Nos équipes en hébergement s’illustrent

Un superbe long reportage radio (Radio-Canada, Désautels le dimanche) illustre l’approche très porteuse en CHSLD qui vise à désamorcer les comportements difficiles des personnes en perte cognitive.

Pour écouter le reportage audio qui fait rayonner nos équipes :

Dans le cadre de la même émission, une entrevue avec le professeur Philippe Voyer, qui effectue des recherches universitaires sur les traitements reçus par les personnes âgées, permet d’en apprendre davantage sur la façon de repenser les types de soins administrés aux personnes résidentes des CHSLD.

Pour écouter l’entrevue avec le professeur Philippe Voyer :

 

La thérapie par avatar : une avenue prometteuse pour traiter la schizophrénie

Alexandre Dumais, chercheur psychiatre au Centre de recherche de l’IUSMM et professeur au département de psychiatrie de l’université de Montréal.

Montréal, le 15 juin 2018 – Des résultats récents obtenus dans la cadre d’une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM) montrent que différentes améliorations de comportement ont été obtenues en utilisant la réalité virtuelle qui permettait aux patients atteints de schizophrénie de confronter leur « persécuteur ».

Bien que de nombreuses approches pharmacologiques et psychosociales existent déjà afin de traiter la schizophrénie, de nombreux patients ne répondent pas adéquatement à ces traitements déjà existants et continuent de souffrir des symptômes psychotiques, tels que les hallucinations auditives verbales (HAV) réfractaires associés à cette maladie. Cette résistance aux traitements déjà établis entraîne des risques de suicides, une moins bonne qualité de vie, des coûts de traitement de 3 à 11 fois plus élevés, et des risques d’hospitalisation plus fréquents.

L’approche du traitement par les avatars 
Les approches de traitements dites « psychosociales » permettaient de potentialiser dans une les solutions pharmacologiques, mais l’utilisation de ces thérapies psychosociales demeurait au mieux modeste, car les patients n’étaient jamais mis en relation directe avec l’objet, avec leur persécuteur.

« L’approche thérapeutique de l’avatar mise de l’avant afin d’offrir une solution aux lacunes des approches pharmacologiques et psychosociales consiste à proposer aux patients atteints de schizophrénie de créer un avatar qui représente le « persécuteur », déclare le Dr Alexandre Dumais, chercheur psychiatre au Centre de recherche de l’IUSMM et professeur au département de psychiatrie de l’université de Montréal. « Cet avatar offre aux patients qui résistent aux traitements traditionnels la possibilité de confronter directement l’objet de leur mal et d’arriver à maîtriser les symptômes hallucinatoires verbaux qui découlaient de leur condition. », poursuit-il.

L’étude
15 patients atteints de schizophrénie ou de troubles schizo-affectifs venant de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et de la communauté ont participé à l’étude et ont été répartis en deux groupes : un groupe qui a suivi du traitement par avatar et un groupe standard (traitement antipsychotique et des réunions habituelles avec des cliniciens) pendant 7 semaines à raison de 7 séances hebdomadaires de 45 minutes chacune.

Les patients avaient préalablement créé un avatar qui ressemblait le plus à l’entité qui était à l’origine de la voix malveillante (à la fois le visage et la voix de leur «persécuteur»).

Au cours des différentes séances, les patients ont été encouragés à entrer en dialogue avec l’avatar pour améliorer la régulation émotionnelle et l’affirmation de soi face à l’objet de leur mal. L’interaction de l’avatar avec le patient est devenue progressivement moins agressive au fils des différentes séances.

Résultats 
En ce qui concerne la gamme des avatars créés par les patients, 9 participants ont décrit quelqu’un qu’ils connaissaient personnellement au préalable, 5 ont représenté un démon ou un esprit diabolique et 1 a caricaturé une personnalité politique. De plus, les participants ont jugé que leur avatar était assez crédible par rapport à l’objet initial de leurs hallucinations.

De nombreuses améliorations ont été observées chez les différents patients pendant la thérapie par avatar entre le début et la fin du traitement : réduction des symptômes d’hallucinations auditives verbales (HAV), niveau de détresse liée à l’HAV, diminution des croyances au sujet de la nature malveillante des voix, diminution des symptômes dépressifs et l’amélioration de la qualité de vie. Notons que ces différentes améliorations ont perduré durant la période de suivi de trois mois.

Conclusion 
Les chercheurs à l’origine de l’étude ont trouvé des effets thérapeutiques positifs importants chez les patients qui résistaient aux traitements traditionnels. Cette constatation est très prometteuse car les options de traitement disponibles sont très limitées. La thérapie par avatar peut avoir des implications potentiellement importantes sur la santé et la qualité de vie des patients atteints de schizophrénie. De plus, les données recueillies suggèrent que la thérapie par avatar continue d’améliorer la symptomatologie des patients après la fin du traitement, ce qui représente un effet du traitement qui est non-négligeable. En conséquence, le bénéfice de la réalité virtuelle sur les symptômes psychotiques associés à la schizophrénie peut expliquer l’amélioration de la qualité de vie des patients qui ont participé à l’étude tel que démontré par les résultats obtenus.

« Les effets thérapeutiques importants de l’approche de la thérapie par l’avatar, chez les patients résistant aux traitements traditionnels de la schizophrénie, semble présenter une avenue fort prometteuse dans un contexte où les options de traitement alternatifs sont très limités. La thérapie par avatar peut avoir des implications cliniques potentiellement importantes sur la santé et la qualité de vie des patients atteints de schizophrénie », conclut le chercheur.

Cet essai clinique a été financé par la Fondation de l’Institut Philippe-Pinel, Services et Recherches Psychiatriques AD, la Fondation Jean-Louis Lévesque, la Chaire Eli Lilly Canada sur la recherche en schizophrénie et le laboratoire Applications de la Réalité Virtuelle en Psychiatrie Légale.

Source : Du Sert OP, Potvin S, Lipp O, Dellazizzo L, Laurelli M, Breton R, Lalonde P, Phraxayavong K, O’Connor K, Pelletier JF, Boukhalfi T, Renaud P, Dumais A. Virtual reality therapy for refractory auditory verbal hallucinations in schizophrenia: A pilot clinical trial. Schizophr Res. 2018 Feb 24. pii: S0920-9964(18)30108-7. doi: 10.1016/j.schres.2018.02.031.

À propos du CIUSSS de l’Est-de l’Île-de-Montréal 
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

Pour information et entrevues :
Christian Merciari – relations avec les médias CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
514 235-4036
christian.merciari.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

Deux nouvelles études démontrent les dangers reliés à l’abus de consommation de méthamphétamine

Montréal, le 15 juin 2018 – L’utilisation prolongée et abusive de la méthamphétamine (MET) entraînerait des déficits cognitifs significatifs. La dernière méta-analyse portant sur les déficits cognitifs liés à l’usage abusif de MET rapporte des déficits importants sur la cognition sociale, mais aussi sur la mémoire épisodique, les fonctions exécutives et la rapidité du traitement de l’information.

Drogue illicite la plus consommée au monde après le cannabis Bien qu’il soit généralement admis que la méthamphétamine (MET) est une drogue hautement addictive qui affecte le cerveau et qui provoque des déficits cognitifs, ce point de vue n’est pas partagé par tout le monde.

En effet, la MET est la deuxième drogue illicite la plus consommée au monde, après le cannabis. Plus de 17 millions de personnes dans le monde déclare prendre des MET par an. Or, son abus de consommation est associé à de multiples problèmes de santé physique (maladies cardiovasculaires) et mentale, telle que la psychose et la dépression.

La MET module certains neurotransmetteurs (appelés monoamines) du cerveau, ce qui explique l’augmentation de la vigilance et du niveau d’énergie, deux raisons qui expliquent l’engouement pour les méthamphétamines.

Déficits clairement observés
Dans la nouvelle méta-analyse dont il est ici question, 44 études ont été incluses, comprenant un total de 1592 individus ayant abusé de MET et de 1820 sujets sains.

Les personnes ayant consommé abusivement de MET étaient plus impulsives comparées au groupe témoin. Elles présentaient des déficits cognitifs modérés dans des domaines portant sur l’attention, les fonctions exécutives, la fluidité verbale, la mémoire visuelle et la mémoire de travail.

Des déficits d’intensité faible ont été observés sur la vitesse de traitement de l’information et les capacités visuo-spatiales.

« Cette méta-analyse actuelle visait à quantifier l’ampleur des déficits cognitifs associés à la consommation abusive de MET. Les déficits cognitifs les plus importants ont été observés sur les fonctions liées au processus de récompense (la personne préfère les récompenses mineures et immédiates que des récompenses importantes et différées), à l’impulsivité et à la cognition sociale », a mentionné Stéphane Potvin, chercheur à l’Institut de Santé Mentale de Montréal (IUSMM) et professeur au département de psychiatrie de l’Université de Montréal.

Ces résultats confirment les conclusions de la première méta-analyse qui étaient basées sur 18 études. « Cependant, nous ne savons toujours pas si ces déficits cognitifs ont des conséquences sur le plan fonctionnel, tant dans la sphère sociale que professionnelle. », a souligné sa collègue Tania Lecomte, chercheure à l’Institut de Santé Mentale de Montréal (IUSMM) et professeure au département de psychologie de l’Université de Montréal.

Effets similaires aux troubles d’abus d’alcool
Bien que la méta-analyse actuelle n’ait pas été conçue pour répondre à cette question cruciale, il est important de souligner que les déficits cognitifs décrits ici se situent dans la même fourchette que ceux observés chez les personnes ayant un trouble d’abus d’alcool.

La conclusion la plus intrigante et inattendue de la méta-analyse actuelle est que l’abus de consommation de MET est associée à des déficits plus importants sur la cognition sociale (par exemple la reconnaissance des émotions faciales). Une plus grande attention devra être accordée aux impacts de cet abus sur la cognition sociale.

La consommation de MET fortement liée à l’apparition de troubles psychotiques
Il est par ailleurs important de noter que les personnes ayant un problème de consommation de la MET consomment souvent d’autres drogues et qu’ils présentent également diverses affections psychiatriques autres que des troubles psychotiques.

La prévalence des psychoses toxiques chez les consommateurs chroniques de MET varie considérablement, allant de 4% à 76%. La plupart des données ont été recueillies dans des hôpitaux ou centres médico-légaux, ce qui a probablement gonflé les taux de prévalence dans certaines études.

Une seconde étude sur les effets de la MET avait justement pour objectif d’obtenir une image plus claire des taux de prévalence rapportés liés à la consommation de substances (dont le MET) chez les usagers de MET et en ciblant uniquement des études utilisant des critères diagnostiques rigoureux.

Cette méta-analyse s’est basée sur 17 études pour un total de 4095 individus, dont la consommation pose un problème tel qu’elle nécessite une consultation dans un service de santé.

Il apparaît que plus d’un tiers (36%) des utilisateurs qui abusent de la MET, ont des antécédents de troubles psychotiques reliés à une substance.

« Nos résultats soulignent davantage le caractère toxique des MET sur le cerveau étant donné que l’utilisation régulière de cette drogue est liée à un taux de prévalence d’un trouble psychotique provoqué par la subtance (supérieure à 40 %) chez cette catégorie de

population. Bien que des analyses rigoureuses aient été effectuées, nos résultats sont limités par la grande hétérogénéité des études, reflétant la large gamme de taux de prévalence de trouvés », a mentionné Tania Lecomte, l’une des auteures de cette seconde étude.

« La forte prévalence des psychoses toxiques chez ceux qui abusent de la MET est un problème de santé publique. L’utilisation de MET devrait être considérée comme un facteur de risque de schizophrénie, comme le cannabis. Certaines études suggèrent que la consommation précoce MET par les jeunes entraîne des symptômes psychotiques plus graves et persistants », a ajouté son collègue Stéphane Potvin.

Les programmes de traitement précoce de l’abus de MET et les stratégies de prévention doivent également être étudiés, compte tenu des conséquences potentielles importantes sur la santé publique.

Sources : Stéphane Potvin, Julie Pelletier, Stéphanie Grot, Catherine Hébert, Alasdair M. Barr, Tania Lecomte. Cognitive deficits in individuals with methamphetamine use disorder: A meta-analysis. Addictive Behaviors 80 (2018) 154–160.

Tania Lecomte, Alexandre Dumais, Jules R. Dugré, Stéphane Potvin , The Prevalence Of Substance-Induced Psychotic Disorder In Methamphetamine Misusers: A Meta-Analysis, Psychiatry Research (2018), doi: 10.1016/j.psychres.2018.05.033

 

À propos du CIUSSS de l’Est-de l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

 

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Les causes du Trouble Obsessif Compulsif (TOC) mieux comprises selon une nouvelle étude

Montréal, le 19 juin 2018 – Malgré que le traitement de choix pour le traitement du Trouble Obsessif Compulsif (TOC) soit la thérapie cognitive comportementale, une proportion importante de personnes demeurent présentent des symptômes après ce traitement. Cela pourrait être dû au fait que d’autres processus que ceux ciblés par la thérapie cognitive comportementale pourraient être en cause. C’est ce que révèle une étude menée par Frederick Aardema, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, et ses étudiants en maîtrise Jean-Sébastien Audet et Louis-Philippe Baraby. Ces travaux, publiés dans la revue Journal of Obsessive-Compulsive and Related Disorders, ont fait l’objet d’une collaboration avec des chercheurs australiens (Deakin University) et américains (Northern Illinois University). Le TOC, rappelons-le, affecte 1,5% de la population à n’importe quel moment, ce qui représente environ 525 000 canadiens.

Interprétations erronées
La thérapie cognitive comportementale cible les croyances obsessionnelles proposées comme étant à l’origine du TOC. Ces croyances mèneraient à des interprétations erronées de pensées normales, ce qui conduirait à des obsessions. Cependant, selon Frederick Aardema, qui est également professeur au département psychiatrie de l’Université de Montréal, d’autres processus cognitifs seraient importants : « Bien qu’il y ait des croyances injustifiées qui sont associées au TOC, les personnes qui en souffrent auraient aussi tendance à donner plus d’importance à l’information provenant de leur imaginaire qu’à celle provenant de leurs sens communs », souligne-t-il.

Selon F. Aardema, cette façon de raisonner, que l’on appelle confusion inférentielle, explique pourquoi les personnes souffrant de TOC peuvent, par exemple, nettoyer plusieurs fois une table qui nous semble propre ou vérifier la fermeture d’une porte pendant plusieurs heures.

Résultats
296 participants souffrant de TOC ont rempli plusieurs questionnaires mesurant notamment les symptômes d’anxiété et de dépression, ainsi que les croyances obsessionnelles, la confusion inférentielle (c’est-à-dire cette tendance à privilégier l’imaginaire au détriment du sens commun) et certaines sous-catégories de TOC. Les résultats ont montré que, la confusion inférentielle explique, chez les personnes souffrant de TOC, la présence d’obsessions répugnantes (c’est-à-dire le fait d’avoir des pensées

obsessives ayant trait à la violence, la sexualité et le blasphème), de comportements de vérifications (par ex. vérifier les portes, le contenu des courriels..), de préoccupations de symétrie (par ex. vérifier qu’un objet est à angle droit par rapport à une table) et d’indécision (par ex. la peur de prendre la mauvaise décision). Cette étude démontre donc la place importante que joue la confusion inférentielle dans le TOC.

Selon Jean-Sébastien Audet étudiant sous la supervision de F. Aardema, « ces résultats illustrent la nécessité de traiter la confusion inférentielle lors d’une thérapie contre le TOC, ce qui permettrait d’augmenter l’efficacité du traitement et ainsi d’améliorer la qualité de vie de ceux qui souffrent de cette maladie ».

Sources : Aardema, F., Wu, K., Moulding, R., Audet, J.-S., & Baraby, L.-P. (in press). The relationship of inferential confusion and obsessive beliefs with specific obsessive-compulsive symptoms. Journal of Obsessive-Compulsive and Related Disorders. DOI: 10.1016/j.jorcd.2018.03.004

À propos du CIUSSS de l’Est-de l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

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Mécanismes de signalisation des lymphocytes T et immunothérapie du cancer : un octroi majeur pour l’équipe de recherche de Dr Chris Rudd

Dr Chris Rudd

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal est fier d’annoncer que Dr Chris Rudd a remporté la subvention Fondation 2017-2018 des Instituts de recherche en santé du Canada pour son projet de recherche T-cell signaling and cancer immunotherapy.

Le programme de subventions Fondation est conçu pour contribuer à l’édification d’une assise durable formée de chefs de file établis dans le domaine de la recherche en santé en garantissant un soutien à long terme pour entreprendre des programmes de recherche novateurs qui produiront un impact important. (http://www.cihr-irsc.gc.ca/f/49798.html).

Cet octroi majeur de 4 885 389 $ sur sept ans permettra de développer des travaux qui devraient permettre de mieux comprendre les mécanismes qui font en sorte que les lymphocytes T s’activent pour détruire les cellules tumorales. L’objectif général des recherches du Dr Rudd est de découvrir les mécanismes de signalisation qui contrôlent la fonction immunitaire des cellules T et, à terme, d’élaborer de nouvelles stratégies pour le traitement du cancer par immunothérapie.