Mois de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer : connaitre l’ennemi pour mieux s’en protéger

Dr Alain Robillard, neurologue

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal tient à souligner le Mois de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer (janvier) en rappelant que s’il n’existe pas de remède à la maladie à ce jour, le contrôle de facteurs de risques importants permet d’en diminuer l’incidence.

Comme l’indique la Société de l’Alzheimer qui vient de lancer sa campagne de sensibilisation, chaque année, 25 000 Canadiens apprennent qu’ils sont atteints d’une maladie cognitive. Une dure réalité se cache derrière ces chiffres pour une maladie qui pèse lourd tant sur les familles que sur le système de santé et sur la société toute entière.

Le vieillissement de la population s’accompagne d’une hausse des cas de maladie d’Alzheimer et des autres formes de démences. Pourtant, au cours des dernières années, les experts rapportent un léger recul proportionnel du nombre des nouveaux cas.

L’un des experts de pointe de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont en matière de cognition, le neurologue Alain Robillard, explique qu’un meilleur contrôle du diabète et de la tension artérielle, entre autres, ne sont pas étrangers à cette relative bonne nouvelle :

«Le facteur de risque le plus important pour la maladie d’Alzheimer est l’âge, et il s’agit bien sûr d’un facteur de risque non modifiable. Mais, parmi les facteurs de risque liés au mode de vie, nous nous sommes rendu compte que l’hypertension artérielle, l’augmentation du taux de cholestérol, le diabète, le tabagisme, la sédentarité, lorsque contrôlés, retardent l’apparition des signes», a-t-il déclaré, ajoutant : « Deux études épidémiologiques américaines, une provenant de la Suède et une plus récente de la Grande-Bretagne ont noté un déclin de l’incidence attendue de nouveaux cas chez les patients pour lesquels les facteurs de risques modifiables ont été pris en charge.»

L’importance d’une détection précoce doit également être mise en relief. En cas de doute sur les facultés cognitives d’un proche, n’hésitez pas à consulter.

En bref :

  • Aujourd’hui, 564 000 Canadiens sont atteints d’une maladie cognitive.
  • D’ici 15 ans, ces maladies frapperont 937 000 personnes, une augmentation de 66%.

Pour plus d’information
Florence Meney – Relations avec les médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
514 755-2516
fmeney.iusmm@ssss.gouv.qc.ca