Lancement de la Politique gouvernementale de prévention en santé

Le 23 octobre dernier, le gouvernement du Québec a lancé la première Politique gouvernementale de prévention en santé.

Cette politique représente l’aboutissement d’une démarche de collaboration entre le Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et plusieurs autres ministères, organismes et partenaires. Elle vise à agir sur un ensemble de facteurs en vue d’améliorer l’état de santé et la qualité de vie de la population du Québec et de réduire les inégalités sociales en santé.

Pour plus de détails, visitez la page de la politique sur le site du Ministère de la Santé et des Services sociaux.

Claude Proulx lauréate du Grand Prix de Transplant Québec 2016

Claude Proulx lauréate du Grand Prix de Transplant Québec 2016
Dédiée à l’accompagnement des familles de donneurs et à la cause du don d’organes depuis 15 ans

Claude Proulx

Transplant Québec et le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal sont heureux et fiers d’annoncer que Mme Claude Proulx, infirmière-ressource en don d’organes et de tissus à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, s’est vu décerner le Grand prix 2016 de Transplant Québec. Cet hommage souligne son travail acharné depuis 15 ans pour l’avancement au quotidien de la cause du don d’organes au Québec. La remise du prix a été soulignée en présence de Mme Lucie Tremblay, présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, de collaborateurs de l’établissement et de familles de donneurs,

« Nous désirons par ce prix témoigner toute notre appréciation pour la qualité remarquable des interventions de Mme Proulx auprès des familles de donneurs qui sont en état de choc lorsqu’elle les rencontre. Nous savons qu’une approche bien faite, en contexte de don d’organes, facilitera la réalisation du don et le deuil de ces familles », a souligné l’Honorable René Dussault, président du conseil d’administration de Transplant Québec.

«Les personnes qui œuvrent au cœur du processus de don d’organe méritent toute notre admiration», a déclaré Yvan Gendron, président-directeur général du CIUSSS de l’Est de l’Île-de-Montréal, ajoutant : « Elles doivent à la fois conjuguer la rigueur scientifique et les impératifs humains. Elles sont à la fois associées à la joie d’accueillir un don de vie et confrontées au deuil que doivent assumer les proches d’un donneur décédé.»

Un engagement de longue date
Depuis 15 ans, Claude Proulx s’emploie à faire avancer le don d’organes et de tissus dans son établissement. Elle a pour ainsi dire développé la fonction du poste d’infirmière-ressource en don d’organes et de tissus qu’elle a été la première à occuper. Elle contribue au rayonnement du don d’organes à l’échelle du Québec et jusque dans les écoles. Avec passion, à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, Claude Proulx a œuvré pour élaborer des mécanismes d’optimisation de l’identification des donneurs potentiels d’organes et de tissus, tout en accompagnant les familles et en sensibilisant le personnel au don d’organes et de tissus.

« Nous remercions Mme Proulx de sa contribution au comité Familles de Transplant Québec et de son apport particulier au développement des formations sur l’approche et le soutien à la famille en situation de don d’organes, formations qu’elle dispense avec ardeur. De plus, elle préside la cérémonie de reconnaissance des familles de donneurs, qui a lieu à Montréal annuellement, sous l’égide de Transplant Québec et d’Héma-Québec », a précisé M. Louis Beaulieu, directeur général de Transplant Québec.

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) comprend l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, l’Institut canadien-polonais du bien-être, l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, ainsi que le CSSS de Saint-Léonard et Saint-Michel, le CSSS de la Pointe-de-l’Île et le CSSS Lucille-Teasdale.

À propos de Transplant Québec
Avec pour finalité de sauver des vies ou d’améliorer l’état de santé des personnes qui ont besoin d’une transplantation, Transplant Québec, sur mandat du ministre de la Santé et des Services sociaux, coordonne le processus de don d’organes, assure l’équité d’attribution des organes, soutient l’amélioration des pratiques cliniques par la concertation et la mobilisation des partenaires, et fait la promotion du don d’organes dans la société. Ainsi, Transplant Québec contribue activement à ce que le plus grand nombre possible de Québécois et de Québécoises en attente d’un organe puissent bénéficier d’une transplantation.

Les médias en parlent….
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Radio-Canada – Nouvelles
Sympatico
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Pignons sur roues : il y aura une enquête administrative

À la demande de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, madame Lucie Charlebois, le président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, monsieur Yvan Gendron, institue une enquête administrative afin de faire la lumière sur la situation soulevée dans le reportage de Radio-Canada sur la ressource d’hébergement Pignons sur roues.

M. Gendron a d’ailleurs déclaré : « J’ai été grandement troublé par les témoignages entendus hier. Même s’il ne s’agit pas d’une ressource de notre établissement, les faits rapportés m’apparaissent inacceptables et notre CIUSSS va prendre toutes les actions requises pour s’assurer que les personnes qui requièrent de tels services les reçoivent dans le respect de leur dignité. »

L’enquête administrative sera réalisée conjointement avec M. Jean Desmarais, gestionnaire retraité du réseau de la santé et des services sociaux. M. Desmarais a déjà rempli des mandats similaires, notamment dans le réseau de la déficience intellectuelle et du trouble du spectre de l’autisme. Ce dernier sera rencontré lundi matin afin que le mandat lui soit formellement confié. Son rapport devra être finalisé avant les Fêtes et ses recommandations seront publiques.

« Nous souhaitons aller au fond des choses et nous prendrons les moyens pour que les résidents aient accès aux services auxquels ils ont droit », a conclu M. Gendron.

Information
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Les travaux de Dr Jean-Sébastien Delisle se distinguent

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Dr Jean-Sébastien Delisle

Des travaux neufs publiés par Dr Jean-Sébastien Delisle, du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS-EMTL) affilié à l’Université de Montréal, et mettant en lumière de nouveaux mécanismes du système immunitaire, sont acclamés par le très respecté Journal of Immunology. En effet, le périodique officiel de l’Association américaine des immunologistes a jugé que l’article de Dr Delisle publié dans son édition du 15 novembre se place parmi les 10 % de ses meilleures publications scientifiques.

Un pas important vers la compréhension de l’immunité
Dans ces travaux, Dr Delisle et son équipe identifient le rôle inattendu de la Neuropiline-1, un récepteur membranaire, et le phénomène de maturation des cellules dendritiques, ce qui constitue un maillon essentiel de la réponse immunitaire contre les infections et les cancers. La portée de cette étude est significative, car elle comprend l’identification d’une nouvelle cible pour l’optimisation des réponses immunitaires dans un grand nombre de maladies.

«La découverte du Dr Delisle arrive à point nommé et va permettre d’améliorer les approches de traitement du cancer en utilisant le système immunitaire», a déclaré Dr Denis-Claude Roy, directeur scientifique du Centre de recherche l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. « En ciblant ce mécanisme, nous pouvons envisager à terme la possibilité d’améliorer les réponses dans des conditions peu favorables à l’action du système immunitaire, notamment en ce concerne plusieurs cancers », a ajouté Dr Delisle.

Ce n’est pas la première fois que les recherches de Dr Delisle se distinguent. Récemment, son projet d’étude clinique de phase I, EBV-TCL-01 utilisant des cellules manipulées en laboratoire comme traitement novateur visant à traiter les lymphomes associés au virus d’Epstein-Barr recevait l’approbation de Santé Canada, une première au pays.

L’excellence du Centre de recherche de l’HMR
L’équipe du Dr Delisle s’inscrit dans la lignée des chercheurs de pointe de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, de son Centre de recherche et de son Centre d’excellence en thérapie cellulaire, qui s’attachent à mettre au point les thérapies de demain pour un grand nombre de maladies, du cancer aux pathologies du système immunitaire.

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Formation Omega : un programme efficace pour prévenir la violence en milieu de travail

La violence en milieu de travail peut avoir de graves conséquences pour les victimes, les entreprises et les organisations. Il existe des programmes de prévention de la violence en milieu de travail qui visent à former le personnel à mieux reconnaître et à gérer en toute sécurité les situations à risque. De ceux-ci la formation Oméga qui a été créée en 1997 par l’ASSTSAS une association sectorielle paritaire qui se consacre exclusivement à la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles pour les travailleurs du secteur des affaires sociales. Ce programme a été mise en place spécifiquement pour former les travailleurs de la santé – et en particulier de la santé mentale – sur la façon de mieux intervenir efficacement dans des situations de patients agressifs.

Stéphane Guay, directeur du CET et de VISAGE
Stéphane Guay, directeur du CET et de VISAGE

Stéphane Guay, directeur du Centre d’étude sur le trauma de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et son équipe du groupe de recherche VISAGE ont mené une étude visant à évaluer l’impact du programme Oméga sur la détresse psychologique des employés, leur capacité à s’adapter aux situations de violence et sur leur niveau d’exposition à différentes formes de violence (tensions, violence mineure, violence grave).

Dans les faits, quatre-vingt-neuf employés de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal qui ont suivi le programme Oméga en 2012, dispensé sur 4 jours, ont accepté de répondre à des questionnaires avant la formation, 3 mois (court terme) et 14 mois (moyen terme) après celle-ci.

Les résultats ont montré des améliorations significatives, tant à court et à moyen terme. Ainsi, les participants à la formation Oméga vivent moins de détresse psychologique suite à des incidents violents et ils sont mieux outillés pour s’adapter et prévenir les actes de violence.

Selon Stéphane Guay, les résultats positifs peuvent s’expliquer par la structure même du programme qui respecte les recommandations fréquemment abordées dans la littérature scientifique. Concrètement, la formation Oméga présente une explication théorique (compréhension de l’agressivité et de la violence sur le lieu de travail), des éléments de prévention (évaluation du danger, gestion des risques, prises de précautions), des connaissances sur l’interaction avec les personnes agressives (reconnaissance des signes verbaux et non verbaux de l’agression), des techniques de désescalade et des mesures de suivi après l’événement (suivi, rapport, soutien, etc.).

Pour conclure, monsieur Guay rappelle l’importance d’offrir ce type de formation aux employés qui sont à risque de vive de la violence en milieu de travail. Les conséquences négatives associées à des événements violents sont significatives et des mesures doivent être mises en place pour les prévenir. Outre les blessures physiques, les actes de violence au travail peuvent entraîner de l’absentéisme, de la détresse psychologique, des troubles du sommeil ou de consommation et un trouble de stress post-traumatique.

Pour en savoir plus : equipevisage.ca – plusqu1souvenir.ca

Consultez l’article scientifique

Pour information

Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
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Honneurs pour le Centre d’études en sciences de la communication non verbale

Félicitations à Vincent Denault, codirecteur du Centre d’études en sciences de la communication non verbale de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal qui a reçu le 11 novembre dernier à Philadelphie le prix Emerging Scholar Award de la division des études non-verbales de la National Communication Association. Premier récipiendaire de ce prix, monsieur Denault est très fier d’être récompensé par la plus importante association de chercheurs en communication en Amérique du Nord.

Cindy White, de l'Université du Colorado à Boulder remet le prix à Vincent Denault
Cindy White, membre du comité du Emerging Scholar Award remet le prix à Vincent Denault

The Emerging Scholar Award récompense un nouveau chercheur qui étudie la communication non verbale et dont les travaux sont prometteurs afin de favoriser une meilleure compréhension de ce champs d’étude. Le travail accompli par le récipiendaire contribue au domaine de la communication non verbale puisqu’il démontre un potentiel pour enseigner les éléments de la communication non verbale de manières intéressante et pertinente et s’implique à faire évoluer la discipline par son engagement et ses services professionnels.

Avocat et chargé de cours au Département de communication de l’Université de Montréal, monsieur Denault est l’auteur de l’ouvrage « Communication non verbale et crédibilité des témoins ». Il codirige depuis 2015, avec le chercheur Pierrich Plusquellec, le Centre d’études en sciences de la communication non verbale. Les recherches de Vincent Denault se concentrent principalement sur des questions liées à l’évaluation de la crédibilité, la détection du mensonge et la communication non verbale lors de procès.

En savoir plus – www.sciencenonverbal.ca

Effet des microbes intestinaux sur les maladies oculaires graves

Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha
Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la première cause de cécité irréversible dans les pays industrialisés. En Amérique du Nord, plus de 10 millions de personnes en sont atteintes. Une étude dirigée par le Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha, chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et professeur à l’Université de Montréal, qui vient d’être publiée dans la revue EMBO Molecular Medicine a montré que les bactéries intestinales auraient un rôle important à jouer pour déterminer si un sujet sera atteint de DMLA de type humide, une forme qui entraîne une perte de la vision.

La DMLA se caractérise par une réponse immunitaire renforcée, par des dépôts de graisse importants à l’arrière de l’œil, par les druses molles (DMLA au stade précoce), par la destruction de cellules nerveuses et par la formation de nouveaux vaisseaux sanguins malades (DMLA humide à un stade avancé). Même si elle ne constitue qu’à peine 10 % des cas de DMLA, la DMLA humide est celle qui entraîne le plus souvent la perte de la vision. Les traitements actuels sont de moins en moins efficaces au fil du temps. Il est toutefois important de trouver de nouvelles façons de prévenir l’apparition de cette maladie invalidante.

De nombreuses études sur la génétique de la DMLA ont identifié plusieurs gènes qui prédisposent à la DMLA, mais aucune d’entre elles n’a attribué l’apparition de la maladie à un gène en particulier. Les données épidémiologiques indiquent que chez les hommes, généralement, l’obésité abdominale vient au deuxième rang des facteurs de risques environnementaux, après le tabac, pour la progression de la DMLA à un stade avancé de perte de la vision. Jusque-là, les mécanismes qui font ressortir ce constat restent mal définis. Elisabeth Andriessen, doctorante au laboratoire du professeur Sapieha, a découvert que des changements dans les communautés bactériennes intestinales, comme ceux qu’apporte un régime riche en gras, peuvent causer une inflammation de faible intensité à long terme dans tout le corps, et favoriser par la suite des maladies telles que la DMLA humide. Parmi les expériences menées lors de cette étude, le groupe de chercheurs a effectué des greffes de matières fécales de souris recevant une alimentation à teneur normale en gras sur des souris recevant un régime riche en matières grasses, et a constaté  un ralentissement dans la progression de la DMLA humide.

« Il ressort de notre étude que des régimes riches en gras modifient le microbiote intestinal de façon à aggraver la DMLA humide, une maladie vasculaire due au vieillissement de l’œil. Le fait d’agir sur les types de microbes qui résident dans les intestins, par un régime alimentaire ou par d’autres moyens, pourrait donc modifier le risque de développer la DMLA et la progression de cette maladie qui entraîne une perte de la vision », explique le professeur Sapieha.

Le professeur Sapieha est titulaire de la Chaire de recherche translationnelle en dégénérescence maculaire de la Fondation Wolfe et de la Chaire de recherche du Canada en biologie cellulaire de la rétine. L’étude a été financée par la Foundation Fighting Blindness, par les Instituts de recherche en santé du Canada et par le Fonds de recherche en ophtalmologie de l’Université de Montréal.

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Le Dr Issam Tanoubi, lauréat du prix d’excellence en innovation des soins de santé

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal est heureux et fier d’annoncer que le Dr Issam Tanoubi, anesthésiste à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et directeur de la recherche en éducation médicale basée sur la simulation au Centre d’Apprentissage des Attitudes et Habiletés Cliniques (CAAHC), Centre de simulation médicale de l’Université de Montréal, est lauréat du prix d’excellence en innovation des soins de santé de la Fédération des Médecins Spécialistes du Québec.

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Photo : Dr Sam Daniel, directeur du Développement professionnel continu, Issam Tanoubi et Dre Diane Francoeur : Présidente de la FMSQ.

Ce prix récompense les médecins spécialistes dont la pratique reflète un désir d’innover et d’améliorer l’accès, l’efficacité, la qualité ou la sécurité des soins de santé, ou qui ont développé des outils pratiques ou des procédures innovatrices ayant permis d’améliorer l’accès, l’efficacité, la qualité ou la sécurité des soins.

Ce prix visait les différents modules d’enseignement des principes de gestion de crises, par la simulation à haute fidélité, dans le cadre du développement professionnel continu (DPC). Parmi les compétences enseignées au cours de ces modules de simulation, une place de choix est réservée à la gestion de crise (Crisis Ressource Managment CRM). La CRM englobe plusieurs sous-compétences nécessaires au travail d’équipe incluant des éléments relatifs à la communication, la collaboration, le leadership et la gestion des tâches et des ressources. Une maitrise inadéquate des éléments composant la CRM s’avère source de morbidité et mortalité importantes dans la prestation des soins de santé. Les professionnels du Centre d’Apprentissage des Attitudes et Habiletés Cliniques (CAAHC), les Dr Tanoubi, Dr Georgescu, lui même anesthésiologiste à l’hôpital Maisonneuve Rosemont, ainsi que Dr Robitaille, en collaboration avec les spécialistes en techniques de simulation, Roger Perron et Joelle Lacoste Delamironde (Inhalothérapeute à l’hôpital Maisonneuve Rosemont), se sont donnés comme mission d’intégrer la CRM et ses principes, avec des compétences techniques spécifiques à chaque spécialité, aux activités de développement professionnel continu (DPC). Le projet a aussi permis le développement d’un module de simulation in situ à l’Hôpital Maisonneuve Rosemont, initié par Dr Georgescu et Dr Tanoubi, en collaboration des membres du département des sciences infirmières de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Dr Tanoubi n’en est pas à sa première distinction. Il a déjà remporté le Prix du meilleur article de l’année publié dans la revue scientifique Les Annales françaises d’anesthésie et de réanimation. Cette année, il était lauréat de la bourse « promotion 1961 », bourse d’excellence en recherche dans le domaine de la pédagogie médicale, et l’un des deux lauréats du prix du chercheur émergent lors du Sommet de la Simulation à St. Jonh’s.

Diagnostic du trouble de la personnalité limite chez les jeunes : la neuroimagerie à la rescousse

Le trouble de personnalité limite (TPL) est une maladie mentale qui n’est pas toujours facile à diagnostiquer, surtout chez les jeunes, pour lesquels les manifestations de l’adolescence peuvent compliquer le diagnostic. En effet, selon une étude pilote menée par une équipe de chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Ile de Montréal), le fonctionnement cérébral spécifique des jeunes atteints d’un trouble de personnalité limite pourrait permettre de diagnostiquer plus tôt la maladie

Chez les jeunes, le TPL se définit par une instabilité affective, une impulsivité et un comportement agressif. Concrètement, la vie quotidienne des jeunes atteints se caractérise par des difficultés scolaires, des problèmes relationnels, une humeur changeante et une souffrance psychique pouvant aller jusqu’aux idées suicidaires.

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David Luck, chercheur

« Grâce à la neuroimagerie fonctionnelle (IRMf), nous savions déjà que les adultes avec un TPL présentent une activation neuronale différente de celle des adultes sans TPL au niveau des cortex frontal et limbique, » déclare David Luck, auteur de l’étude et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. « Néanmoins, à ce jour, aucune étude en IRMf n’avait été réalisée chez les adolescents avec TPL », explique le professeur adjoint au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal.

Dans le cadre de cette étude, douze adolescentes (six adolescentes avec ou sans TPL, âgées en moyenne de 15 ans) ont visionné des images présentant des émotions à connotation positive (pr. ex. joie), négative (pr. ex. peur, colère, tristesse) ou neutre. L’activité de leur cerveau a été mesurée en parallèle par IRMf.

Résultats
Certaines régions du cerveau sont plus activées dans le groupe TPL
o Images positives : activation plus importante de l’hippocampe gauche et du gyrus cingulaire moyen ;
o Images négatives : activation plus importante de l’hippocampe et de l’amygdale de l’hémisphère droit (système limbique), du gyrus frontal (cortex frontal) et du cervelet.

« En résumé, les résultats montrent que les adolescentes avec un TPL semblent utiliser différemment des zones du cerveau impliquées dans la gestion des cognitions et des émotions. », décrit Dre Amélie LeBoeuf, pédopsychiatre à l’Hôpital Rivière-des-Prairies (CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal) et co-chercheure dans cette étude.

« Malgré le nombre limité de participants, ces données mettent en lumière des différences dans le cerveau d’adolescents avec un TPL. Elles pourraient permettre d’améliorer le diagnostic et de développer des approches thérapeutiques plus adaptées aux problématique de ces patients » explique monsieur Luck. « Ces résultats sont d’autant plus intéressant qu’il faut se rappeler le principe à la base du traitement de la maladie mentale : plus on intervient tôt, moins il y aura de conséquences à longs termes pour la personne atteinte. » conclut-il.

Source : Amélie LeBoeuf, Jean-Marc Guilé, Réal Labelle et David Luck. Neuroimagerie fonctionnelle chez l’adolescent avec un trouble de personnalité limite. Santé mentale au Québec, vol. 41, 2016, p. 141-162.

David Luck explique comment les neurosciences affectives peuvent aider à mieux comprendre la maladie mentale (vidéo)

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