Compréhension des mécanismes de résistance du cancer des ovaires : nouvel espoir pour des thérapies plus efficaces à long terme

Montréal, le 21 août 2018 – Une nouvelle étude publiée dans le prestigieux journal Cancer Research par les Drs Hugo Wurtele et Elliot Drobetsky (Centre de recherche de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal et Université de Montréal), révèle une nouvelle facette de la résistance à la chimiothérapie dans le traitement du cancer de l’ovaire. Ces résultats, obtenus en collaboration avec des chercheurs du Centre Hospitalier de l’université de Montréal (CHUM), de l’Université Laval, et de l’Université Harvard, pavent la voie à terme à la mise au point de nouvelles thérapies pour combattre l’un des cancers les plus fréquents et les plus dangereux chez les femmes. En effet, les plus récentes statistiques montrent que des 2800 canadiennes diagnostiquées en 2017, 1800 en mourront.

La chimiothérapie utilisée dans le traitement du cancer de l’ovaire peut initialement être très efficace et conduire à une rémission. Cependant, la plupart des patientes vivront une rechute, et dès lors ne répondront plus aux traitements, car leurs nouvelles tumeurs auront développé une résistance aux médicaments.

Pour pouvoir se multiplier de façon incontrôlée et générer des tumeurs, les cellules cancéreuses doivent effectuer des copies exactes de leur ADN via un processus appelé « Réplication de l’ADN », et ensuite distribuer ces copies à de nouvelles cellules cancéreuses. À travers leur travail sur des cellules dérivées de patientes atteintes du cancer de l’ovaire, les Drs Wurtele et Drobetsky ont découvert que la chimiothérapie est particulièrement efficace contre les cellules cancéreuses qui sont incapables de copier efficacement leur ADN. Plus fondamental encore, ils ont identifié les mécanismes moléculaires responsables de ces déficiences.

« Ce travail est un excellent exemple de l’importance de la recherche fondamentale, qui nous permet de mieux comprendre un problème clinique concret et important, soit le développement de la résistance à la chimiothérapie », a déclaré Dr Wurtele, à quoi Dr Drobetsky a ajouté: « En effet, l’identification de mécanismes impliqués dans la résistance aux traitements pourrait, à terme, permettre le développement de nouvelles approches pour améliorer la chimiothérapie ».

Cette étude a été financée par une subvention décernée aux Drs Drobetsky et Wurtele par les Instituts de Recherche en Santé du Canada.

À propos du CIUSSS de l’Est-de l’Île-de-Montréal 
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-Est) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-Est conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

Pour information et entrevues :
Christian Merciari – relations avec les médias CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
514 235-4036
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