Conférences Fernand-Seguin: L’intimidation faut-il s’en inquiéter et quoi faire?

Conférence grand public 

Le jeudi 24 septembre  – de 19 h à 20 h 30

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Depuis quelques années, l’intimidation capture l’attention de plusieurs acteurs de la société : les médias, les professionnels de la santé et de l’éducation et, bien évidemment, les familles.

Face à ce phénomène, il est parfois difficile d’avoir l’heure juste sur des questions bien simples comme : Qu’est-ce que l’intimidation et comment la différencier des disputes entre jeunes ? Est-ce que la cyberintimidation est si fréquente et quels impacts a-t-elle sur les jeunes ? Quelles sont les signes que mon enfant est victime d’intimidation ? Par ailleurs, lorsque confrontés à de l’intimidation, les jeunes peuvent réagir de façon fort différentes. Certains vivent de la tristesse, de la honte, de la colère alors que d’autres sont indifférents ou ne se rendent simplement pas compte qu’ils sont victimes d’intimidation. Toutefois, il semble avoir une certaine confusion découlant de ces expériences et les jeunes ne savent souvent pas comment s’y prendre pour s’en sortir.

Nous effectuerons ainsi un bref survol d’initiatives menées au Québec et ailleurs pour diminuer la violence dans les relations interpersonnelles entre jeunes, incluant une toute nouvelle application mobile spécialement conçue pour les jeunes victimes d’intimidation : +Fort.

Conférencière

Isabelle-Ouellet-Morin-250Isabelle Ouellet-Morin, Ph. D. en psychologie clinique
Chercheure, Institut universitaire en santé mentale de Montréal du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Chercheure, Groupe de recherche en inadaptation psychosociale chez l’enfant (GRIP), professeure adjointe, École de criminologie, Université de Montréal

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Le département de psychiatrie de l’Université de Montréal : 50 ans d’enseignement et de découvertes

C’est avec fierté que le département de psychiatrie de l’Université de Montréal célèbre son 50e anniversaire, le 11 septembre 2015; un anniversaire marquant de l’histoire de la Faculté de médecine. Selon son directeur, Dr Emmanuel Stip, « le département de psychiatrie de l’Université de Montréal a été, au cours des cinquante dernières années, le théâtre et le moteur d’importantes découvertes scientifiques et des transformations majeures qu’ont connus les soins en santé mentale ».

Avec une première cohorte de 3 résidents dans les années 60, ils sont, cette année, 65 à compléter leur formation spécialisée au sein des équipes cliniques de la province. Au fil du temps, ce sont plus de 600 psychiatres qui y ont reçu leur formation et ont ainsi pu contribuer à l’excellence des soins en santé mentale et au développement de pratiques novatrices.

gala-50e-detp-psy-250Véritable site d’excellence pour la formation des futurs psychiatres, chercheurs et scientifiques, le département de psychiatrie de l’Université de Montréal est aussi l’un des plus grand département francophone de la planète, avec plus de 100 étudiants post-gradués.

Fort d’une excellente réputation, le département compte sur une histoire riche, marquée de découvertes et d’avancées importantes. En effet, les professeurs et chercheurs issus du département ont, entre autres, travaillé sur la potentialisation du lithium par les antidépresseurs, véritable révolution dans le domaine de la psychiatrie.

C’est véritablement un demi-siècle d’histoire qui s’est écrit ainsi; une histoire colorée par la transformation des asiles d’autrefois en hôpitaux psychiatriques. Une histoire également marquée par la désinstitutionnalisation et, plus récemment, par la psychiatrie dite citoyenne. Notons également que le département de psychiatrie a compté parmi ses membres deux ministres du Gouvernement du Québec qui ont eu des responsabilités politiques importantes : les docteurs Camille Laurin et Denis Lazure.

Fort de ses avancées et de ses découvertes, le département et les chercheurs, professeurs et scientifiques qui l’animent sont également un pôle important du transfert de connaissances et de promotion des nouveaux savoirs. Ce sont de nombreuses publications scientifiques et ouvrages de référence, dont le manuel de référence « Psychiatrie clinique : une approche biopsychosociale », qui, au fil des ans, ont fait rayonner le département et ses membres internationalement.

Ce cinquantième anniversaire sera notamment souligné lors d’un gala de commémoration et par la publication d’un ouvrage traitant des enjeux de la psychiatrie en fonction des contextes contemporains, politiques, financiers et inhérents à la discipline elle-même.

L’anniversaire du Département de psychiatrie sera, entre autres, souligné via :

– un numéro spécial de la revue Santé mentale au Québec, produit en collaboration avec les presses de l’Université de Montréal.
Ce numéro spécial de 350 pages et d’une vingtaine de chapitres regroupe une trentaine d’auteurs, historiens, professeurs, chercheurs et résidents, qui abordent différents aspects de l’histoire de la psychiatrie avec une juxtaposition d’articles, autour des enjeux, du bilan et de la perspective de la psychiatrie relativement à la pensée universitaire.

– un document audiovisuel de type documentaire portant sur les 50 ans du département de psychiatrie.

– un Gala commémoratif, le 11 septembre 2015.
300 invités (professeurs, chercheurs, résidents, étudiants, dignitaires et membres facultaires et universitaires) sont réunis pour souligner cet anniversaire.

logo-fac-med-udemSource : Maria Florea
Agente de coordination
MÉDECINE – Chirurgie/Psychiatrie
Université de Montréaltes

Deux découvertes sur le stress qui pourraient tout changer (1er chronique de Sonia Lupien)

Sonia Lupien, directrice du Centre d’études sur le stress humain profite de la rentrée pour aborder deux découvertes récentes sur le stress qui risquent de guider l’année à venir dans le domaine de la santé mentale. Elle explique à Catherine Perrin comment le stress d’un individu peut influer sur celui de son entourage et comment l’administration d’hormones de stress peut avoir un effet calmant. 

Sonai Lupien, directrice du Centre d'études sur le stress humain
Sonai Lupien, directrice du Centre d’études sur le stress humain

« Si je vous emmène dans mon labo et vous stresse en mesurant vos hormones de stress, elles vont augmenter », explique Sonia Lupien pour illustrer la découverte sur la résonnance. « Maintenant, si j’emmène Alain (Vadeboncoeur, chroniqueur également assis devant Catherine Perrin) avec vous et l’assois en lui disant : « Je ne te stresserai pas, tu vas seulement regarder Catherine se faire stresser » pendant que vous, vous stressez, les hormones de stress d’Alain vont aussi augmenter. Plus il y a un lien entre deux personnes, plus elles vont résonner. »

Source : Société Radio-Canada

Ecoutez l’entrevue

En savoir plus

Centre d’études sur le stress humain (CESH)
L’ouvrage Par amour du stress publié en 2010

Faire trop confiance à son imagination : un indice de trouble obsessif-compulsif?

Mélanger le réel et l’imaginaire, perdre contact avec le réel : voilà deux principales caractéristiques qui pourraient jouer un rôle dans le développement du trouble obsessionnel-compulsif (TOC). C’est ce que nous apprend une étude réalisée par des chercheurs du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (Institut universitaire en santé mentale de Montréal) et de l’Université de Montréal, dont les résultats ont été publiés dans le Journal of Clinical Psychology.Frederick_Aardema250x250

« En général, les chercheurs sont d’accord sur les critères diagnostiques du TOC. Cependant, il n’y a pas de consensus sur les mécanismes qui les provoquent », déclare Frederick Aardema, codirecteur du Centre d’études sur les troubles obsessionnels-compulsifs et les tics (CETOCT) et professeur adjoint au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal.

Déjà en 2011, l’équipe du CETOCT avait observé que les personnes qui font plus confiance à leur imagination et qui présente une forte tendance à se dissocier de la réalité avaient plus de symptômes obsessionnels. L’objectif de la présente étude était de confirmer ces observations auprès d’une population souffrant de TOC.

« Les théories sur le TOC stipulent que ce n’est pas le contenu de la pensée qui est en cause dans le développement des obsessions mais la façon dont ces pensées sont interprétées par la personne », poursuit monsieur Aardema. « Alors que la majorité des personnes vont écarter une idée si elles jugent qu’elle n’a pas de sens, une personne atteinte de TOC se dira que si elle pense comme cela, c’est qu’il y a une raison. »

En savoir plus sur l’étude

Pour information
Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Bureau : 514 251-4000, poste 2986 | Cell. : 514 235-4036
catherine.dion.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

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Concours IRSC: Félicitations aux chercheurs CIUSSS

Félicitations aux chercheurs du Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont qui ont obtenu une subvention (subvention de fonctionnement ou volet Fondation) au concours 2015 des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

  • Armando Bertone, Laurent Mottron et 2 autres chercheurs ont obtenu 528 022$ pour leur projet intitulé : Assessing the development of elementary and social perception in autism using behavioral and electrophysiological approaches;
  • Nathalie Labrecque, du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, a obtenu 805 516 $ pour son projet intitulé : Deciphering the role of NR4A3 in dendritic cell biology and infection;
  • Sonia Lupien a obtenu 1 477 846$ dans le volet Fondation pour son programme de recherche intitulé : Stress and the Power of Others : Generating New Knowledge and Translating it Into Successful Education Programs;
  • Heather Melichar, du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, a obtenu 300 000 $ pour son projet intitulé : Determining cause and effect: dynamic T cell receptor signaling during thymic selection;
  • Kieron O’Connor, Marc Lavoie et Julie Leclerc ont obtenu 680 946$ pour leur projet intitulé : Evaluation of a cognitive psychophysiological treatment for Tourette syndrome and tic disorders;
  • Isabelle-Ouellet Morin et ses collègues ont obtenu 658 329$ pour leur projet intitulé : Adult Health Outcomes in Male and Female Victims of School Bullying: A Longitudinal and Genetically Informed Study of Underlying Bio-Physiological Mechanisms;
  • Denis-Claude Roy, directeur du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, a obtenu 596 450$ pour son projet intitulé : Elucidating mechanisms of MSC-induced tissue regeneration: path to mesenchymal stromal cell clinical trial in glaucoma

Directive sur les contrats de services

Le 20 juillet 2015 à Montréal

Préambule

La Loi sur la gestion et le contrôle des effectifs des ministères, des organismes et des réseaux du secteur public ainsi que des sociétés d’État (2014, chapitre 17) (ci-après la « LGCE ») établit des mesures particulières applicables aux contrats de services qu’un organisme entend conclure pendant les périodes soumises à des mesures de contrôle de l’effectif, entre autres, en assujettissant la conclusion de ces contrats à une autorisation du dirigeant de l’organisme.

La LGCE vise à ce qu’un organisme public ne puisse conclure un contrat de services si celui-ci a pour effet d’éluder les mesures de contrôle relatives aux effectifs prises en vertu de cette loi.

Les organismes publics, désignés par le Conseil du trésor, peuvent prendre une directive sur les contrats de services non soumis à l’autorisation de leur dirigeant.

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a été désigné par la décision CT-214544 du Conseil du trésor, du 16 décembre 2014, afin de lui permettre de se doter d’une directive sur les contrats de services non soumis à l’autorisation de son dirigeant.

En vertu de l’article 17 de la LGCE, cette directive doit être rendue publique au plus tard 30 jours après son adoption. Elle doit également être transmise au président du Conseil du trésor qui peut en tout temps requérir de l’organisme public que des modifications y soient apportées.

Objet

La présente directive a pour but d’établir les situations où l’autorisation du dirigeant du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal n’est pas requise pour la conclusion d’un contrat de services pendant la période d’application de la LGCE¹. La LGCE prévoit la mise en œuvre d’une première période de contrôle de l’effectif allant du 1er janvier 2015 au 31 mars 2016.

Cette directive découle de l’article 16 de la LGCE qui prévoit, en période de contrôle visée à l’article 11 de la LGCE, que la conclusion de tout contrat de services par un organisme public doit être autorisée par son dirigeant.

Ce pouvoir peut-être délégué par le dirigeant lorsqu’il s’agit de conclure un contrat de services avec une personne physique (en affaire ou non) comportant une dépense inférieure à 10 000 $ et, dans les autres cas, une dépense inférieure à 25 000 $.

L’autorisation n’est toutefois pas requise si les conditions suivantes sont remplies:

  1. l’organisme public, après avoir été désigné par le Conseil du trésor, a pris une directive sur les contrats de services dont l’autorisation du dirigeant peut être déléguée;
  2. l’objet du contrat de services correspond à l’un de ceux indiqués dans cette directive;
  3. le contrat est conclu avec un contractant autre qu’une personne physique.

Champ d’application

Cette directive s’applique aux contrats de services visés au paragraphe 3o du premier alinéa de l’article 3 de la Loi sur les contrats des organismes publics (RLRQ, chapitre C 65.1) et les contrats assimilés à un contrat de services conformément au troisième alinéa de cet article pour chaque période que détermine le Conseil du trésor en vertu de l’article 11 de la LGCE.

Contrats non soumis à l’autorisation du dirigeant d’organisme

Les contrats de services suivants, conclus avec un contractant autre qu’une personne physique, ne sont pas soumis à l’autorisation du dirigeant du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal prévue à l’article 16 de la LGCE (contrats qui sont traditionnellement confiés à l’externe et qui se situent hors de la mission de l’organisme).

  1. Entretien de logiciels, licences et d’équipements informatiques
  2. Entretien ou surveillance des systèmes d’alarme et incendie
  3. Élimination des déchets
  4. Extermination et contrôle des parasites
  5. Service de sécurité
  6. Location d’équipements ou d’installations immobilières
  7. Publicité
  8. Services d’architectes, d’ingénieurs et d’arpenteurs
  9. Services de communication, d’impression, signalisation et de publication
  10. Services d’économie d’énergie
  11. Services de déneigement
  12. Services de maintenance d’ascenseurs
  13. Services de nettoyage, décontamination et traitement de l’eau
  14. Services d’enseignement et de formation (MESS)
  15. Services d’entretien de pelouse
  16. Services d’entretien paysagers
  17. Services d’entretien d’équipements
  18. Services d’entretien ménager
  19. Services de nettoyage de fenêtres
  20. Services de pharmaciens (MSP)
  21. Services de transport, de déménagement, d’entreposage et de messagerie
  22. Services de voyage, de taxi et de restauration
  23. Services financiers et autres services connexes
  24. Services d’huissiers
  25. Services juridiques
  26. Arbitrage
  27. Auditeur externe
  28. Programme d’aide aux employés
  29. Service échange de personnels inter-établissements
  30. Médecin examinateur

Yvan Gendron
Président-directeur général du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal

Directive sur les contrats de services (PDF)

¹La période d’application de la section III de la Loi correspond à la période déterminée par le Conseil du trésor en vertu de l’article 11 de cette loi.

Bravo à d’excellents pharmaciens

Violaine Masson, pharmacienne
Violaine Masson, pharmacienne

Félicitations à deux pharmaciens du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal qui ont vu leur travail récompensé lors du dernier colloque annuel de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec qui se tenait le 16 avril dernier au Château Frontenac.

D’abord, le prix d’excellence pour la relève a été remis à Violaine Masson, pharmacienne à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, pour souligner ses accomplissements et son implication. Elle a, entre autres, contribué à l’élaboration d’un guide de gestion des effets indésirables des psychotropes et à la création d’un site internet sur le consentement aux soins en collaboration avec le bâtonnier du Québec.

Philippe Vincent, pharmacien
Philippe Vincent, pharmacien

Ensuite, le prix d’excellence en pratique spécialisée a récompensé l’engagement et le leadership de Philippe Vincent, pharmacien à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

Monsieur Vincent contribue quotidiennement à la valorisation des soins pharmaceutiques en santé mentale en s’impliquant auprès des patients et en réalisant des projets novateurs qui influencent la pratique de pointe en psychiatrie au Québec.

La version française du DSM-5 est maintenant disponible

Dr Pierre Lalonde
Dr Pierre Lalonde

Félicitations au Dr Pierre Lalonde, médecin-psychiatre au Programme des troubles psychotiques, et au Dr Georges-F. Pinard, médecin-psychiatre à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, pour leur contribution à la traduction française du DSM-5, Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, de l’American Psychiatric Association.

La version française de cet ouvrage est disponible en Amérique du Nord depuis le 29 juin dernier. Rappelons que le DSM définit les critères nécessaires pour établir les diagnostics en psychiatrie et est utilisé à travers le monde.

Dr Georges-F. Pinard
Dr Georges-F. Pinard

Le Dr Lalonde et le Dr Pinard ont eu le privilège de faire partie de l’équipe de traduction française des critères diagnostics, notamment au niveau de la validation translinguistique. Ce travail de précision sur les termes les a occupés quelques centaines d’heures depuis la parution du DSM-5 américain en 2013 et ils se réjouissent que cet ouvrage, tant attendu en français, soit maintenant accessible pour l’ensemble des résidents, des psychiatres et des omnipraticiens.

Mentionnons enfin que les docteurs Lalonde et Pinard étaient les seuls médecins canadiens parmi l’équipe responsable de la traduction des critères en français.

L’œil bionique bientôt au Québec

L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont sélectionné par la compagnie Secondsight pour l’implantation du système de prothèse rétinienne Argus® II

flavio-rezende-300Le Dr Flavio Rezende, ophtalmologiste chirurgien rétinologue à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), et professeur agrégé de clinique au Département d’ophtalmologie de l’Université de Montréal, est fier d’annoncer qu’il pourra bientôt installer le système de prothèse rétinienne Argus® II pour traiter les personnes souffrant de dégénérescence rétinienne externe, dont la gravité est de sévère à profonde. Conçu et fabriqué par la compagnie américaine Secondsight, Argus® II est le premier «œil bionique» pour le traitement de la cécité due à une dégénérescence rétinienne externe. L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) renforce ainsi son expertise en ophtalmologie, l’un de ses principaux axes d’excellence, déjà reconnue sur la scène internationale.

L’implant peut améliorer la capacité d’une personne aveugle à mener ses activités quotidiennes habituelles en lui permettant, par exemple, de reconnaître des formes ou de gros objets, de localiser des gens, d’indiquer l’emplacement des seuils de porte, et suivre des lignes ou des rebords. Au bout du compte, il permet aux porteurs de l’Argus® II de mener leur vie quotidienne avec plus de confiance et leur donne une plus grande indépendance.

Le système Argus® II induit une perception visuelle chez les personnes aveugles en fournissant des impulsions électriques qui stimulent les cellules résiduelles de la rétine, produisant une perception de schémas de lumière dans le cerveau. L’Argus II a le potentiel d’offrir des capacités visuelles qui changent la vie de ceux dont la vision fonctionnelle résiduelle est limitée ou inexistante.

«L’Argus® II représente le développement médical le plus excitant jamais rencontré dans ma carrière et une percée majeure dans la science de la vision, a déclaré le Dr Flavio Rezende. Cette nouvelle technologie offre beaucoup d’espoir et de possibilités aux patients souffrant d’une maladie dégénérative de l’œil. Je suis ravi de faire partie de la première équipe québécoise capable de fournir cette technologie aux patients».

L’équipe médicale de l’HMR, dirigée par le Dr Flavio Rezende, travaille présentement en étroite collaboration avec l’Institut Nazareth et Louis-Braille, l’École d’optométrie de l’Université de Montréal et avec le Dr John Chen, ophtalmologiste rétinologue du département d’ophtalmologie de l’Université McGill pour financer l’implantation du système chez les patients les plus susceptibles de subir cette chirurgie. Le Dr Rezende espère implanter le système chez un premier patient québécois d’ici la fin de l’année 2015.

À propos de la dégénérescence rétinienne externe

La dégénérescence rétinienne externe est la détérioration de la couche externe de la rétine (par ex. les photorécepteurs), causée par la mort progressive des cellules dans cette région de la rétine. La rétinite pigmentaire (RP) est un type important de dégénérescence rétinienne externe. La RP est une maladie héréditaire rare qui provoque une dégénérescence progressive des cellules sensibles à la lumière de la rétine, entraînant une déficience visuelle significative et entraînant parfois la cécité. On estime que 13 000 personnes souffrent de RP au Canada et 1,2 million de personnes dans le monde.

À propos du système de prothèse rétinienne Argus® II

Le système Argus® II de Second Sight fournit une stimulation électrique pour contourner les cellules mortes et stimuler les cellules rétiniennes viables résiduelles, induisant ainsi une perception visuelle chez les personnes souffrant de dégénérescence rétinienne externe dont la gravité est de sévère à profonde. L’Argus® II agit en convertissant des images capturées par une caméra vidéo miniature montée sur les lunettes du patient, en une série de petites impulsions électriques qui sont transmises sans fil à un faisceau d’électrodes implantées sur la surface de la rétine. Ces impulsions ont pour but de stimuler les cellules résiduelles de la rétine, entraînant la perception de schémas de lumière dans le cerveau. Le patient apprend alors à interpréter ces schémas visuels, regagnant ainsi une certaine fonction visuelle. L’Argus® II est la première rétine artificielle à recevoir l’autorisation en Europe (Marque CE), la première et unique prothèse rétinienne à être autorisée aux États-Unis et au Canada.

Communiqué de presse (PDF)

Renseignements
Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
Direction des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Bureau : 514 251-4000, poste 2986 | Cell. : 514 235-4036
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Irrégularités financières: des personnes hébergées en CHSLD seront remboursées

Dans le cadre d’un exercice de vérifications financières, la direction du Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a récemment constaté que des opérations irrégulières avaient été effectuées dans la gestion des biens de 334 personnes résidant ou ayant résidé dans un CHSLD, ces prélèvements totalisant 127 083 $. Les personnes concernées par cette situation jugée inacceptable ont été contactées par un représentant de l’établissement et les sommes en cause seront dès maintenant entièrement remboursées. La direction du CIUSSS est sincèrement désolée de cette situation déplorable et tient à rassurer la population qu’en aucun temps la qualité et la sécurité des soins n’ont été compromises.

À la fin du mois de mai dernier, la Direction des ressources financières a suspecté certaines irrégularités. Dès lors, des vérifications diligentes ont alors été effectuées afin d’identifier la source de ces irrégularités. Une enquête interne a permis d’identifier formellement un membre du personnel, lequel, après corroboration des faits, a été congédié. La situation a également été signalée au Service de police de la Ville de Montréal. Les processus comptables concernant la gestion des comptes des patients dans ce CHSLD ont depuis été révisés et les mécanismes de contrôle requis sont maintenant appliqués afin qu’une telle situation ne puisse plus se reproduire.

La grande majorité des personnes touchées par cette situation ont jusqu’ici été contactées afin d’offrir des excuses à l’égard de cette situation regrettable et ont été informées des modalités d’acheminement du remboursement des sommes en cause.

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, l’Institut Canadien-Polonais du Bien-Être et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et 580 médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, il assume également une mission d’enseignement, d’évaluation et de recherche. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire.

Source
Jean Lepage
Adjoint au président-directeur général et relations médias
Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Tél. : 514 251-4000, Poste 3188

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