Des étudiants en arts de Longueuil embellissent la vie des résidents

Depuis quelques temps, un œil observateur qui connait bien le CHSLD Benjamin Victor-Rousselot remarquera une légère fébrilité dans l’air du centre d’accueil. Le long des couloirs, dans les aires communes, des résidents se promènent et examinent avec un intérêt renouvelé leur milieu de vie. La cafétéria, les salons et autres lieux de rencontre semblent susciter un regain d’attraction.

Il faut dire que quelque chose s’est passé récemment, quelque chose qui tient presque de l’événement pour la petite communauté.

En effet, à la suite d’une entente entre la direction et une professeure du Centre de formation professionnelle Pierre-Dupuy de Longueuil, une cohorte d’étudiants de l’école de décoration intérieure du Centre de formation professionnelle Pierre-Dupuy de Longueuil est venue décorer les parties communes du centre d’accueil, histoire de lui donner un coup de jeune et de mettre la déco, qui datait de plusieurs années, à la page.

Lynne Durand, coordonnatrice à l’hébergement CHSLD Nicolet, Benjamin-Victor-Rousselot et Marie-Rollet (par intérim), qui compte aussi parmi les bons anges du centre, regarde d’un œil émerveillé, n’ayons pas peur des mots, le résultat du travail des étudiants :

«On se cachera pas que le rose pastel style années 80 avait besoin d’être changé», dit-elle en riant.

La professeure Curodeau, et ses élèves ont pris les choses en main. Le vieux pastel a disparu sous le vert lime, le beau brun chocolat et le gris acier au goût du jour, tandis des rideaux neufs aux motifs floraux très contemporains apparaissaient aux fenêtres et que des fresques laissant filtrer un rare soleil de juin agrémentaient les couloirs.

Le thème général de la nouvelle décoration est centré autour de la nature, avec des déclinaisons spécifiques à chaque étage, ce qui aide par exemple les personnes en perte cognitive à mieux de situer.

Lynne Durand souligne combien il était réjouissant de voir les résidents s’intéresser aux travaux de transformation et en parler avec les jeunes gens. La nouveauté, les échanges, un regain d’activité…tout cela n’était pas sans plaire aux résidents qui semblent apprécier la transformation, même si, pour certains, il a fallu un certain temps pour s’habituer aux nouveaux agencements chromatiques.

L’initiative de l’école s’est déclinée dans plusieurs CHSLD de la région. Un travail important, car, comme le disait l’une des décoratrices en herbe, elle permet de mettre en contact des générations habituellement éloignées l’une de l’autre tout en prodiguant un bonus de bonheur sur le plus long terme.

Prix Camille-Laurin remis à deux de nos psychiatres

Dr Pierre Lalonde

Félicitations au Dr Pierre Lalonde et au Dr Georges-F. Pinard qui ont reçu le Prix Camille-Laurin de la réalisation de l’année qui vient récompenser leur immense travail pour la publication de la 4e édition de l’ouvrage « Psychiatrie clinique: approche bio-psycho-sociale ».Ce prix leur a été décerné lors du 51e congrès annuel de l’Association des médecins psychiatres du Québec, qui s’est tenu dans la capitale nationale du 1er au 3 juin dernier. 

Yvan Gendron, PDG du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal tient à féliciter Dr Lalonde et Dr Pinard pour cette importante distinction et à souligner l’immense travail qu’ils ont fait afin de mener cette vaste entreprise de synthèse et de mise à jour des connaissances en psychiatrie. Il salue également cette heureuse initiative que d’investir le 3 000$ accompagnant ce prix afin de procéder à l’achat et à la diffusion d’exemplaires de cet ouvrage dans des bibliothèques de facultés de Médecine de la francophonie, dont en Haïti, au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Égypte, au Togo, et même à la grande bibliothèque mythique d’Alexandrie en Égypte.

Dr Georges-F. Pinard

L’ouvrage « Psychiatrie clinique: approche bio-psycho-sociale », dont les précédentes éditions se sont révélées idispensables dans la pratique de la psychiatrie au Québec, est le fruit d’un riche travail de collaboration qui condense 35 ans d’évolution de soins psychiatriques. Pour cette vaste entreprise de synthèse et de mise à jour de l’avancement des connaissances en psychiatrie, les docteurs Lalonde et Pinard ont fait appel au savoir de près de 200 experts en santé mentale : psychiatres, cliniciens et chercheurs. Un travail titanesque! Unique en son genre en langue française, l’ouvrage s’adresse en particulier aux médecins de famille et aux étudiants en sciences de la santé. Les psychiatres et les autres professionnels y trouveront aussi une information intelligible et pratique, dont la lecture permettra même au grand public de comprendre des concepts scientifiques complexes exposés avec rigueur.

 

Dérégulation du circuit neuronal de la peur chez les personnes atteintes de troubles anxieux

Une meilleure compréhension du fonctionnement des structures cérébrales liées à la peur chez les personnes atteintes de troubles anxieux pourrait permettre de développer des traitements plus efficaces qui cibleraient les caractéristiques neurobiologiques de cette maladie mentale. C’est ce que nous apprend une étude réalisée par une chercheure de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) en collaboration avec ses collègues du Massachusetts General Hospital et de la Harvard Medical School qui vient d’être publiée dans JAMA Psychiatry.

Le but de cette recherche était d’étudier l’activation cérébrale de personnes souffrant de troubles anxieux qui ont été soumises à une situation engendrant un conditionnement de peur, suivie par une période d’extinction. L’objectif était d’examiner si les personnes avec un trouble anxieux ont des patrons d’activations cérébrales et des caractéristiques psychophysiologiques différentes.

Marie-France Marin, chercheure

«Nous connaissons bien le rôle de diverses régions cérébrales dans l’apprentissage de la peur et son extinction » explique Marie-France Marin, chercheure à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. « Par exemple, si on se fait mordre par un chien, on peut développer une peur envers cet animal, ce qui fait référence à l’apprentissage de la peur conditionnée. Avec le temps, si on est exposé à différentes situations où il y a un chien et qu’il n’y a aucune conséquence négative, il est fort possible que notre cerveau forme un nouvel apprentissage de sécurité et que notre peur des chiens diminue, ce qui fait référence à l’extinction » poursuit la professeure adjointe au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal. « En étudiant le fonctionnement neuronal à l’origine des mécanismes d’apprentissage de peur et d’extinction de la peur, nous avons observé que les circuits de peur sont dérégulés chez les personnes atteintes de troubles anxieux ».

La méthode
Concrètement, 21 individus contrôles (dont 10 femmes) et 61 personnes atteintes de troubles anxieux (dont 36 femmes) ont participé à cette étude. Ils ont tous été évalués par une clinicienne et ont complété des questionnaires afin de quantifier leurs symptômes d’anxiété. Ils ont ensuite été exposés à un protocole de conditionnement de la peur et d’extinction au cours duquel des mesures psychophysiologiques et de neuroimagerie ont été prises.

Résultats
Dans les faits, l’extinction est un phénomène adaptatif au cours duquel un nouvel apprentissage se produit, où on apprend que le stimulus conditionné n’entraîne plus la conséquence négative. L’amygdale joue un rôle central pour apprendre une association de peur, alors que le cortex préfrontal ventromédian joue un rôle important dans l’apprentissage de l’extinction de la peur, et de façon plus générale, dans la régulation des émotions.

Ainsi, les chercheurs ont observé une activation plus faible du cortex préfrontal ventromédian (vmPFC) chez les participants atteints de troubles anxieux lors du rappel d’extinction de la peur. L’hypoactivité du vmPFC était associée à la sévérité des symptômes d’anxiété que les individus rapportaient ainsi qu’au nombre de troubles anxieux co-existant. C’est donc dire que plus un individu est symptomatique moins cette région sera active lorsqu’il est temps de rappeler la mémoire de sécurité. « L’hypoactivation de cette même région avait d’ailleurs été bien documentée chez les individus ayant un trouble de stress post-traumatique » selon Marie-France Marin. « Il semble donc qu’il s’agisse là d’une signature qui s’applique à plusieurs psychopathologies qui sont caractérisés par des niveaux élevés de peur et une faible régulation émotionnelle » explique la docteure en neurosciences.

En somme, plus le trouble anxieux est sévère, soit par le nombre de diagnostics ou par la sévérité des symptômes que l’individu rapporte, moins le vmPFC est actif. De plus, cette même région est connectée différemment au reste du circuit de la peur chez les sujets sains comparativement aux individus atteints de troubles anxieux.

En comprenant mieux les circuits neuronaux impliqués dans le trouble anxieux, cela permettra de mieux cibler les traitements et possiblement d’en développer d’autres.

Marie-France Marin est chercheure à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) ainsi que professeure-chercheure adjointe au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal. Docteure Marin a complété récemment un stage postdoctoral au Département de psychiatrie du Massachusetts General Hospital, Harvard Medical School à Boston.

Pour information

Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Institut universitaire en santé mentale de Montréal
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Important coup de pouce au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal est heureux et fier d’annoncer que le Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est l’un des bénéficiaires d’un important octroi du ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique du Canada, par l’entremise du Fonds d’investissement stratégique pour les établissements postsecondaires.

Yvan Gendron, PDG du CIUSSS-EMTL, s’est réjoui de la nouvelle: « Cet investissement constituera une impulsion supplémentaire pour la recherche à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, afin de préparer les thérapies de demain dans des locaux pleinement adaptés à la science de pointe».

Une somme totale de 40,82 M$ sera investie dans des projets d’envergure dont celui de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. De cette somme, le gouvernement du Canada fournira 15, 74 M$ et l’Université de Montréal fournira 25,08 M$ pour son projet.

Une partie de ces fonds, soit 5,7 M$, permettra l’agrandissement du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dont les chercheurs de calibre international travaillent au quotidien pour mettre au point des thérapies novatrices pour toutes sortes de maladies, allant du cancer, à l’ophtalmologie et aux maladies auto-immunes. La Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont vient compléter le financement par une donation de 7 M$, spécifiquement dans le cadre de cette annonce liée au Fonds d’investissement stratégique.

« L’agrandissement des lieux et leur mise à niveau permettra d’intensifier encore la marche vers de nouvelles thérapies dans le domaine de la thérapie cellulaire et moléculaire, ainsi que de la médecine régénératrice, tous des pôles d’excellence dans notre institution. Des installations modernes et adaptées tant à la recherche qu’à l’enseignement constituent un préalable nécessaire au progrès en recherche », a déclaré Dr Denis-Claude Roy, directeur de la recherche au CIUSSS-EMTL.

La fin des travaux est prévue pour l’automne 2018.

Yvan Gendron, pdg du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal; David Lametti; la Dre Hélène Boisjoly, doyenne de la Faculté de médecine; le recteur, Guy Breton; le Dr Marc Giasson, directeur de l’enseignement du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal; et le Dr Denis Roy, pdg de l’Institut de cardiologie de Montréal.

Pour plus d’information et entrevues
Florence Meney – relations avec les médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Nos chercheurs à l’Acfas

Les chercheurs du Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM) seront en action lors du 85e congrès de l’Association canadienne française pour l’avancement des sciences qui se tiendra à l’Université McGill du 8 au 12 mai 2017. Le congrès annuel de l’Acfas est le plus important rassemblement multidisciplinaire du savoir et de la recherche de la francophonie et accueille des milliers de chercheurs et d’utilisateurs de la recherche provenant d’une trentaine de pays.

Premiers résultats de la Banque Signature
Le 10 mai, se tiendra un colloque, organisé par Nathe François, coordonnatrice de la Banque Signature, et Stéphane Guay, chercheur et directeur scientifique du Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, où seront réunis plusieurs chercheurs de l’IUSMM. La Banque Signature est la plus vaste banque de données biologiques, psychosociales et cliniques de personnes atteintes de problèmes de santé mentale, et la seule étude au monde qui collecte des données auprès d’usagers de l’urgence psychiatrique. Cette rencontre permettra de présenter la Banque Signature, ses fondements, ses données et son accessibilité internationale. On profitera de l’occasion pour dévoiler les premiers résultats de recherche très prometteurs obtenus auprès de personnes souffrant de troubles de santé mentale en lien avec des marqueurs biologiques. Pour en savoir plus : centresignature.ca

 

Biomédecine et sciences humaines
Le 11 mai, Jean-François Pelletier, chercheur à l’IUSMM, et ses collègues de l’Université de Montréal, Ouanessa Younsi et Vincenzo Di Nicola, seront les hôtes d’un colloque sur la possible réconciliation entre les sciences biomédicales et humaines pour le bien-être du patient. Ces deux grandes classes de savoir sur l’humain, celui du corps et celui de l’esprit, sont souvent présentées comme étant en rapport dialectique, voire antagoniste. Ces deux orientations sont pourtant également indispensables à la médecine. Pour soulager la souffrance de la personne qui se trouve en face de lui dans son cabinet, tout particulièrement en ce qui concerne la santé mentale, le médecin doit interpréter la parole et les comportements de cette personne afin de pouvoir la comprendre. Ce symposium multidisciplinaire participe à ce mouvement de réconciliation en accordant une place prépondérante à la parole des patients, lesquels sont détenteurs d’un savoir d’expérience.

Activité physique et santé mentale
Le 12 mai, Paquito Bernard, chercheur à l’IUSMM et professeur au Département des sciences de l’activité physique de l’UQAM, présidera et anima le colloque « Activité physique et santé mentale : de la promotion du bien-être aux soins ». Concrètement, un nombre croissant d’études suggère que l’activité physique est un facteur clé de prévention, de développement et de maintien de la santé mentale, que sa pratique améliore aussi les troubles mentaux ou cognitifs sévères. Cet événement, regroupant des spécialistes de la question, souhaite offrir une vision multidisciplinaire des relations entre l’activité physique et la santé mentale, et faire émerger une réflexion collective sur la question des mécanismes en jeu.

Utilisation des banques de données administratives
Le 12 mai, le Dr Alain Lesage, psychiatre et chercheur à l’IUSMM, et ses collègues, Christophe Huynh de l’Institut universitaire sur les dépendances et Sylvanne Daniels du Réseau québécois sur le suicide, les troubles de l’humeur et les troubles associés de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, ont réuni des experts nationaux et internationaux pour présenter les avantages et les façons d’utiliser les données administratives pour améliorer les services en santé mentale, en dépendance et en prévention du suicide.

Dans le milieu de la santé et des services sociaux, les banques de données administratives (BDA) constituent un outil significatif afin d’accroître les connaissances des individus ayant des troubles mentaux ou des troubles liés aux substances psychoactives (TUS). En comparaison avec les études épidémiologiques et cliniques, ces ressources rendent possibles la constitution, à moindre coût, de vastes cohortes et l’élaboration de devis longitudinaux incluant des périodes pouvant même s’étendre sur des générations entières, tout en mettant à disposition des données actuelles sur la population. À partir des BDA, jusqu’à maintenant peu exploitées dans la recherche en santé mentale, les projets présentés durant ce colloque analysent les données relatives aux individus ayant un trouble mental, des conduites suicidaires ou un TUS et examinent l’utilisation des ressources médicales au Québec au cours des dernières décennies. La détermination de certaines des lacunes du réseau sociosanitaire permettra de trouver des pistes d’amélioration de la qualité des services.

Pour information

Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
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Dr Jean Roy, lauréat du Prix d’excellence 2017 du Collège des médecins

Dr Jean Roy, hématologue

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) est heureux et fier d’annoncer que le Dr Jean Roy, hématologue et clinicien chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et professeur titulaire à l’Université de Montréal, est le récipiendaire du Prix d’excellence 2017 du Collège des médecins du Québec.

Depuis des années, Dr Roy travaille en effet à l’avant-garde de la recherche afin de trouver des solutions nouvelles pour traiter et guérir les patients souffrant d’un cancer du sang, dont certaines formes sont tout particulièrement pernicieuses et résistantes aux thérapies.

Yvan Gendron, président-directeur général du CIUSSS-EMTL, a chaudement félicité Dr Roy : « Ce prix amplement mérité témoigne de l’importance de vos travaux, si essentiels, mais aussi de la relation thérapeutique forte que vous avez su établir avec vos patients, qui vous font pleinement confiance. »

« Même après 30 ans de pratique, je suis encore émerveillé par la médecine », a de son côté déclaré le lauréat, ajoutant : « À cause de la science, bien sûr, qui est pleine de promesses. Plus encore à cause de ces rencontres quotidiennes avec mes patients atteints de cancers du sang. Ensemble, nous gagnons parfois, nous perdons encore trop souvent. Je suis toujours impressionné par leur courage et leur gentillesse, je me sens choyé d’accueillir leur confiance ainsi que celle de leur famille. Au fil du temps, mes patients m’ont apporté plus que ce que j’ai pu leur donner. Ce désir de toujours faire mieux et ce prix de reconnaissance, c’est à eux que je le dois. »

Un parcours d’exception
Après des études secondaires et collégiales au Petit Séminaire de Québec où il a remporté le prix du Gouverneur général, le Dr Jean Roy a obtenu son doctorat en médecine de l’Université Laval en 1984. Il a ensuite suivi une formation en médecine interne puis en hématologie à l’Université McGill. Le Dr Roy s’est ensuite spécialisé en greffe de cellules souches hématopoïétiques à l’Université du Minnesota (USA) pendant quatre ans. Il travaille maintenant comme médecin et clinicien chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont où il fut aussi directeur du Programme de greffe (2000-2008), puis chef de service (2007-2015). Le Dr Roy est le titulaire de la chaire Maryse et William Brock de l’Université de Montréal pour la recherche appliquée en greffe de cellules hématopoïétiques.

Pionnier de la recherche
Le Dr Roy travaille à l’avant-garde de la recherche appliquée dans le domaine de la thérapie cellulaire pour le traitement du myélome, un cancer particulièrement pernicieux. Il est, entre autres, à l’origine d’une nouvelle approche thérapeutique mise à l’essai et qui donne des résultats très prometteurs pour le traitement du myélome multiple, un cancer de la moelle osseuse actuellement jugé incurable avec les traitements usuels de chimiothérapie. Utilisant une approche développée à Maisonneuve-Rosemont, soit le recours à l’autogreffe pour réduire la masse tumorale suivie trois à quatre mois plus tard d’une allogreffe pour nettoyer la moelle osseuse des cellules résiduelles de myélome par les cellules immunitaires d’un donneur familial (immunothérapie), l’étude a en effet permis d’enregistrer un taux de guérison de 41 %, un chiffre inégalé jusqu’à présent avec cette stratégie. Mieux encore, alors que la survie moyenne des patients atteints de myélome est d’environ cinq ans après le diagnostic initial, les patients qui ont reçu une allogreffe ont enregistré un taux de survie de 60 % après dix ans. Cette stratégie d’immunothérapie sert maintenant de socle pour l’élaboration d’autres études utilisant l’allogreffe de cellules souches afin de tenter d’améliorer le taux de guérison des patients atteints de myélome multiple à mauvais pronostic.

Le Prix d’excellence du Collège des médecins du Québec est remis annuellement à un médecin qui, par ses réalisations exceptionnelles, fait une différence dans la vie des patients, des professionnels de la santé ou des étudiants et qui se démarque par son apport hors du commun à l’évolution de sa profession.

Au fil des ans, le Collège a honoré des médecins d’exception reconnus pour leurs valeurs d’humanisme, d’engagement social et de philanthropie, ou encore qui ont contribué, par leur apport sur le plan scientifique ou académique, à l’évolution de la profession médicale et à l’amélioration de la qualité de l’exercice de la médecine.

Nouvel espoir pour les personnes atteintes de myélome multiple
(Le Devoir 4 mai 2017)

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Daniel Borsuk : le Saint du visage

Félicitations au Dr Daniel Borsuk, chirurgien plastique à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont qui a été choisi par le magazine Urbania pour figurer parmi les 50 Québécois qui créent l’extraordinaire.

Dr Borsuk s’est distingué à plusieurs reprises par ses travaux de reconstruction novateurs. Récemment, avec son équipe, il a effectué une première canadienne en reconstruisant le visage d’un homme sans laisser de cicatrices. L’homme de 23 ans avait été impliqué dans un accident il y a près de cinq ans.

Auparavant, cette procédure nécessitait de nombreuses interventions et laissait des marques sur la peau. L’équipe menée par le Dr Daniel Borsuk de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont a effectué la reconstruction en ayant recours à la chirurgie virtuelle et à des modèles 3D. Elle a également prélevé de l’os du bassin vascularisé pour le sculpter afin de l’adapter au visage. Cette opération de huit heures a été réalisée par l’intérieur de la bouche sans laisser aucune cicatrice.

En savoir plus sur cette reconstruction faciale

« La question que je leur pose est chaque fois la même : « Si je pouvais faire de la magie, quel serait votre souhait concernant votre visage? » Et la réponse est, elle aussi, chaque fois identique : « Un visage comme avant, sans cicatrice, sans douleur. » Par la suite, les gens me racontent l’histoire derrière les événements qui ont engendré les blessures. De mon côté, j’effectue des scans, je collige l’information nécessaire [ … ] je leur arrive avec un plan détaillé de la chirurgie proposée. Je travaille un peu comme un architecte. En fait, je dirais même que globalement, mon travail, c’est la combinaison des compétences d’un artiste, d’un scientifique et d’un technicien. » – Dr Daniel Borsuk

Le Magazine Urbania – Les 50 Québécois qui créent l’extraordinaire est présentement disponible en kiosque.

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Informations
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BIXI : de nouvelles bornes dans l’Est


Le vélo, c’est sain, c’est propre, c’est agréable. Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) est ainsi heureux de pouvoir annoncer que les membres de son personnel ont désormais accès à de nouvelles bornes de vélopartage BIXI sur le terrain même de certaines de ses installations et à un tarif préférentiel.

En effet, grâce à une entente conclue entre le Service de santé et sécurité du travail du CIUSSS-EMTL et l’organisme à but non lucratif BIXI, un organisme de vélopartage de Montréal, de nouvelles bornes viennent s’ajouter à celles déjà installées à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, soit :

l’Hôpital Santa Cabrini, 5655, rue St-Zotique Est
• le CHSLD de Saint-Michel, 3130 Rue Jarry Est
• le CHSLD Éloria-Lepage, 3090 avenue de la Pépinière
• le CHSLD Benjamin-Victor-Rousselot, 5655 rue Sherbrooke Est

« Cet ajout représente une très bonne nouvelle pour l’Est de Montréal, et nous espérons que le déploiement du vélopartage se poursuivra dans les années à venir », a déclaré Yvan Gendron, président-directeur général du CIUSSS-EMTL.

De son côté, le directeur général de BIXI Montréal, Christian Vermette, a eu ces mots : « Nous sommes heureux de contribuer à la promotion du transport actif et de saines habitudes de vie, en collaboration avec le CIUSSS-EMTL, et nous croyons que l’installation de nouvelles stations BIXI témoigne de notre engagement en ce sens. »

Le CIUSSS-EMTL a obtenu un rabais corporatif de 20 % sur un abonnement d’un an. La clientèle qui fréquente nos installations ainsi que la population avoisinante pourront également bénéficier des vélos BIXI disséminés sur le territoire, sans toutefois se prévaloir du rabais corporatif.

Cette entente, qui potentiellement touchera 15 000 personnes, s’inscrit dans la volonté du CIUSSS-EMTL de promouvoir l’écoresponsabilité, mais aussi les saines habitudes de vie et le transport actif.

 

Pour plus d’information et entrevues
Florence Meney – Relations avec les médias
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Pierre Parent
Directeur marketing
Bixi Montréal
514-397-8935, poste 616
pparent@biximontreal.com

Banquet de la mémoire – événement théâtral à ne pas manquer!

Vous êtes convié, le 8 mai prochain, à une soirée unique où sera présentée une œuvre collective écrite et jouée par des patients-partenaires de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, des comédiens du Théâtre Aphasique et des membres Impatients. Les artistes, accompagnés sur la scène par le Big Bang Band des Impatients et  la comédien Marc Béland présenteront une prestation unique sur le thème de la mémoire :  un parcours d’expérimentation collectif guidé par Isabelle Côté et Claudia Bilodeau et au final, une œuvre sans précédent orchestrée et mise en scène par Lorraine Pintal. Voilà l’invitation qui vous est lancée ! Serez-vous parmi les précieux convives de ce Banquet de la mémoire ?

À l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal
7401, rue Hochelaga – 1er étage, pavillon Lahaise – Auditorium

Le 8 mai 2017 à 19h
Ouverture des portes à 18h30
Admission générale – Premiers arrivés, premiers servis!
Contribution volontaire
Plus de détails

 

 

Nos experts jeunesse en vedette

Première nuit, premier repas, premiers mots. La vie de bébé est jalonnée de ces « premières fois » qui soulèvent bien des questionnements et des inquiétudes pour ses parents. Plusieurs experts du Programme jeunesse du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal ont contribué à cette série d’articles sur les défis de la petite enfance publiés au courant des dernières semaines dans la Presse+.

La première fois que bébé dort…
Experte : Sandra Faria, infirmière clinicienne, Service de santé parentale et infantile au CLSC Saint-Michel

La première fois que bébé mange…
Experte : Hélène Hénault, diététiste-nutritionniste, Service de promotion et prévention, périnatalité et petite enfance au CLSC Hochelaga

La première fois que bébé va à la garderie…
Experte : Corinne Ste-Marie, psychoéducatrice, Service réadaptation et Crise ado-famille-enfance (CAFE) au CLSC St-Michel

La première fois que bébé parle…
Experte : Eve Bargone-Fisette, orthophoniste au Service de promotion et prévention, périnatalité et petite enfance au CLSC Hochelaga