Les minorités ethniques sont plus à risque de développer des symptômes psychotique

Dr. David Luck, chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal

Montréal, le 24 septembre 2018 – Les personnes issues des minorités ethniques sont plus à risque de développer des symptômes psychotiques.

Telles sont les conclusions d’une collaboration franco-québécoise qui a analysé les résultats de 24 études incluant près de 50 000 personnes appartenant à différentes minorités ethniques dans 23 pays.

« Nous nous sommes intéressés aux expériences psychotiques – caractérisées par des délires et hallucinations – dont peuvent être victimes ces populations, en raison de leur faible niveau socio-économique et de leur appartenance à une ethnie minoritaire dans le pays d’accueil», déclare Dr. David Luck, chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et co-auteur de l’étude.

Les symptômes psychotiques touchent 7% de la population en général. Les personnes qui en souffrent présentent un risque plus élevé de développer plus tard des troubles psychotiques et des comportements suicidaires qui nécessitent des soins hospitaliers.

« Plusieurs études suggèrent que certaines ethnies vivant dans un pays où elles se retrouvent minoritaires sont plus à risque de troubles mentaux graves. Notre méta-analyse avait pour but de confirmer cette hypothèse pour les symptômes psychotiques et de déterminer, si tel était le cas, quelles étaient les ethnies les plus touchées », poursuit Dr. Edouard Leaune, auteur principal de l’étude et chercheur au Centre Hospitalier Le Vinatier en France.

Résultats
Le fait d’appartenir à une minorité ethnique augmente le risque de développer des expériences psychotiques (+ 36%) et des symptômes psychotiques (+ 44%). Cela concerne particulièrement les peuples du Maghreb et du Moyen Orient en Europe (+ 230%), les Hispaniques et vivant aux Etats-Unis (respectivement +98%) et la population noire (+ 85%). Ce sont les adultes et non les enfants et adolescents qui sont avant tout concernés.

Ceux qui ont le statut de migrants (c’est-à-dire ceux qui sont nés à l’étranger) ont quant à eux un risque accru de symptômes délirants (+47%), un des principaux symptômes psychotiques.

Comment interpréter ces résultats?
« Toutes les ethnies ne sont pas équitablement touchées. Il semblerait que deux facteurs aient une influence négative sur la santé mentale des minorités ethniques : l’adversité sociale et la discrimination perçue. Il semblerait que plus on se sent discriminé et moins bien accepté, plus le risque de souffrir de troubles mentaux graves est élevé. », suggère Dr Luck.

Source : Leaune E, Dealberto MJ, Luck D, Grot S, Zeroug-Vial H, Poulet E, Brunelin J. Ethnic minority position and migrant status as risk factors for psychotic symptoms in the general population: a meta-analysis. Psychol Med. 2018 Sep 4:1-14. doi: 10.1017/S0033291718002271.

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini Ospedale, le CHSLD polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et de Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de 1 000 médecins répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-EMTL conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

Pour information et entrevues :
Christian Merciari – relations avec les médias CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
514 235-4036
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Mesurer l’activité cérébrale pour prédire le succès de la thérapie cognitivo-comportementale chez les patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette

Simon Morand-Beaulieu

Montréal, le 24 septembre 2018 – Le syndrome de Gilles de la Tourette est un trouble neuropsychiatrique dont les principales caractéristiques sont la présence de tics moteurs et vocaux. Un des traitements de choix pour cette condition est la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Il a été démontré qu’elle était aussi efficace que la médication avec des effets secondaires indésirables bien moins importants. Toutefois, certains patients ne présentent pas de diminution significative des symptômes après la thérapie. Ainsi, une équipe de chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CRIUSMM) du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a voulu identifier des marqueurs permettant de prédire le succès de la thérapie. Les résultats de cette étude ont récemment été publiés dans la revue Journal of Psychiatric Research.

« Étant donné que la thérapie requière une implication importante de la part des patients, l’identification de marqueurs prédisant le succès de la thérapie permettrait d’offrir aux patients un traitement adapté à leurs caractéristiques individuelles » déclare Marc Lavoie, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur-chercheur titulaire au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal.

Ainsi, l’équipe de chercheurs dirigée par M. Lavoie a enregistré l’activité cérébrale de 26 patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette avant que ceux-ci entreprennent une thérapie. Cette thérapie inclut des exercices de discrimination et de relaxation musculaire ainsi que de la restructuration cognitive et comportementale, entre autres. Les chercheurs ont également évalué la sévérité des symptômes avant et après la thérapie.

« En mesurant l’activité électrique du cerveau, nous avons pu établir si le traitement allait être efficace ou non» déclare Simon Morand-Beaulieu, doctorant au Département de neurosciences de l’Université de Montréal et premier auteur de l’étude. « Notre modèle prend en compte deux facteurs : un lié à la préparation des mouvements et l’autre lié au contrôle des mouvements par le cerveau ».

Les patients qui présentaient un délai au niveau de la préparation des mouvements avant la thérapie réussissaient mieux la thérapie. Ce délai leur permet donc d’avoir un meilleur contrôle de leurs mouvements en général, mais également un meilleur contrôle de leurs tics. « Ils sont donc plus en mesure d’appliquer les stratégies apprises durant la thérapie » affirme M. Lavoie. Aussi, les patients qui utilisaient davantage de ressources au contrôle des mouvements présentaient une réduction des tics plus importante après la thérapie.

Avant d’appliquer ce modèle de prédiction pour orienter les patients vers un traitement ou un autre, ces résultats devront être répliqués sur un échantillon plus grand. « Nous ne sommes pas encore au point où nous pouvons utiliser ces marqueurs pour choisir le traitement adapté pour un patient, mais on s’en approche » soutient M. Morand-Beaulieu. « Dans les prochaines années, il faudra combiner ces marqueurs électrophysiologiques avec d’autres biomarqueurs pour encore mieux prédire le succès de la thérapie. »

Source : Simon Morand-Beaulieu, Kieron P. O’Connor, Pierre J.Blanchet, Marc E.Lavoie. Electrophysiological predictors of cognitive-behavioral therapy outcome in tic disorders. Journal of Psychiatric Research. Volume 105, October 2018, Pages 113-122. https://authors.elsevier.com/a/1XjLU55vYtwmY

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L’importance de la thérapie comportementale dans le traitement du syndrome de Tourette chez les enfants

Julie Leclerc, chercheure au Centre de recherche de l’Institut Universitaire en santé mentale de Montréal (CR-IUSMM) et professeure au département de psychologie de l’UQAM.

Montréal, le 20 septembre 2018 – Les thérapies cognitives comportementales sont efficaces chez les enfants et adolescents souffrant de trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et du syndrome de Gilles de la Tourette (SGT).

Telles sont les conclusions d’une étude publiée par Julie Leclerc, chercheure au Centre de recherche de l’Institut Universitaire en santé mentale de Montréal (CR-IUSMM) et professeure au département de psychologie de l’UQAM.

« Les TCC sont une alternative aux médicaments car elles sont à la fois efficaces et disponibles. Mais il en existe plusieurs. L’objectif principal de notre étude a été d’évaluer laquelle des TCC es la plus efficace dans la prise en charge du trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et du syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) », déclare Dre Leclerc.

Efficacité des thérapies pour le TOC
La thérapies cognitives comportementales TCC la plus utilisée est l’exposition avec prévention de la réponse (EPR). Son efficacité est cependant limitée, incitant des chercheurs à mettre au point une nouvelle thérapie : la thérapie basée sur les inférences (TBI). La TBI part du principe que les obsessions auraient pour origine un doute pathologique, c’est-à-doute survenant en l’absence totale de preuves provenant du monde réel et sensoriel. La TBI, qui fonctionne chez l’adulte, a été adaptée pour les enfants par une étudiante au doctorat puis, par l’équipe du centre d’études sur le TOC et les TIC (CETOC) au CRIUSMM, avec pour objectif de diminuer les symptômes du TOC. Les résultats préliminaires sont encourageants et une étude clinique de plus grande ampleur est en cours.

Efficacité des thérapies pour le SGT
Les thérapies existantes – renversement des habitudes (RH) et l’intervention behaviorale compréhensive pour les tics (IBCT) – sont régulièrement utilisées mais nécessitent de détecter la survenue du tic, ce que les jeunes enfants n’ont pas forcément conscience de ces phénomènes. Leur succès est donc limité.

Un nouveau protocole (appelé le CoPs) intégrant des facteurs cognitifs, comportementaux et physiologiques a ainsi été développé chez l’adulte par l’équipe du CETOC avec de très bons résultats, puis adapté par la Dre Leclerc auprès d’enfants et d’adolescents sous le nom de « Façotik ». Un essai pilote a montré une diminution de la fréquence et de la sévérité des tics après 12 à 14 séances hebdomadaires. La diminution (de près de 30 %) de l’occurrence des tics persiste après un an après la thérapie.

« Les nouvelles thérapies offertes sont très prometteuses car elles ciblent non seulement la réduction des symptômes visibles mais aussi les facteurs qui déclenchent la série de comportements ».

« Malheureusement, les résultats ne s’accompagnent pas toujours d’un changement des pratiques cliniques, par manque d’information et de formation des professionnels de santé. Il est donc important de mieux faire connaître nos protocoles de traitement », conclut-elle.

Source : Leclerc JB, Pabst A., Valois P., Bombardier M., Berthiaume C.,
 O’Connor., K. TCC spécialisées pour le TOC et le syndrome de Gilles de la Tourette chez l’enfant et l’adolescent : état des connaissances. Journal de thérapie comportementale et cognitive (2018), https://doi.org/10.1016/j.jtcc.2018.06.002

L’étude portant sur l’évaluation de l’effet de la thérapie pour les tics a bénéficié d’une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC : 340559), alors que celle portant sur l’évaluation de l’effet de la thérapie ciblant les épisodes explosifs dans le SGT a bénéficié d’une subvention des Fonds de recherche du Québec—Société et Culture (FRQSC : 180392)

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Un autre honneur pour Mike Sapieha Le chercheur de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont entre au Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en arts et en science de la Société royale du Canada

Dr Mike Sapieha

Montréal, le 18 septembre 2018 – Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) est fier d’annoncer que le chercheur Mike Przemyslaw Sapieha (Hôpital Maisonneuve-Rosemont et Université de Montréal) a été élu au Collège des nouveaux chercheurs et créateurs en arts et en science de la Société royale du Canada. Tout premier organisme canadien de reconnaissance multidisciplinaire destiné à la nouvelle génération d’intellectuels canadiens, il s’agit du quatrième organe de la SRC (qui compte trois académies).

«Encore une fois, Mike Sapieha nous démontre combien ses importants travaux rayonnent au Canada et au-delà», a déclaré Yvan Gendron, Président-directeur général du CIUSSS-EMTL. De son côté, le directeur scientifique du CIUSSS-EMTL, Denis-Claude Roy, a constaté que «pas une année ne passe sans que Mike Sapieha ne récolte un nouvel honneur».

Un parcours exceptionnel
Professeur aux départements d’ophtalmologie et de biochimie et médecine moléculaire, directeur de l’unité de recherche des maladies neurovasculaires oculaires du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biologie cellulaire de la rétine, Mike Sapieha a reçu plusieurs prix au cours de sa carrière, dont le Prix du jeune chercheur de l’Association canadienne des neurosciences en 2017. Les recherches du professeur Sapieha portent sur l’élucidation des causes de maladies vasculaires de la rétine telles que la rétinopathie diabétique et la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Ces maladies représentent les principales causes de perte de la vision dans les pays développés. Mike Przemyslaw Sapieha est aussi le lauréat 2019 du prix Cogan, décerné par l’Association for Research in Vision and Ophthalmology, la plus importante organisation du monde vouée à la recherche en santé de la vision.

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

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Décès à domicile de deux personnes : le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal amorce une enquête

Montréal, le 7 septembre 2018 – À la suite du décès à domicile de deux bénéficiaires de services du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal dans le quartier d’Anjou, la direction du CIUSSS ouvre immédiatement une enquête approfondie sur les circonstances entourant ce drame qui est très préoccupant.

Le CIUSSS collaborera pleinement avec toutes les autorités compétentes dans ce processus. Le CIUSSS tient à souligner avoir à coeur le bien-être de tous ses patients et usagers et prendre cette situation très au sérieux.

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Compréhension des mécanismes de résistance du cancer des ovaires : nouvel espoir pour des thérapies plus efficaces à long terme

Montréal, le 21 août 2018 – Une nouvelle étude publiée dans le prestigieux journal Cancer Research par les Drs Hugo Wurtele et Elliot Drobetsky (Centre de recherche de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal et Université de Montréal), révèle une nouvelle facette de la résistance à la chimiothérapie dans le traitement du cancer de l’ovaire. Ces résultats, obtenus en collaboration avec des chercheurs du Centre Hospitalier de l’université de Montréal (CHUM), de l’Université Laval, et de l’Université Harvard, pavent la voie à terme à la mise au point de nouvelles thérapies pour combattre l’un des cancers les plus fréquents et les plus dangereux chez les femmes. En effet, les plus récentes statistiques montrent que des 2800 canadiennes diagnostiquées en 2017, 1800 en mourront.

La chimiothérapie utilisée dans le traitement du cancer de l’ovaire peut initialement être très efficace et conduire à une rémission. Cependant, la plupart des patientes vivront une rechute, et dès lors ne répondront plus aux traitements, car leurs nouvelles tumeurs auront développé une résistance aux médicaments.

Pour pouvoir se multiplier de façon incontrôlée et générer des tumeurs, les cellules cancéreuses doivent effectuer des copies exactes de leur ADN via un processus appelé « Réplication de l’ADN », et ensuite distribuer ces copies à de nouvelles cellules cancéreuses. À travers leur travail sur des cellules dérivées de patientes atteintes du cancer de l’ovaire, les Drs Wurtele et Drobetsky ont découvert que la chimiothérapie est particulièrement efficace contre les cellules cancéreuses qui sont incapables de copier efficacement leur ADN. Plus fondamental encore, ils ont identifié les mécanismes moléculaires responsables de ces déficiences.

« Ce travail est un excellent exemple de l’importance de la recherche fondamentale, qui nous permet de mieux comprendre un problème clinique concret et important, soit le développement de la résistance à la chimiothérapie », a déclaré Dr Wurtele, à quoi Dr Drobetsky a ajouté: « En effet, l’identification de mécanismes impliqués dans la résistance aux traitements pourrait, à terme, permettre le développement de nouvelles approches pour améliorer la chimiothérapie ».

Cette étude a été financée par une subvention décernée aux Drs Drobetsky et Wurtele par les Instituts de Recherche en Santé du Canada.

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La thérapie par avatar : une avenue prometteuse pour traiter la schizophrénie

Alexandre Dumais, chercheur psychiatre au Centre de recherche de l’IUSMM et professeur au département de psychiatrie de l’université de Montréal.

Montréal, le 15 juin 2018 – Des résultats récents obtenus dans la cadre d’une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM) montrent que différentes améliorations de comportement ont été obtenues en utilisant la réalité virtuelle qui permettait aux patients atteints de schizophrénie de confronter leur « persécuteur ».

Bien que de nombreuses approches pharmacologiques et psychosociales existent déjà afin de traiter la schizophrénie, de nombreux patients ne répondent pas adéquatement à ces traitements déjà existants et continuent de souffrir des symptômes psychotiques, tels que les hallucinations auditives verbales (HAV) réfractaires associés à cette maladie. Cette résistance aux traitements déjà établis entraîne des risques de suicides, une moins bonne qualité de vie, des coûts de traitement de 3 à 11 fois plus élevés, et des risques d’hospitalisation plus fréquents.

L’approche du traitement par les avatars 
Les approches de traitements dites « psychosociales » permettaient de potentialiser dans une les solutions pharmacologiques, mais l’utilisation de ces thérapies psychosociales demeurait au mieux modeste, car les patients n’étaient jamais mis en relation directe avec l’objet, avec leur persécuteur.

« L’approche thérapeutique de l’avatar mise de l’avant afin d’offrir une solution aux lacunes des approches pharmacologiques et psychosociales consiste à proposer aux patients atteints de schizophrénie de créer un avatar qui représente le « persécuteur », déclare le Dr Alexandre Dumais, chercheur psychiatre au Centre de recherche de l’IUSMM et professeur au département de psychiatrie de l’université de Montréal. « Cet avatar offre aux patients qui résistent aux traitements traditionnels la possibilité de confronter directement l’objet de leur mal et d’arriver à maîtriser les symptômes hallucinatoires verbaux qui découlaient de leur condition. », poursuit-il.

L’étude
15 patients atteints de schizophrénie ou de troubles schizo-affectifs venant de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et de la communauté ont participé à l’étude et ont été répartis en deux groupes : un groupe qui a suivi du traitement par avatar et un groupe standard (traitement antipsychotique et des réunions habituelles avec des cliniciens) pendant 7 semaines à raison de 7 séances hebdomadaires de 45 minutes chacune.

Les patients avaient préalablement créé un avatar qui ressemblait le plus à l’entité qui était à l’origine de la voix malveillante (à la fois le visage et la voix de leur «persécuteur»).

Au cours des différentes séances, les patients ont été encouragés à entrer en dialogue avec l’avatar pour améliorer la régulation émotionnelle et l’affirmation de soi face à l’objet de leur mal. L’interaction de l’avatar avec le patient est devenue progressivement moins agressive au fils des différentes séances.

Résultats 
En ce qui concerne la gamme des avatars créés par les patients, 9 participants ont décrit quelqu’un qu’ils connaissaient personnellement au préalable, 5 ont représenté un démon ou un esprit diabolique et 1 a caricaturé une personnalité politique. De plus, les participants ont jugé que leur avatar était assez crédible par rapport à l’objet initial de leurs hallucinations.

De nombreuses améliorations ont été observées chez les différents patients pendant la thérapie par avatar entre le début et la fin du traitement : réduction des symptômes d’hallucinations auditives verbales (HAV), niveau de détresse liée à l’HAV, diminution des croyances au sujet de la nature malveillante des voix, diminution des symptômes dépressifs et l’amélioration de la qualité de vie. Notons que ces différentes améliorations ont perduré durant la période de suivi de trois mois.

Conclusion 
Les chercheurs à l’origine de l’étude ont trouvé des effets thérapeutiques positifs importants chez les patients qui résistaient aux traitements traditionnels. Cette constatation est très prometteuse car les options de traitement disponibles sont très limitées. La thérapie par avatar peut avoir des implications potentiellement importantes sur la santé et la qualité de vie des patients atteints de schizophrénie. De plus, les données recueillies suggèrent que la thérapie par avatar continue d’améliorer la symptomatologie des patients après la fin du traitement, ce qui représente un effet du traitement qui est non-négligeable. En conséquence, le bénéfice de la réalité virtuelle sur les symptômes psychotiques associés à la schizophrénie peut expliquer l’amélioration de la qualité de vie des patients qui ont participé à l’étude tel que démontré par les résultats obtenus.

« Les effets thérapeutiques importants de l’approche de la thérapie par l’avatar, chez les patients résistant aux traitements traditionnels de la schizophrénie, semble présenter une avenue fort prometteuse dans un contexte où les options de traitement alternatifs sont très limités. La thérapie par avatar peut avoir des implications cliniques potentiellement importantes sur la santé et la qualité de vie des patients atteints de schizophrénie », conclut le chercheur.

Cet essai clinique a été financé par la Fondation de l’Institut Philippe-Pinel, Services et Recherches Psychiatriques AD, la Fondation Jean-Louis Lévesque, la Chaire Eli Lilly Canada sur la recherche en schizophrénie et le laboratoire Applications de la Réalité Virtuelle en Psychiatrie Légale.

Source : Du Sert OP, Potvin S, Lipp O, Dellazizzo L, Laurelli M, Breton R, Lalonde P, Phraxayavong K, O’Connor K, Pelletier JF, Boukhalfi T, Renaud P, Dumais A. Virtual reality therapy for refractory auditory verbal hallucinations in schizophrenia: A pilot clinical trial. Schizophr Res. 2018 Feb 24. pii: S0920-9964(18)30108-7. doi: 10.1016/j.schres.2018.02.031.

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Deux nouvelles études démontrent les dangers reliés à l’abus de consommation de méthamphétamine

Montréal, le 15 juin 2018 – L’utilisation prolongée et abusive de la méthamphétamine (MET) entraînerait des déficits cognitifs significatifs. La dernière méta-analyse portant sur les déficits cognitifs liés à l’usage abusif de MET rapporte des déficits importants sur la cognition sociale, mais aussi sur la mémoire épisodique, les fonctions exécutives et la rapidité du traitement de l’information.

Drogue illicite la plus consommée au monde après le cannabis
Bien qu’il soit généralement admis que la méthamphétamine (MET) est une drogue hautement addictive qui affecte le cerveau et qui provoque des déficits cognitifs, ce point de vue n’est pas partagé par tout le monde.

En effet, la MET est la deuxième drogue illicite la plus consommée au monde, après le cannabis. Plus de 17 millions de personnes dans le monde déclare prendre des MET par an. Or, son abus de consommation est associé à de multiples problèmes de santé physique (maladies cardiovasculaires) et mentale, telle que la psychose et la dépression.

La MET module certains neurotransmetteurs (appelés monoamines) du cerveau, ce qui explique l’augmentation de la vigilance et du niveau d’énergie, deux raisons qui expliquent l’engouement pour les méthamphétamines.

Déficits clairement observés
Dans la nouvelle méta-analyse dont il est ici question, 44 études ont été incluses, comprenant un total de 1592 individus ayant abusé de MET et de 1820 sujets sains.

Les personnes ayant consommé abusivement de MET étaient plus impulsives comparées au groupe témoin. Elles présentaient des déficits cognitifs modérés dans des domaines portant sur l’attention, les fonctions exécutives, la fluidité verbale, la mémoire visuelle et la mémoire de travail.

Des déficits d’intensité faible ont été observés sur la vitesse de traitement de l’information et les capacités visuo-spatiales.

« Cette méta-analyse actuelle visait à quantifier l’ampleur des déficits cognitifs associés à la consommation abusive de MET. Les déficits cognitifs les plus importants ont été observés sur les fonctions liées au processus de récompense (la personne préfère les récompenses mineures et immédiates que des récompenses importantes et différées), à l’impulsivité et à la cognition sociale », a mentionné Stéphane Potvin, chercheur à l’Institut de Santé Mentale de Montréal (IUSMM) et professeur au département de psychiatrie de l’Université de Montréal.

Ces résultats confirment les conclusions de la première méta-analyse qui étaient basées sur 18 études. « Cependant, nous ne savons toujours pas si ces déficits cognitifs ont des conséquences sur le plan fonctionnel, tant dans la sphère sociale que professionnelle. », a souligné sa collègue Tania Lecomte, chercheure à l’Institut de Santé Mentale de Montréal (IUSMM) et professeure au département de psychologie de l’Université de Montréal.

Effets similaires aux troubles d’abus d’alcool
Bien que la méta-analyse actuelle n’ait pas été conçue pour répondre à cette question cruciale, il est important de souligner que les déficits cognitifs décrits ici se situent dans la même fourchette que ceux observés chez les personnes ayant un trouble d’abus d’alcool.

La conclusion la plus intrigante et inattendue de la méta-analyse actuelle est que l’abus de consommation de MET est associée à des déficits plus importants sur la cognition sociale (par exemple la reconnaissance des émotions faciales). Une plus grande attention devra être accordée aux impacts de cet abus sur la cognition sociale.

La consommation de MET fortement liée à l’apparition de troubles psychotiques
Il est par ailleurs important de noter que les personnes ayant un problème de consommation de la MET consomment souvent d’autres drogues et qu’ils présentent également diverses affections psychiatriques autres que des troubles psychotiques.

La prévalence des psychoses toxiques chez les consommateurs chroniques de MET varie considérablement, allant de 4% à 76%. La plupart des données ont été recueillies dans des hôpitaux ou centres médico-légaux, ce qui a probablement gonflé les taux de prévalence dans certaines études.

Une seconde étude sur les effets de la MET avait justement pour objectif d’obtenir une image plus claire des taux de prévalence rapportés liés à la consommation de substances (dont le MET) chez les usagers de MET et en ciblant uniquement des études utilisant des critères diagnostiques rigoureux.

Cette méta-analyse s’est basée sur 17 études pour un total de 4095 individus, dont la consommation pose un problème tel qu’elle nécessite une consultation dans un service de santé.

Il apparaît que plus d’un tiers (36%) des utilisateurs qui abusent de la MET, ont des antécédents de troubles psychotiques reliés à une substance.

« Nos résultats soulignent davantage le caractère toxique des MET sur le cerveau étant donné que l’utilisation régulière de cette drogue est liée à un taux de prévalence d’un trouble psychotique provoqué par la substance (supérieure à 40 %) chez cette catégorie de population. Bien que des analyses rigoureuses aient été effectuées, nos résultats sont limités par la grande hétérogénéité des études, reflétant la large gamme de taux de prévalence de trouvés », a mentionné Tania Lecomte, l’une des auteures de cette seconde étude.

« La forte prévalence des psychoses toxiques chez ceux qui abusent de la MET est un problème de santé publique. L’utilisation de MET devrait être considérée comme un facteur de risque de schizophrénie, comme le cannabis. Certaines études suggèrent que la consommation précoce MET par les jeunes entraîne des symptômes psychotiques plus graves et persistants », a ajouté son collègue Stéphane Potvin.

Les programmes de traitement précoce de l’abus de MET et les stratégies de prévention doivent également être étudiés, compte tenu des conséquences potentielles importantes sur la santé publique.

Sources : Stéphane Potvin, Julie Pelletier, Stéphanie Grot, Catherine Hébert, Alasdair M. Barr, Tania Lecomte. Cognitive deficits in individuals with methamphetamine use disorder: A meta-analysis. Addictive Behaviors 80 (2018) 154–160.

Tania Lecomte, Alexandre Dumais, Jules R. Dugré, Stéphane Potvin , The Prevalence Of Substance-Induced Psychotic Disorder In Methamphetamine Misusers: A Meta-Analysis, Psychiatry Research (2018), doi: 10.1016/j.psychres.2018.05.033

 

À propos du CIUSSS de l’Est-de l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

 

Pour information et entrevues :
Christian Merciari – relations avec les médias CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal 514 235-4036 christian.merciari.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

Les causes du Trouble Obsessif Compulsif (TOC) mieux comprises selon une nouvelle étude

Montréal, le 19 juin 2018 – Malgré que le traitement de choix pour le traitement du Trouble Obsessif Compulsif (TOC) soit la thérapie cognitive comportementale, une proportion importante de personnes demeurent présentent des symptômes après ce traitement. Cela pourrait être dû au fait que d’autres processus que ceux ciblés par la thérapie cognitive comportementale pourraient être en cause. C’est ce que révèle une étude menée par Frederick Aardema, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, et ses étudiants en maîtrise Jean-Sébastien Audet et Louis-Philippe Baraby. Ces travaux, publiés dans la revue Journal of Obsessive-Compulsive and Related Disorders, ont fait l’objet d’une collaboration avec des chercheurs australiens (Deakin University) et américains (Northern Illinois University). Le TOC, rappelons-le, affecte 1,5% de la population à n’importe quel moment, ce qui représente environ 525 000 canadiens.

Interprétations erronées
La thérapie cognitive comportementale cible les croyances obsessionnelles proposées comme étant à l’origine du TOC. Ces croyances mèneraient à des interprétations erronées de pensées normales, ce qui conduirait à des obsessions. Cependant, selon Frederick Aardema, qui est également professeur au département psychiatrie de l’Université de Montréal, d’autres processus cognitifs seraient importants : « Bien qu’il y ait des croyances injustifiées qui sont associées au TOC, les personnes qui en souffrent auraient aussi tendance à donner plus d’importance à l’information provenant de leur imaginaire qu’à celle provenant de leurs sens communs », souligne-t-il.

Selon F. Aardema, cette façon de raisonner, que l’on appelle confusion inférentielle, explique pourquoi les personnes souffrant de TOC peuvent, par exemple, nettoyer plusieurs fois une table qui nous semble propre ou vérifier la fermeture d’une porte pendant plusieurs heures.

Résultats
296 participants souffrant de TOC ont rempli plusieurs questionnaires mesurant notamment les symptômes d’anxiété et de dépression, ainsi que les croyances obsessionnelles, la confusion inférentielle (c’est-à-dire cette tendance à privilégier l’imaginaire au détriment du sens commun) et certaines sous-catégories de TOC. Les résultats ont montré que, la confusion inférentielle explique, chez les personnes souffrant de TOC, la présence d’obsessions répugnantes (c’est-à-dire le fait d’avoir des pensées obsessives ayant trait à la violence, la sexualité et le blasphème), de comportements de vérifications (par ex. vérifier les portes, le contenu des courriels..), de préoccupations de symétrie (par ex. vérifier qu’un objet est à angle droit par rapport à une table) et d’indécision (par ex. la peur de prendre la mauvaise décision). Cette étude démontre donc la place importante que joue la confusion inférentielle dans le TOC.

Selon Jean-Sébastien Audet étudiant sous la supervision de F. Aardema, « ces résultats illustrent la nécessité de traiter la confusion inférentielle lors d’une thérapie contre le TOC, ce qui permettrait d’augmenter l’efficacité du traitement et ainsi d’améliorer la qualité de vie de ceux qui souffrent de cette maladie ».

Sources : Aardema, F., Wu, K., Moulding, R., Audet, J.-S., & Baraby, L.-P. (in press). The relationship of inferential confusion and obsessive beliefs with specific obsessive-compulsive symptoms. Journal of Obsessive-Compulsive and Related Disorders. DOI: 10.1016/j.jorcd.2018.03.004

À propos du CIUSSS de l’Est-de l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

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Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal et la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec ratifient une entente sous le signe de la collaboration et du respect

Yvan Gendron, Président-directeur général du CIUSSS-EMTL en compagnie de Louise Bilodeau, présidente par intérim du SPS ESTIM, syndicat affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ et de Sylvia Provost, Directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du CIUSSS-EMTL

Montréal, le 12 juillet 2018 – Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal  (CIUSSS-EMTL) est heureux d’annoncer qu’au terme de négociations marquées par un climat de collaboration et de respect, une entente de principe sur les dispositions locales de la convention collective a été ratifiée à 95% par les membres de la  Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) de l’Est de l’Île de Montréal.

« Nous pouvons nous réjouir d’avoir pu ainsi communiquer efficacement, dans un esprit productif et positif pour aboutir à une entente mutuellement bénéfique qui, ultimement, servira nos patients et usagers. Les derniers échanges nous ont permis de trouver des avenues communes dans l’organisation du travail car nous reconnaissons l’importance de la contribution de ces professionnels », a déclaré Yvan Gendron, Président-directeur général du CIUSSS-EMTL

Cette approbation par les membres de l’entente de principe conclue le 21 juin 2018 reconnaît ainsi les efforts déployés par l’établissement et les représentants syndicaux pour convenir de dispositions locales qui améliorent les conditions de travail et les conditions de pratique professionnelle des employés et se traduisent par des soins et de services de grande qualité offerts à la population.

De nouvelles dispositions sont intégrées dans la convention collective locale afin de permettre une plus grande stabilité des équipes de soins et une meilleure utilisation des ressources.

Pour Louise Bilodeau, présidente par intérim du SPS‑ESTIM, syndicat affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, le résultat du vote démontre que l’entente de principe répond adéquatement aux besoins des membres de leur groupe. « Nous avions un mandat clair provenant des professionnelles en soins que nous représentons. Leurs priorités visaient directement l’amélioration de leur pratique professionnelle. Elles souhaitaient la diminution des heures supplémentaires obligatoires, une baisse de la précarité d’emploi ainsi que l’obtention d’un environnement de travail adéquat pour qu’elles puissent offrir des soins sécuritaires, autant pour les patient-e-s que pour elles-mêmes. », a mentionné madame Bilodeau.

Les grandes lignes de l’entente
L’entente ratifiée jeudi contient des mesures qui touchent a la révision de la gestion des horaires de travail des centres d’activités, une dotation accélérée des postes qui respecte l’ancienneté et plusieurs mesures qui visent à stabiliser les horaires et favoriser une meilleure conciliation famille-vie personnelle-travail. L’entente contient également un projet novateur d’autosuffisance pour les unités de soins qui va permettra aux employés de développer leur expertise, d’avoir accès à des congés et favoriser une réduction des heures supplémentaires obligatoires.

Rappelons que la FIQ représente près de 4378 employés du CIUSSS-EMTL faisant partie des regroupements des titres d’emploi d’infirmières, d’infirmières auxiliaires et d’inhalothérapeutes au sein du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de 1000 médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca 

 

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