Suicide chez les adolescents : la médication pour traiter le TDAH comme outil de prévention

Les avertissements concernant la dangerosité des médicaments prescrits dans le traitement des troubles du déficit d’attention avec hyperactivité portent à confusion et pourraient entraîner de graves conséquences sur le risque de suicide chez les jeunes, selon des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal, dont la correspondance vient d’être publiée dans la plus récente édition de la revue The Lancet Psychiatry.

Alain_Lesage

« Santé Canada a émis une série d’avertissements sur le risque accru de comportements suicidaires provoqués par des médicaments prescrits dans le traitement du TDAH. Or, l’organisme a omis de tenir compte des études épidémiologiques rapportant l’inverse, c’est-à-dire que la prise de ces médicaments est associée à un risque réduit de suicide chez les adolescents », déclare le Dr Alain Lesage, psychiatre et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et l’un des auteurs de l’étude.

Le traitement médical du TDAH a triplé en 10 ans au Québec, atteignant 9% chez les garçons âgés de 10 ans et 4% chez les garçons âgés de 15 ans. Or, le taux de suicide chez les adolescents du Québec a diminué de près de moitié durant cette période chez les 15-19 ans, ce qui contredit les avertissements émis par Santé Canada.

« De toute évidence, l’utilisation de plus en plus importante de médicaments pour le TDAH démontre qu’ils pourraient effectivement réduire le risque de suicide plutôt que de l’augmenter », poursuit Édouard Kouassi, pharmacien et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal ainsi que co-auteur de l’étude.

Comment cette diminution peut-elle s’expliquer au niveau clinique?
« Les essais randomisés contrôlés indiquent que ces médicaments diminuent les symptômes de l’hyperactivité et du déficit de l’attention. Ils améliorent également la performance scolaire, l’estime de soi, diminuent les troubles du comportement et les abus de drogue, ainsi que le risque de grossesses précoces chez les filles. Dans les faits, ce sont plutôt ces troubles ou situations sociales précaires qui sont associés à un risque accru de suicide chez les jeunes et non la prise de la médication, qui au contraire les protège », poursuivent les auteurs.

Devant ce constat, l’avertissement de Santé Canada pourrait contribuer à diminuer le nombre d’ordonnances face à la crainte des parents de voir la santé de leurs enfants mise en danger quand concrètement, la prise de médicaments pourrait les protéger. « Le silence de l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) est tout aussi préoccupant car cet organisme doit préparer une stratégie de prévention du suicide pour le gouvernement du Canada en vertu du projet de loi C-300. Nous avons écrit cette correspondance en espérant sonner l’alarme au sujet des messages publiés par les autorités de santé du Canada, qui pourraient encourager la réduction de l’utilisation de cette médication quand elle est indiquée », concluent-ils.

À propos de l’étude
Source : Alain Lesage, Johanne Renaud, Édouard Kouassi, Philippe Vincent. Canadian ADHD black-box warnings. The Lancet Psychiatry, décembre 2015.

Les médias en parlent…
UdeM Nouvelles
La Presse +
Radio-Canada – Années lumières

Science Daily
Eureka Alert
Medical Xpress
Le Devoir
UdeM Nouvelles
TVA.ca
Journal de Montréal
Science Daily
Medical Xpress
Psychcentral
News Medical

Pour information

Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Tél. : 514 251-4000, poste 2986
Cell. : 514 235-4036
catherine.dion.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Hôpital Maisonneuve-Rosemont Inauguration de la nouvelle urgence par le ministre Gaétan Barrette

C’est avec fierté et en présence de nombreux invités que le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Monsieur Gaétan Barrette, en collaboration avec le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a inauguré vendredi l’urgence rénovée et améliorée de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

urgence-smallMonsieur Yvan Gendron, président directeur général du CIUSSS, a félicité tous ceux qui ont permis de mener à bien ce projet de longue haleine. « La nouvelle urgence a été repensée afin d’améliorer grandement l’expérience du patient lors de son séjour à l’urgence. »

« La disposition repensée des lieux et la division intelligente des différentes zones permettront à ceux et celles qui prodiguent les soins de mieux évoluer et d’aider le patient à connaître une trajectoire plus fluide », a ajouté le Docteur Éric Gagnon, chef médical de l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Conference 4521Le président du conseil d’administration du CIUSSS, Monsieur Jean Landry, a tenu à remercier le gouvernement du Québec qui a su répondre aux besoins de la population, et en a assuré le financement.

Grâce à l’appui de ses généreux donateurs, la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont a versé 1 M$ au projet de modernisation de l’urgence. Pour Madame Lucie Drapeau, directrice générale de la Fondation, « la nouvelle urgence offrira un cadre mieux adapté à la médecine de pointe que pratiquent déjà les équipes cliniques de l’Hôpital. L’environnement amélioré fera une différence significative pour les patients, il était donc primordial pour nous de soutenir cette initiative. »

conference_DSC4827La population de l’Est est nombreuse et l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est l’une des plus achalandées au Québec. En 2015, plus de 69 000 personnes ont franchi ses portes pour une consultation. La nouvelle urgence offre une surface agrandie de 9816 m2 selon une approche résolument centrée sur le bien-être du patient. Le coût des travaux s’élève à environ 84 millions de dollars.

Afin que le déménagement et la transition s’effectuent de façon harmonieuse, nous demandons la collaboration du public et l’invitons à éviter de se présenter à l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont samedi 30 janvier 2016 et à utiliser les autres services de santé disponibles. La liste des cliniques est disponible à l’adresse suivante : www.santemontreal.qc.ca

Les médias en parlent….
La Presse
Journal de Montréal
Journal Métro
TVA Nouvelles
Global News
TVA Nouvelles – week-end
Canoe.ca
98,5 FM – Que le Québec se lève

Renseignements et entrevues

Geneviève Bettez – Équipe relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Cell. : 514 216-3006
gbettez.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Le ministre Gaétan Barrette inaugure la nouvelle urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Gaétan Barrette, a inauguré aujourd’hui la toute nouvelle urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

gaettan-barrette« L’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont accueille plus de 69 000 visites par année, ce qui équivaut à près de 200 patients chaque jour. La modernisation des infrastructures était nécessaire pour améliorer la fonctionnalité des lieux et répondre aux besoins de la clientèle vieillissante. Avec sa superficie presque doublée, la nouvelle urgence répond dorénavant aux normes actuelles, entre autres sur les plans technologiques et de la sécurité des patients. Ce vaste projet de modernisation s’inscrit parfaitement dans la volonté gouvernementale d’offrir les meilleures infrastructures possible en matière de services de soins de santé à la population du Québec », a déclaré monsieur Barrette.

Le ministre ajoute : « le séjour du patient sera grandement amélioré par la transformation en profondeur des installations de l’urgence. Celle-ci sera dorénavant plus spacieuse, fonctionnelle et conviviale, en plus de faciliter la confidentialité des échanges entre les patients et l’équipe médicale. Ce nouvel environnement sera profitable tant pour la population locale que pour les professionnels de la santé ».

Démarré en 2010, le projet global consistait à construire une toute nouvelle urgence et à réaménager les installations existantes. La portée totale des travaux est de 12 081 m2, soit 9 816 m2 en agrandissement (dont 1 339 m2 par l’ajout d’un étage au Pavillon J.-A.-DeSève) et 2 265 m2 en réaménagement. L’urgence comprend 57 civières, dont 4 civières de choc, de même qu’une aire de décontamination et des salles d’attente avec des aires d’isolement.

La prochaine et dernière étape consistera à réaménager, dans l’ancienne urgence, les secteurs de l’ambulatoire, le secteur de la radiologie et du triage, une salle d’attente, une zone d’évaluations rapides (ZÉR) de huit fauteuils, ainsi qu’une aire clinico-administrative. La fin des travaux de réaménagement est prévue pour l’année 2017. Le budget autorisé pour le projet immobilier est de 84,7 M$.

Le financement est assumé par le ministère de la Santé et des Services sociaux, pour une somme de 82 929 000 $, par la Fondation de l’établissement, pour 1 M$, et par l’établissement, pour un montant de 0,79 M$. Rappelons que l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est une installation du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal

Renseignements

Joanne Beauvais
Attachée de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux
418 266-7171

Inhibition des HDAC de classe III

Vers une meilleure compréhension des mécanismes bloquant la croissance des cellules cancéreuses

Les dommages à l’ADN peuvent conduire à l’inactivation ou à la dérégulation de gènes et causer diverses maladies telles que le cancer. Plusieurs mécanismes de réparation de l’ADN permettent par contre aux cellules de survivre à ces dommages. Or, une étude dirigée par Antoine Simoneau, du laboratoire d‘Hugo Wurtele, chercheur en immunologie-oncologie à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, affilié à l’Université de Montréal) et récemment publiée dans la prestigieuse revue Nucleic Acids Research, fournit de précieux renseignements sur certains mécanismes gouvernant la réparation de l’ADN. Ces travaux, fruit de la collaboration entre plusieurs établissements, ouvrent aussi la voie à une meilleure compréhension des mécanismes d’action des médicaments qui préviennent la croissance des cellules cancéreuses.

La recherche

Hugo Wurtele, chercheur
Hugo Wurtele, chercheur

Afin de s’adapter à la taille restreinte du noyau cellulaire, l’ADN est enroulé autour de protéines appelées histones pour former la chromatine. Les cellules peuvent modifier chimiquement les histones, de façon à changer la structure de la chromatine et ainsi réguler les diverses fonctions de l’ADN. Des recherches récentes montrent que de nouveaux médicaments du type inhibiteurs de déacétylases d’histones (HDAC), qui influencent la chromatine, sont prometteurs pour le traitement du cancer.

Les recherches de l’équipe du Dr Hugo Wurtele et de ses collaborateurs ont utilisé la levure comme système modèle pour comprendre, au niveau moléculaire, les mécanismes qui influencent la croissance cellulaire en présence d’une classe particulière d’inhibiteurs d’HDAC.

Ses expériences démontrent que l’inhibition des HDAC de classe III, qui influencent divers processus cellulaires impliqués dans la carcinogénèse et la réponse aux agents de chimiothérapie, bloque fortement la prolifération des cellules en prévenant le fonctionnement normal de divers facteurs impliqués dans la réponse aux dommages à l’ADN générés de façon spontanée par le métabolisme cellulaire.

« Ces recherches fondamentales permettent une meilleure compréhension des effets globaux des inhibiteurs de HDAC sur les cellules, et pourraient conduire, à terme, à une optimisation de leur utilisation en clinique », explique Dr Wurtele.

Ces observations guideront les études à venir du laboratoire de Dr Wurtele pour tenter de déterminer comment cette nouvelle classe de médicament inhibe la croissance des cellules cancéreuses.

Fruit d’une collaboration

Cette étude est une collaboration entre les groupes de recherche d’Hugo Wurtele (Hôpital Maisonneuve-RosemontUniversité de Montréal), Martine Raymond (IRIC-Université de Montréal), Corey Nislow et Gury Giaever (University of British Columbia), et d’Adnane Sellam (chercheur au CHUQ/Université Laval).

Financement de ces travaux

Cette recherche a reçu des fonds des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), de l’Institut Mérieux et a bénéficié d’un octroi de la Fondation Cole.

Les médias en parlent…
TVA.ca
Eureka Alert
UdeM Nouvelles
Canoe.ca

Pour information et entrevues 

Florence Meney – Équipe relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Cell. : 514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Forum de participation citoyenne sur les urgences – Pourquoi l’urgence?

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMtl) tient aujourd’hui un premier forum animé par l’Institut du Nouveau Monde (INM) au cours duquel les citoyens, les acteurs du milieu communautaire, politique ou institutionnel ainsi que les professionnels de la santé sont invités à réfléchir ensemble aux moyens d’améliorer la fluidité des soins de santé sur le territoire de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

logo-partcitoy-forum-250x25À l’occasion du réaménagement de la salle d’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dont la fin des travaux est prévue pour janvier 2016, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a fait appel à l’INM pour contribuer à l’organisation et animer un forum participatif afin de faire le point sur les habitudes des usagers et les solutions de rechange possibles au recours à l’urgence.

« Ce forum est une première étape concrète qui témoigne de la volonté de notre organisation de se rapprocher de la communauté, de la population. Elle nous permettra d’être plus près pour mieux comprendre et donc pour mieux répondre aux besoins. » déclare Denise Fortin, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

logo-inmMichel Venne, directeur général de l’INM, explique la vision et les objectifs de la démarche : « La meilleure manière d’élaborer des solutions concrètes et durables est de tenir un réel dialogue avec l’ensemble des parties prenantes, ce qui veut dire autant les usagers que les professionnels de la santé ou les acteurs du milieu qui offrent des services à la population au quotidien. Nous souhaitons que chacun réfléchisse à comment il peut contribuer à créer ou à utiliser d’autres portes d’entrée que l’urgence lorsqu’un besoin en santé se présente. »

Les parties prenantes ne pouvant être présentes au Forum sont invitées à participer aux échanges sur Twitter avec l’aide du mot-clic #ForumUrgences.

Pour consulter le programme de la journée, cliquez ici (PDF).

Les médias en parlent…
Radio-Canada – 15-18
Journal de Rosemont 

Pour plus d’information ou pour des demandes d’entrevues :

Florence Meney – Relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca I Cell. : 514 755-2516

Sophie Seguin-Lamarche, directrice des communications à l’Institut du Nouveau Monde
sophie.seguin@inm.qc.ca | Bur.: 514 934-5999 poste 262 | Cell.: 514 943-7893

Traitement par immunothérapie des lymphomes associés au virus d’Epstein-Barr : Un premier feu vert de Santé Canada au Centre d’excellence en thérapie cellulaire de Maisonneuve-Rosemont

Imaginez que votre système immunitaire puisse être éduqué pour être capable de reconnaître des maladies spécifiques et ainsi les détruire. De la science-fiction ou tout au moins de l’anticipation ? Plus maintenant.

Delisle-JS-250x250Santé Canada a en effet récemment approuvé pour la première fois au Canada un projet clinique pour une étude de phase I visant à traiter des lymphomes associés au virus EBV (virus d’Epstein-Barr) par le biais d’une immunothérapie adoptive cellulaire spécifique contre le virus. C’est le Dr Jean-Sébastien Delisle et son équipe du Centre d’excellence en thérapie cellulaire (CETC) et du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), affilié à l’Université de Montréal, qui piloteront ces essais.
En simple, en adaptant des méthodes initialement développées aux États-Unis au CETC, le projet vise à redonner aux patients immuno-supprimés les moyens immunitaires de combattre le virus EBV. Ce virus dont la plupart des gens sont porteurs et qui cause la mononucléose chez une personne saine, peut causer des lymphomes mortels, notamment chez un patient immuno-supprimé.

« Nous commençons par l’EBV, a déclaré le Dr Delisle, mais une fois la preuve faite que ce produit cellulaire est sécuritaire, nous pourrons nous attaquer à tous les virus qui peuvent mettre en péril la santé des patients et à d’autres cibles, par exemple celles qu’expriment les tumeurs. »

Comment ?

Des cellules sont prélevées et mises en culture pendant près de deux semaines. Cette culture, combinée avec divers stimulants, permet de ne stimuler que les cellules qui sont à même de reconnaitre le virus ciblé. Cette sorte de super-soupe de lymphocytes T répondant très fortement au virus, constitue alors une véritable armée contre le virus. Prête à la bataille, elle est ensuite injectée au patient.

Une première phase cruciale

La première phase des essais qui vient de recevoir le feu vert de Santé Canada a pour objectif de s’assurer que le traitement soit bien toléré par les patients. Cependant, elle fournira aussi des indices précieux sur les effets bénéfiques du traitement. Si l’effet primaire est de combattre la réapparition du virus, il faut aussi savoir qu’EBV est aussi oncogène: il peut provoquer l’apparition de cellules cancéreuses. Il y a donc un effet additionnel, celui de réduire les risques de rechute ou transformation. Bien que le Dr Delisle ait stratégiquement entamé les essais contre le virus EBV, une fois la sécurité chez les patients démontrée, la même production pourra être appliquée a n’importe quel virus commun et il est même envisageable d’éduquer la culture cellulaire contre plusieurs virus à la fois et envisager ainsi une solution « tout-en-un ».

À propos du CETC

Le CETC, l’un des plus important centre de thérapie cellulaire au pays, est à l’avant-garde de la recherche sur les cellules souches, le système immunitaire et le cancer. L’objectif premier est de mettre au point des traitements pour différentes maladies, comme la leucémie, les lymphomes, les myélomes, la dégénérescence maculaire, la reconstruction articulaire, le diabète, la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer. Il joue également un rôle majeur dans la formation de jeunes chercheurs et établit un pont entre la recherche fondamentale et la recherche clinique.

Les médias en parlent…
Radio-Canada International
UdeM Nouvelles
Canoe.ca
TVA.ca
Eureka Alert
La Presse +
Journal Métro
Radio-Canada – Les Éclaireurs

Pour information et entrevues

Florence Meney – Relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Cell. : 514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Comprendre les comportements antisociaux : sur la piste de l’influence des gènes et de l’environnement

Un gène impliqué dans la régulation des émotions et du comportement pourrait influencer l’impact à long-terme de la violence vécue au cours de l’enfance sur les comportements antisociaux des individus. Cette conclusion est le fruit d’une étude longitudinale menée par une équipe de chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale (CIUSSS de l’Est-de-l’île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal sur 327 jeunes hommes vivant au Québec (Étude longitudinale des enfants de maternelle au Québec) et dont certains ont été exposés à de la violence au cours de leur enfance.

Isabelle-Ouellet-Morin-250« On sait déjà que les personnes victimes ou témoin de violence au cours de l’enfance sont plus susceptibles de s’engager dans des trajectoires antisociales à l’adolescence et à l’âge adulte », déclare Isabelle Ouellet-Morin, chercheure à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. « Des études génétiques ont par la suite rapporté que cette influence pouvait être exacerbée par des différences inscrites dans l’ADN, dont le gène de la monoamine oxydase A (MAOA) », explique la professeure à l’École de criminologie de l’Université de Montréal.

La MAOA est un enzyme qui dégrade des neurotransmetteurs appelés monoamines (noradrénaline, sérotonine et dopamine), dont le déséquilibre dans certaines zones du cerveau pourrait jouer un rôle dans la régulation des émotions et le comportement d’inhibition. « Les résultats investiguant le rôle du gène MAOA dans l’interaction entre les expériences adverses vécues à l’enfance et les comportements antisociaux étaient jusqu’à présent inconstants, c’est pourquoi nous voulions faire cette étude, pour tenter de clarifier la situation » affirme madame Ouellet-Morin.

Cette cohorte de participants, suivi pendant plus de 15 ans, a servi de base aux chercheurs pour évaluer le rôle du gène MAOA dans divers comportements antisociaux, comme la violence dans les relations intimes et les symptômes associés à une personnalité antisociale (pr. ex., effectuer des activités illégales, être impulsif, n’avoir aucun remord, etc.). Ils ont également voulu savoir si l’influence exercée par ce gène se manifestait différemment selon l’exposition relative des participants à de la violence au cours de leur enfance.

Résultats

Après l’analyse des données, madame Ouellet-Morin et son équipe ont confirmé que l’exposition à la violence est associée à une :

  • augmentation de symptômes associés à un trouble de conduite à l’adolescence et à une personnalité antisociale à l’âge adulte;
  • probabilité plus élevée de manifester des comportements d’agression dans leurs relations intimes.

Dans les faits, cette étude met en évidence l’effet modulateur du gène MAOA sur la manifestation de comportements antisociaux chez les jeunes hommes ayant été exposés à de la violence lorsqu’ils étaient enfants.

  • Les hommes porteurs d’un polymorphisme moins commun du gène MAOA dans la population (environ 30% des hommes) sont, en moyenne, plus à risque de manifester ces comportements à l’adolescence et au début de l’âge adulte comparativement à ceux n’ayant pas ce polymorphisme, mais aussi exposés à de la violence au cours de leur enfance.

«Ce résultat montre bien que nos gènes n’ont pas toutes les réponses sur le devenir des individus, pas plus que l’environnement d’ailleurs. L’opposition entre l’inné et l’acquis est un faux débat. Le défi est maintenant de chercher à mieux comprendre les mécanismes par lesquels la vulnérabilité et la résilience persistent chez des personnes exposées à des contextes de vie adverses. Une partie de cette réponse se trouve dans l’interaction constante entre l’individu et son environnement, incluant notre bagage génétique » conclut madame Ouellet-Morin.

À propos de l’étude

Source : Isabelle Ouellet-Morin, Sylvana M. Côté, Frank Vitaro, Martine Hébert, René Carbonneau, Eric Lacourse, Gustavo Turecki and Richard E. Tremblay. Effects of the MAOA gene and levels of exposure to violence on antisocial outcomes. The British Journal of Psychiatry 1–8. doi: 10.1192/bjp.bp.114.162081

Les médias en parlent…
TVA.ca
UdeM Nouvelles
Science Daily
Psych Central
Science 2.0
Eureka Alert
Health Medecine Network
Science News Line
Science Codex
Medical Xpress
Alpha Galileo
Medscape
Techno Science

Pour information

Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Tél. : 514 251-4000, poste 2986
Cell. : 514 235-4036
catherine.dion.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Simulation de la chirurgie ouverte en orthopédie

Une technologie unique au monde mise au point avec l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Unique au monde, un simulateur pour la formation en chirurgie ouverte orthopédique (reconstruction du genou par arthroplastie totale), vient d’être mis au point par Les Technologies OSSim Inc., en partenariat avec trois chirurgiens orthopédistes de l’Université de Montréal dont le Dr Marc Isler et le Dr Vincent Massé de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’île-de-Montréal), ainsi que la Dre Véronique Godbout, du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

SimK-small-250

Le premier simulateur de réalité virtuelle en chirurgie ouverte en orthopédie, le SIM-KTM, permettra dorénavant aux résidents en orthopédie de travailler leur confiance en soi et de développer leur dextérité en s’exerçant à forer et à scier des os. Le simulateur SIM-KTM représente un outil de formation fantastique pour la communauté d’enseignement médicale. Cette technologie sera utilisée par le Programme de formation universitaire en chirurgie orthopédique de l’Université de Montréal et à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, pôle important en enseignement de l’arthroplastie au Québec.

Des bénéfices pour les patients

Dr Marc Isler
Dr Marc Isler

Chaque année, des milliers de patients bénéficient d’un remplacement articulaire du genou (prothèse totale ou arthroplastie). Pour les résidents en chirurgie orthopédique, ces simulations sans risque seront un outil précieux et contribueront en outre à réduire le stress lié à l’apprentissage de leur art. L’utilisation du simulateur SIM-KTM permettra à ces résidents d’acquérir certaines compétences psychomotrices de base pour leur permettre de se concentrer sur l’ensemble de la chirurgie et ainsi de minimiser le risque de complications pour les patients.

Quelques données

Dr Vincent Massé
Dr Vincent Massé
  • Les remplacements articulaires améliorent la qualité de vie des personnes qui souffrent de douleur chronique en les aidant à fonctionner de manière autonome.
  • Entre 2006-2007 et 2010-2011, le nombre de remplacements du genou a progressé de 15 % au Canada. Avec le vieillissement de la population, ce chiffre est appelé à augmenter.
  • L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont accueille une quarantaine de résidents orthopédiques.

Communiqué (PDF)

Les médias en parlent…
La Presse +
Canoe.ca
UdeM Nouvelles
Journal Métro
TVA Nouvelles
Radio-Canada
CTV News
Eureka Alert
CBC

Pour information et entrevues

Florence Meney – Relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Cell. : 514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Conseil local citoyen en santé : un engagement conjoint pour la santé de tous


C’est un pas important : une déclaration de principe a été formellement signée par les maires d’arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles et Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Chantal Rouleau et Réal Ménard ainsi que par Denise Fortin, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS de l’Est-de-l’Ile-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) pour marquer l’engagement conjoint du secteur municipal et du réseau de la santé et des services sociaux à développer un espace d’échange à l’échelle du territoire urbain sous la forme de ce qui sera le Conseil local citoyen en santé.

« Dans la nouvelle structure qui est la nôtre aujourd’hui, il est tout particulièrement important de travailler à préserver les liens directs avec les citoyens et avec la communauté », a déclaré Yvan Gendron, président-directeur général du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, ajoutant que « le Conseil local citoyen en santé s’inscrit en droite ligne de cette préoccupation ».

« Pour que cette concertation soit efficace, l’ensemble des partenaires et des parties prenantes engagées auprès d’une partie de la population plus vulnérable face aux déterminants de la santé doit se sentir impliqué. Notre modèle collaboratif soutient la participation citoyenne visant à promouvoir et à influencer positivement l’état de la santé et le bien-être de la population de notre territoire. Ainsi, autant que possible, aucune personne dans le besoin dans notre communauté ne devra être laissée sans ressource, » a affirmé le maire de l’arrondissement de Mercier– Hochelaga-Maisonneuve et responsable de l’environnement, du développement durable, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif de la Ville de Montréal, Réal Ménard.

« Je suis très fière de participer à cette initiative novatrice. Il n’y a aucun doute que le Conseil local citoyen en santé est condamné à avoir des retombées positives pour notre population. L’Est de Montréal vit des enjeux particuliers qui méritent des solutions adaptées à cette réalité » affirme Chantal Rouleau, mairesse de l’arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles et responsable de l’eau et des infrastructures de l’eau à la Ville de Montréal.

En concertation et en complémentarité

La déclaration conclue par les parties trace à grands traits les contours du Conseil local citoyen en santé. Celui-ci s’inscrira en appui et en complémentarité au travail de concertation locale et de proximité déjà présent dans l’Est de l’Île de Montréal. Les tables de quartier, les partenaires institutionnels et des citoyens qui vivent au quotidien des besoins spécifiques en santé seront invités à se joindre à cette démarche collective qui cherche à arrimer les actions d’amélioration de la santé et de réduction des disparités à l’échelle territoriale.

Source

Florence Meney, agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Cellulaire 514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Sur la photo (de gauche à droite) : Yvan Tremblay, chef de service participation citoyenne et promotion de la santé globale des communautés du CIUSSS-EMTL, Adam Mongodin, coordonnateur santé publique du CIUSSS-EMTL, Chantal Rouleau, mairesse de l’arrondissement de Rivières-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Réal Ménard, maire de l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, et Denise Fortin, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS-EMTL.

Grippe ou gastro-entérite – Les bonnes pratiques pour prévenir les débordements à l’urgence

À l’approche des Fêtes, les établissements de santé et de services sociaux de Montréal unissent leur voix afin de rappeler à la population les conseils de prévention, les ressources disponibles dans la communauté et la marche à suivre avant de se rendre à l’urgence. Rappelons que cette période de l’année est particulièrement propice aux rapprochements et échanges de toutes sortes, ce qui augmente le nombre de grippes et de gastro-entérites à la fin décembre et au début janvier. Dans ce contexte, la majorité des enfants et des adultes qui se présentent dans les urgences de Montréal souffrent de symptômes grippaux bénins, de gastro-entérite et de fièvre. En plus de contribuer à propager ces virus, cette augmentation de l’affluence provoque une importante pression sur les urgences, ce qui augmente le temps d’attente, précisément pour ces cas non urgents.

Se soigner à la maison, souvent la meilleure des solutions

« Il est important que les parents se préparent à la saison de la grippe en s’informant pour savoir comment préserver la santé de leurs enfants, comment soigner à la maison les maladies et les blessures mineures et quand consulter un médecin ou se présenter à l’urgence. Les enfants qui ont besoin de soins urgents sont traités en priorité. Par contre, tout patient qui se présente avec un rhume, une grippe ou une gastro-entérite doit prévoir attendre plusieurs heures avant de voir un médecin à l’urgence. Que vous soyez un enfant ou un adulte, les symptômes grippaux bénins, la gastro-entérite et la fièvre, qui dure généralement entre 3 à 5 jours, peuvent être soignés à la maison. Les services d’urgence doivent être réservés aux personnes dont l’état de santé nécessite des soins urgents », a mentionné le Dr Antonio D’Angelo, chef médical de l’urgence du CHU Sainte-Justine. « Si vous avez la grippe, buvez beaucoup d’eau et reposez-vous. Vous pouvez aussi demander à votre pharmacien des conseils pour soulager vos symptômes », a-t-il ajouté.

« Les mesures préventives, comme la vaccination et l’adoption d’une bonne hygiène respiratoire, sont deux des moyens les plus efficaces pour réduire le nombre de visites imprévues à l’urgence et les longs temps d’attente qui s’en suivent durant la période la plus occupée de l’année », explique le Dr Harley Eisman, directeur du département d’urgence de l’Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM. « Évitez de contribuer à propager la grippe et la gastro-entérite en vous lavant régulièrement les mains, en éternuant dans le pli de votre coude, en restant à la maison lorsque vous êtes malade et en évitant d’entrer en contact avec des gens vulnérables. »

La vaccination contre la grippe : le moyen le plus efficace

« Il est encore temps de se faire vacciner pour se protéger de la grippe et de ses complications, tel que recommandé dans le Programme d’immunisation du Québec. Le vaccin est particulièrement recommandé pour les personnes dont la santé est fragile en raison de leur âge ou de leur condition de santé », soutient la Dre Carole Morissette, chef médical du secteur Prévention et contrôle des maladies infectieuses à la Direction de santé publique de Montréal. Elle rappelle que le vaccin est disponible partout à Montréal dans la plupart des cliniques médicales, auprès de son médecin de famille, en CLSC et dans certaines pharmacies. « Je vous invite à consulter le site santemontreal.ca/hiverensante pour connaître les endroits où vous faire vacciner près de chez vous. »

Des alternatives à l’urgence

Pour sa part, le Dr François Loubert, médecin de famille à la Clinique médicale Angus, fait la recommandation suivante : « Si vous êtes malade ou inquiet pour la santé d’un proche, appelez d’abord Info-Santé au 811. Les infirmières d’Info-Santé sont disponibles 24/7 pour vous conseiller et vous indiquer quand et qui consulter. Vous pouvez aussi vous adresser à votre médecin de famille, aux services de l’un des cinq centres intégrés universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la région de Montréal ou encore à une clinique-réseau pour voir un médecin sans rendez-vous. Les pharmaciens sont aussi d’excellents conseillers. »

PHiverensante_CSSS_248x145_FRour connaître les heures d’ouverture des cliniques-réseau et des CIUSSS de la région de Montréal, vous pouvez consulter le portail : www.santemontreal.qc.ca/hiverensante. Les sites du CHU Sainte-Justine et de l’Hôpital de Montréal pour enfants offrent aussi de nombreux conseils et de précieux renseignements qui permettront aux parents de mieux évaluer l’état de santé de leurs proches chusj.org, hopitalpourenfants.com.

Source :
Établissements de santé et de services sociaux de la région de Montréal :

Renseignements :

Volet médical

Mélanie Dallaire
Conseillère principale, relations médias
CHU Sainte-Justine
514 345-7707

Stephanie Tsirgiotis
Conseillère aux communications
Hôpital de Montréal pour enfants, CUSM
514 412-4400 poste 23870

Geneviève Bettez
Équipe des relations médias
Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
gbettez.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Volet Santé publique

Monique Guay
Adjointe à la PDG, Affaires publiques
CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal
514 593-2118

En savoir plus

Liste des cliniques-réseau de Montréal pour voir un médecin sans rendez-vous pendant le temps des fêtes
Ne vous laissez pas surprendre par la grippe