Traitement par immunothérapie des lymphomes associés au virus d’Epstein-Barr : Un premier feu vert de Santé Canada au Centre d’excellence en thérapie cellulaire de Maisonneuve-Rosemont

Imaginez que votre système immunitaire puisse être éduqué pour être capable de reconnaître des maladies spécifiques et ainsi les détruire. De la science-fiction ou tout au moins de l’anticipation ? Plus maintenant.

Delisle-JS-250x250Santé Canada a en effet récemment approuvé pour la première fois au Canada un projet clinique pour une étude de phase I visant à traiter des lymphomes associés au virus EBV (virus d’Epstein-Barr) par le biais d’une immunothérapie adoptive cellulaire spécifique contre le virus. C’est le Dr Jean-Sébastien Delisle et son équipe du Centre d’excellence en thérapie cellulaire (CETC) et du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), affilié à l’Université de Montréal, qui piloteront ces essais.
En simple, en adaptant des méthodes initialement développées aux États-Unis au CETC, le projet vise à redonner aux patients immuno-supprimés les moyens immunitaires de combattre le virus EBV. Ce virus dont la plupart des gens sont porteurs et qui cause la mononucléose chez une personne saine, peut causer des lymphomes mortels, notamment chez un patient immuno-supprimé.

« Nous commençons par l’EBV, a déclaré le Dr Delisle, mais une fois la preuve faite que ce produit cellulaire est sécuritaire, nous pourrons nous attaquer à tous les virus qui peuvent mettre en péril la santé des patients et à d’autres cibles, par exemple celles qu’expriment les tumeurs. »

Comment ?

Des cellules sont prélevées et mises en culture pendant près de deux semaines. Cette culture, combinée avec divers stimulants, permet de ne stimuler que les cellules qui sont à même de reconnaitre le virus ciblé. Cette sorte de super-soupe de lymphocytes T répondant très fortement au virus, constitue alors une véritable armée contre le virus. Prête à la bataille, elle est ensuite injectée au patient.

Une première phase cruciale

La première phase des essais qui vient de recevoir le feu vert de Santé Canada a pour objectif de s’assurer que le traitement soit bien toléré par les patients. Cependant, elle fournira aussi des indices précieux sur les effets bénéfiques du traitement. Si l’effet primaire est de combattre la réapparition du virus, il faut aussi savoir qu’EBV est aussi oncogène: il peut provoquer l’apparition de cellules cancéreuses. Il y a donc un effet additionnel, celui de réduire les risques de rechute ou transformation. Bien que le Dr Delisle ait stratégiquement entamé les essais contre le virus EBV, une fois la sécurité chez les patients démontrée, la même production pourra être appliquée a n’importe quel virus commun et il est même envisageable d’éduquer la culture cellulaire contre plusieurs virus à la fois et envisager ainsi une solution « tout-en-un ».

À propos du CETC

Le CETC, l’un des plus important centre de thérapie cellulaire au pays, est à l’avant-garde de la recherche sur les cellules souches, le système immunitaire et le cancer. L’objectif premier est de mettre au point des traitements pour différentes maladies, comme la leucémie, les lymphomes, les myélomes, la dégénérescence maculaire, la reconstruction articulaire, le diabète, la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer. Il joue également un rôle majeur dans la formation de jeunes chercheurs et établit un pont entre la recherche fondamentale et la recherche clinique.

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Comprendre les comportements antisociaux : sur la piste de l’influence des gènes et de l’environnement

Un gène impliqué dans la régulation des émotions et du comportement pourrait influencer l’impact à long-terme de la violence vécue au cours de l’enfance sur les comportements antisociaux des individus. Cette conclusion est le fruit d’une étude longitudinale menée par une équipe de chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale (CIUSSS de l’Est-de-l’île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal sur 327 jeunes hommes vivant au Québec (Étude longitudinale des enfants de maternelle au Québec) et dont certains ont été exposés à de la violence au cours de leur enfance.

Isabelle-Ouellet-Morin-250« On sait déjà que les personnes victimes ou témoin de violence au cours de l’enfance sont plus susceptibles de s’engager dans des trajectoires antisociales à l’adolescence et à l’âge adulte », déclare Isabelle Ouellet-Morin, chercheure à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. « Des études génétiques ont par la suite rapporté que cette influence pouvait être exacerbée par des différences inscrites dans l’ADN, dont le gène de la monoamine oxydase A (MAOA) », explique la professeure à l’École de criminologie de l’Université de Montréal.

La MAOA est un enzyme qui dégrade des neurotransmetteurs appelés monoamines (noradrénaline, sérotonine et dopamine), dont le déséquilibre dans certaines zones du cerveau pourrait jouer un rôle dans la régulation des émotions et le comportement d’inhibition. « Les résultats investiguant le rôle du gène MAOA dans l’interaction entre les expériences adverses vécues à l’enfance et les comportements antisociaux étaient jusqu’à présent inconstants, c’est pourquoi nous voulions faire cette étude, pour tenter de clarifier la situation » affirme madame Ouellet-Morin.

Cette cohorte de participants, suivi pendant plus de 15 ans, a servi de base aux chercheurs pour évaluer le rôle du gène MAOA dans divers comportements antisociaux, comme la violence dans les relations intimes et les symptômes associés à une personnalité antisociale (pr. ex., effectuer des activités illégales, être impulsif, n’avoir aucun remord, etc.). Ils ont également voulu savoir si l’influence exercée par ce gène se manifestait différemment selon l’exposition relative des participants à de la violence au cours de leur enfance.

Résultats

Après l’analyse des données, madame Ouellet-Morin et son équipe ont confirmé que l’exposition à la violence est associée à une :

  • augmentation de symptômes associés à un trouble de conduite à l’adolescence et à une personnalité antisociale à l’âge adulte;
  • probabilité plus élevée de manifester des comportements d’agression dans leurs relations intimes.

Dans les faits, cette étude met en évidence l’effet modulateur du gène MAOA sur la manifestation de comportements antisociaux chez les jeunes hommes ayant été exposés à de la violence lorsqu’ils étaient enfants.

  • Les hommes porteurs d’un polymorphisme moins commun du gène MAOA dans la population (environ 30% des hommes) sont, en moyenne, plus à risque de manifester ces comportements à l’adolescence et au début de l’âge adulte comparativement à ceux n’ayant pas ce polymorphisme, mais aussi exposés à de la violence au cours de leur enfance.

«Ce résultat montre bien que nos gènes n’ont pas toutes les réponses sur le devenir des individus, pas plus que l’environnement d’ailleurs. L’opposition entre l’inné et l’acquis est un faux débat. Le défi est maintenant de chercher à mieux comprendre les mécanismes par lesquels la vulnérabilité et la résilience persistent chez des personnes exposées à des contextes de vie adverses. Une partie de cette réponse se trouve dans l’interaction constante entre l’individu et son environnement, incluant notre bagage génétique » conclut madame Ouellet-Morin.

À propos de l’étude

Source : Isabelle Ouellet-Morin, Sylvana M. Côté, Frank Vitaro, Martine Hébert, René Carbonneau, Eric Lacourse, Gustavo Turecki and Richard E. Tremblay. Effects of the MAOA gene and levels of exposure to violence on antisocial outcomes. The British Journal of Psychiatry 1–8. doi: 10.1192/bjp.bp.114.162081

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Simulation de la chirurgie ouverte en orthopédie

Une technologie unique au monde mise au point avec l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Unique au monde, un simulateur pour la formation en chirurgie ouverte orthopédique (reconstruction du genou par arthroplastie totale), vient d’être mis au point par Les Technologies OSSim Inc., en partenariat avec trois chirurgiens orthopédistes de l’Université de Montréal dont le Dr Marc Isler et le Dr Vincent Massé de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’île-de-Montréal), ainsi que la Dre Véronique Godbout, du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

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Le premier simulateur de réalité virtuelle en chirurgie ouverte en orthopédie, le SIM-KTM, permettra dorénavant aux résidents en orthopédie de travailler leur confiance en soi et de développer leur dextérité en s’exerçant à forer et à scier des os. Le simulateur SIM-KTM représente un outil de formation fantastique pour la communauté d’enseignement médicale. Cette technologie sera utilisée par le Programme de formation universitaire en chirurgie orthopédique de l’Université de Montréal et à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, pôle important en enseignement de l’arthroplastie au Québec.

Des bénéfices pour les patients

Dr Marc Isler
Dr Marc Isler

Chaque année, des milliers de patients bénéficient d’un remplacement articulaire du genou (prothèse totale ou arthroplastie). Pour les résidents en chirurgie orthopédique, ces simulations sans risque seront un outil précieux et contribueront en outre à réduire le stress lié à l’apprentissage de leur art. L’utilisation du simulateur SIM-KTM permettra à ces résidents d’acquérir certaines compétences psychomotrices de base pour leur permettre de se concentrer sur l’ensemble de la chirurgie et ainsi de minimiser le risque de complications pour les patients.

Quelques données

Dr Vincent Massé
Dr Vincent Massé
  • Les remplacements articulaires améliorent la qualité de vie des personnes qui souffrent de douleur chronique en les aidant à fonctionner de manière autonome.
  • Entre 2006-2007 et 2010-2011, le nombre de remplacements du genou a progressé de 15 % au Canada. Avec le vieillissement de la population, ce chiffre est appelé à augmenter.
  • L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont accueille une quarantaine de résidents orthopédiques.

Communiqué (PDF)

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Conseil local citoyen en santé : un engagement conjoint pour la santé de tous


C’est un pas important : une déclaration de principe a été formellement signée par les maires d’arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles et Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Chantal Rouleau et Réal Ménard ainsi que par Denise Fortin, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS de l’Est-de-l’Ile-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) pour marquer l’engagement conjoint du secteur municipal et du réseau de la santé et des services sociaux à développer un espace d’échange à l’échelle du territoire urbain sous la forme de ce qui sera le Conseil local citoyen en santé.

« Dans la nouvelle structure qui est la nôtre aujourd’hui, il est tout particulièrement important de travailler à préserver les liens directs avec les citoyens et avec la communauté », a déclaré Yvan Gendron, président-directeur général du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, ajoutant que « le Conseil local citoyen en santé s’inscrit en droite ligne de cette préoccupation ».

« Pour que cette concertation soit efficace, l’ensemble des partenaires et des parties prenantes engagées auprès d’une partie de la population plus vulnérable face aux déterminants de la santé doit se sentir impliqué. Notre modèle collaboratif soutient la participation citoyenne visant à promouvoir et à influencer positivement l’état de la santé et le bien-être de la population de notre territoire. Ainsi, autant que possible, aucune personne dans le besoin dans notre communauté ne devra être laissée sans ressource, » a affirmé le maire de l’arrondissement de Mercier– Hochelaga-Maisonneuve et responsable de l’environnement, du développement durable, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif de la Ville de Montréal, Réal Ménard.

« Je suis très fière de participer à cette initiative novatrice. Il n’y a aucun doute que le Conseil local citoyen en santé est condamné à avoir des retombées positives pour notre population. L’Est de Montréal vit des enjeux particuliers qui méritent des solutions adaptées à cette réalité » affirme Chantal Rouleau, mairesse de l’arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles et responsable de l’eau et des infrastructures de l’eau à la Ville de Montréal.

En concertation et en complémentarité

La déclaration conclue par les parties trace à grands traits les contours du Conseil local citoyen en santé. Celui-ci s’inscrira en appui et en complémentarité au travail de concertation locale et de proximité déjà présent dans l’Est de l’Île de Montréal. Les tables de quartier, les partenaires institutionnels et des citoyens qui vivent au quotidien des besoins spécifiques en santé seront invités à se joindre à cette démarche collective qui cherche à arrimer les actions d’amélioration de la santé et de réduction des disparités à l’échelle territoriale.

Source

Florence Meney, agente d’information – relations médias
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Sur la photo (de gauche à droite) : Yvan Tremblay, chef de service participation citoyenne et promotion de la santé globale des communautés du CIUSSS-EMTL, Adam Mongodin, coordonnateur santé publique du CIUSSS-EMTL, Chantal Rouleau, mairesse de l’arrondissement de Rivières-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Réal Ménard, maire de l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, et Denise Fortin, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS-EMTL.

Grippe ou gastro-entérite – Les bonnes pratiques pour prévenir les débordements à l’urgence

À l’approche des Fêtes, les établissements de santé et de services sociaux de Montréal unissent leur voix afin de rappeler à la population les conseils de prévention, les ressources disponibles dans la communauté et la marche à suivre avant de se rendre à l’urgence. Rappelons que cette période de l’année est particulièrement propice aux rapprochements et échanges de toutes sortes, ce qui augmente le nombre de grippes et de gastro-entérites à la fin décembre et au début janvier. Dans ce contexte, la majorité des enfants et des adultes qui se présentent dans les urgences de Montréal souffrent de symptômes grippaux bénins, de gastro-entérite et de fièvre. En plus de contribuer à propager ces virus, cette augmentation de l’affluence provoque une importante pression sur les urgences, ce qui augmente le temps d’attente, précisément pour ces cas non urgents.

Se soigner à la maison, souvent la meilleure des solutions

« Il est important que les parents se préparent à la saison de la grippe en s’informant pour savoir comment préserver la santé de leurs enfants, comment soigner à la maison les maladies et les blessures mineures et quand consulter un médecin ou se présenter à l’urgence. Les enfants qui ont besoin de soins urgents sont traités en priorité. Par contre, tout patient qui se présente avec un rhume, une grippe ou une gastro-entérite doit prévoir attendre plusieurs heures avant de voir un médecin à l’urgence. Que vous soyez un enfant ou un adulte, les symptômes grippaux bénins, la gastro-entérite et la fièvre, qui dure généralement entre 3 à 5 jours, peuvent être soignés à la maison. Les services d’urgence doivent être réservés aux personnes dont l’état de santé nécessite des soins urgents », a mentionné le Dr Antonio D’Angelo, chef médical de l’urgence du CHU Sainte-Justine. « Si vous avez la grippe, buvez beaucoup d’eau et reposez-vous. Vous pouvez aussi demander à votre pharmacien des conseils pour soulager vos symptômes », a-t-il ajouté.

« Les mesures préventives, comme la vaccination et l’adoption d’une bonne hygiène respiratoire, sont deux des moyens les plus efficaces pour réduire le nombre de visites imprévues à l’urgence et les longs temps d’attente qui s’en suivent durant la période la plus occupée de l’année », explique le Dr Harley Eisman, directeur du département d’urgence de l’Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM. « Évitez de contribuer à propager la grippe et la gastro-entérite en vous lavant régulièrement les mains, en éternuant dans le pli de votre coude, en restant à la maison lorsque vous êtes malade et en évitant d’entrer en contact avec des gens vulnérables. »

La vaccination contre la grippe : le moyen le plus efficace

« Il est encore temps de se faire vacciner pour se protéger de la grippe et de ses complications, tel que recommandé dans le Programme d’immunisation du Québec. Le vaccin est particulièrement recommandé pour les personnes dont la santé est fragile en raison de leur âge ou de leur condition de santé », soutient la Dre Carole Morissette, chef médical du secteur Prévention et contrôle des maladies infectieuses à la Direction de santé publique de Montréal. Elle rappelle que le vaccin est disponible partout à Montréal dans la plupart des cliniques médicales, auprès de son médecin de famille, en CLSC et dans certaines pharmacies. « Je vous invite à consulter le site santemontreal.ca/hiverensante pour connaître les endroits où vous faire vacciner près de chez vous. »

Des alternatives à l’urgence

Pour sa part, le Dr François Loubert, médecin de famille à la Clinique médicale Angus, fait la recommandation suivante : « Si vous êtes malade ou inquiet pour la santé d’un proche, appelez d’abord Info-Santé au 811. Les infirmières d’Info-Santé sont disponibles 24/7 pour vous conseiller et vous indiquer quand et qui consulter. Vous pouvez aussi vous adresser à votre médecin de famille, aux services de l’un des cinq centres intégrés universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la région de Montréal ou encore à une clinique-réseau pour voir un médecin sans rendez-vous. Les pharmaciens sont aussi d’excellents conseillers. »

PHiverensante_CSSS_248x145_FRour connaître les heures d’ouverture des cliniques-réseau et des CIUSSS de la région de Montréal, vous pouvez consulter le portail : www.santemontreal.qc.ca/hiverensante. Les sites du CHU Sainte-Justine et de l’Hôpital de Montréal pour enfants offrent aussi de nombreux conseils et de précieux renseignements qui permettront aux parents de mieux évaluer l’état de santé de leurs proches chusj.org, hopitalpourenfants.com.

Source :
Établissements de santé et de services sociaux de la région de Montréal :

Renseignements :

Volet médical

Mélanie Dallaire
Conseillère principale, relations médias
CHU Sainte-Justine
514 345-7707

Stephanie Tsirgiotis
Conseillère aux communications
Hôpital de Montréal pour enfants, CUSM
514 412-4400 poste 23870

Geneviève Bettez
Équipe des relations médias
Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
gbettez.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Volet Santé publique

Monique Guay
Adjointe à la PDG, Affaires publiques
CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal
514 593-2118

En savoir plus

Liste des cliniques-réseau de Montréal pour voir un médecin sans rendez-vous pendant le temps des fêtes
Ne vous laissez pas surprendre par la grippe

Santé Canada autorise les essais cliniques pour la molécule UM171

Santé Canada vient d’autoriser les premières phases d’essais cliniques pour la transplantation de cellules souches à des patients atteints de maladies du sang, dont les leucémies, les myélomes et les lymphomes.

GuySauvageau_AnneMarinier_2La particularité de ces cellules souches est qu’elles auront été préalablement multipliées dans une unité de sang de cordon ombilical avec la molécule UM171, molécule découverte par les équipes d’Anne Marinier, chercheure principale et directrice de la chimie médicinale à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal, et du Dr Sauvageau, Chercheur principal à l’IRIC et hématologue à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est de l’Île-de-Montréal).

« C’est une excellente nouvelle, affirme le Dr Sauvageau. Les premières phases des essais cliniques permettront de confirmer nos hypothèses sur certains patients atteints de maladies du sang. C’est une étape importante que nous venons de franchir dans la lutte contre le cancer et je tiens à souligner le travail exceptionnel de toutes nos équipes dans cette réalisation, tant à l’IRIC qu’à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. »

Le Centre d’excellence en thérapie cellulaire de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont servira d’unité de production de ces cellules souches. Par la suite, les greffons seront distribués à des patients de Montréal, Québec et Vancouver pour cette première étude clinique canadienne.

« Nous devrions voir les premiers résultats au courant de l’année 2016, et, si tout va bien, d’autres phases d’essais cliniques suivront. »

Source : Institut de recherche en immunologie et en cancérologie.

Renseignements

Olivier Dilain
Conseiller en communication et relations avec les médias
Institut de recherche en immunologie et en cancérologie│IRIC
Université de Montréal
olivier.dilain@umontreal.ca│514-343-7283

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Livres de croissance personnelle : lecteurs stressés ou lecture stressante?

Les consommateurs de livres de croissance personnelle seraient plus sensibles au stress et présenteraient une symptomatologie dépressive plus élevée, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal, dont les résultats viennent d’être publiés dans Neural Plasticity.

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Sonia Lupien, directrice du CESH

« La vente de livres de croissance personnelle a engendré des profits de plus de 10 milliards en 2009 aux États-Unis. Voilà une bonne raison de savoir s’ils ont un impact réel sur leurs lecteurs, » affirme Sonia Lupien, directrice du Centre d’études sur le stress humain (CESH) et professeure au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal. « Au départ, nous pensions observer chez les participants une différence au niveau de la personnalité, du sentiment de contrôle et de l’estime de soi selon les habitudes de lecture de livres de croissance personnelle, » explique Catherine Raymond, première auteure de l’étude et doctorante au CESH de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. « En réalité, il semble n’y avoir aucune différence entre le fait de lire ou non ce type d’ouvrages. Concrètement, les résultats démontrent plutôt que ce n’est pas la lecture elle-même mais bien le type de livres qui peut avoir un effet sur le stress et les symptômes dépressifs de ses consommateurs, » poursuit l’étudiante en neurosciences de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

Méthode

L’équipe du Centre d’études sur le stress humain a recruté 30 participants dont la moitié était adepte de lectures de croissance personnelle. Elle a mesuré plusieurs éléments chez chacun des participants, dont la réactivité au stress (mesure du cortisol par la salive), l’ouverture d’esprit, l’autodiscipline, l’extraversion, la compassion, la stabilité émotionnelle, l’estime de soi et les symptômes dépressifs. Le groupe de consommateurs d’ouvrages de croissance personnelle était lui-même divisé en deux types de lecteurs : un groupe qui préférait les livres orientés sur le problème (pr.ex. Why Is It Always About You? ou How Can I Forgive You?: The Courage to Forgive, the Freedom Not To) et l’autre sur l’actualisation de soi (pr.ex. You’re Stronger Than You Think ou How to Stop Worrying and Start Living). Les résultats démontrent que les consommateurs de livres orientés sur le problème présentent plus de symptômes dépressifs que les non-consommateurs. De plus, les participants qui lisent des livres axés sur l’actualisation de soi présentent une réactivité au stress plus élevée comparativement aux non-consommateurs.

L’œuf ou la poule?

Est-ce la lecture d’ouvrages de croissance personnelle qui augmente la réactivité au stress et la symptomatologie dépressive de ses lecteurs ou ceux-ci sont-ils plus sensibles aux situations stressantes? Difficile de déterminer la cause de cette observation. « Il faudrait poursuivre nos recherches pour en savoir plus, » selon Sonia Lupien. « Néanmoins, il semble que ces ouvrages n’entraînent pas les effets escomptés. Quand nous constatons que le meilleur prédicteur de l’achat d’un livre de croissance personnelle est le fait d’en avoir acheté un dans la dernière année (1), ça sème le doute sur leur efficacité. Si de tels ouvrages étaient véritablement efficaces, logiquement la lecture d’un seul serait suffisante pour régler nos problèmes, » explique la chercheure à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. En conséquence, elle encourage plutôt les gens à consulter des ouvrages qui rapportent des faits démontrés scientifiquement et écrits par des chercheurs ou des cliniciens affiliés à une université, un établissement de santé ou un centre de recherche reconnus. « Vérifiez vos sources, pour éviter d’être déçus. Un bon ouvrage de vulgarisation scientifique, ça ne remplace pas un professionnel de la santé mentale, mais ça permet une meilleure compréhension du stress ou de l’anxiété et ça peut encourager le lecteur à aller chercher de l’aide. »

À propos de l’étude

Source : C. Raymond, M-F Marin, A. Hand,S. Sindi, R-P Juster and S.J. Lupien. Salivary Cortisol Levels and Depressive Symptomatology in Consumers and Nonconsumers of Self-Help Books: A Pilot Study. Neural Plasticity. Article ID 624059. 2015

(1) Salerno, Steve. « Sham: How the Self-Help Movement Made America Helpless », Crown Publishing Group, 273 p., 2005

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Catherine Dion
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Reconstruction faciale

Une première canadienne à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Reconstruire un visage sans aucune cicatrice, c’est désormais une réalité. Une équipe de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, vient en effet de réaliser une première canadienne dans le domaine de la chirurgie plastique. Dans une intervention de huit heures sur un patient adulte, l’équipe du Dr Daniel Borsuk a effectué une reconstruction du visage en utilisant une chirurgie virtuelle, des modèles 3D, le prélèvement de l’os du bassin vascularisé et son sculptage pour l’adapter au visage, et enfin la transplantation au visage par l’intérieur de la bouche, le tout sans laisser de cicatrice.

Une telle procédure aurait auparavant nécessité plusieurs interventions et laissé une ou plusieurs cicatrices.

Borsuk-250x250« Cette intervention, qui a mis les technologies les plus novatrices au service de la chirurgie plastique reconstructive, constitue un message d’espoir pour ceux et celles qui se pensent condamnés à accepter de vivre à jamais avec un tel handicap et qui, souvent, se sentant différents, s’isolent », a déclaré le Dr Borsuk., professeur adjoint en chirurgie plastique à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

Depuis plus de 25 ans, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et la Faculté de médecine de l’Université de Montréal jouent un rôle important dans le domaine de la chirurgie plastique et travaillent sans relâche à parfaire les techniques d’intervention pour les mettre au service des patients.

Dr Borsuk avait déjà participé à l’un des grands jalons de l’histoire de la chirurgie reconstructive du visage en étant le seul médecin Canadien à faire partie d’une équipe américaine de greffe faciale. En 2012, Dr Borsuk a ainsi participé à la plus importante greffe du visage jamais effectuée, sur un homme de 37 ans défiguré par une blessure par balle.

À propos de Daniel Borsuk

Dr Borsuk a obtenu ses diplômes B.Sc., MBA et M.D. à l’Université McGill avant de suivre sa formation en chirurgie plastique et reconstructive à l’Université de Montréal, sous la direction de Dre Patricia Bortoluzzi. Par la suite, il a complété sa sous-spécialité en chirurgie cranio-maxillo-faciale et sa microchirurgie adulte et pédiatrique à l’Université Johns Hopkins et au R. Adams Cowley Shock Trauma Center à Baltimore, au Maryland.

Source et demandes d’entrevues

Florence Meney
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L’hiver : jamais sans mon vaccin!

Cliniques de vaccination : le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal vous facilite la vie

francais_box-250Le retour de la saison froide coïncide avec celui de la grippe, une affection le plus souvent sans gravité, mais qui peut s’accompagner de complications, particulièrement pour les personnes dont la santé est fragile. Rappelons que chaque année au Canada, la grippe entraîne environ 20 000 hospitalisations et cause jusqu’à 4 000 décès. Pour vous protéger contre la grippe, la vaccination demeure la meilleure solution.

«Pour la population en général, et tout particulièrement les personnes plus vulnérables comme les jeunes enfants, le vaccin est une police d’assurance. Pourquoi s’en priver?», précise Manon Pinet, responsable du Service de prévention et contrôle des infections. Au fil des ans, les campagnes de vaccination ont permis de protéger efficacement la population, y compris les personnes plus vulnérables comme les jeunes enfants et les personnes âgées. Pour aider les citoyens qui désirent se faire vacciner, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal offre une série de cliniques de vaccination sans rendez-vous.

Rappelons que la vaccination est tout particulièrement recommandée pour les personnes à risque de complications :

  • Parents d’enfants de 6 à 23 mois
  • Femmes enceintes aux 2e et 3e trimestres de grossesse
  • Personnes ayant une maladie chronique (incluant les femmes enceintes quel que soit le stade de la grossesse)
  • Personnes de 60 ans ou plus
  • Entourage de ces personnes et celui des bébés de moins de 6 mois
  • Travailleurs de la santé

Rhume ou grippe?

Transmise à partir de gouttelettes projetées par une personne infectée qui tousse, qui éternue dans l’air, ou qui touche avec ses mains contaminées, la grippe se distingue du rhume par les symptômes suivants : fièvre, maux de tête, toux, courbatures et fatigue. Elle peut aussi entraîner des vomissements, des maux de ventre ou de la diarrhée, surtout chez les jeunes enfants, et une hospitalisation pour les personnes plus à risque.

Plus de détails sur les cliniques de vaccination

Pour information ou entrevues

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Réponse biologique au stress: l’orientation sexuelle joue un rôle important

Les gais, lesbiennes et bisexuels ne réagissent pas de la même façon que les hétérosexuels à des situations stressantes.

Telles sont les conclusions d’une étude publiée dans Biological Psychiatry par une équipe de chercheurs du Centre d’études sur le stress humain de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) affilié à l’Université de Montréal.

robert-paul-juster-2-250La recherche a déjà démontré que les différences sexuelles et socioculturelles ont une influence sur la manière dont notre organisme réagit à une augmentation du cortisol – une hormone de stress. Les hommes réagissent de manière plus marquée que les femmes à une situation stressante. Cependant, il restait à déterminer si l’orientation sexuelle a un impact sur la réactivité au stress.

« Les lesbiennes, les gais et les bisexuels (LGB) ont fréquemment rapporté une détresse plus marquée à l’égard de situations stressantes associées au stigma de leur orientation sexuelle. Nous avons voulu savoir s’il existe une différence des niveaux de cortisol entre les LGB et les hétérosexuels en réponse à un test de stress », déclare Robert-Paul Juster, premier auteur de l’étude.

Quatre-vingt sept adultes (moyenne d’âge = 25 ans) ont été regroupés selon leur orientation sexuelle : femmes lesbiennes/bisexuelles (n = 20), femmes hétérosexuelles (n = 21), hommes gais/bisexuels (n = 26) et hommes hétérosexuels (n = 20). Les niveaux de cortisol salivaire ont été mesurés au cours d’une épreuve de stress social classique appelé le « Trier Social Stress Test ».

Les résultats révèlent :

  1. Qu’il y a une augmentation plus marquée du cortisol chez les hommes hétérosexuels que chez les femmes hétérosexuelles.
  2. Que l’orientation sexuelle est un facteur prépondérant, puisque les niveaux de cortisol sont plus élevés :

• chez les femmes gaies/bisexuelles, comparés aux femmes hétérosexuelles;
• chez les hommes hétérosexuels, comparés aux hommes gais/bisexuels.

« C’est la première fois qu’une étude indique que la réactivité au stress dépend non seulement du sexe, mais de l’orientation sexuelle », déclare Jens Pruessner, co-auteur senior et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. « Elle ouvre la voie à d’autres études sur le fonctionnement physiologique des minorités sexuelles », conclut-il.

Source : Robert-Paul Juster, Mark L. Hatzenbuehler, Adrianna Mendrek, James G. Pfaus, Nathan Grant Smith, Philip Jai Johnson, Jean-Philippe Lefebvre-Louis, Catherine Raymond, Marie-France Marin, Shireen Sindi, Sonia Lupien, Jens C. Pruessner, Sexual Orientation Modulates Endocrine Stress Reactivity, Biological Psychiatry,

Pour information

Catherine Dion
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