Sonia Lupien élue présidente de la ISPNE

Sonia Lupien, directrice du Centre d’études sur le stress humain de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeure titulaire au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal vient d’être élue par ses pairs au titre de présidente de l’International Society of Psychoneuroendocrinology (ISPNE).

Créée il y a 48 ans, la Société internationale de psychoneuroendocrinologie regroupe des chercheurs d’à travers le monde qui étudient les effets des hormones sur le cerveau et particulièrement les effets du stress sur le cerveau animal et humain.

Dans le cadre du congrès annuel de la ISPNE qui avait lieu à Zurich du 8 au 11 septembre 2017, les chercheurs ont élu Sonia Lupien à titre de présidente de la société, et ce, pour une période de 3 ans.

Madame Lupien a accepté cet honneur avec plaisir et elle travaillera au développement de la société et à la représentation de la science du stress à travers le monde.

Un bel exemple du rayonnement international de nos chercheurs québécois!

Protégé : Test- Év

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Recrutement – Traitement du trouble de stress post-traumatique

Une étude est en cours de recrutement pour évaluer l’efficacité respective de deux formes de thérapie reconnues pour le traitement du trouble de stress post-traumatique (TSPT). En plus de bénéficier gratuitement d’un traitement psychologique spécialisé et de contribuer à l’amélioration des connaissances scientifiques, les participants recevront une indemnité pouvant atteindre 150 $.

Le TSPT se caractérise par le développement de symptômes intrusifs faisant suite à l’exposition à un évènement traumatique en tant que victime ou témoin, par exemple le sentiment de revivre des aspects de l’évènement traumatique, le sentiment d’être détaché d’autrui ou les cauchemars récurrents. Près d’un Canadien sur dix peut en être affecté au cours de sa vie.

Le projet de recherche

Le projet de recherche vise à tester l’efficacité de deux formes de thérapie cognitivo-comportementales (TCC) reconnues pour le traitement du TSPT et des problèmes connexes (par ex.: symptômes dépressifs et difficultés de sommeil). Les participant(e)s se verront assigné(e)s aléatoirement à l’une des deux formes de TCC. Des évaluations seront complétées en cours de traitement ainsi qu’en suivi jusqu’à un an suite au traitement.

Critères de sélection

Les participants devront rencontrer les critères suivants :

  1. Être âgés entre 18 et 70 ans,
  2. Avoir été victime ou témoin d’un événement traumatique à l’âge adulte,
  3. Avoir un diagnostic principal de TSPT,
  4. Ne pas souffrir de symptômes psychotiques ou d’un trouble bipolaire,
  5. Être en mesure de s’exprimer et de lire en français.

 

Nous sommes en mesure de faire une évaluation dans le cas où un individu croit être atteint de TSPT, mais n’a pas obtenu le diagnostic de manière formelle à ce jour.

Prenez note qu’une entrevue téléphonique de présélection sera effectuée et servira à valider l’admissibilité des participant(e)s.

Pour plus d’information et pour vous inscrire :
Isabelle Bernier
Coordonnatrice de recherche
Centre d’étude sur le trauma
514 251-4000, poste 3734
ibernier.iusmm@ssss.gouv.qc.ca
plusqu1souvenir.ca

Important coup de pouce au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal est heureux et fier d’annoncer que le Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est l’un des bénéficiaires d’un important octroi du ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique du Canada, par l’entremise du Fonds d’investissement stratégique pour les établissements postsecondaires.

Yvan Gendron, PDG du CIUSSS-EMTL, s’est réjoui de la nouvelle: « Cet investissement constituera une impulsion supplémentaire pour la recherche à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, afin de préparer les thérapies de demain dans des locaux pleinement adaptés à la science de pointe».

Une somme totale de 40,82 M$ sera investie dans des projets d’envergure dont celui de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. De cette somme, le gouvernement du Canada fournira 15, 74 M$ et l’Université de Montréal fournira 25,08 M$ pour son projet.

Une partie de ces fonds, soit 5,7 M$, permettra l’agrandissement du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dont les chercheurs de calibre international travaillent au quotidien pour mettre au point des thérapies novatrices pour toutes sortes de maladies, allant du cancer, à l’ophtalmologie et aux maladies auto-immunes. La Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont vient compléter le financement par une donation de 7 M$, spécifiquement dans le cadre de cette annonce liée au Fonds d’investissement stratégique.

« L’agrandissement des lieux et leur mise à niveau permettra d’intensifier encore la marche vers de nouvelles thérapies dans le domaine de la thérapie cellulaire et moléculaire, ainsi que de la médecine régénératrice, tous des pôles d’excellence dans notre institution. Des installations modernes et adaptées tant à la recherche qu’à l’enseignement constituent un préalable nécessaire au progrès en recherche », a déclaré Dr Denis-Claude Roy, directeur de la recherche au CIUSSS-EMTL.

La fin des travaux est prévue pour l’automne 2018.

Yvan Gendron, pdg du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal; David Lametti; la Dre Hélène Boisjoly, doyenne de la Faculté de médecine; le recteur, Guy Breton; le Dr Marc Giasson, directeur de l’enseignement du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal; et le Dr Denis Roy, pdg de l’Institut de cardiologie de Montréal.

Pour plus d’information et entrevues
Florence Meney – relations avec les médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Dr Jean Roy, lauréat du Prix d’excellence 2017 du Collège des médecins

Dr Jean Roy, hématologue

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) est heureux et fier d’annoncer que le Dr Jean Roy, hématologue et clinicien chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et professeur titulaire à l’Université de Montréal, est le récipiendaire du Prix d’excellence 2017 du Collège des médecins du Québec.

Depuis des années, Dr Roy travaille en effet à l’avant-garde de la recherche afin de trouver des solutions nouvelles pour traiter et guérir les patients souffrant d’un cancer du sang, dont certaines formes sont tout particulièrement pernicieuses et résistantes aux thérapies.

Yvan Gendron, président-directeur général du CIUSSS-EMTL, a chaudement félicité Dr Roy : « Ce prix amplement mérité témoigne de l’importance de vos travaux, si essentiels, mais aussi de la relation thérapeutique forte que vous avez su établir avec vos patients, qui vous font pleinement confiance. »

« Même après 30 ans de pratique, je suis encore émerveillé par la médecine », a de son côté déclaré le lauréat, ajoutant : « À cause de la science, bien sûr, qui est pleine de promesses. Plus encore à cause de ces rencontres quotidiennes avec mes patients atteints de cancers du sang. Ensemble, nous gagnons parfois, nous perdons encore trop souvent. Je suis toujours impressionné par leur courage et leur gentillesse, je me sens choyé d’accueillir leur confiance ainsi que celle de leur famille. Au fil du temps, mes patients m’ont apporté plus que ce que j’ai pu leur donner. Ce désir de toujours faire mieux et ce prix de reconnaissance, c’est à eux que je le dois. »

Un parcours d’exception
Après des études secondaires et collégiales au Petit Séminaire de Québec où il a remporté le prix du Gouverneur général, le Dr Jean Roy a obtenu son doctorat en médecine de l’Université Laval en 1984. Il a ensuite suivi une formation en médecine interne puis en hématologie à l’Université McGill. Le Dr Roy s’est ensuite spécialisé en greffe de cellules souches hématopoïétiques à l’Université du Minnesota (USA) pendant quatre ans. Il travaille maintenant comme médecin et clinicien chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont où il fut aussi directeur du Programme de greffe (2000-2008), puis chef de service (2007-2015). Le Dr Roy est le titulaire de la chaire Maryse et William Brock de l’Université de Montréal pour la recherche appliquée en greffe de cellules hématopoïétiques.

Pionnier de la recherche
Le Dr Roy travaille à l’avant-garde de la recherche appliquée dans le domaine de la thérapie cellulaire pour le traitement du myélome, un cancer particulièrement pernicieux. Il est, entre autres, à l’origine d’une nouvelle approche thérapeutique mise à l’essai et qui donne des résultats très prometteurs pour le traitement du myélome multiple, un cancer de la moelle osseuse actuellement jugé incurable avec les traitements usuels de chimiothérapie. Utilisant une approche développée à Maisonneuve-Rosemont, soit le recours à l’autogreffe pour réduire la masse tumorale suivie trois à quatre mois plus tard d’une allogreffe pour nettoyer la moelle osseuse des cellules résiduelles de myélome par les cellules immunitaires d’un donneur familial (immunothérapie), l’étude a en effet permis d’enregistrer un taux de guérison de 41 %, un chiffre inégalé jusqu’à présent avec cette stratégie. Mieux encore, alors que la survie moyenne des patients atteints de myélome est d’environ cinq ans après le diagnostic initial, les patients qui ont reçu une allogreffe ont enregistré un taux de survie de 60 % après dix ans. Cette stratégie d’immunothérapie sert maintenant de socle pour l’élaboration d’autres études utilisant l’allogreffe de cellules souches afin de tenter d’améliorer le taux de guérison des patients atteints de myélome multiple à mauvais pronostic.

Le Prix d’excellence du Collège des médecins du Québec est remis annuellement à un médecin qui, par ses réalisations exceptionnelles, fait une différence dans la vie des patients, des professionnels de la santé ou des étudiants et qui se démarque par son apport hors du commun à l’évolution de sa profession.

Au fil des ans, le Collège a honoré des médecins d’exception reconnus pour leurs valeurs d’humanisme, d’engagement social et de philanthropie, ou encore qui ont contribué, par leur apport sur le plan scientifique ou académique, à l’évolution de la profession médicale et à l’amélioration de la qualité de l’exercice de la médecine.

Nouvel espoir pour les personnes atteintes de myélome multiple
(Le Devoir 4 mai 2017)

Pour plus d’information et entrevues
Florence Meney – relations avec les médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Un coup de pouce pour l’innovation de la recherche à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal

Félicitations à Marie-France Marin, chercheure et à Stéphane Guay, directeur de la recherche à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) qui viennent d’obtenir un financement de 274 469 $ du Fonds des Leaders John-R.-Evans de la Fondation canadienne pour l’innovation, pour l’installation de nouveaux laboratoires et d’équipements de mesures psychophysiologiques.

Selon Yvan Gendron, président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, « cet appui accordé aux chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal constitue assurément une reconnaissance de l’excellence de leurs travaux. Il permettra d’améliorer notre compréhension des problèmes de santé mentale et nos interventions auprès des personnes qui en sont atteintes. »

Marie-France Marin

« Concrètement, cette subvention nous aidera à mettre sur pied un laboratoire de recherche pour étudier les mécanismes impliqués dans l’apprentissage de la peur par observation chez les enfants, » explique Marie-France Marin qui est également professeure adjointe au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal. « Ainsi, nous pourrons entreprendre des études afin de mieux comprendre les facteurs environnementaux et familiaux qui influent sur la transmission des peurs et du trauma entre les générations. »

Stéphane Guay

« Ces installations ainsi que les équipements mobiles associés pourront être utilisés par d’autres chercheurs et étudiants du Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, » souligne Stéphane Guay qui est aussi professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal. « C’est un apport significatif pour notre organisation qui favorisera le développement de nouvelles expertises en santé mentale. »

Dans les faits, ce financement permettra l’aménagement d’une salle d’observation, l’achat de matériel de mesures psychophysiologique (rythme cardiaque, tension artérielle, etc.) et l’acquisition d’ordinateurs.

Ces initiatives sont rendues possibles grâce à la participation financière du Gouvernement du Québec et celle de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

Les récipiendaires du Fonds des Leaders John-R.-Evans doivent être des chefs de file reconnus dans leurs domaines de recherche respectifs ou qui ont la capacité de faire preuve – d’excellence dans le domaine de la recherche proposé. Également, ils doivent être engagés, ou sur le point de l’être, dans un programme de recherche ou de développement technologique original, de haute qualité et concurrentiel sur la scène internationale

Le Fonds des leaders John‑R.‑Evans (FLJE) appuiera 94 projets de 33 universités canadiennes dans le cadre du présent cycle de financement. Administré par le gouvernement fédéral par l’entremise de la FCI, le FLJE a pour objet d’aider les universités à recruter et à maintenir en poste les meilleurs chercheurs du monde. Les subventions du présent cycle totalisent près de 20 millions de dollars.

Participants recherchés – Étude en neuropsychologie et électrophysiologie

Participants recherchés – Étude en neuropsychologie et électrophysiologie – 100$ en compensation

Nous recherchons des participants pour un projet de recherche ayant pour but de comparer l’activité cérébrale chez les personnes souffrant de tics chronique ou du syndrome Gilles de la Tourette et des sujets sains. Nous recherchons spécifiquement des hommes âgés entre 35 et 55 ans. Pour participer à cette recherche, il faut être disponible pour 2 sessions. La première dure 4 heures et se fait en 2 parties. Une partie consiste en un enregistrement électrophysiologique à l’aide d’un casque d’électrodes posé sur le cuir chevelu. L’autre partie consiste en une session de tests neuropsychologiques.

Les mêmes tests sont répétés dans une autre session qui aura lieu 4 ou 5 mois plus tard. Cette session devrait durer environ 3 heures. Une compensation financière de 100$ est prévue pour l’ensemble de la participation au projet (50$ lors de la première visite, 50$ lors de la deuxième). Si cette recherche vous intéresse ou si vous désirez de plus amples informations, n’hésitez pas nous contacter par écrit ou par téléphone:

Martine Germain: 514 251-4015, poste 3508
Simon Morand-Beaulieu: 514 251-4015, poste 3312
Téléphone: (514) 251-4015 #3312
Courriel: recherche.tourette@gmail.com

Formation Omega : un programme efficace pour prévenir la violence en milieu de travail

La violence en milieu de travail peut avoir de graves conséquences pour les victimes, les entreprises et les organisations. Il existe des programmes de prévention de la violence en milieu de travail qui visent à former le personnel à mieux reconnaître et à gérer en toute sécurité les situations à risque. De ceux-ci la formation Oméga qui a été créée en 1997 par l’ASSTSAS une association sectorielle paritaire qui se consacre exclusivement à la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles pour les travailleurs du secteur des affaires sociales. Ce programme a été mise en place spécifiquement pour former les travailleurs de la santé – et en particulier de la santé mentale – sur la façon de mieux intervenir efficacement dans des situations de patients agressifs.

Stéphane Guay, directeur du CET et de VISAGE
Stéphane Guay, directeur du CET et de VISAGE

Stéphane Guay, directeur du Centre d’étude sur le trauma de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et son équipe du groupe de recherche VISAGE ont mené une étude visant à évaluer l’impact du programme Oméga sur la détresse psychologique des employés, leur capacité à s’adapter aux situations de violence et sur leur niveau d’exposition à différentes formes de violence (tensions, violence mineure, violence grave).

Dans les faits, quatre-vingt-neuf employés de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal qui ont suivi le programme Oméga en 2012, dispensé sur 4 jours, ont accepté de répondre à des questionnaires avant la formation, 3 mois (court terme) et 14 mois (moyen terme) après celle-ci.

Les résultats ont montré des améliorations significatives, tant à court et à moyen terme. Ainsi, les participants à la formation Oméga vivent moins de détresse psychologique suite à des incidents violents et ils sont mieux outillés pour s’adapter et prévenir les actes de violence.

Selon Stéphane Guay, les résultats positifs peuvent s’expliquer par la structure même du programme qui respecte les recommandations fréquemment abordées dans la littérature scientifique. Concrètement, la formation Oméga présente une explication théorique (compréhension de l’agressivité et de la violence sur le lieu de travail), des éléments de prévention (évaluation du danger, gestion des risques, prises de précautions), des connaissances sur l’interaction avec les personnes agressives (reconnaissance des signes verbaux et non verbaux de l’agression), des techniques de désescalade et des mesures de suivi après l’événement (suivi, rapport, soutien, etc.).

Pour conclure, monsieur Guay rappelle l’importance d’offrir ce type de formation aux employés qui sont à risque de vive de la violence en milieu de travail. Les conséquences négatives associées à des événements violents sont significatives et des mesures doivent être mises en place pour les prévenir. Outre les blessures physiques, les actes de violence au travail peuvent entraîner de l’absentéisme, de la détresse psychologique, des troubles du sommeil ou de consommation et un trouble de stress post-traumatique.

Pour en savoir plus : equipevisage.ca – plusqu1souvenir.ca

Consultez l’article scientifique

Pour information

Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Bureau : 514 251-4000, poste 2986 | Cell. : 514 235-4036
catherine.dion.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

 

Effet des microbes intestinaux sur les maladies oculaires graves

Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha
Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la première cause de cécité irréversible dans les pays industrialisés. En Amérique du Nord, plus de 10 millions de personnes en sont atteintes. Une étude dirigée par le Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha, chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et professeur à l’Université de Montréal, qui vient d’être publiée dans la revue EMBO Molecular Medicine a montré que les bactéries intestinales auraient un rôle important à jouer pour déterminer si un sujet sera atteint de DMLA de type humide, une forme qui entraîne une perte de la vision.

La DMLA se caractérise par une réponse immunitaire renforcée, par des dépôts de graisse importants à l’arrière de l’œil, par les druses molles (DMLA au stade précoce), par la destruction de cellules nerveuses et par la formation de nouveaux vaisseaux sanguins malades (DMLA humide à un stade avancé). Même si elle ne constitue qu’à peine 10 % des cas de DMLA, la DMLA humide est celle qui entraîne le plus souvent la perte de la vision. Les traitements actuels sont de moins en moins efficaces au fil du temps. Il est toutefois important de trouver de nouvelles façons de prévenir l’apparition de cette maladie invalidante.

De nombreuses études sur la génétique de la DMLA ont identifié plusieurs gènes qui prédisposent à la DMLA, mais aucune d’entre elles n’a attribué l’apparition de la maladie à un gène en particulier. Les données épidémiologiques indiquent que chez les hommes, généralement, l’obésité abdominale vient au deuxième rang des facteurs de risques environnementaux, après le tabac, pour la progression de la DMLA à un stade avancé de perte de la vision. Jusque-là, les mécanismes qui font ressortir ce constat restent mal définis. Elisabeth Andriessen, doctorante au laboratoire du professeur Sapieha, a découvert que des changements dans les communautés bactériennes intestinales, comme ceux qu’apporte un régime riche en gras, peuvent causer une inflammation de faible intensité à long terme dans tout le corps, et favoriser par la suite des maladies telles que la DMLA humide. Parmi les expériences menées lors de cette étude, le groupe de chercheurs a effectué des greffes de matières fécales de souris recevant une alimentation à teneur normale en gras sur des souris recevant un régime riche en matières grasses, et a constaté  un ralentissement dans la progression de la DMLA humide.

« Il ressort de notre étude que des régimes riches en gras modifient le microbiote intestinal de façon à aggraver la DMLA humide, une maladie vasculaire due au vieillissement de l’œil. Le fait d’agir sur les types de microbes qui résident dans les intestins, par un régime alimentaire ou par d’autres moyens, pourrait donc modifier le risque de développer la DMLA et la progression de cette maladie qui entraîne une perte de la vision », explique le professeur Sapieha.

Le professeur Sapieha est titulaire de la Chaire de recherche translationnelle en dégénérescence maculaire de la Fondation Wolfe et de la Chaire de recherche du Canada en biologie cellulaire de la rétine. L’étude a été financée par la Foundation Fighting Blindness, par les Instituts de recherche en santé du Canada et par le Fonds de recherche en ophtalmologie de l’Université de Montréal.

Consultez l’article 
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Les médias en parlent….
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Health Medecine Network
Science News Line
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Pour information et entrevues :
Florence Meney – Relations avec les médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Cell. : 514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Une première mondiale : une application mobile personnalisée pour aider les jeunes victimes d’intimidation

Poster_+Fort-smallLes jeunes ont désormais accès à un nouvel outil qui se révélera précieux afin de mettre fin à l’intimidation vécue. +Fort, une nouvelle application mobile visant à soutenir les victimes d’intimidation, est maintenant disponible pour les jeunes francophones du monde entier. Cette application, validée scientifiquement, a été développée par la chercheure et professeure Isabelle Ouellet-Morin et son équipe de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et l’Université de Montréal.

Concrètement, via un téléphone intelligent ou une tablette, +Fort offre une expérience interactive et permet aux victimes de mieux comprendre leurs expériences d’intimidation et de choisir les stratégies jugées les plus utiles à leur situation et ainsi, diminuer leurs expériences d’intimidation. L’application inclut notamment des capsules vidéos mettant en vedette des personnalités jeunesse québécoises, une ville virtuelle, des outils d’auto-évaluation, une multitude de stratégies pour contrer l’intimidation et des ressources en ligne ainsi que téléphoniques. Un site web ainsi qu’un guide destiné aux parents et intervenants ont également été développés par l’équipe de recherche.

Isabelle Ouellet-Morin, chercheure
Isabelle Ouellet-Morin, chercheure

« Il existe déjà un petit nombre d’applications mobiles ailleurs dans le monde touchant de près ou de loin l’intimidation. Or, la plupart n’ont pas été validé empiriquement, se limitent à donner de l’information ou quelques conseils généraux sur l’intimidation ou, pire encore, cherchent seulement à faciliter la dénonciation des jeunes intimidateurs » affirme Isabelle Ouellet-Morin chercheure à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. « +Fort est la seule application qui va plus loin et permet aux jeunes de mieux comprendre leurs propres expériences d’intimidation et de favoriser la sélection des stratégies les plus utiles pour diminuer l’intimidation vécue » explique la professeure adjointe à l’École de criminologie de l’Université de Montréal.

Développée grâce au soutien financier de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et à un don de l’initiative Bell cause pour la cause, +Fort contribuera également à accroître les connaissances sur l’intimidation, qui demeurent limitées à ce jour. En effet, +Fort offre à l’utilisateur de partager avec l’équipe de madame Ouellet-Morin ses données de façon anonyme afin de constituer une base d’informations pertinentes sur les multiples réalités de l’intimidation.

« Bell est fière d’avoir participé à la création de cette application qui contribuera au mieux-être des jeunes victimes d’intimidation, » affirme Nicolas Poitras, vice-président, services résidentiels et petites entreprises chez Bell. « Quand on sait que les jeunes du primaire et du secondaire sont de plus en plus avides de nouvelles technologies, il est évident que pour combattre l’intimidation il est essentiel d’investir dans des applications mobiles comme +Fort. »

Avoir confiance en ses moyens
+Fort vise à donner confiance aux jeunes afin qu’ils acquièrent des stratégies pour que l’intimidation cesse. Les jeunes ayant déjà utilisé +Fort disent apprécier le fait de partager leurs expériences sans se faire juger, la plupart ont maintenant brisé le silence avec une personne de confiance et disent se sentir mieux équipés pour mettre fin à l’intimidation. « C’est beaucoup plus facile que d’aller voir la psy de l’école, personne ne peut te voir aller consulter » explique une jeune utilisatrice. « Avec les graphiques, j’ai vu que j’avais besoin d’aide » en affirme une autre.

« Prévenir socialement l’intimidation, c’est incontournable », affirme Sylvie Dupras, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal. « Les conséquences, on le sait, en sont multiples et dévastatrices, que l’on parle d’isolement social, d’angoisse, de problèmes de santé physique mais aussi de détresse psychologique, parfois même de décrochage et d’idées suicidaires. »

« Les modifications à la Loi de l’instruction publique apportées suite à l’adoption du projet de loi 56 obligent les écoles à mettre en place un plan de lutte contre l’intimidation et des mesures de prévention et de soutien aux témoins et aux auteurs », explique Sophie Bourque, conseillère pédagogique, dossier prévention et traitement de la violence à la Commission scolaire de Montréal. « L’application +Fort répond tout à fait à nos besoins en offrant aux victimes un portrait personnalisé de leur expérience d’intimidation en les encourageant à adopter des stratégies adaptées à leurs situation pour briser le silence et mettre fin à ce cercle vicieux. »

Faits saillants
• 13% des jeunes se font intimider.
• L’intimidation renvoie à des paroles et des gestes blessants, intentionnels et répétés par une personne perçue par sa victime comme plus forte/populaire qu’elle.
• 25% des élèves de 4e année, 50% des étudiants de 1ere secondaire et 85% des jeunes en secondaire 5 possèdent un téléphone intelligent.
+Fort est disponible sur AppStore en français seulement.
• Plus d’information peut être obtenue au www.plusfort.org.
• Twitter : @PlusFortApp, #PlusFortApp | Facebook : Ton app : +Fort.
• Une version Androïde et une version anglophone seront disponibles au printemps 2017.

À propos de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal
À propos de Bell Cause pour la cause

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Les médias en parlent….
Radio-Canada.ca
La Presse+
98,5FM Dutrizac
98,5FM Puisqu’il faut se lever
Radio-Canada Ottawa – Les matins d’ici
Radio-Canada Alberta – Le café show
Mon blog Apple
Radio-Canada Acadie – L’heure de pointe 
Radio-Canada Québec – R-C cet après-midi
Journal de Montréal 
104,7 FM Ouataouais – Quand l’Ouataouais se lève
Journal Métro
TVA Nouvelles
UdeM Nouvelles
Santé Montréal

Pour information

Catherine Dion
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