Schizophrénie : un dysfonctionnement des fonctions cérébrales liées aux émotions négatives pourrait expliquer les comportements violents

Les personnes atteintes de schizophrénie qui ont des antécédents de violence présentent un dysfonctionnement des fonctions cérébrales liées aux émotions négatives qui n’est pas observé chez la majorité des gens souffrant de cette maladie. Ces constats découlent d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal dont les résultats viennent d’être publiés dans Neuropsychiatric Disease and Treatment.

Dr Alexandre Dumais
Dr Alexandre Dumais

« Il est faux d’associer schizophrénie et violence, » rappelle le Dr Alexandre Dumais, psychiatre à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal. « Dans les faits, un faible pourcentage peut présenter des comportements violents envers leur environnement. Nous avons cherché à savoir si ces manifestations de violence sont causées par un dysfonctionnement de certaines fonctions cérébrales lié à la gestion des émotions, » explique Dr Dumais, qui est l’un des auteurs principaux de l’article.

Stéphane Potvin
Stéphane Potvin

L’objectif de cette étude était d’identifier les régions du cerveau qui présentent des altérations (détectées par l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) lors d’une tâche associée à une émotion, chez des hommes atteints de schizophrénie. « Bien que les personnes violentes en général ont des problèmes de gestion des émotions négatives, il n’y a que peu d’études de neuroimagerie fonctionnelle qui ont examiné le traitement des émotions chez les hommes souffrant de schizophrénie ayant des antécédents de violence » affirme Stéphane Potvin, co-auteur de l’étude, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur agrégé au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal.

L’équipe de recherche a présenté à soixante hommes des images émotionnelles à connotation positive, négative et neutre. L’échantillon était composé de 20 participants atteints de schizophrénie avec des antécédents de violence grave (meurtre, tentative de meurtre, voie de fait avec lésions, menaces de mort avec une arme, etc.), de 19 hommes atteints de schizophrénie sans antécédents de violence et de 21 individus qui ne souffraient d’aucune maladie mentale.

Résultats
Les chercheurs ont observé un dysfonctionnement au sein de plusieurs régions du cerveau impliquées dans le traitement des émotions chez les participants qui avaient des comportements violents. Concrètement, ils ont constaté, chez ces participants, une augmentation spécifique du cortex cingulaire antérieur, des gyrus lingual et précentral gauche en réponse à des images négatives. Puisque ces régions du cerveau sont impliquées dans la gestion des émotions, ces résultats indiquent un dysfonctionnement spécifique dans le traitement des émotions négatives et, possiblement, un indice de risque de comportement violent.

« Pour conclure officiellement que l’activation du cortex cingulaire antérieur explique les comportements violents des gens atteints de schizophrénie, il faudrait également étudier les personnes qui ont des antécédents de violence et qui n’ont pas de maladie mentale » explique Dr Dumais. « Néanmoins, cette étude pousse à se demander si les manifestations de violence chez une minorité de personnes atteintes de schizophrénie ne sont pas dues à des facteurs extérieurs à la maladie mentale comme telle », conclut monsieur Potvin.

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Centre d’excellence en thérapie cellulaire de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Le Dr Denis-Claude Roy dirige le CETC
Le Dr Denis-Claude Roy dirige le CETC

Faire multiplier des cellules souches pour permettre la greffe, sélectionner les cellules que l’on va injecter, «éduquer» le système immunitaire pour lui apprendre à reconnaître et à éliminer un virus ou des cellules tumorales, réparer des cellules malades en injectant des neuves, utiliser des anticorps pour éliminer des cellules cancéreuses… Telles sont quelques-unes des applications en plein déploiement au Centre d’excellence en thérapie cellulaire de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), qui trois ans après son ouverture officielle, peut se réjouir de l’étendue du travail accompli entre les murs de ce qui constitue le plus important centre du genre au Canada. Plusieurs de ces études cliniques en cours sont concrètement porteuses d’espoir de guérison à court ou moyen terme pour des maladies graves comme la leucémie, les lymphomes, les myélomes, la dégénérescence maculaire, la reconstruction articulaire, le diabète, la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer. Cette date anniversaire est aussi l’occasion de mesurer l’ampleur de la tâche à poursuivre dans les prochaines années pour venir à bout de certaines des pathologies les plus dévastatrices.

Le Centre d’excellence en thérapie cellulaire (CETC)
Le CETC, dirigé par le Dr Denis-Claude Roy, constitue l’un des pôles internationaux pour le développement de la thérapie cellulaire et de la médecine régénératrice. Ses scientifiques, affilés à l’Université de Montréal s’illustrent régulièrement par leurs publications et découvertes de premier plan. Les travaux du CETC sont concentrés dans les domaines où l’expertise de l’HMR et de son centre de recherche est déjà reconnue, comme l’hémato-oncologie (leucémie, lymphomes, myélomes), l’ophtalmologie (dégénérescence maculaire et greffe de cornée), la néphrologie et l’orthopédie (reconstruction articulaire).

La thérapie cellulaire a le potentiel de soigner :
1. plusieurs types de cancer : leucémies, lymphomes, myélomes, cancer du sein, cancer du poumon, mélanome, cancer du rein, cancer des testicules et autres;
2. les maladies cardiaques : infarctus, insuffisance cardiaque;
3. désordres neurologiques : maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, accidents cérébrovasculaires, traumatismes de la moelle épinière;
4. maladies oculaires : dégénérescence maculaire, glaucome, anomalies de la cornée;
5. maladies auto-immunes : diabète, sclérodermie, lupus érythémateux, arthrite rhumatoïde, atteintes rénales et autres;
6. maladies musculo-squelettiques : traumatismes endommageant de cartilage, arthrose, dystrophie musculaire

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Radiothérapie palliative pour les cancers avancés de la sphère ORL

Jusqu’à récemment, la radiothérapie palliative était rarement utilisée au Québec pour les patients souffrant de cancers de la sphère ORL en phase avancée, les radio-oncologues pensant que la toxicité de ces traitements en surpassait les effets bénéfiques, ces derniers se révélant de courte durée.

Or une nouvelle étude menée par Dr Bernard Fortin, radio-oncologue au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et professeur adjoint de clinique à l’Université de Montréal, indique qu’avec l’avancement des techniques de radiothérapie, de tels traitements pourraient se révéler pertinents, bien tolérés par les patients et à même de soulager les problèmes reliés au cancer, même si ce n’est que temporairement.

«Les techniques de radiothérapie ayant beaucoup évolué, nous arrivons à viser de façon beaucoup plus précise le cancer et à éviter davantage les tissus normaux, ce qui nous permet d’offrir un soulagement temporaire au prix d’effets secondaires très tolérables à des patients chez qui nous avions peu à offrir auparavant, déclare Dr Bernard Fortin, ajoutant : Même si le cancer de ces patients n’est pas curable, la radiothérapie peut apporter une amélioration significative de leur qualité de vie».

Les résultats de ces travaux menés auprès de 32 patients de deux centres universitaires, dont celui de Maisonneuve-Rosemont, viennent d’être publiés dans le prestigieux International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics. Les participants à cette recherche ont fait l’objet d’un suivi rigoureux visant à s’assurer que les traitements ne leur nuisaient pas. Au contraire, l’étude a démontré qu’ils étaient bien tolérés et s’accompagnaient d’un recul des symptômes.

Ces résultats montrent que même en palliation, l’effort supplémentaire consistant à utiliser des techniques modernes peut avoir un impact direct sur la qualité de vie. Considérant la très bonne tolérance à ce régime, les auteurs envisagent une intensification de la dose pour prolonger la durée du soulagement chez cette clientèle lors d’une prochaine étude.

Ces travaux ont été subventionnés par une bourse de support professoral de l’Université de Montréal.

Sources : B. Fortin, N. Khaouam, E. Filion, P-F. Nguyen-Tan, A. Bujold, L. Lambert. Palliative Radiation Therapy for Advanced Head and Neck Carcinomas: A Phase 2 Study. Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, Jun 1;95(2):647-53. doi: 10.1016/j.ijrobp.2016.01.039

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Lancement de la Chaire Maryse et William Brock sur la greffe de cellules souches

Une chaire de recherche appliquée en greffe de cellules souches voit le jour à l’Université de Montréal grâce à des dons totalisant 2,3 M$. La chaire porte les noms de Maryse et William Brock en reconnaissance des dons et des exceptionnels efforts philanthropiques faits par le couple depuis plusieurs années. La chaire est dirigée par le Dr Jean Roy, professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, affilié à l’UdeM.

«Lorsque j’ai reçu mon diagnostic de leucémie, en 2004, j’ai cherché le meilleur endroit dans le monde où je pourrais être traité… et je l’ai trouvé ici, à Montréal, à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, explique William Brock. Et, si les connaissances progressent de façon fulgurante dans le domaine des greffes de cellules souches, c’est notamment grâce au travail des équipes de chercheurs de l’Université de Montréal. Une fois remis sur pied, j’ai souhaité apporter ma propre contribution en soutenant leurs recherches.»

Yvan Gendron, PDG du CIUSSS; Hélène Boisjoly, doyenne de la Faculté de médecine; Guy Breton, recteur de l'UdeM; William Brock, Jean Roy, titulaire de la Chaire, Maryse Bertrand; Daniel Weisdorf, professeur de l'Université de Minnesota.
Yvan Gendron, PDG du CIUSSS; Hélène Boisjoly, doyenne de la Faculté de médecine; Guy Breton, recteur de l’UdeM; William Brock, Jean Roy, titulaire de la Chaire, Maryse Bertrand; Daniel Weisdorf, professeur de l’Université de Minnesota.

Source : Université de Montréal
Photo : Caroline Dostie

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Santé de la population : le Parc olympique et le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal font figure de pionniers

logo-CIUSSS_PO_FINALCe matin, deux joueurs importants de l’Est de l’île de Montréal ont signé une entente unique au Québec afin de stimuler l’intérêt et d’engager la population locale à adopter de saines habitudes de vie. En effet, c’est avec fierté que le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal et le Parc olympique unissent leurs forces afin de travailler à l’amélioration de la santé et d’encourager la pratique d’activités physiques chez la population. Concrètement, cette entente favorise l’utilisation des infrastructures de la Régie des installations olympiques (RIO) autant pour les employés du CIUSSS que pour l’ensemble des citoyens de l’Est de l’Île de Montréal.

rio-lancement-2juin-2016-25« Prévenir les problèmes de santé, et non simplement les traiter, fait partie du rôle d’une grande institution comme la nôtre. Il faut miser sur les possibilités que les infrastructures en place nous offrent, » a déclaré  M. Yvan Gendron, président directeur général du CIUSSS de l’Est de l’Île-de-Montréal. Monsieur Gendron insiste également sur les effets positifs d’encourager les gens à bouger et à développer de saines habitudes de vie. « Reprendre sa santé en main, c’est aussi une façon de désengorger le système de santé en diminuant les épisodes de soins ainsi que le nombre de gens atteints de maladies chroniques. Collectivement, c’est positif pour tout le monde. »

« Avec ses installations de calibre international récemment rénovées, le Centre sportif du Parc olympique est unique au Québec. Il permet à nos meilleurs athlètes de s’entraîner dans des conditions optimales, mais également — et c’est là une de ses nombreuses qualités — à la population environnante de bénéficier d’équipements à la fine pointe, dans un lieu facilement accessible », affirme M. Michel Labrecque, président-directeur général du Parc olympique. « Le fait de pouvoir offrir à la population la possibilité d’utiliser ces installations, tout en encourageant l’adoption de bonnes habitudes de vie et la pratique de l’activité physique constitue une des missions du Parc olympique », conclut-il.

Dre Mylène Drouin, médecin spécialiste à la Direction de santé publique de Montréal et coordonnatrice de Montréal, métropole en santé, a rappelé « qu’un Montréalais sur trois souffre d’au moins une maladie chronique. Ces maladies sont évitables dans la grande majorité des cas, notamment par l’adoption d’un mode de vie physiquement actif. L’entente entre le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal et le Parc olympique est prometteuse car elle favorise, pour une des populations les moins actives de Montréal, l’accès à des installations sportives de qualité à proximité. »

Détails de l’entente

Parmi les principales mesures proposées par cette entente, on retrouve notamment un rabais corporatif de vingt pour cent pour les dix-huit mille employés, médecins, stagiaires et chercheurs du CIUSSS sur l’abonnement annuel aux activités de conditionnement physique et celles qui se réalisent aux bassins aquatiques. Ces mêmes activités seront offertes à tous les patients détenteurs d’une prescription d’activité physique d’un médecin du CIUSSS qui bénéficieront aussi d’un rabais de 15% via le programme + ACTIF. D’autres mesures complémentaires toucheront également des clientèles plus spécifiques telles que les femmes enceintes, les jeunes mamans, les personnes atteintes d’une déficience physique ou de problèmes respiratoires. Une clientèle plus jeune sera également ciblée par un programme offert aux enfants souffrant d’obésité. Il s’agit d’une belle opportunité d’éduquer et de sensibiliser la population à adopter un mode de vie sain et actif, tout cela grâce à accès à des plateaux sportifs stimulants.

La santé des citoyens de l’Est

Selon des données divulguées par le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, l’espérance de vie des citoyens qui habitent certains quartiers de l’Est de Montréal est inférieure de neuf ans à celle des citoyens de l’Ouest de l’île. Dans ce même territoire, plus du tiers de la population de ce secteur compte au moins deux facteurs de risques de maladies chroniques tels que le tabagisme ou la consommation d’alcool, la sédentarité (25%) ou une nutrition déficiente.

Communiqué (PDF)

2 juin 2016 - Entente entre le Parc olympique et de CIUSSS de l'ESt-de-l'Île-de-Montréal

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Le marquage des cellules par photoblanchiment : un allié précieux de la recherche scientifique

Marquage d'un cellule par photoblanchiment
Marquage d’un cellule par photoblanchiment

Des travaux majeurs menés par Santiago Costantino, chercheur à l’Hôpital Maisonneuve Rosemont et professeur agrégé à l’Université de Montréal, ainsi que la Dre Claudia Kleinman, chercheuse à l’Institut Lady Davis de l’Hôpital général juif et professeure adjointe à l’Université McGill, et une équipe pluridisciplinaire de collaborateurs ont généré une méthode unique pour procéder au marquage instantané et spécifique de cellules individuelles : le marquage des cellules par photoblanchiment. Cette méthode deviendra un allié précieux dans un grand nombre de domaines de la recherche scientifique, et en particulier pour des applications spécifiques au domaine de la génomique. Les résultats de cette recherche sont publiés dans la dernière parution de la prestigieuse revue Nature Communications.

« Nous utilisons un laser en guise de pinceau pour marquer les cellules une à une », explique le Dr Santiago Costantino. « À l’opposé des technologies précédentes pour lesquelles il fallait soit connaître les détails moléculaires de cellules spécifiques, soit cataloguer un grand nombre de cellules de manière non spécifique, notre technologie permet de marquer par coloration des cellules en se basant uniquement sur l’observation. Nous pouvons par exemple marquer exclusivement les grandes cellules, les cellules rapides ou les cellules de forme allongée. Ensuite, nous utilisons des technologies de pointe pour examiner à l’échelle moléculaire ce que les cellules que nous avons choisies avaient de particulier. Notre technologie permet d’extraire quelques cellules particulières parmi des millions de cellules normales ».

Cette technique sera déterminante pour ouvrir la voie à l’élaboration de nouvelles générations d’applications de séquençage génomique de cellules isolées. Elle a de nombreux avantages, notamment d’être flexible, efficace et non invasive, tout en étant simple, peu coûteuse et accessible à n’importe quel chercheur disposant d’un microscope confocal standard. Elle peut être automatisée pour atteindre un haut débit de données. Elle ne comprend aucune intervention qui détériore les cellules, et ce, afin de préserver l’intégrité de la cellule pour effectuer des analyses plus précises.

« Le séquençage de génomes à partir d’une seule cellule est une nouvelle génération de technologies performantes qui pourrait transformer notre vision de maladies telles que le cancer, où des cellules uniques, cachées parmi des millions d’autres, jouent un rôle déterminant. », a expliqué la Dre Kleinman. « Cette méthode nous permettra de sélectionner ces cellules spécifiques et d’effectuer un large éventail d’expériences qui n’étaient pas possibles auparavant. Cela nous aidera à comprendre les variations d’une cellule à une autre et à étudier ces cellules spécifiques qui sont à l’origine de la progression de la maladie. »

« Notre technologie fait son apparition à un moment où les études génétiques de cellules isolées sont possibles, et où les scientifiques sont en train de découvrir que les cellules que l’on croyait identiques affichent de grandes différences à l’échelle génomique. Nous avons mis au point un outil qui nous permet, pour la première fois, d’associer ce que nous observons au microscope avec des signatures moléculaires détaillées de cellules individuelles », a ajouté le Dr Costantino.

Cette recherche a été financée conjointement par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), le Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS), les Instituts de recherche en santé du Canada, le Fonds de recherche en ophtalmologie de l’Université de Montréal (FROUM) et Génome Canada.

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Tabagisme et schizophrénie : comprendre et briser la spirale de la dépendance

Stéphane Potvin, chercheur
Stéphane Potvin, chercheur

La dépendance au tabac chez les personnes atteintes de schizophrénie pourrait s’expliquer par une augmentation significative de l’activation de la partie ventrale du cortex préfrontale (CPFv), une région du cerveau impliquée dans le système de récompense. Ces nouvelles données, fruit d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal, confirment la prédisposition au tabagisme et expliquent les difficultés des personnes atteintes de schizophrénie à cesser de fumer.

« Le tabagisme est un véritable problème chez les personnes atteintes de schizophrénie, » explique Stéphane Potvin, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et premier auteur de l’étude. « Leur santé et leur espérance de vie sont souvent hypothéquées par cette dépendance dont les mécanismes cérébraux étaient jusqu’à présent encore méconnus, » affirme le professeur sous octroi agrégé à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

En simple, l’équipe de chercheurs a observé chez les fumeurs atteints de schizophrénie une activation neuronale plus grande, en comparaison avec des sujets sains, d’une région spécifique du cerveau (CPFv) lorsqu’on leur présente des images incitant à fumer. Au niveau comportemental, les chercheurs ont aussi constaté que les sujets atteints de schizophrénie qui fumaient présentaient plus de symptômes dépressifs que les participants du groupe contrôle.

« Ces observations suggèrent que la cigarette a un effet plus marqué chez les fumeurs atteints de schizophrénie. Ce qui corrobore l’hypothèse déjà formulée d’une vulnérabilité accrue à cette dépendance mais atteste aussi de la grande difficulté pour eux quand vient le moment d’essayer de cesser de fumer, » explique Stéphane Potvin.

La prévalence du tabagisme chez les personnes atteintes de schizophrénie est élevée et le taux d’abandon du tabagisme est faible. Les fumeurs atteints de schizophrénie ont douze fois plus de chances de mourir d’une maladie cardiaque liée au tabagisme que ceux qui ne fument pas. « C’est nécessaire d’explorer des avenues qui permettront d’appuyer ces personnes dans leurs efforts pour s’émanciper de la cigarette, » déclare Stéphane Potvin. « C’est pourquoi nous voulons poursuivre nos recherche à savoir si cette activation de la partie ventrale du cortex préfrontale (CPFv) est causée par la maladie elle-même ou par les effets des antipsychotiques, » conclut le chercheur.

À propos de l’étude
Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont comparé, en utilisant des techniques de neuroimagerie, les réactions cérébrales de 18 fumeurs atteints de schizophrénie et de 24 fumeurs sans problème de santé mentale lorsqu’ils regardent des images des appétitives de la cigarette. De plus, les participants ont été appelés à compléter un questionnaire pour évaluer leurs symptômes dépressifs (Beck II).

Source : S. Potvin, O.Lungu, O. Lipp, P. Lalonde, V. Zaharieva, E. Stip, J-P Melun, A. Mendrek. Increased ventro-medial prefrontal activations in schizophrenia smokers during cigarette cravings. Schizophrenia Research. Avril 2016

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Le ministre Gaétan Barrette et la députée Marie Montpetit annoncent l’ajout de 28 nouveaux lits de soins palliatifs et de fin de vie…

Marie-Clarac-6839-250Le ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Gaétan Barrette, et la députée de Crémazie et adjointe parlementaire du ministre de la Santé et des Services sociaux, madame Marie Montpetit, ont annoncé aujourd’hui l’ajout de 28 nouveaux lits de soins palliatifs et de fin de vie au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, dont une unité de 18 lits qui seront installés à l’Hôpital Marie-Clarac et une autre de 10 lits à l’Hôpital Santa Cabrini.

« Les soins palliatifs répondent à un besoin majeur de notre société, particulièrement dans le contexte actuel du vieillissement de la population, et constituent donc une priorité pour notre gouvernement. Nous venons aujourd’hui consolider le nombre de lits réservés en soins palliatifs sur le territoire montréalais pour faire en sorte que plus de personnes puissent vivre leurs derniers instants dans la sérénité, tout en bénéficiant des soins d’un personnel spécialisé », a déclaré le ministre.

Quant à elle, la députée Marie Montpetit a ajouté : « Le gouvernement du Québec se donne comme priorité d’offrir des milieux d’hébergement bien adaptés aux personnes qui ont besoin de soins palliatifs. C’est donc un geste significatif que nous posons aujourd’hui pour la population de la région montréalaise, et il correspond tout à fait à nos valeurs communes de compassion et de dignité ».

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal offre des soins palliatifs à domicile à plus de 1 000 personnes. Il comporte aussi, actuellement, une unité de soins palliatifs de 16 lits à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, de 18 lits à l’Hôpital Marie-Clarac et de 10 lits à l’Hôpital Santa Cabrini. Cet ajout de 28 nouveaux lits vient donc accroître de façon importante la capacité d’accueil de personnes qui sont en fin de vie.

Pour la mise en place de ces 28 nouveaux lits, le ministère de la Santé et des Service sociaux allouera un montant de 2 174 000 $ et le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal allouera 486 000 $ pour les 18 lits réservés de l’Hôpital Marie-Clarac. L’investissement total représente donc une somme globale de 2 660 000 $.

Source : Ministère de la Santé et des Service sociaux

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Goûts et intérêts des Québécois en matière de sexualité : une étude déboulonne les idées reçues

Christian Joyal, chercheur IUSMM et IPPM
Christian Joyal, chercheur IUSMM et IPPM

Les Québécois ont-ils des comportements et des intérêts sexuels anormaux? Selon la 5e édition du manuel statistique et diagnostique des troubles mentaux (DSM-5), les intérêts sexuels sont groupés en deux catégories, soit normaux (normophiliques) et anormaux (paraphiliques). Cependant, des résultats publiés récemment dans The Journal of Sex Research contredisent le DSM-5 en démontrant que plusieurs comportements et intérêts sexuels légaux, mais considérés anormaux en psychiatrie, sont plutôt fréquents dans la population générale. Cette recherche a été menée auprès de 1040 Québécois et Québécoises par Christian Joyal et Julie Carpentier, chercheurs à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal et à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), centres affiliés à l’Université de Montréal.

« L’objectif principal de cette étude était de déterminer la norme dans les désirs et les expériences sexuels auprès d’un échantillon représentatif de la population générale, » explique Christian Joyal, également professeur titulaire au Département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Les chercheurs ont fait appel à une firme de sondage professionnelle pour interroger des hommes et des femmes représentatifs de la population générale à propos de leurs expériences et souhaits de réaliser des comportements sexuels considérés comme anormaux par le DSM-5.

Le sondage, réalisé par téléphone et Internet, a permis aux chercheurs de confirmer leur hypothèse de base. « Dans l’ensemble, près de la moitié (45,6 %) de l’échantillon aimerait vivre au moins un comportement sexuel considéré anormal, tandis que le tiers (33 %) a déjà expérimenté au moins une fois ce genre de pratique. Ces faits suggèrent qu’avant d’étiqueter comme d’anormal un intérêt sexuel légal, il convient de connaître les normes de pratiques sexuelles. Certains intérêts paraphiliques sont plus communs qu’on pourrait le croire, non seulement en termes de fantasmes, mais aussi de désir et de comportements, » explique monsieur Joyal.

Concrètement, sur les huit exemples de comportements paraphiliques énumérés dans le DSM-5, quatre (voyeurisme- 35 %, fétichisme-26 %, frotteurisme-26 % et masochisme-19 %) ne sont ni rares, ni inhabituels, tant en termes d’expérience que de souhaits rapportés par les hommes et les femmes. En outre, les chercheurs ont trouvé un lien statistiquement significatif entre l’intérêt pour la soumission sexuelle et celui pour d’autres activités sexuelles, suggérant que le désir de pratiquer le masochisme est significativement associé à des intérêts sexuels plus diversifiés.

«Il est vrai que les hommes, en général, sont plus intéressés que les femmes par des comportements sexuels paraphiliques. Néanmoins, ça ne signifie pas qu’elles n’ont pas d’intérêts pour de tels comportements. En fait, les femmes qui rapportent des intérêts pour la soumission sexuelle ont des intérêts sexuels plus variés et rapportent une meilleure satisfaction vis-à-vis de leur vie sexuelle. Il ne s’agirait donc pas d’un intérêt anormal», explique monsieur Joyal.

Le chercheur tient à préciser qu’une distinction doit être faite entre les comportements sexuels paraphiliques, les paraphilies et les troubles paraphiliques. « On parle de trouble paraphilique lorsque l’acte sexuel implique des partenaires non consentants ou qu’il induit une souffrance ou un désarroi à la personne qui le fait. Il peut également être absolument nécessaire pour obtenir satisfaction. Une paraphilie ne réfère pas à un trouble mental, mais plutôt à une préférence sexuelle pour un comportement non-normophilique, alors que les comportements paraphiliques ne sont pas préférentiels, mais exécutés de temps à autre. Tout de même, cette étude suggère fortement que les comportements paraphiliques légaux sont loin d’être anormaux, contrairement à ce qui est avancé par le DSM-5. Il nous est même permis de penser que les résultats de cette étude sur les fantasmes des Québécois sont aussi représentatifs des populations d’Amérique du Nord et d’Europe, » conclut Christian Joyal.

Communiqué PDF

À propos de l’étude
Source : Joyal, C., & Carpentier, J. The prevalence of paraphilic interests and behaviors in the general population: A provincial survey, (2016). Journal of Sex

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Cancer du pancréas : importante percée dans la compréhension des mécanismes moléculaires menant à la maladie

Le cancer du pancréas compte parmi les cancers dont le pronostic est le plus sombre. Mais une percée récente effectuée par deux équipes de chercheurs dont une de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal ouvre la voie à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires qui mènent au développement de ce cancer.

Dr Frédérick Antoine Mallette, chercheur
Dr Frédérick Antoine Mallette, chercheur

Cette recherche biomédicale, menée conjointement par les groupes des Drs. Frédérick Antoine Mallette (Université de Montréal / Centre de recherche HMR) et Stéphane Richard (Université McGill / Institut Lady Davis pour la recherche médicale) et publiée dans la revue scientifique Cell Reports a montré que l’expression d’une petite molécule d’acide ribonucléique nommée miR-137 est fréquemment perdue dans les tumeurs du pancréas. Cette molécule est en fait responsable de l’établissement d’un mécanisme de défense contre le cancer nommé sénescence cellulaire, qui fait obstacle à la formation du cancer. Or, la perte de miR-137 coopère avec différentes mutations fréquemment observées dans les tumeurs du pancréas pour ouvrir la porte à la croissance incontrôlée des cellules, menant ainsi au cancer.

«Il est maintenant impératif de mieux comprendre les mécanismes menant à la perte de miR-137 afin d’établir des stratégies thérapeutiques pour traiter et prévenir le cancer du pancréas,» a déclaré le Dr Frédérick Antoine Mallette.

Ces travaux conjoints, effectué par le doctorant Mathieu Neault, ont aussi permis de démontrer que le rétablissement des niveaux normaux de miR-137 dans les cellules cancéreuses du pancréas permet de freiner leur prolifération et de stimuler la sénescence cellulaire, et donc la protection des cellules.

Un cancer encore foudroyant
Environ 4800 personnes ont reçu un diagnostic de cancer du pancréas en 2015, et près de 4600 Canadiens ont succombé à ce terrifiant cancer pendant la même année. S’il se place au 12e rang pour l’incidence, c’est plutôt en 4e place qu’il se situe en ce qui a trait à la mortalité. Par ailleurs, aucune amélioration des taux de survie pour ce cancer particulier n’a été réalisée dans les 40 dernières années. C’est pourquoi il est urgent d’en décoder les mécanismes afin d’ouvrir la voie à des pistes thérapeutiques qui permettront d’infléchir ces sombres chiffres.

Financement de la recherche
Cette étude a pu être effectuée grâce au financement des Instituts de Recherche en Santé du Canada ainsi que grâce aux Fonds de Recherche du Québec – Santé.

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