Une première mondiale : une application mobile personnalisée pour aider les jeunes victimes d’intimidation

Poster_+Fort-smallLes jeunes ont désormais accès à un nouvel outil qui se révélera précieux afin de mettre fin à l’intimidation vécue. +Fort, une nouvelle application mobile visant à soutenir les victimes d’intimidation, est maintenant disponible pour les jeunes francophones du monde entier. Cette application, validée scientifiquement, a été développée par la chercheure et professeure Isabelle Ouellet-Morin et son équipe de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et l’Université de Montréal.

Concrètement, via un téléphone intelligent ou une tablette, +Fort offre une expérience interactive et permet aux victimes de mieux comprendre leurs expériences d’intimidation et de choisir les stratégies jugées les plus utiles à leur situation et ainsi, diminuer leurs expériences d’intimidation. L’application inclut notamment des capsules vidéos mettant en vedette des personnalités jeunesse québécoises, une ville virtuelle, des outils d’auto-évaluation, une multitude de stratégies pour contrer l’intimidation et des ressources en ligne ainsi que téléphoniques. Un site web ainsi qu’un guide destiné aux parents et intervenants ont également été développés par l’équipe de recherche.

Isabelle Ouellet-Morin, chercheure
Isabelle Ouellet-Morin, chercheure

« Il existe déjà un petit nombre d’applications mobiles ailleurs dans le monde touchant de près ou de loin l’intimidation. Or, la plupart n’ont pas été validé empiriquement, se limitent à donner de l’information ou quelques conseils généraux sur l’intimidation ou, pire encore, cherchent seulement à faciliter la dénonciation des jeunes intimidateurs » affirme Isabelle Ouellet-Morin chercheure à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. « +Fort est la seule application qui va plus loin et permet aux jeunes de mieux comprendre leurs propres expériences d’intimidation et de favoriser la sélection des stratégies les plus utiles pour diminuer l’intimidation vécue » explique la professeure adjointe à l’École de criminologie de l’Université de Montréal.

Développée grâce au soutien financier de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et à un don de l’initiative Bell cause pour la cause, +Fort contribuera également à accroître les connaissances sur l’intimidation, qui demeurent limitées à ce jour. En effet, +Fort offre à l’utilisateur de partager avec l’équipe de madame Ouellet-Morin ses données de façon anonyme afin de constituer une base d’informations pertinentes sur les multiples réalités de l’intimidation.

« Bell est fière d’avoir participé à la création de cette application qui contribuera au mieux-être des jeunes victimes d’intimidation, » affirme Nicolas Poitras, vice-président, services résidentiels et petites entreprises chez Bell. « Quand on sait que les jeunes du primaire et du secondaire sont de plus en plus avides de nouvelles technologies, il est évident que pour combattre l’intimidation il est essentiel d’investir dans des applications mobiles comme +Fort. »

Avoir confiance en ses moyens
+Fort vise à donner confiance aux jeunes afin qu’ils acquièrent des stratégies pour que l’intimidation cesse. Les jeunes ayant déjà utilisé +Fort disent apprécier le fait de partager leurs expériences sans se faire juger, la plupart ont maintenant brisé le silence avec une personne de confiance et disent se sentir mieux équipés pour mettre fin à l’intimidation. « C’est beaucoup plus facile que d’aller voir la psy de l’école, personne ne peut te voir aller consulter » explique une jeune utilisatrice. « Avec les graphiques, j’ai vu que j’avais besoin d’aide » en affirme une autre.

« Prévenir socialement l’intimidation, c’est incontournable », affirme Sylvie Dupras, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal. « Les conséquences, on le sait, en sont multiples et dévastatrices, que l’on parle d’isolement social, d’angoisse, de problèmes de santé physique mais aussi de détresse psychologique, parfois même de décrochage et d’idées suicidaires. »

« Les modifications à la Loi de l’instruction publique apportées suite à l’adoption du projet de loi 56 obligent les écoles à mettre en place un plan de lutte contre l’intimidation et des mesures de prévention et de soutien aux témoins et aux auteurs », explique Sophie Bourque, conseillère pédagogique, dossier prévention et traitement de la violence à la Commission scolaire de Montréal. « L’application +Fort répond tout à fait à nos besoins en offrant aux victimes un portrait personnalisé de leur expérience d’intimidation en les encourageant à adopter des stratégies adaptées à leurs situation pour briser le silence et mettre fin à ce cercle vicieux. »

Faits saillants
• 13% des jeunes se font intimider.
• L’intimidation renvoie à des paroles et des gestes blessants, intentionnels et répétés par une personne perçue par sa victime comme plus forte/populaire qu’elle.
• 25% des élèves de 4e année, 50% des étudiants de 1ere secondaire et 85% des jeunes en secondaire 5 possèdent un téléphone intelligent.
+Fort est disponible sur AppStore en français seulement.
• Plus d’information peut être obtenue au www.plusfort.org.
• Twitter : @PlusFortApp, #PlusFortApp | Facebook : Ton app : +Fort.
• Une version Androïde et une version anglophone seront disponibles au printemps 2017.

À propos de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal
À propos de Bell Cause pour la cause

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Catherine Dion
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Tourette : une nouvelle thérapie qui fonctionne également chez les enfants et adolescents

Des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) viennent de démontrer qu’une nouvelle thérapie diminue la sévérité des tics chez les enfants et adolescents atteints du syndrome de Gilles de la Tourette.

Le modèle de thérapie, appelé CoPs (en anglais The Cognitive and Psychophysiological), vise à mieux gérer les tensions musculaires impliquées dans le contrôle des tics en restructurant les pensées et le mode de planification des actions.

Julie Leclerc, chercheure
Julie Leclerc, chercheure

L’équipe du Centre d’études sur les troubles obsessionnels-compulsifs et les tics (CETOC) avait préalablement démontré que le CoPs permettait de diminuer de façon importante les symptômes associés aux tics moteurs chez les adultes.
L’étude-pilote menée par la chercheure Julie Leclerc, également professeure au Département de psychologie de l’UQAM, a consisté à évaluer l’efficacité du CoPs adapté chez 11 participants âgés de 8 à 16 ans atteints du syndrome de Gilles de la Tourette. Parmi eux, 5 ont effectué un suivi à 6 et à 12 mois.

Les résultats ont rapporté une diminution significative de la gravité des tics chez les 11 participants à la fin des sessions, selon l’échelle Tourette Symptom Global Scale, et ce, jusqu’à 12 mois après le début de la thérapie.

« Le traitement CoPs, qui a été préalablement évalué avec efficacité chez les adultes, a également montré son efficacité chez les enfants et adolescents. Il ne se focalise pas sur la modification des tics en eux-mêmes. Nous travaillons plutôt en amont, c’est-à-dire sur la modification de l’activation excessive de la tension musculaire et donc, sur les pensées et les comportements qui mènent aux tics », déclare Julie Leclerc.

Bien que l’échantillon soit faible, cette étude démontre l’efficacité du traitement psychophysiologique cognitif qui réduit la sévérité des tics chez tous les participants, qu’ils soient enfants, adolescents ou adultes.

En conclusion, ces résultats mettent en évidence la nécessité d’une nouvelle approche thérapeutique, ciblant non seulement le tic lui-même mais les processus cognitifs, physiologiques et comportementaux sous-jacents à la manifestation de tics, pour aider la réduction des symptômes chez les jeunes atteints du syndrome de la Tourette.

Cette étude a été financée par une subvention du Fonds de recherche en santé du Québec.

Une étude publiée cet été par les mêmes auteurs confirme l’efficacité de cette nouvelle approche, baptisée désormais Facotik, auprès d’enfants de 8 à 12 ans atteints du syndrome de la Tourette. Consultez l’article

Source : Julie B. Leclerc, Philippe Valois, Gabrielle J-Nolin, Mélyane Bombardier,
Stéphanie Ouellette & Kieron P. O’Connor. A Therapy for Tics in Children Managing Underlying Processes: a Pilot Study. Journal of Developmental and Physical Disabilities (2016) 28:581-593.

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Comprendre et contrôler la douleur pendant l’anesthésie

Philippe Richebé, chercheur
Philippe Richebé, chercheur

Un patient qui reçoit une anesthésie précisément adaptée à son cas récupère beaucoup mieux de son intervention. Or l’excellence de l’expertise de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) en anesthésie, y compris celle de son volet de recherche, se voit récompensée par une bourse de 10 000 $ octroyée par la Société canadienne des anesthésiologistes (SCA), complétée par une bourse de Recherche du type Independent Investigator Initiated Research Grant de la compagnie Medasense Ltd. pour un total de 37 000 $.

C’est en effet le Dr Philippe Richebé, anesthésiologiste à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et directeur du Comité de la recherche en anesthésiologie à l’Université de Montréal, qui est le lauréat de cette bourse récemment remise dans le cadre du Congrès annuel d’anesthésiologie du Canada qui se tenait à Vancouver en juin 2016.

Cette bourse de Recherche aidera à la réalisation de l’étude clinique intitulée : Evaluation of the combined intraoperative depth of analgesia (NoL) and depth of anesthesia (BIS) monitoring on the patients’ recovery and safety after surgery: A Pilot Study. Cette étude évaluera l’impact en termes de réhabilitation postopératoire et de douleur d’un monitorage optimal de l’anesthésie et de l’analgésie intraopératoires. Elle sera la première étude de ce type à combiner l’utilisation du BIS index (monitorage de la profondeur d’anesthésie) et du tout nouveau NoL index (monitorage de la profondeur d’analgésie) pour mieux guider l’administration des médicaments d’anesthésie.

L’importance de ces travaux pour les patients
Les travaux d’envergure internationale de Dr Richebé sont axés sur la mise au point d’une méthode d’évaluation très précise de la douleur ressentie par un patient sous anesthésie. Alors qu’on a longtemps pensé que la douleur éprouvée pendant l’anesthésie ne laissait pas de traces chez le patient, il apparait au contraire que celui-ci peut en garder des séquelles autant physiologiques que cognitives. Une meilleure évaluation de la douleur permet de moduler l’anesthésie de façon très précise et d’en minimiser les effets secondaires, ce qui se traduit par une récupération plus rapide du patient.

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Florence Meney – Équipe relations médias
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Un pas important vers une meilleure compréhension des mécanismes de la rétinopathie diabétique chez la souris

Des travaux dirigés par Dr Mike Sapieha, chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et professeur en ophtalmologie à l’Université de Montréal), mis en vedette dans le prestigieux Journal of Clinical Investigation, permettent de comprendre l’un des mécanismes qui sous-tendent la rétinopathie diabétique.

Dr Mike Sapieha
Dr Mike Sapieha

La rétinopathie diabétique est une affection grave et invalidante qui touche 500 000 Canadiens (4,1 millions d’Américains) et qui constitue l’une des principales causes de perte de facultés visuelles. Avec le vieillissement de la population, son incidence augmente régulièrement. Elle se caractérise par une détérioration progressive de la fonction visuelle consécutive à l’infiltration de liquide dans la rétine et à la dégénérescence des vaisseaux sanguins de la rétine liés à l’inflammation locale et de la rupture du réseau microvasculaire.

Des pistes de compréhension
Cette maladie est actuellement imparfaitement contrôlée par les traitements. Cependant, plusieurs avancées récentes ont mis en évidence le rôle des molécules de guidage neuronal, dont le rôle à l’origine est de «guider» la croissance des neurones dans le système nerveux en cours de formation, dans la progression de la pathologie. Dans cette perspective, les travaux menés par Dr Mike Sapieha montrent que la nétrine-1, qui fait partie de ces molécules de guidage neuronal, est clivée en plusieurs fragments susceptibles d’augmenter la perméabilité vasculaire. La matrix métalloprotéine 9, une protéine susceptible de dégrader les structures tissulaires lors d’un remodelage et qu’on retrouve à des niveaux élevés chez les patients présentant des stades avancés de rétinopathie diabétique, est à l’origine de ce clivage. L’inhibition de cette enzyme dans un modèle de souris diabétique a d’ailleurs permis d’atténuer la perméabilité vasculaire rétinienne.

L’importance des ces travaux
Les résultats des travaux de Dr Sapieha suggèrent donc que bloquer la fragmentation de la netrine-1 pourrait être une nouvelle stratégie thérapeutique porteuse d’espoir dans le traitement de la rétinopathie diabétique. « Dans l’étude de Khalil Miloudi (étudiant de Dr Sapieha qui a travaillé à cette étude), nous avons identifié un nouveau mécanisme fondamental où une protéine nommée la netrine-1 est métabolisée en petits fragments avec des propriétés néfaste pour les vaisseaux diabétiques », explique Dr Sapieha. « En temps normal, la nétrine-1 contribue à préserver la santé des vaisseaux sanguins. Dans le diabète, elle est coupée en fragments qui attaquent l’étanchéité des vaisseaux sanguins. Des études futures vont déterminer le potentiel thérapeutique de cette découverte. »

K. Miloudi, F. Binet, A. Wilson, A. Cerani, M. Oubaha, C. Menard,S. Henriques, G. Mawambo, A. Dejda, P-T Nguyen, F. Rezende, S. Bourgault, T. E. Kennedy, and P. Sapieha. Truncated netrin-1 contributes to pathological vascular permeability in diabetic retinopathy : J Clin Invest., July 11 20616, doi:10.1172/JCI84767

Quelques chiffres
On estime que plus de 90% de la population des diabétiques de type I sera atteinte de rétinopathie diabétique au bout de 10 ans d’évolution du diabète, au bout de 20 ans 33% pour le diabète de type II. Parmi ceux-ci, un tiers aura une rétinopathie potentiellement cécitante.

Ces travaux ont été financés par l’Association Canadienne du diabète et les IRSC.

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Octroi de 15 millions au Centre de commercialisation en immunothérapie du cancer (C3i)

« Un pas de plus vient d’être franchi dans la lutte contre le cancer. » C’est avec ces mots que M. Yvan Gendron, président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, a ouvert la célébration de la reconnaissance de l’excellence en recherche sur le cancer à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont par la concrétisation d’un projet de grande envergure.

En présence de la ministre des Sciences du Canada, l’honorable Kirsty Duncan, du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, M. Gaétan Barrette, du maire de Montréal M. Denis Coderre et de nombreux invités, le CIUSSS a ainsi marqué l’octroi de 15 millions de dollars sur cinq ans au Centre de commercialisation en immunothérapie du cancer (C3i). Cet investissement du Programme des centres d’excellence en commercialisation et en recherche (CECR) servira à l’élaboration, à l’application et à la commercialisation de l’immunothérapie du cancer. À cet octroi s’ajoutent les contributions d’une valeur de 35 millions de dollars de plus de 40 partenaires industriels ou universitaires. Le gouvernement du Québec, de son côté, a contribué à l’initiative à hauteur de 2,5 millions de dollars. « Tous ces partenaires sont unis par un objectif commun, celui d’intensifier la lutte contre le cancer au moyen de l’immunothérapie », a déclaré le Dr Lambert Busque, médecin en chef du projet.

Yvan Gendron, Denis Coderre, Gaétan Barrette, Kirsty Duncan, Lambert Busque et Christian Baron (UdeM)
Yvan Gendron, Denis Coderre, Gaétan Barrette, Kirsty Duncan, Lambert Busque et Christian Baron (UdeM)

Le C3i facilitera l’accès des patients aux immunothérapies novatrices en matière de soins oncologiques. Rattaché à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le centre agira comme guichet unique pour l’élaboration, l’application et la commercialisation de thérapies révolutionnaires.

Une combinaison de trois services
Le C3i combinera trois services qui travailleront en collaboration pour offrir aux patients des tests diagnostiques de pointe (biomarqueurs), des médicaments-cellules capables de lutter contre le cancer qui seront produits dans le Centre d’excellence en thérapie cellulaire (CETC) de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, et un accès plus rapide à des traitements plus efficaces et abordables.

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal tient aussi à souligner l’appui du scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, ainsi que celui de la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont dans toute cette entreprise qui promet de contribuer à propulser le Canada comme chef de file en matière d’immunothérapie du cancer.

Rappelons aussi les contributions du gouvernement du Québec (12 millions $), de la Fondation canadienne pour l’Innovation (4 millions $), de Développement économique Canada (2 millions $) et de la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (10 millions $) qui ont permis la réalisation du Centre d’excellence de thérapie cellulaire, qui vient de fêter ses trois années d’existence.

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Communique – version anglaise

Communiqué du ministère des Sciences du Canada

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Schizophrénie : un dysfonctionnement des fonctions cérébrales liées aux émotions négatives pourrait expliquer les comportements violents

Les personnes atteintes de schizophrénie qui ont des antécédents de violence présentent un dysfonctionnement des fonctions cérébrales liées aux émotions négatives qui n’est pas observé chez la majorité des gens souffrant de cette maladie. Ces constats découlent d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal dont les résultats viennent d’être publiés dans Neuropsychiatric Disease and Treatment.

Dr Alexandre Dumais
Dr Alexandre Dumais

« Il est faux d’associer schizophrénie et violence, » rappelle le Dr Alexandre Dumais, psychiatre à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal. « Dans les faits, un faible pourcentage peut présenter des comportements violents envers leur environnement. Nous avons cherché à savoir si ces manifestations de violence sont causées par un dysfonctionnement de certaines fonctions cérébrales lié à la gestion des émotions, » explique Dr Dumais, qui est l’un des auteurs principaux de l’article.

Stéphane Potvin
Stéphane Potvin

L’objectif de cette étude était d’identifier les régions du cerveau qui présentent des altérations (détectées par l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) lors d’une tâche associée à une émotion, chez des hommes atteints de schizophrénie. « Bien que les personnes violentes en général ont des problèmes de gestion des émotions négatives, il n’y a que peu d’études de neuroimagerie fonctionnelle qui ont examiné le traitement des émotions chez les hommes souffrant de schizophrénie ayant des antécédents de violence » affirme Stéphane Potvin, co-auteur de l’étude, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur agrégé au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal.

L’équipe de recherche a présenté à soixante hommes des images émotionnelles à connotation positive, négative et neutre. L’échantillon était composé de 20 participants atteints de schizophrénie avec des antécédents de violence grave (meurtre, tentative de meurtre, voie de fait avec lésions, menaces de mort avec une arme, etc.), de 19 hommes atteints de schizophrénie sans antécédents de violence et de 21 individus qui ne souffraient d’aucune maladie mentale.

Résultats
Les chercheurs ont observé un dysfonctionnement au sein de plusieurs régions du cerveau impliquées dans le traitement des émotions chez les participants qui avaient des comportements violents. Concrètement, ils ont constaté, chez ces participants, une augmentation spécifique du cortex cingulaire antérieur, des gyrus lingual et précentral gauche en réponse à des images négatives. Puisque ces régions du cerveau sont impliquées dans la gestion des émotions, ces résultats indiquent un dysfonctionnement spécifique dans le traitement des émotions négatives et, possiblement, un indice de risque de comportement violent.

« Pour conclure officiellement que l’activation du cortex cingulaire antérieur explique les comportements violents des gens atteints de schizophrénie, il faudrait également étudier les personnes qui ont des antécédents de violence et qui n’ont pas de maladie mentale » explique Dr Dumais. « Néanmoins, cette étude pousse à se demander si les manifestations de violence chez une minorité de personnes atteintes de schizophrénie ne sont pas dues à des facteurs extérieurs à la maladie mentale comme telle », conclut monsieur Potvin.

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Exposition – Le cerveau, c’est génial!

cerveau-smallSonia Lupien, directrice du Centre d’études sur le stress humain de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, a participé à un fascinant projet d’exposition intitulé «Le cerveau, c’est génial» ayant pour but de démystifier l’un des organes les plus importants du corps humain. Elle a notamment contribué à la création d’une activité-laboratoire intitulée « Teste ton stress ! », offerte à tous les visiteurs en complément de l’exposition.

À la fois récréative et éducative, cette exposition interactive s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants. L’exposition sera présentée jusqu’en septembre 2017, au Musée Armand‐Frappier à Laval.

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Centre d’excellence en thérapie cellulaire de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Le Dr Denis-Claude Roy dirige le CETC
Le Dr Denis-Claude Roy dirige le CETC

Faire multiplier des cellules souches pour permettre la greffe, sélectionner les cellules que l’on va injecter, «éduquer» le système immunitaire pour lui apprendre à reconnaître et à éliminer un virus ou des cellules tumorales, réparer des cellules malades en injectant des neuves, utiliser des anticorps pour éliminer des cellules cancéreuses… Telles sont quelques-unes des applications en plein déploiement au Centre d’excellence en thérapie cellulaire de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), qui trois ans après son ouverture officielle, peut se réjouir de l’étendue du travail accompli entre les murs de ce qui constitue le plus important centre du genre au Canada. Plusieurs de ces études cliniques en cours sont concrètement porteuses d’espoir de guérison à court ou moyen terme pour des maladies graves comme la leucémie, les lymphomes, les myélomes, la dégénérescence maculaire, la reconstruction articulaire, le diabète, la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer. Cette date anniversaire est aussi l’occasion de mesurer l’ampleur de la tâche à poursuivre dans les prochaines années pour venir à bout de certaines des pathologies les plus dévastatrices.

Le Centre d’excellence en thérapie cellulaire (CETC)
Le CETC, dirigé par le Dr Denis-Claude Roy, constitue l’un des pôles internationaux pour le développement de la thérapie cellulaire et de la médecine régénératrice. Ses scientifiques, affilés à l’Université de Montréal s’illustrent régulièrement par leurs publications et découvertes de premier plan. Les travaux du CETC sont concentrés dans les domaines où l’expertise de l’HMR et de son centre de recherche est déjà reconnue, comme l’hémato-oncologie (leucémie, lymphomes, myélomes), l’ophtalmologie (dégénérescence maculaire et greffe de cornée), la néphrologie et l’orthopédie (reconstruction articulaire).

La thérapie cellulaire a le potentiel de soigner :
1. plusieurs types de cancer : leucémies, lymphomes, myélomes, cancer du sein, cancer du poumon, mélanome, cancer du rein, cancer des testicules et autres;
2. les maladies cardiaques : infarctus, insuffisance cardiaque;
3. désordres neurologiques : maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, accidents cérébrovasculaires, traumatismes de la moelle épinière;
4. maladies oculaires : dégénérescence maculaire, glaucome, anomalies de la cornée;
5. maladies auto-immunes : diabète, sclérodermie, lupus érythémateux, arthrite rhumatoïde, atteintes rénales et autres;
6. maladies musculo-squelettiques : traumatismes endommageant de cartilage, arthrose, dystrophie musculaire

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Florence Meney – Équipe relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Cell. : 514 755-2516
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Lancement de la Chaire Maryse et William Brock sur la greffe de cellules souches

Une chaire de recherche appliquée en greffe de cellules souches voit le jour à l’Université de Montréal grâce à des dons totalisant 2,3 M$. La chaire porte les noms de Maryse et William Brock en reconnaissance des dons et des exceptionnels efforts philanthropiques faits par le couple depuis plusieurs années. La chaire est dirigée par le Dr Jean Roy, professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, affilié à l’UdeM.

«Lorsque j’ai reçu mon diagnostic de leucémie, en 2004, j’ai cherché le meilleur endroit dans le monde où je pourrais être traité… et je l’ai trouvé ici, à Montréal, à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, explique William Brock. Et, si les connaissances progressent de façon fulgurante dans le domaine des greffes de cellules souches, c’est notamment grâce au travail des équipes de chercheurs de l’Université de Montréal. Une fois remis sur pied, j’ai souhaité apporter ma propre contribution en soutenant leurs recherches.»

Yvan Gendron, PDG du CIUSSS; Hélène Boisjoly, doyenne de la Faculté de médecine; Guy Breton, recteur de l'UdeM; William Brock, Jean Roy, titulaire de la Chaire, Maryse Bertrand; Daniel Weisdorf, professeur de l'Université de Minnesota.
Yvan Gendron, PDG du CIUSSS; Hélène Boisjoly, doyenne de la Faculté de médecine; Guy Breton, recteur de l’UdeM; William Brock, Jean Roy, titulaire de la Chaire, Maryse Bertrand; Daniel Weisdorf, professeur de l’Université de Minnesota.

Source : Université de Montréal
Photo : Caroline Dostie

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Cancer du pancréas : importante percée dans la compréhension des mécanismes moléculaires menant à la maladie

Le cancer du pancréas compte parmi les cancers dont le pronostic est le plus sombre. Mais une percée récente effectuée par deux équipes de chercheurs dont une de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal ouvre la voie à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires qui mènent au développement de ce cancer.

Dr Frédérick Antoine Mallette, chercheur
Dr Frédérick Antoine Mallette, chercheur

Cette recherche biomédicale, menée conjointement par les groupes des Drs. Frédérick Antoine Mallette (Université de Montréal / Centre de recherche HMR) et Stéphane Richard (Université McGill / Institut Lady Davis pour la recherche médicale) et publiée dans la revue scientifique Cell Reports a montré que l’expression d’une petite molécule d’acide ribonucléique nommée miR-137 est fréquemment perdue dans les tumeurs du pancréas. Cette molécule est en fait responsable de l’établissement d’un mécanisme de défense contre le cancer nommé sénescence cellulaire, qui fait obstacle à la formation du cancer. Or, la perte de miR-137 coopère avec différentes mutations fréquemment observées dans les tumeurs du pancréas pour ouvrir la porte à la croissance incontrôlée des cellules, menant ainsi au cancer.

«Il est maintenant impératif de mieux comprendre les mécanismes menant à la perte de miR-137 afin d’établir des stratégies thérapeutiques pour traiter et prévenir le cancer du pancréas,» a déclaré le Dr Frédérick Antoine Mallette.

Ces travaux conjoints, effectué par le doctorant Mathieu Neault, ont aussi permis de démontrer que le rétablissement des niveaux normaux de miR-137 dans les cellules cancéreuses du pancréas permet de freiner leur prolifération et de stimuler la sénescence cellulaire, et donc la protection des cellules.

Un cancer encore foudroyant
Environ 4800 personnes ont reçu un diagnostic de cancer du pancréas en 2015, et près de 4600 Canadiens ont succombé à ce terrifiant cancer pendant la même année. S’il se place au 12e rang pour l’incidence, c’est plutôt en 4e place qu’il se situe en ce qui a trait à la mortalité. Par ailleurs, aucune amélioration des taux de survie pour ce cancer particulier n’a été réalisée dans les 40 dernières années. C’est pourquoi il est urgent d’en décoder les mécanismes afin d’ouvrir la voie à des pistes thérapeutiques qui permettront d’infléchir ces sombres chiffres.

Financement de la recherche
Cette étude a pu être effectuée grâce au financement des Instituts de Recherche en Santé du Canada ainsi que grâce aux Fonds de Recherche du Québec – Santé.

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