Un coup de pouce pour l’innovation de la recherche à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal

Félicitations à Marie-France Marin, chercheure et à Stéphane Guay, directeur de la recherche à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) qui viennent d’obtenir un financement de 274 469 $ du Fonds des Leaders John-R.-Evans de la Fondation canadienne pour l’innovation, pour l’installation de nouveaux laboratoires et d’équipements de mesures psychophysiologiques.

Selon Yvan Gendron, président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, « cet appui accordé aux chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal constitue assurément une reconnaissance de l’excellence de leurs travaux. Il permettra d’améliorer notre compréhension des problèmes de santé mentale et nos interventions auprès des personnes qui en sont atteintes. »

Marie-France Marin

« Concrètement, cette subvention nous aidera à mettre sur pied un laboratoire de recherche pour étudier les mécanismes impliqués dans l’apprentissage de la peur par observation chez les enfants, » explique Marie-France Marin qui est également professeure adjointe au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal. « Ainsi, nous pourrons entreprendre des études afin de mieux comprendre les facteurs environnementaux et familiaux qui influent sur la transmission des peurs et du trauma entre les générations. »

Stéphane Guay

« Ces installations ainsi que les équipements mobiles associés pourront être utilisés par d’autres chercheurs et étudiants du Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, » souligne Stéphane Guay qui est aussi professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal. « C’est un apport significatif pour notre organisation qui favorisera le développement de nouvelles expertises en santé mentale. »

Dans les faits, ce financement permettra l’aménagement d’une salle d’observation, l’achat de matériel de mesures psychophysiologique (rythme cardiaque, tension artérielle, etc.) et l’acquisition d’ordinateurs.

Ces initiatives sont rendues possibles grâce à la participation financière du Gouvernement du Québec et celle de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

Les récipiendaires du Fonds des Leaders John-R.-Evans doivent être des chefs de file reconnus dans leurs domaines de recherche respectifs ou qui ont la capacité de faire preuve – d’excellence dans le domaine de la recherche proposé. Également, ils doivent être engagés, ou sur le point de l’être, dans un programme de recherche ou de développement technologique original, de haute qualité et concurrentiel sur la scène internationale

Le Fonds des leaders John‑R.‑Evans (FLJE) appuiera 94 projets de 33 universités canadiennes dans le cadre du présent cycle de financement. Administré par le gouvernement fédéral par l’entremise de la FCI, le FLJE a pour objet d’aider les universités à recruter et à maintenir en poste les meilleurs chercheurs du monde. Les subventions du présent cycle totalisent près de 20 millions de dollars.

Participants recherchés – Étude en neuropsychologie et électrophysiologie

Participants recherchés – Étude en neuropsychologie et électrophysiologie – 100$ en compensation

Nous recherchons des participants pour un projet de recherche ayant pour but de comparer l’activité cérébrale chez les personnes souffrant de tics chronique ou du syndrome Gilles de la Tourette et des sujets sains. Nous recherchons spécifiquement des hommes âgés entre 35 et 55 ans. Pour participer à cette recherche, il faut être disponible pour 2 sessions. La première dure 4 heures et se fait en 2 parties. Une partie consiste en un enregistrement électrophysiologique à l’aide d’un casque d’électrodes posé sur le cuir chevelu. L’autre partie consiste en une session de tests neuropsychologiques.

Les mêmes tests sont répétés dans une autre session qui aura lieu 4 ou 5 mois plus tard. Cette session devrait durer environ 3 heures. Une compensation financière de 100$ est prévue pour l’ensemble de la participation au projet (50$ lors de la première visite, 50$ lors de la deuxième). Si cette recherche vous intéresse ou si vous désirez de plus amples informations, n’hésitez pas nous contacter par écrit ou par téléphone:

Martine Germain: 514 251-4015, poste 3508
Simon Morand-Beaulieu: 514 251-4015, poste 3312
Téléphone: (514) 251-4015 #3312
Courriel: recherche.tourette@gmail.com

Formation Omega : un programme efficace pour prévenir la violence en milieu de travail

La violence en milieu de travail peut avoir de graves conséquences pour les victimes, les entreprises et les organisations. Il existe des programmes de prévention de la violence en milieu de travail qui visent à former le personnel à mieux reconnaître et à gérer en toute sécurité les situations à risque. De ceux-ci la formation Oméga qui a été créée en 1997 par l’ASSTSAS une association sectorielle paritaire qui se consacre exclusivement à la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles pour les travailleurs du secteur des affaires sociales. Ce programme a été mise en place spécifiquement pour former les travailleurs de la santé – et en particulier de la santé mentale – sur la façon de mieux intervenir efficacement dans des situations de patients agressifs.

Stéphane Guay, directeur du CET et de VISAGE
Stéphane Guay, directeur du CET et de VISAGE

Stéphane Guay, directeur du Centre d’étude sur le trauma de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et son équipe du groupe de recherche VISAGE ont mené une étude visant à évaluer l’impact du programme Oméga sur la détresse psychologique des employés, leur capacité à s’adapter aux situations de violence et sur leur niveau d’exposition à différentes formes de violence (tensions, violence mineure, violence grave).

Dans les faits, quatre-vingt-neuf employés de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal qui ont suivi le programme Oméga en 2012, dispensé sur 4 jours, ont accepté de répondre à des questionnaires avant la formation, 3 mois (court terme) et 14 mois (moyen terme) après celle-ci.

Les résultats ont montré des améliorations significatives, tant à court et à moyen terme. Ainsi, les participants à la formation Oméga vivent moins de détresse psychologique suite à des incidents violents et ils sont mieux outillés pour s’adapter et prévenir les actes de violence.

Selon Stéphane Guay, les résultats positifs peuvent s’expliquer par la structure même du programme qui respecte les recommandations fréquemment abordées dans la littérature scientifique. Concrètement, la formation Oméga présente une explication théorique (compréhension de l’agressivité et de la violence sur le lieu de travail), des éléments de prévention (évaluation du danger, gestion des risques, prises de précautions), des connaissances sur l’interaction avec les personnes agressives (reconnaissance des signes verbaux et non verbaux de l’agression), des techniques de désescalade et des mesures de suivi après l’événement (suivi, rapport, soutien, etc.).

Pour conclure, monsieur Guay rappelle l’importance d’offrir ce type de formation aux employés qui sont à risque de vive de la violence en milieu de travail. Les conséquences négatives associées à des événements violents sont significatives et des mesures doivent être mises en place pour les prévenir. Outre les blessures physiques, les actes de violence au travail peuvent entraîner de l’absentéisme, de la détresse psychologique, des troubles du sommeil ou de consommation et un trouble de stress post-traumatique.

Pour en savoir plus : equipevisage.ca – plusqu1souvenir.ca

Consultez l’article scientifique

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Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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Effet des microbes intestinaux sur les maladies oculaires graves

Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha
Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la première cause de cécité irréversible dans les pays industrialisés. En Amérique du Nord, plus de 10 millions de personnes en sont atteintes. Une étude dirigée par le Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha, chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et professeur à l’Université de Montréal, qui vient d’être publiée dans la revue EMBO Molecular Medicine a montré que les bactéries intestinales auraient un rôle important à jouer pour déterminer si un sujet sera atteint de DMLA de type humide, une forme qui entraîne une perte de la vision.

La DMLA se caractérise par une réponse immunitaire renforcée, par des dépôts de graisse importants à l’arrière de l’œil, par les druses molles (DMLA au stade précoce), par la destruction de cellules nerveuses et par la formation de nouveaux vaisseaux sanguins malades (DMLA humide à un stade avancé). Même si elle ne constitue qu’à peine 10 % des cas de DMLA, la DMLA humide est celle qui entraîne le plus souvent la perte de la vision. Les traitements actuels sont de moins en moins efficaces au fil du temps. Il est toutefois important de trouver de nouvelles façons de prévenir l’apparition de cette maladie invalidante.

De nombreuses études sur la génétique de la DMLA ont identifié plusieurs gènes qui prédisposent à la DMLA, mais aucune d’entre elles n’a attribué l’apparition de la maladie à un gène en particulier. Les données épidémiologiques indiquent que chez les hommes, généralement, l’obésité abdominale vient au deuxième rang des facteurs de risques environnementaux, après le tabac, pour la progression de la DMLA à un stade avancé de perte de la vision. Jusque-là, les mécanismes qui font ressortir ce constat restent mal définis. Elisabeth Andriessen, doctorante au laboratoire du professeur Sapieha, a découvert que des changements dans les communautés bactériennes intestinales, comme ceux qu’apporte un régime riche en gras, peuvent causer une inflammation de faible intensité à long terme dans tout le corps, et favoriser par la suite des maladies telles que la DMLA humide. Parmi les expériences menées lors de cette étude, le groupe de chercheurs a effectué des greffes de matières fécales de souris recevant une alimentation à teneur normale en gras sur des souris recevant un régime riche en matières grasses, et a constaté  un ralentissement dans la progression de la DMLA humide.

« Il ressort de notre étude que des régimes riches en gras modifient le microbiote intestinal de façon à aggraver la DMLA humide, une maladie vasculaire due au vieillissement de l’œil. Le fait d’agir sur les types de microbes qui résident dans les intestins, par un régime alimentaire ou par d’autres moyens, pourrait donc modifier le risque de développer la DMLA et la progression de cette maladie qui entraîne une perte de la vision », explique le professeur Sapieha.

Le professeur Sapieha est titulaire de la Chaire de recherche translationnelle en dégénérescence maculaire de la Fondation Wolfe et de la Chaire de recherche du Canada en biologie cellulaire de la rétine. L’étude a été financée par la Foundation Fighting Blindness, par les Instituts de recherche en santé du Canada et par le Fonds de recherche en ophtalmologie de l’Université de Montréal.

Consultez l’article 
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Une première mondiale : une application mobile personnalisée pour aider les jeunes victimes d’intimidation

Poster_+Fort-smallLes jeunes ont désormais accès à un nouvel outil qui se révélera précieux afin de mettre fin à l’intimidation vécue. +Fort, une nouvelle application mobile visant à soutenir les victimes d’intimidation, est maintenant disponible pour les jeunes francophones du monde entier. Cette application, validée scientifiquement, a été développée par la chercheure et professeure Isabelle Ouellet-Morin et son équipe de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et l’Université de Montréal.

Concrètement, via un téléphone intelligent ou une tablette, +Fort offre une expérience interactive et permet aux victimes de mieux comprendre leurs expériences d’intimidation et de choisir les stratégies jugées les plus utiles à leur situation et ainsi, diminuer leurs expériences d’intimidation. L’application inclut notamment des capsules vidéos mettant en vedette des personnalités jeunesse québécoises, une ville virtuelle, des outils d’auto-évaluation, une multitude de stratégies pour contrer l’intimidation et des ressources en ligne ainsi que téléphoniques. Un site web ainsi qu’un guide destiné aux parents et intervenants ont également été développés par l’équipe de recherche.

Isabelle Ouellet-Morin, chercheure
Isabelle Ouellet-Morin, chercheure

« Il existe déjà un petit nombre d’applications mobiles ailleurs dans le monde touchant de près ou de loin l’intimidation. Or, la plupart n’ont pas été validé empiriquement, se limitent à donner de l’information ou quelques conseils généraux sur l’intimidation ou, pire encore, cherchent seulement à faciliter la dénonciation des jeunes intimidateurs » affirme Isabelle Ouellet-Morin chercheure à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. « +Fort est la seule application qui va plus loin et permet aux jeunes de mieux comprendre leurs propres expériences d’intimidation et de favoriser la sélection des stratégies les plus utiles pour diminuer l’intimidation vécue » explique la professeure adjointe à l’École de criminologie de l’Université de Montréal.

Développée grâce au soutien financier de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et à un don de l’initiative Bell cause pour la cause, +Fort contribuera également à accroître les connaissances sur l’intimidation, qui demeurent limitées à ce jour. En effet, +Fort offre à l’utilisateur de partager avec l’équipe de madame Ouellet-Morin ses données de façon anonyme afin de constituer une base d’informations pertinentes sur les multiples réalités de l’intimidation.

« Bell est fière d’avoir participé à la création de cette application qui contribuera au mieux-être des jeunes victimes d’intimidation, » affirme Nicolas Poitras, vice-président, services résidentiels et petites entreprises chez Bell. « Quand on sait que les jeunes du primaire et du secondaire sont de plus en plus avides de nouvelles technologies, il est évident que pour combattre l’intimidation il est essentiel d’investir dans des applications mobiles comme +Fort. »

Avoir confiance en ses moyens
+Fort vise à donner confiance aux jeunes afin qu’ils acquièrent des stratégies pour que l’intimidation cesse. Les jeunes ayant déjà utilisé +Fort disent apprécier le fait de partager leurs expériences sans se faire juger, la plupart ont maintenant brisé le silence avec une personne de confiance et disent se sentir mieux équipés pour mettre fin à l’intimidation. « C’est beaucoup plus facile que d’aller voir la psy de l’école, personne ne peut te voir aller consulter » explique une jeune utilisatrice. « Avec les graphiques, j’ai vu que j’avais besoin d’aide » en affirme une autre.

« Prévenir socialement l’intimidation, c’est incontournable », affirme Sylvie Dupras, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal. « Les conséquences, on le sait, en sont multiples et dévastatrices, que l’on parle d’isolement social, d’angoisse, de problèmes de santé physique mais aussi de détresse psychologique, parfois même de décrochage et d’idées suicidaires. »

« Les modifications à la Loi de l’instruction publique apportées suite à l’adoption du projet de loi 56 obligent les écoles à mettre en place un plan de lutte contre l’intimidation et des mesures de prévention et de soutien aux témoins et aux auteurs », explique Sophie Bourque, conseillère pédagogique, dossier prévention et traitement de la violence à la Commission scolaire de Montréal. « L’application +Fort répond tout à fait à nos besoins en offrant aux victimes un portrait personnalisé de leur expérience d’intimidation en les encourageant à adopter des stratégies adaptées à leurs situation pour briser le silence et mettre fin à ce cercle vicieux. »

Faits saillants
• 13% des jeunes se font intimider.
• L’intimidation renvoie à des paroles et des gestes blessants, intentionnels et répétés par une personne perçue par sa victime comme plus forte/populaire qu’elle.
• 25% des élèves de 4e année, 50% des étudiants de 1ere secondaire et 85% des jeunes en secondaire 5 possèdent un téléphone intelligent.
+Fort est disponible sur AppStore en français seulement.
• Plus d’information peut être obtenue au www.plusfort.org.
• Twitter : @PlusFortApp, #PlusFortApp | Facebook : Ton app : +Fort.
• Une version Androïde et une version anglophone seront disponibles au printemps 2017.

À propos de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal
À propos de Bell Cause pour la cause

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Catherine Dion
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Tourette : une nouvelle thérapie qui fonctionne également chez les enfants et adolescents

Des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) viennent de démontrer qu’une nouvelle thérapie diminue la sévérité des tics chez les enfants et adolescents atteints du syndrome de Gilles de la Tourette.

Le modèle de thérapie, appelé CoPs (en anglais The Cognitive and Psychophysiological), vise à mieux gérer les tensions musculaires impliquées dans le contrôle des tics en restructurant les pensées et le mode de planification des actions.

Julie Leclerc, chercheure
Julie Leclerc, chercheure

L’équipe du Centre d’études sur les troubles obsessionnels-compulsifs et les tics (CETOC) avait préalablement démontré que le CoPs permettait de diminuer de façon importante les symptômes associés aux tics moteurs chez les adultes.
L’étude-pilote menée par la chercheure Julie Leclerc, également professeure au Département de psychologie de l’UQAM, a consisté à évaluer l’efficacité du CoPs adapté chez 11 participants âgés de 8 à 16 ans atteints du syndrome de Gilles de la Tourette. Parmi eux, 5 ont effectué un suivi à 6 et à 12 mois.

Les résultats ont rapporté une diminution significative de la gravité des tics chez les 11 participants à la fin des sessions, selon l’échelle Tourette Symptom Global Scale, et ce, jusqu’à 12 mois après le début de la thérapie.

« Le traitement CoPs, qui a été préalablement évalué avec efficacité chez les adultes, a également montré son efficacité chez les enfants et adolescents. Il ne se focalise pas sur la modification des tics en eux-mêmes. Nous travaillons plutôt en amont, c’est-à-dire sur la modification de l’activation excessive de la tension musculaire et donc, sur les pensées et les comportements qui mènent aux tics », déclare Julie Leclerc.

Bien que l’échantillon soit faible, cette étude démontre l’efficacité du traitement psychophysiologique cognitif qui réduit la sévérité des tics chez tous les participants, qu’ils soient enfants, adolescents ou adultes.

En conclusion, ces résultats mettent en évidence la nécessité d’une nouvelle approche thérapeutique, ciblant non seulement le tic lui-même mais les processus cognitifs, physiologiques et comportementaux sous-jacents à la manifestation de tics, pour aider la réduction des symptômes chez les jeunes atteints du syndrome de la Tourette.

Cette étude a été financée par une subvention du Fonds de recherche en santé du Québec.

Une étude publiée cet été par les mêmes auteurs confirme l’efficacité de cette nouvelle approche, baptisée désormais Facotik, auprès d’enfants de 8 à 12 ans atteints du syndrome de la Tourette. Consultez l’article

Source : Julie B. Leclerc, Philippe Valois, Gabrielle J-Nolin, Mélyane Bombardier,
Stéphanie Ouellette & Kieron P. O’Connor. A Therapy for Tics in Children Managing Underlying Processes: a Pilot Study. Journal of Developmental and Physical Disabilities (2016) 28:581-593.

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Catherine Dion
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Comprendre et contrôler la douleur pendant l’anesthésie

Philippe Richebé, chercheur
Philippe Richebé, chercheur

Un patient qui reçoit une anesthésie précisément adaptée à son cas récupère beaucoup mieux de son intervention. Or l’excellence de l’expertise de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) en anesthésie, y compris celle de son volet de recherche, se voit récompensée par une bourse de 10 000 $ octroyée par la Société canadienne des anesthésiologistes (SCA), complétée par une bourse de Recherche du type Independent Investigator Initiated Research Grant de la compagnie Medasense Ltd. pour un total de 37 000 $.

C’est en effet le Dr Philippe Richebé, anesthésiologiste à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et directeur du Comité de la recherche en anesthésiologie à l’Université de Montréal, qui est le lauréat de cette bourse récemment remise dans le cadre du Congrès annuel d’anesthésiologie du Canada qui se tenait à Vancouver en juin 2016.

Cette bourse de Recherche aidera à la réalisation de l’étude clinique intitulée : Evaluation of the combined intraoperative depth of analgesia (NoL) and depth of anesthesia (BIS) monitoring on the patients’ recovery and safety after surgery: A Pilot Study. Cette étude évaluera l’impact en termes de réhabilitation postopératoire et de douleur d’un monitorage optimal de l’anesthésie et de l’analgésie intraopératoires. Elle sera la première étude de ce type à combiner l’utilisation du BIS index (monitorage de la profondeur d’anesthésie) et du tout nouveau NoL index (monitorage de la profondeur d’analgésie) pour mieux guider l’administration des médicaments d’anesthésie.

L’importance de ces travaux pour les patients
Les travaux d’envergure internationale de Dr Richebé sont axés sur la mise au point d’une méthode d’évaluation très précise de la douleur ressentie par un patient sous anesthésie. Alors qu’on a longtemps pensé que la douleur éprouvée pendant l’anesthésie ne laissait pas de traces chez le patient, il apparait au contraire que celui-ci peut en garder des séquelles autant physiologiques que cognitives. Une meilleure évaluation de la douleur permet de moduler l’anesthésie de façon très précise et d’en minimiser les effets secondaires, ce qui se traduit par une récupération plus rapide du patient.

Renseignements 

Florence Meney – Équipe relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Cell. : 514 755-2516
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Un pas important vers une meilleure compréhension des mécanismes de la rétinopathie diabétique chez la souris

Des travaux dirigés par Dr Mike Sapieha, chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et professeur en ophtalmologie à l’Université de Montréal), mis en vedette dans le prestigieux Journal of Clinical Investigation, permettent de comprendre l’un des mécanismes qui sous-tendent la rétinopathie diabétique.

Dr Mike Sapieha
Dr Mike Sapieha

La rétinopathie diabétique est une affection grave et invalidante qui touche 500 000 Canadiens (4,1 millions d’Américains) et qui constitue l’une des principales causes de perte de facultés visuelles. Avec le vieillissement de la population, son incidence augmente régulièrement. Elle se caractérise par une détérioration progressive de la fonction visuelle consécutive à l’infiltration de liquide dans la rétine et à la dégénérescence des vaisseaux sanguins de la rétine liés à l’inflammation locale et de la rupture du réseau microvasculaire.

Des pistes de compréhension
Cette maladie est actuellement imparfaitement contrôlée par les traitements. Cependant, plusieurs avancées récentes ont mis en évidence le rôle des molécules de guidage neuronal, dont le rôle à l’origine est de «guider» la croissance des neurones dans le système nerveux en cours de formation, dans la progression de la pathologie. Dans cette perspective, les travaux menés par Dr Mike Sapieha montrent que la nétrine-1, qui fait partie de ces molécules de guidage neuronal, est clivée en plusieurs fragments susceptibles d’augmenter la perméabilité vasculaire. La matrix métalloprotéine 9, une protéine susceptible de dégrader les structures tissulaires lors d’un remodelage et qu’on retrouve à des niveaux élevés chez les patients présentant des stades avancés de rétinopathie diabétique, est à l’origine de ce clivage. L’inhibition de cette enzyme dans un modèle de souris diabétique a d’ailleurs permis d’atténuer la perméabilité vasculaire rétinienne.

L’importance des ces travaux
Les résultats des travaux de Dr Sapieha suggèrent donc que bloquer la fragmentation de la netrine-1 pourrait être une nouvelle stratégie thérapeutique porteuse d’espoir dans le traitement de la rétinopathie diabétique. « Dans l’étude de Khalil Miloudi (étudiant de Dr Sapieha qui a travaillé à cette étude), nous avons identifié un nouveau mécanisme fondamental où une protéine nommée la netrine-1 est métabolisée en petits fragments avec des propriétés néfaste pour les vaisseaux diabétiques », explique Dr Sapieha. « En temps normal, la nétrine-1 contribue à préserver la santé des vaisseaux sanguins. Dans le diabète, elle est coupée en fragments qui attaquent l’étanchéité des vaisseaux sanguins. Des études futures vont déterminer le potentiel thérapeutique de cette découverte. »

K. Miloudi, F. Binet, A. Wilson, A. Cerani, M. Oubaha, C. Menard,S. Henriques, G. Mawambo, A. Dejda, P-T Nguyen, F. Rezende, S. Bourgault, T. E. Kennedy, and P. Sapieha. Truncated netrin-1 contributes to pathological vascular permeability in diabetic retinopathy : J Clin Invest., July 11 20616, doi:10.1172/JCI84767

Quelques chiffres
On estime que plus de 90% de la population des diabétiques de type I sera atteinte de rétinopathie diabétique au bout de 10 ans d’évolution du diabète, au bout de 20 ans 33% pour le diabète de type II. Parmi ceux-ci, un tiers aura une rétinopathie potentiellement cécitante.

Ces travaux ont été financés par l’Association Canadienne du diabète et les IRSC.

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Octroi de 15 millions au Centre de commercialisation en immunothérapie du cancer (C3i)

« Un pas de plus vient d’être franchi dans la lutte contre le cancer. » C’est avec ces mots que M. Yvan Gendron, président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, a ouvert la célébration de la reconnaissance de l’excellence en recherche sur le cancer à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont par la concrétisation d’un projet de grande envergure.

En présence de la ministre des Sciences du Canada, l’honorable Kirsty Duncan, du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, M. Gaétan Barrette, du maire de Montréal M. Denis Coderre et de nombreux invités, le CIUSSS a ainsi marqué l’octroi de 15 millions de dollars sur cinq ans au Centre de commercialisation en immunothérapie du cancer (C3i). Cet investissement du Programme des centres d’excellence en commercialisation et en recherche (CECR) servira à l’élaboration, à l’application et à la commercialisation de l’immunothérapie du cancer. À cet octroi s’ajoutent les contributions d’une valeur de 35 millions de dollars de plus de 40 partenaires industriels ou universitaires. Le gouvernement du Québec, de son côté, a contribué à l’initiative à hauteur de 2,5 millions de dollars. « Tous ces partenaires sont unis par un objectif commun, celui d’intensifier la lutte contre le cancer au moyen de l’immunothérapie », a déclaré le Dr Lambert Busque, médecin en chef du projet.

Yvan Gendron, Denis Coderre, Gaétan Barrette, Kirsty Duncan, Lambert Busque et Christian Baron (UdeM)
Yvan Gendron, Denis Coderre, Gaétan Barrette, Kirsty Duncan, Lambert Busque et Christian Baron (UdeM)

Le C3i facilitera l’accès des patients aux immunothérapies novatrices en matière de soins oncologiques. Rattaché à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le centre agira comme guichet unique pour l’élaboration, l’application et la commercialisation de thérapies révolutionnaires.

Une combinaison de trois services
Le C3i combinera trois services qui travailleront en collaboration pour offrir aux patients des tests diagnostiques de pointe (biomarqueurs), des médicaments-cellules capables de lutter contre le cancer qui seront produits dans le Centre d’excellence en thérapie cellulaire (CETC) de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, et un accès plus rapide à des traitements plus efficaces et abordables.

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal tient aussi à souligner l’appui du scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, ainsi que celui de la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont dans toute cette entreprise qui promet de contribuer à propulser le Canada comme chef de file en matière d’immunothérapie du cancer.

Rappelons aussi les contributions du gouvernement du Québec (12 millions $), de la Fondation canadienne pour l’Innovation (4 millions $), de Développement économique Canada (2 millions $) et de la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (10 millions $) qui ont permis la réalisation du Centre d’excellence de thérapie cellulaire, qui vient de fêter ses trois années d’existence.

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Communique – version anglaise

Communiqué du ministère des Sciences du Canada

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Radio-Canada – Nouvelles
Radio-Canada – 15-18
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Florence Meney – Équipe relations médias
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Schizophrénie : un dysfonctionnement des fonctions cérébrales liées aux émotions négatives pourrait expliquer les comportements violents

Les personnes atteintes de schizophrénie qui ont des antécédents de violence présentent un dysfonctionnement des fonctions cérébrales liées aux émotions négatives qui n’est pas observé chez la majorité des gens souffrant de cette maladie. Ces constats découlent d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal dont les résultats viennent d’être publiés dans Neuropsychiatric Disease and Treatment.

Dr Alexandre Dumais
Dr Alexandre Dumais

« Il est faux d’associer schizophrénie et violence, » rappelle le Dr Alexandre Dumais, psychiatre à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal. « Dans les faits, un faible pourcentage peut présenter des comportements violents envers leur environnement. Nous avons cherché à savoir si ces manifestations de violence sont causées par un dysfonctionnement de certaines fonctions cérébrales lié à la gestion des émotions, » explique Dr Dumais, qui est l’un des auteurs principaux de l’article.

Stéphane Potvin
Stéphane Potvin

L’objectif de cette étude était d’identifier les régions du cerveau qui présentent des altérations (détectées par l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) lors d’une tâche associée à une émotion, chez des hommes atteints de schizophrénie. « Bien que les personnes violentes en général ont des problèmes de gestion des émotions négatives, il n’y a que peu d’études de neuroimagerie fonctionnelle qui ont examiné le traitement des émotions chez les hommes souffrant de schizophrénie ayant des antécédents de violence » affirme Stéphane Potvin, co-auteur de l’étude, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur agrégé au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal.

L’équipe de recherche a présenté à soixante hommes des images émotionnelles à connotation positive, négative et neutre. L’échantillon était composé de 20 participants atteints de schizophrénie avec des antécédents de violence grave (meurtre, tentative de meurtre, voie de fait avec lésions, menaces de mort avec une arme, etc.), de 19 hommes atteints de schizophrénie sans antécédents de violence et de 21 individus qui ne souffraient d’aucune maladie mentale.

Résultats
Les chercheurs ont observé un dysfonctionnement au sein de plusieurs régions du cerveau impliquées dans le traitement des émotions chez les participants qui avaient des comportements violents. Concrètement, ils ont constaté, chez ces participants, une augmentation spécifique du cortex cingulaire antérieur, des gyrus lingual et précentral gauche en réponse à des images négatives. Puisque ces régions du cerveau sont impliquées dans la gestion des émotions, ces résultats indiquent un dysfonctionnement spécifique dans le traitement des émotions négatives et, possiblement, un indice de risque de comportement violent.

« Pour conclure officiellement que l’activation du cortex cingulaire antérieur explique les comportements violents des gens atteints de schizophrénie, il faudrait également étudier les personnes qui ont des antécédents de violence et qui n’ont pas de maladie mentale » explique Dr Dumais. « Néanmoins, cette étude pousse à se demander si les manifestations de violence chez une minorité de personnes atteintes de schizophrénie ne sont pas dues à des facteurs extérieurs à la maladie mentale comme telle », conclut monsieur Potvin.

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