3e congrès québécois sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées

Dr Alain Robillard
Dr Alain Robillard

Alors que se déroule à Sherbrooke du 2 au 4 novembre 2016 le 3e congrès québécois sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées, les experts du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal dans ce domaine feront le point sur l’état de l’avancement des connaissances au sujet de ce qui est en voie de devenir un fléau de notre société moderne.

Dans le cadre de ce congrès, le Dr Alain Robillard ainsi que la Dre Céline Chayer, tous deux chercheurs et neurologues de la cognition à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et à l’Université de Montréal, parleront dans le premier cas des traitements acceptés par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESS) et dans le deuxième des démences associées aux syndromes extrapyramidaux.

« J’ai eu la chance de présider la première édition de ce congrès entièrement québécois en 2012, » déclare Dr Alain Robillard. « Cet événement réussit à réunir dans un même lieu les spécialistes de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées de la province mondialement reconnus dans le domaine, et tous les intervenants, médecins et professionnels œuvrant auprès des patients touchés par ces pathologies dans le but d’échanger sur les dernières découvertes et innovations dans le domaine. Il s’agit d’une occasion exceptionnelle d’apprentissage pour ces experts, et qui a lieu chez nous! ».

Plusieurs experts de haut vol ont participé à l’élaboration de cet événement, dont Dr Rémi Bouchard, neurologue, (CHA Enfant Jésus, Université Laval), Dr Guy Lacombe, gériatre, (CHUS) et Dr Serge Gauthier, neurologue, (Université McGill). Sous le thème de la prévention, les participants issus du milieu de la santé examineront les recherches les plus porteuses et les façons de retarder l’apparition de ces maladies.

Parmi les thèmes abordés :
• la prévention de la démence;
• les démences associées au syndrome extrapyramidal;
• les traitements pharmacologiques et non pharmacologiques des démences et des troubles de comportement;
• la prise en charge des patients et de leurs proches après un diagnostic de démence;
• l’imagerie cérébrale;
• l’évaluation de l’inaptitude;
• la conduite automobile et les troubles cognitifs.

Des chiffres criants
• 16 000 Canadiens de moins de 65 ans sont atteints d’une maladie cognitive;
• 25 000 nouveaux cas de maladies cognitives sont diagnostiqués chaque année;
• 937 000 Canadiens en seront atteints dans 15 ans.

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Une première mondiale : une application mobile personnalisée pour aider les jeunes victimes d’intimidation

Poster_+Fort-smallLes jeunes ont désormais accès à un nouvel outil qui se révélera précieux afin de mettre fin à l’intimidation vécue. +Fort, une nouvelle application mobile visant à soutenir les victimes d’intimidation, est maintenant disponible pour les jeunes francophones du monde entier. Cette application, validée scientifiquement, a été développée par la chercheure et professeure Isabelle Ouellet-Morin et son équipe de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et l’Université de Montréal.

Concrètement, via un téléphone intelligent ou une tablette, +Fort offre une expérience interactive et permet aux victimes de mieux comprendre leurs expériences d’intimidation et de choisir les stratégies jugées les plus utiles à leur situation et ainsi, diminuer leurs expériences d’intimidation. L’application inclut notamment des capsules vidéos mettant en vedette des personnalités jeunesse québécoises, une ville virtuelle, des outils d’auto-évaluation, une multitude de stratégies pour contrer l’intimidation et des ressources en ligne ainsi que téléphoniques. Un site web ainsi qu’un guide destiné aux parents et intervenants ont également été développés par l’équipe de recherche.

Isabelle Ouellet-Morin, chercheure
Isabelle Ouellet-Morin, chercheure

« Il existe déjà un petit nombre d’applications mobiles ailleurs dans le monde touchant de près ou de loin l’intimidation. Or, la plupart n’ont pas été validé empiriquement, se limitent à donner de l’information ou quelques conseils généraux sur l’intimidation ou, pire encore, cherchent seulement à faciliter la dénonciation des jeunes intimidateurs » affirme Isabelle Ouellet-Morin chercheure à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. « +Fort est la seule application qui va plus loin et permet aux jeunes de mieux comprendre leurs propres expériences d’intimidation et de favoriser la sélection des stratégies les plus utiles pour diminuer l’intimidation vécue » explique la professeure adjointe à l’École de criminologie de l’Université de Montréal.

Développée grâce au soutien financier de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et à un don de l’initiative Bell cause pour la cause, +Fort contribuera également à accroître les connaissances sur l’intimidation, qui demeurent limitées à ce jour. En effet, +Fort offre à l’utilisateur de partager avec l’équipe de madame Ouellet-Morin ses données de façon anonyme afin de constituer une base d’informations pertinentes sur les multiples réalités de l’intimidation.

« Bell est fière d’avoir participé à la création de cette application qui contribuera au mieux-être des jeunes victimes d’intimidation, » affirme Nicolas Poitras, vice-président, services résidentiels et petites entreprises chez Bell. « Quand on sait que les jeunes du primaire et du secondaire sont de plus en plus avides de nouvelles technologies, il est évident que pour combattre l’intimidation il est essentiel d’investir dans des applications mobiles comme +Fort. »

Avoir confiance en ses moyens
+Fort vise à donner confiance aux jeunes afin qu’ils acquièrent des stratégies pour que l’intimidation cesse. Les jeunes ayant déjà utilisé +Fort disent apprécier le fait de partager leurs expériences sans se faire juger, la plupart ont maintenant brisé le silence avec une personne de confiance et disent se sentir mieux équipés pour mettre fin à l’intimidation. « C’est beaucoup plus facile que d’aller voir la psy de l’école, personne ne peut te voir aller consulter » explique une jeune utilisatrice. « Avec les graphiques, j’ai vu que j’avais besoin d’aide » en affirme une autre.

« Prévenir socialement l’intimidation, c’est incontournable », affirme Sylvie Dupras, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal. « Les conséquences, on le sait, en sont multiples et dévastatrices, que l’on parle d’isolement social, d’angoisse, de problèmes de santé physique mais aussi de détresse psychologique, parfois même de décrochage et d’idées suicidaires. »

« Les modifications à la Loi de l’instruction publique apportées suite à l’adoption du projet de loi 56 obligent les écoles à mettre en place un plan de lutte contre l’intimidation et des mesures de prévention et de soutien aux témoins et aux auteurs », explique Sophie Bourque, conseillère pédagogique, dossier prévention et traitement de la violence à la Commission scolaire de Montréal. « L’application +Fort répond tout à fait à nos besoins en offrant aux victimes un portrait personnalisé de leur expérience d’intimidation en les encourageant à adopter des stratégies adaptées à leurs situation pour briser le silence et mettre fin à ce cercle vicieux. »

Faits saillants
• 13% des jeunes se font intimider.
• L’intimidation renvoie à des paroles et des gestes blessants, intentionnels et répétés par une personne perçue par sa victime comme plus forte/populaire qu’elle.
• 25% des élèves de 4e année, 50% des étudiants de 1ere secondaire et 85% des jeunes en secondaire 5 possèdent un téléphone intelligent.
+Fort est disponible sur AppStore en français seulement.
• Plus d’information peut être obtenue au www.plusfort.org.
• Twitter : @PlusFortApp, #PlusFortApp | Facebook : Ton app : +Fort.
• Une version Androïde et une version anglophone seront disponibles au printemps 2017.

À propos de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal
À propos de Bell Cause pour la cause

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Schizophrénie : un dysfonctionnement des fonctions cérébrales liées aux émotions négatives pourrait expliquer les comportements violents

Les personnes atteintes de schizophrénie qui ont des antécédents de violence présentent un dysfonctionnement des fonctions cérébrales liées aux émotions négatives qui n’est pas observé chez la majorité des gens souffrant de cette maladie. Ces constats découlent d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal dont les résultats viennent d’être publiés dans Neuropsychiatric Disease and Treatment.

Dr Alexandre Dumais
Dr Alexandre Dumais

« Il est faux d’associer schizophrénie et violence, » rappelle le Dr Alexandre Dumais, psychiatre à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal. « Dans les faits, un faible pourcentage peut présenter des comportements violents envers leur environnement. Nous avons cherché à savoir si ces manifestations de violence sont causées par un dysfonctionnement de certaines fonctions cérébrales lié à la gestion des émotions, » explique Dr Dumais, qui est l’un des auteurs principaux de l’article.

Stéphane Potvin
Stéphane Potvin

L’objectif de cette étude était d’identifier les régions du cerveau qui présentent des altérations (détectées par l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) lors d’une tâche associée à une émotion, chez des hommes atteints de schizophrénie. « Bien que les personnes violentes en général ont des problèmes de gestion des émotions négatives, il n’y a que peu d’études de neuroimagerie fonctionnelle qui ont examiné le traitement des émotions chez les hommes souffrant de schizophrénie ayant des antécédents de violence » affirme Stéphane Potvin, co-auteur de l’étude, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur agrégé au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal.

L’équipe de recherche a présenté à soixante hommes des images émotionnelles à connotation positive, négative et neutre. L’échantillon était composé de 20 participants atteints de schizophrénie avec des antécédents de violence grave (meurtre, tentative de meurtre, voie de fait avec lésions, menaces de mort avec une arme, etc.), de 19 hommes atteints de schizophrénie sans antécédents de violence et de 21 individus qui ne souffraient d’aucune maladie mentale.

Résultats
Les chercheurs ont observé un dysfonctionnement au sein de plusieurs régions du cerveau impliquées dans le traitement des émotions chez les participants qui avaient des comportements violents. Concrètement, ils ont constaté, chez ces participants, une augmentation spécifique du cortex cingulaire antérieur, des gyrus lingual et précentral gauche en réponse à des images négatives. Puisque ces régions du cerveau sont impliquées dans la gestion des émotions, ces résultats indiquent un dysfonctionnement spécifique dans le traitement des émotions négatives et, possiblement, un indice de risque de comportement violent.

« Pour conclure officiellement que l’activation du cortex cingulaire antérieur explique les comportements violents des gens atteints de schizophrénie, il faudrait également étudier les personnes qui ont des antécédents de violence et qui n’ont pas de maladie mentale » explique Dr Dumais. « Néanmoins, cette étude pousse à se demander si les manifestations de violence chez une minorité de personnes atteintes de schizophrénie ne sont pas dues à des facteurs extérieurs à la maladie mentale comme telle », conclut monsieur Potvin.

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Centre d’excellence en thérapie cellulaire de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Le Dr Denis-Claude Roy dirige le CETC
Le Dr Denis-Claude Roy dirige le CETC

Faire multiplier des cellules souches pour permettre la greffe, sélectionner les cellules que l’on va injecter, «éduquer» le système immunitaire pour lui apprendre à reconnaître et à éliminer un virus ou des cellules tumorales, réparer des cellules malades en injectant des neuves, utiliser des anticorps pour éliminer des cellules cancéreuses… Telles sont quelques-unes des applications en plein déploiement au Centre d’excellence en thérapie cellulaire de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), qui trois ans après son ouverture officielle, peut se réjouir de l’étendue du travail accompli entre les murs de ce qui constitue le plus important centre du genre au Canada. Plusieurs de ces études cliniques en cours sont concrètement porteuses d’espoir de guérison à court ou moyen terme pour des maladies graves comme la leucémie, les lymphomes, les myélomes, la dégénérescence maculaire, la reconstruction articulaire, le diabète, la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer. Cette date anniversaire est aussi l’occasion de mesurer l’ampleur de la tâche à poursuivre dans les prochaines années pour venir à bout de certaines des pathologies les plus dévastatrices.

Le Centre d’excellence en thérapie cellulaire (CETC)
Le CETC, dirigé par le Dr Denis-Claude Roy, constitue l’un des pôles internationaux pour le développement de la thérapie cellulaire et de la médecine régénératrice. Ses scientifiques, affilés à l’Université de Montréal s’illustrent régulièrement par leurs publications et découvertes de premier plan. Les travaux du CETC sont concentrés dans les domaines où l’expertise de l’HMR et de son centre de recherche est déjà reconnue, comme l’hémato-oncologie (leucémie, lymphomes, myélomes), l’ophtalmologie (dégénérescence maculaire et greffe de cornée), la néphrologie et l’orthopédie (reconstruction articulaire).

La thérapie cellulaire a le potentiel de soigner :
1. plusieurs types de cancer : leucémies, lymphomes, myélomes, cancer du sein, cancer du poumon, mélanome, cancer du rein, cancer des testicules et autres;
2. les maladies cardiaques : infarctus, insuffisance cardiaque;
3. désordres neurologiques : maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, accidents cérébrovasculaires, traumatismes de la moelle épinière;
4. maladies oculaires : dégénérescence maculaire, glaucome, anomalies de la cornée;
5. maladies auto-immunes : diabète, sclérodermie, lupus érythémateux, arthrite rhumatoïde, atteintes rénales et autres;
6. maladies musculo-squelettiques : traumatismes endommageant de cartilage, arthrose, dystrophie musculaire

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Radiothérapie palliative pour les cancers avancés de la sphère ORL

Jusqu’à récemment, la radiothérapie palliative était rarement utilisée au Québec pour les patients souffrant de cancers de la sphère ORL en phase avancée, les radio-oncologues pensant que la toxicité de ces traitements en surpassait les effets bénéfiques, ces derniers se révélant de courte durée.

Or une nouvelle étude menée par Dr Bernard Fortin, radio-oncologue au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et professeur adjoint de clinique à l’Université de Montréal, indique qu’avec l’avancement des techniques de radiothérapie, de tels traitements pourraient se révéler pertinents, bien tolérés par les patients et à même de soulager les problèmes reliés au cancer, même si ce n’est que temporairement.

«Les techniques de radiothérapie ayant beaucoup évolué, nous arrivons à viser de façon beaucoup plus précise le cancer et à éviter davantage les tissus normaux, ce qui nous permet d’offrir un soulagement temporaire au prix d’effets secondaires très tolérables à des patients chez qui nous avions peu à offrir auparavant, déclare Dr Bernard Fortin, ajoutant : Même si le cancer de ces patients n’est pas curable, la radiothérapie peut apporter une amélioration significative de leur qualité de vie».

Les résultats de ces travaux menés auprès de 32 patients de deux centres universitaires, dont celui de Maisonneuve-Rosemont, viennent d’être publiés dans le prestigieux International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics. Les participants à cette recherche ont fait l’objet d’un suivi rigoureux visant à s’assurer que les traitements ne leur nuisaient pas. Au contraire, l’étude a démontré qu’ils étaient bien tolérés et s’accompagnaient d’un recul des symptômes.

Ces résultats montrent que même en palliation, l’effort supplémentaire consistant à utiliser des techniques modernes peut avoir un impact direct sur la qualité de vie. Considérant la très bonne tolérance à ce régime, les auteurs envisagent une intensification de la dose pour prolonger la durée du soulagement chez cette clientèle lors d’une prochaine étude.

Ces travaux ont été subventionnés par une bourse de support professoral de l’Université de Montréal.

Sources : B. Fortin, N. Khaouam, E. Filion, P-F. Nguyen-Tan, A. Bujold, L. Lambert. Palliative Radiation Therapy for Advanced Head and Neck Carcinomas: A Phase 2 Study. Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, Jun 1;95(2):647-53. doi: 10.1016/j.ijrobp.2016.01.039

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Lancement de la Chaire Maryse et William Brock sur la greffe de cellules souches

Une chaire de recherche appliquée en greffe de cellules souches voit le jour à l’Université de Montréal grâce à des dons totalisant 2,3 M$. La chaire porte les noms de Maryse et William Brock en reconnaissance des dons et des exceptionnels efforts philanthropiques faits par le couple depuis plusieurs années. La chaire est dirigée par le Dr Jean Roy, professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, affilié à l’UdeM.

«Lorsque j’ai reçu mon diagnostic de leucémie, en 2004, j’ai cherché le meilleur endroit dans le monde où je pourrais être traité… et je l’ai trouvé ici, à Montréal, à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, explique William Brock. Et, si les connaissances progressent de façon fulgurante dans le domaine des greffes de cellules souches, c’est notamment grâce au travail des équipes de chercheurs de l’Université de Montréal. Une fois remis sur pied, j’ai souhaité apporter ma propre contribution en soutenant leurs recherches.»

Yvan Gendron, PDG du CIUSSS; Hélène Boisjoly, doyenne de la Faculté de médecine; Guy Breton, recteur de l'UdeM; William Brock, Jean Roy, titulaire de la Chaire, Maryse Bertrand; Daniel Weisdorf, professeur de l'Université de Minnesota.
Yvan Gendron, PDG du CIUSSS; Hélène Boisjoly, doyenne de la Faculté de médecine; Guy Breton, recteur de l’UdeM; William Brock, Jean Roy, titulaire de la Chaire, Maryse Bertrand; Daniel Weisdorf, professeur de l’Université de Minnesota.

Source : Université de Montréal
Photo : Caroline Dostie

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Bourse Jacqueline-Avard

Dans l'ordre habituel, la chancelière Louise Roy, Catherine Ouellet-Courtois et le recteur Guy Breton
Dans l’ordre habituel, la chancelière Louise Roy, Catherine Ouellet-Courtois et le recteur Guy Breton

Félicitations à Catherine Ouellet-Courtois, étudiante au doctorat au Centre d’études sur les troubles obsessionnels-compulsifs et tics ainsi qu’au Département de psychologie de l’Université de Montréal récipiendaire d’une bourse Jacqueline-Avard 2016.

Sous la direction du chercheur Kieron O’Connor, Mme Ouellet-Courtois mènent des travaux qui abordent les troubles des conduites alimentaires, beaucoup plus fréquents chez les femmes que chez les hommes, et qui impliquent des troubles de pensée liés au trouble obsessionnel-compulsif.

Ces bourses ont été créées grâce à la générosité de Jacqueline Avard, professeure honoraire du Département de psychologie. Elles encouragent des étudiants des 2e et 3e cycles dont le projet de recherche porte sur la condition des femmes.

Les bourses ont été remises par la chancelière Louise Roy et le recteur Guy Breton, qui ont souligné l’importance des projets de recherche des lauréates et souhaité que le transfert de connaissances puisse s’opérer.

Sources : Université de Montréal

Cancer du pancréas : importante percée dans la compréhension des mécanismes moléculaires menant à la maladie

Le cancer du pancréas compte parmi les cancers dont le pronostic est le plus sombre. Mais une percée récente effectuée par deux équipes de chercheurs dont une de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal ouvre la voie à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires qui mènent au développement de ce cancer.

Dr Frédérick Antoine Mallette, chercheur
Dr Frédérick Antoine Mallette, chercheur

Cette recherche biomédicale, menée conjointement par les groupes des Drs. Frédérick Antoine Mallette (Université de Montréal / Centre de recherche HMR) et Stéphane Richard (Université McGill / Institut Lady Davis pour la recherche médicale) et publiée dans la revue scientifique Cell Reports a montré que l’expression d’une petite molécule d’acide ribonucléique nommée miR-137 est fréquemment perdue dans les tumeurs du pancréas. Cette molécule est en fait responsable de l’établissement d’un mécanisme de défense contre le cancer nommé sénescence cellulaire, qui fait obstacle à la formation du cancer. Or, la perte de miR-137 coopère avec différentes mutations fréquemment observées dans les tumeurs du pancréas pour ouvrir la porte à la croissance incontrôlée des cellules, menant ainsi au cancer.

«Il est maintenant impératif de mieux comprendre les mécanismes menant à la perte de miR-137 afin d’établir des stratégies thérapeutiques pour traiter et prévenir le cancer du pancréas,» a déclaré le Dr Frédérick Antoine Mallette.

Ces travaux conjoints, effectué par le doctorant Mathieu Neault, ont aussi permis de démontrer que le rétablissement des niveaux normaux de miR-137 dans les cellules cancéreuses du pancréas permet de freiner leur prolifération et de stimuler la sénescence cellulaire, et donc la protection des cellules.

Un cancer encore foudroyant
Environ 4800 personnes ont reçu un diagnostic de cancer du pancréas en 2015, et près de 4600 Canadiens ont succombé à ce terrifiant cancer pendant la même année. S’il se place au 12e rang pour l’incidence, c’est plutôt en 4e place qu’il se situe en ce qui a trait à la mortalité. Par ailleurs, aucune amélioration des taux de survie pour ce cancer particulier n’a été réalisée dans les 40 dernières années. C’est pourquoi il est urgent d’en décoder les mécanismes afin d’ouvrir la voie à des pistes thérapeutiques qui permettront d’infléchir ces sombres chiffres.

Financement de la recherche
Cette étude a pu être effectuée grâce au financement des Instituts de Recherche en Santé du Canada ainsi que grâce aux Fonds de Recherche du Québec – Santé.

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Suicide chez les adolescents : la médication pour traiter le TDAH comme outil de prévention

Les avertissements concernant la dangerosité des médicaments prescrits dans le traitement des troubles du déficit d’attention avec hyperactivité portent à confusion et pourraient entraîner de graves conséquences sur le risque de suicide chez les jeunes, selon des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal, dont la correspondance vient d’être publiée dans la plus récente édition de la revue The Lancet Psychiatry.

Alain_Lesage

« Santé Canada a émis une série d’avertissements sur le risque accru de comportements suicidaires provoqués par des médicaments prescrits dans le traitement du TDAH. Or, l’organisme a omis de tenir compte des études épidémiologiques rapportant l’inverse, c’est-à-dire que la prise de ces médicaments est associée à un risque réduit de suicide chez les adolescents », déclare le Dr Alain Lesage, psychiatre et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et l’un des auteurs de l’étude.

Le traitement médical du TDAH a triplé en 10 ans au Québec, atteignant 9% chez les garçons âgés de 10 ans et 4% chez les garçons âgés de 15 ans. Or, le taux de suicide chez les adolescents du Québec a diminué de près de moitié durant cette période chez les 15-19 ans, ce qui contredit les avertissements émis par Santé Canada.

« De toute évidence, l’utilisation de plus en plus importante de médicaments pour le TDAH démontre qu’ils pourraient effectivement réduire le risque de suicide plutôt que de l’augmenter », poursuit Édouard Kouassi, pharmacien et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal ainsi que co-auteur de l’étude.

Comment cette diminution peut-elle s’expliquer au niveau clinique?
« Les essais randomisés contrôlés indiquent que ces médicaments diminuent les symptômes de l’hyperactivité et du déficit de l’attention. Ils améliorent également la performance scolaire, l’estime de soi, diminuent les troubles du comportement et les abus de drogue, ainsi que le risque de grossesses précoces chez les filles. Dans les faits, ce sont plutôt ces troubles ou situations sociales précaires qui sont associés à un risque accru de suicide chez les jeunes et non la prise de la médication, qui au contraire les protège », poursuivent les auteurs.

Devant ce constat, l’avertissement de Santé Canada pourrait contribuer à diminuer le nombre d’ordonnances face à la crainte des parents de voir la santé de leurs enfants mise en danger quand concrètement, la prise de médicaments pourrait les protéger. « Le silence de l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) est tout aussi préoccupant car cet organisme doit préparer une stratégie de prévention du suicide pour le gouvernement du Canada en vertu du projet de loi C-300. Nous avons écrit cette correspondance en espérant sonner l’alarme au sujet des messages publiés par les autorités de santé du Canada, qui pourraient encourager la réduction de l’utilisation de cette médication quand elle est indiquée », concluent-ils.

À propos de l’étude
Source : Alain Lesage, Johanne Renaud, Édouard Kouassi, Philippe Vincent. Canadian ADHD black-box warnings. The Lancet Psychiatry, décembre 2015.

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Inhibition des HDAC de classe III

Vers une meilleure compréhension des mécanismes bloquant la croissance des cellules cancéreuses

Les dommages à l’ADN peuvent conduire à l’inactivation ou à la dérégulation de gènes et causer diverses maladies telles que le cancer. Plusieurs mécanismes de réparation de l’ADN permettent par contre aux cellules de survivre à ces dommages. Or, une étude dirigée par Antoine Simoneau, du laboratoire d‘Hugo Wurtele, chercheur en immunologie-oncologie à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, affilié à l’Université de Montréal) et récemment publiée dans la prestigieuse revue Nucleic Acids Research, fournit de précieux renseignements sur certains mécanismes gouvernant la réparation de l’ADN. Ces travaux, fruit de la collaboration entre plusieurs établissements, ouvrent aussi la voie à une meilleure compréhension des mécanismes d’action des médicaments qui préviennent la croissance des cellules cancéreuses.

La recherche

Hugo Wurtele, chercheur
Hugo Wurtele, chercheur

Afin de s’adapter à la taille restreinte du noyau cellulaire, l’ADN est enroulé autour de protéines appelées histones pour former la chromatine. Les cellules peuvent modifier chimiquement les histones, de façon à changer la structure de la chromatine et ainsi réguler les diverses fonctions de l’ADN. Des recherches récentes montrent que de nouveaux médicaments du type inhibiteurs de déacétylases d’histones (HDAC), qui influencent la chromatine, sont prometteurs pour le traitement du cancer.

Les recherches de l’équipe du Dr Hugo Wurtele et de ses collaborateurs ont utilisé la levure comme système modèle pour comprendre, au niveau moléculaire, les mécanismes qui influencent la croissance cellulaire en présence d’une classe particulière d’inhibiteurs d’HDAC.

Ses expériences démontrent que l’inhibition des HDAC de classe III, qui influencent divers processus cellulaires impliqués dans la carcinogénèse et la réponse aux agents de chimiothérapie, bloque fortement la prolifération des cellules en prévenant le fonctionnement normal de divers facteurs impliqués dans la réponse aux dommages à l’ADN générés de façon spontanée par le métabolisme cellulaire.

« Ces recherches fondamentales permettent une meilleure compréhension des effets globaux des inhibiteurs de HDAC sur les cellules, et pourraient conduire, à terme, à une optimisation de leur utilisation en clinique », explique Dr Wurtele.

Ces observations guideront les études à venir du laboratoire de Dr Wurtele pour tenter de déterminer comment cette nouvelle classe de médicament inhibe la croissance des cellules cancéreuses.

Fruit d’une collaboration

Cette étude est une collaboration entre les groupes de recherche d’Hugo Wurtele (Hôpital Maisonneuve-RosemontUniversité de Montréal), Martine Raymond (IRIC-Université de Montréal), Corey Nislow et Gury Giaever (University of British Columbia), et d’Adnane Sellam (chercheur au CHUQ/Université Laval).

Financement de ces travaux

Cette recherche a reçu des fonds des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), de l’Institut Mérieux et a bénéficié d’un octroi de la Fondation Cole.

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