L’excellence en recherche s’illustre à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont en 2017

L’année qui s’achève s’est avérée fructueuse pour la recherche à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal). Survol de quelques travaux et réalisations qui trouveront à court ou moyen terme leur déclinaison dans les soins aux patients.

Le Dr Chris Rudd et son équipe au cœur d’une meilleure compréhension des mécanismes de l’immunité
Une équipe de recherche internationale dirigée par le Dr Chris Rudd, directeur de la recherche en immunologie et en thérapie cellulaire au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et professeur à l’Université de Montréal, a mis au jour un important mécanisme qui contrôle la capacité des cellules T à adhérer à une autre cellule. Ces travaux, publiés dans la prestigieuse revue scientifique Nature Communications, revêtent une importance significative sur la longue route que constitue la lutte contre plusieurs maladies, à commencer par le cancer.

Nouveau rôle du suppresseur de tumeur Trp53 dans la maturation des cellules NK
Le laboratoire du Dre Sylvie Lesage a mené chez les souris une étude importante pour la compréhension du rôle du système immunitaire dans l’élimination des cellules cancéreuses. Ces travaux permettent de mieux comprendre pourquoi la susceptibilité au cancer et aux infections est augmentée chez certains individus, ce qui pourrait, à terme, paver la voie vers des traitements plus efficaces chez l’humain.

Excellence en thérapie cellulaire des maladies de l’œil
Dre May Griffith, Ph.D., une pionnière de la médecine régénérative de l’œil, est devenue la toute nouvelle titulaire de la Chaire de la Fondation Caroline Durand en thérapie cellulaire des maladies de l’œil de l’Université de Montréal. Cette pionnière des soins de la cornée se spécialise dans la mise au point de matériaux biomimétiques destinés à la santé de la vision. En 2007, en collaboration avec un chirurgien suédois, l’équipe canado-suédoise de Dre Griffith réussissait une première mondiale : la régénération de tissu cornéen humain malade et de nerfs endommagés au moyen d’implants sans cellules. La Chaire Fondation Caroline Durand de l’Université de Montréal permettra à May Griffith d’entamer une nouvelle phase de travaux. Ils seront centrés sur la réparation de cornées endommagées par des traumatismes.

Compréhension des pathologies oculaires – Une nouvelle distinction pour le chercheur Mike Sapieha
Le chercheur de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont Mike Sapieha voit la liste de ses distinctions s’allonger une nouvelle fois. Il a en effet reçu le 21 novembre dernier, lors de la conférence annuelle de la Société canadienne de recherches cliniques, le Prix Joe-Doupe qui reconnait l’excellence des dix premières années de recherche d’un jeune scientifique.

Important coup de pouce au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont
Le Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est l’un des bénéficiaires d’un important octroi du ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique du Canada, par l’entremise du Fonds d’investissement stratégique pour les établissements postsecondaires.
Une somme totale de 40,82 M$ sera investie dans des projets d’envergure dont celui de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. De cette somme, le gouvernement du Canada fournira 15,74 M$ et l’Université de Montréal fournira 25,08 M$ pour son projet. Une partie de ces fonds, soit 5,7 M$, permettra l’agrandissement du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dont les chercheurs de calibre international travaillent au quotidien pour mettre au point des thérapies novatrices pour toutes sortes de maladies, allant du cancer, à l’ophtalmologie et aux maladies auto-immunes. La Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont vient compléter le financement par une donation de 7 M$, spécifiquement dans le cadre de cette annonce liée au Fonds d’investissement stratégique.

Succès de l’implantation de la prothèse rétinienne Argus II
Le Dr Flavio Rezende, ophtalmologiste chirurgien rétinologue, et son équipe du Centre universitaire d’ophtalmologie de l’Université de Montréal (CUO) à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, ont procédé avec succès en février dernier à l’implantation de la prothèse rétinienne Argus II chez une patiente non-voyante.

Dre Cynthia Qian, Personnalité La Presse de la semaine
Récemment, l’exploit réalisé par l’équipe du Dr Flavio Rezende, qui a réussi à installer une prothèse rétinienne à une patiente aveugle, a défrayé la manchette. La Dre Cynthia Qian, ophtalmologiste à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont a assisté son collègue dans cette importante réalisation. Ainsi, pour souligner cette réussite et le dynamisme de sa carrière, le quotidien La Presse a choisi la Dre Cynthia Qian, comme Personnalité de la semaine du 11 septembre.

Marie-Ève Lebel, lauréate de la bourse Excellence en recherche L’Oréal-UNESCO 2017
La Dre Marie-Ève Lebel, stagiaire post-doctorale au laboratoire de la Dre Heather Melichar au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, a obtenu une prestigieuse bourse de la compagnie L’Oréal visant à reconnaître l’apport des femmes à la science.

Une bourse prestigieuse pour l’une de nos pharmaciennes
Julie Morin, pharmacienne au sein de notre institution depuis février 2017, a reçu le 17 novembre dernier la prestigieuse Bourse Hélène-Viel-Stonebanks remise par la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal.

Pour information et entrevues :
Florence Meney – relations avec les médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca

Bilan d’une année riche de recherche en santé mentale

Les chercheurs et étudiants du Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) s’illustrent encore une fois cette année avec des résultats de recherche inspirants et des distinctions de prestige. Preuve que l’innovation et l’excellence de la recherche en santé mentale est une tradition qui se perpétue depuis 25 ans dans cet établissement de l’est de Montréal.

Résultats de recherche

Dérégulation du circuit neuronal de la peur chez les personnes atteintes de troubles anxieux
Une étude réalisée par Marie-France Marin, en collaboration avec ses collègues de la Harvard Medical School nous apprend qu’une meilleure compréhension du fonctionnement des structures cérébrales liées à la peur chez les personnes atteintes de troubles anxieux pourrait permettre de développer des traitements plus efficaces qui cibleraient les caractéristiques neurobiologiques de cette maladie mentale.

Capacités d’inhibition et comportements impulsifs chez les personnes atteintes du syndrome de Gilles de la Tourette
Une méta-analyse réalisée par Marc Lavoie et Simon Morand-Beaulieu démontre qu’une évaluation systématique des symptômes de trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez les patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) pourrait permettre de mieux encadrer et de diminuer les comportements impulsifs chez ces derniers. Cet article scientifique a valu à monsieur Morand-Beaulieu le prix de l’étudiant-chercheur du mois de novembre 2017 des Fonds de recherche Québec.

Conséquences de la violence en milieu de travail : la STM et l’IUSMM collaborent à un projet de recherche
Deux projets de recherches réalisés par le chercheur Stéphane Guay et son équipe du Centre d’étude sur le trauma s’intéressent aux conséquences psychologiques de la violence chez les chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM) et chez le personnel en psychiatrie de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal).

Cannabis et violence chez les jeunes
Une nouvelle étude menée par les chercheurs Dr Alexandre Dumais et Stéphane Potvin montre qu’une consommation durable de cannabis est associée à une hausse des comportements violents chez les jeunes adultes après un congé de l’hôpital psychiatrique.

Violence conjugale chez les jeunes
Selon une nouvelle étude de Josette Sader du Centre d’étude sur le trauma, plus du tiers des jeunes sont exposés à de la violence physique dans leur couple et lorsque cette violence est bidirectionnelle, les impacts psychologiques sont plus importants.

Bons coups

Isabelle Ouellet-Morin, lauréate du prix Beccaria de la Société de criminologie du Québec
Ce prix récompense un chercheur ou une équipe dont l’apport à la criminologie s’est distingué aussi bien dans le domaine de la recherche fondamentale ou théorique que dans celui de la recherche appliquée. La Société souligne ainsi l’ensemble du travail de madame Ouellet-Morin en recherche appliquée, et notamment la mise au point de l’application mobile +Fort, destinée à outiller les jeunes victimes d’intimidation.

Sonia Lupien élue présidente de la ISPNE
La directrice du Centre d’études sur le stress humain de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeure titulaire au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal a été élue par ses pairs au titre de présidente de l’International Society of Psychoneuroendocrinology (ISPNE).

Un honneur prestigieux pour André Marchand
La Société québécoise pour la recherche en psychologie a remis au chercheur André Marchand le prestigieux prix Adrien Pinard afin de souligner son immense contribution à l’avancement des connaissances concernant la prévention et le traitement des troubles anxieux et du trouble de stress post-traumatique.

Coup de pouce pour l’innovation de la recherche
Marie-France Marin, chercheure, et Stéphane Guay, directeur de la recherche, ont obtenu un financement de 274 469 $ du Fonds des Leaders John-R.-Evans de la Fondation canadienne pour l’innovation, pour l’installation de nouveaux laboratoires et d’équipements de mesures psychophysiologiques.

Nos chercheurs s’illustrent à l’ACFAS
Plusieurs chercheurs du Centre de recherche de l’IUSMM se sont démarqués lors du 85e congrès de l’Association canadienne française pour l’avancement des sciences (ACFAS) en mai dernier. Nos experts ont organisé des colloques sur les thèmes de la Banque Signature, de la conciliation entre la biomédecine et les sciences humaines, de l’activité physique et la santé mentale et de l’utilisation des banques de données administratives.

Nouvelle chaire de recherche en santé mentale et travail
Le chercheur Marc Corbière est le premier titulaire de la nouvelle Chaire de recherche en santé mentale et travail, financée par la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale, en partenariat avec la Banque Nationale et iA Groupe financier.

Un avenir prometteur
L’année 2018 se promet d’être aussi prolifique pour l’équipe du Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal avec la mise en action de quatre grands chantiers :
• La santé mentale et travail sous la gouverne de Marc Corbière;
• L’amélioration des soins de santé mentale en première ligne sous la direction de Janie Houle
• La détection précoce et prévention de la maladie mentale sous la gestion de Sonia Lupien
• L’interface entre la santé mentale et la santé physique, un chantier en émergence

Le Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CRIUSMM), affilié au Département de psychiatrie de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, est spécialisé dans la recherche en santé mentale chez l’humain. Le CRIUSMM est un centre de recherche reconnu par le FRQ-S situé au sein de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM), l’une des principales installations du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL).

Pour information :
Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Bureau : 514 251-4000, poste 2986 | Cell. : 514 235-4036
catherine.dion.iusmm@ssss.gouv.qc.ca | ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

La diététiste Mélanie Massé récompensée par son ordre

En santé, la nutrition est une alliée précieuse dans la progression vers le rétablissement, mais aussi dans le maintien de la forme tant physique que psychique. Or l’une de nos diététistes, Mélanie Massé qui travaille à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, s’est vue honorée le 30 novembre dernier par l’Ordre professionnel des diététistes du Québec (OPDQ) pour l’excellence de son travail et son dynamisme. Elle a ainsi reçu le « Prix Encadrement – Lassonde » qui souligne la reconnaissance par son excellence dans l’encadrement et la supervision de stagiaire en nutrition.

Yvan Gendron, président-directeur général, a chaudement félicité la lauréate : « Grâce à la qualité de votre accompagnement, vous contribuez à former les diététistes de demain, dont l’action revêt une importance de premier plan dans le réseau de la santé ».

Ainsi que l’explique l’Ordre, « pour Mélanie Massé qui reçoit ce nouveau prix cette année, le premier ennemi du transfert de connaissances est le stress et l’anxiété chez l’étudiant. C’est pourquoi elle essaye toujours de créer un lien de confiance solide avec le stagiaire pour éloigner toutes barrières à la communication. En collaboration avec une collègue de travail, elle a mis sur pied des activités d’introduction qui augmentent le niveau de confiance de l’étudiant, car selon elle, une expérience positive maintient l’état d’esprit de l’étudiant plus ouvert à l’acquisition de nouvelles connaissances».

Pour information :
Florence Meney – relations avec les médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
514 755-2516
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L’excellence chez nos étudiants

Simon Morand-Beaulieu, lauréat du chercheur-étoile du mois de novembre

Simon Morand-Beaulieu, de l’équipe du chercheur Marc Lavoie, est l’un des lauréats du concours Étudiants-chercheurs étoiles des Fonds de recherche du Québec.

Nous sommes fiers de pouvoir dire qu’au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal les étudiants brillent par leur excellence.

En plus de faire la promotion des carrières en recherche, ce concours vise à reconnaître l’excellence de la recherche réalisée par les étudiants de niveau universitaire, les stagiaires postdoctoraux et les membres d’un ordre professionnel en formation de recherche avancée, et ce, dans toutes les disciplines couvertes par les trois Fonds de recherche du Québec. Une fois par mois, chaque Fonds remet un prix de 1 000 $ à un étudiant-chercheur.

Étudiant au doctorat en neurosciences de l’Université de Montréal, Simon Morand-Beaulieu fait partie de l’équipe de Marc Lavoie au Centre de recherche de l’IUSMM où il étudie la capacité d’inhibition des patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette (SGT). Selon une méta-analyse qu’il a publiée cet été, il semble que plusieurs facteurs contribuent à diminuer les capacités d’inhibition. Concrètement, la présence d’un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et des tics plus sévères sont associés à davantage de déficits d’inhibition chez les personnes atteintes de SGT. Les résultats de cette étude encouragent les professionnels de la santé à évaluer et traiter les symptômes de TDAH de manière systématique chez leurs patients avec un SGT.

Simon Morand-Beaulieu est un bon exemple d’étudiant en voie vers une carrière prometteuse. Nous sommes très heureux d’avoir la chance de côtoyer et d’encourager une relève aussi brillante au Centre de recherche de l’IUSMM.

Trouble mental grave : les meilleures interventions pour obtenir et maintenir un emploi

Les programmes de soutien à l’emploi (PSE) et les programmes de soutien à l’emploi augmentés (PSE +) sont les interventions les plus efficaces pour une personne atteinte d’un trouble mental grave qui désire obtenir et maintenir un emploi sur le marché ordinaire du travail. C’est ce que nous apprend une méta-analyse réalisée par des chercheurs des Pays-Bas et de la Chaire de recherche en santé mentale et travail de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et qui est publiée dans Cochrane Database of Systematic Reviews.

Marc Corbière. chercheur

« Le but de cette méta-analyse était de savoir quels sont les programmes et interventions qui permettent d’aider des adultes aux prises avec un trouble mental grave (TMG) à trouver un emploi et à le conserver » explique Marc Corbière, co-auteur de cette méta-analyse et titulaire de la chaire. « Les personnes atteintes d’un TMG, tels que la schizophrénie ou les troubles bipolaires, sont la plupart du temps éloignées du marché du travail. Cependant, la majorité d’entre elles désirent décrocher un emploi et sont capables de travailler sur le marché du travail. Il faut toutefois que ces personnes aient accès à des interventions qui ont fait leurs preuves et d’autre part que certaines conditions de travail soient au rendez-vous. Dans le cadre de cette méta-analyse, nous voulions répertorier les meilleurs programmes et interventions pour aider ces personnes à réintégrer le marché du travail » explique le professeur en counseling de carrière du Département d’éducation et pédagogie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Pour la réalisation de cette méta-analyse, le chercheur et ses collaborateurs ont revu près de 50 essais contrôlés randomisés impliquant plus de 8 000 participants. Les programmes et interventions retenus pouvaient soit adopter une approche dite traditionnelle (train and place) de la réintégration au travail, mettant l’accent sur des interventions préparatoires à l’emploi, soit une approche dite plus proactive (place then train) dans laquelle sont inclus les programmes de soutien à l’emploi (PSE).

Résultats
L’exercice de la méta-analyse a permis d’arriver à la conclusion que les programmes de soutien à l’emploi (PSE) et les programmes de soutien à l’emploi augmentés (PSE +) sont les interventions les plus efficaces pour obtenir et maintenir un emploi standard. Les PSE sont des programmes définis par huit composantes. D’abord, l’inscription dans un PSE est basée sur le choix du client (exclusion zéro). Ensuite, l’obtention d’un emploi standard est l’objectif visé. Également, la recherche d’emploi doit être rapide après s’être inscrit au programme (1-3 mois). En plus, une attention particulière est portée à l’endroit des préférences de travail du client, et ce, dans le but d’atteindre une bonne congruence entre les intérêts/préférences professionnels de la personne et son milieu de travail. Aussi, le conseiller spécialisé du PSE travaille en étroite collaboration avec les membres de l’équipe soignante (ex. : psychiatre, infirmière, etc.). Sans oublier que le soutien et suivi offert par ce conseiller sont continus et sans limite, et ce, même après que le client ait obtenu un emploi. Par ailleurs, les conseils sur les avantages sociaux sont fournis aux clients afin de prendre connaissance des conséquences financières associées à la réintégration au travail. Enfin, le conseiller fait des démarches auprès d’employeurs locaux pour éventuellement permettre à ses clients d’obtenir un emploi sur le marché du travail (Corbière et al., 2017). Les PSE + renvoient à un PSE avec l’ajout d’interventions comme la remédiation cognitive (amélioration de la mémoire, de la concentration, de l’organisation), la formation aux habiletés sociales et la thérapie cognitive-comportementale (TCC), toutes destinées aux personnes avec un TMG.

En effet, « divers facteurs, tels que les déficits cognitifs ou les difficultés interpersonnelles, ont été identifiés comme pouvant contribuer à des obstacles au maintien en emploi » affirme Marc Corbière. « Par conséquent, il y a un intérêt croissant à combiner les PSE avec d’autres interventions psychosociales, telle qu’une intervention de groupe basée sur la TCC. Un certain nombre de personnes ayant un TMG peuvent avoir besoin d’un processus de réadaptation professionnelle qui combine divers types d’interventions, avec une approche mettant l’accent à la fois sur l’autonomie de l’individu et les conditions de travail requises. »

Selon la méta-analyse, les recherches en milieu de travail ont permis de constater qu’une personne servant d’intermédiaire entre l’équipe soignante et le milieu de travail peut réduire le temps de retour au travail. Cette personne pivot peut être un coordonnateur chargé du retour au travail, un conseiller spécialisé ou un spécialiste de la santé au travail. Il est possible que le conseiller spécialisé œuvrant dans le PSE soit l’un des éléments clés de cette intervention, permettant une meilleure concertation des actions des divers acteurs du retour sur le marché du travail (ex. : employeur, supérieur immédiat, représentant syndical, collègues, médecins et autres professionnels de la santé, agent d’assurance). D’ailleurs, Marc Corbière stipule que « la reprise professionnelle après une absence maladie due à un trouble mental, qualifié de grave ou de courant, reste une responsabilité collective où chaque acteur a son rôle à jouer. Il est donc important de travailler de concert. »

Sources
Corbière, M., Lecomte, T., Reinharz, D., Kirsh, B., Goering, P., Menear, M., Berbiche, D., Genest, K., Goldner, E. (2017). Predictors of acquisition of competitive employment for people enrolled in supported employment programs. Journal of Nervous and Mental Disease, 205(4), 275-282. doi: 10.1097/NMD.0000000000000612

Suijkerbuijk YB, Schaafsma FG, van Mechelen JC, Ojajärvi A, Corbière M, Anema JR. 
Interventions for obtaining and maintaining employment in adults with severe mental illness, a network meta-analysis. Cochrane Database of Systematic Reviews 2017, Issue 9. Art. No.: CD011867.
DOI: 10.1002/14651858.CD011867.

Pour information
Catherine Dion
Agente d’information – relations médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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