physiques et mentales concomitantes effectué dans la première année de vie et au cours de la vie indique, de manière générale, une prévalence plus importante parmi les personnes avec un TSA en comparaison à la population générale sans TSA.
• Les pédiatres et les psychiatres sont les médecins les plus consultés par les personnes avec un TSA. Les types de professionnels consultés changent avec l’âge des personnes ayant un TSA. L’examen de l’utilisation des services révèle qu’avec le passage à l’âge adulte, les services spécialisés aux fins de santé mentale diminuent et sont fournis par les médecins de famille.
• Avec 75 décès observés sur une période de 15 ans, le taux de mortalité total chez les personnes avec un TSA est trois fois plus élevé que dans la population générale sans TSA.

En conclusions, l’information issue de ce rapport permet de dresser un portrait inédit du TSA au Québec sur la base des nouveaux indicateurs de surveillance développés dans le cadre du SISMACQ et fournit de nombreuses pistes pour de futures recherches. Il s’agit notamment d’explorer les causes du TSA, la surmortalité observée avec ce trouble, ainsi que d’étudier l’association entre les variations de la disponibilité des services de santé et la prévalence du TSA.

—- Lire le rapport —-

Les médias en parlent…
La Presse
Journal de Montréal
Radio-Canada – Mauricie

Pour information
Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Bureau : 514 251-4000, poste 2986 | Cell. : 514 235-4036 catherine.dion.iusmm@ssss.gouv.qc.ca