Goûts et intérêts des Québécois en matière de sexualité : une étude déboulonne les idées reçues

Christian Joyal, chercheur IUSMM et IPPM
Christian Joyal, chercheur IUSMM et IPPM

Les Québécois ont-ils des comportements et des intérêts sexuels anormaux? Selon la 5e édition du manuel statistique et diagnostique des troubles mentaux (DSM-5), les intérêts sexuels sont groupés en deux catégories, soit normaux (normophiliques) et anormaux (paraphiliques). Cependant, des résultats publiés récemment dans The Journal of Sex Research contredisent le DSM-5 en démontrant que plusieurs comportements et intérêts sexuels légaux, mais considérés anormaux en psychiatrie, sont plutôt fréquents dans la population générale. Cette recherche a été menée auprès de 1040 Québécois et Québécoises par Christian Joyal et Julie Carpentier, chercheurs à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal et à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), centres affiliés à l’Université de Montréal.

« L’objectif principal de cette étude était de déterminer la norme dans les désirs et les expériences sexuels auprès d’un échantillon représentatif de la population générale, » explique Christian Joyal, également professeur titulaire au Département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Les chercheurs ont fait appel à une firme de sondage professionnelle pour interroger des hommes et des femmes représentatifs de la population générale à propos de leurs expériences et souhaits de réaliser des comportements sexuels considérés comme anormaux par le DSM-5.

Le sondage, réalisé par téléphone et Internet, a permis aux chercheurs de confirmer leur hypothèse de base. « Dans l’ensemble, près de la moitié (45,6 %) de l’échantillon aimerait vivre au moins un comportement sexuel considéré anormal, tandis que le tiers (33 %) a déjà expérimenté au moins une fois ce genre de pratique. Ces faits suggèrent qu’avant d’étiqueter comme d’anormal un intérêt sexuel légal, il convient de connaître les normes de pratiques sexuelles. Certains intérêts paraphiliques sont plus communs qu’on pourrait le croire, non seulement en termes de fantasmes, mais aussi de désir et de comportements, » explique monsieur Joyal.

Concrètement, sur les huit exemples de comportements paraphiliques énumérés dans le DSM-5, quatre (voyeurisme- 35 %, fétichisme-26 %, frotteurisme-26 % et masochisme-19 %) ne sont ni rares, ni inhabituels, tant en termes d’expérience que de souhaits rapportés par les hommes et les femmes. En outre, les chercheurs ont trouvé un lien statistiquement significatif entre l’intérêt pour la soumission sexuelle et celui pour d’autres activités sexuelles, suggérant que le désir de pratiquer le masochisme est significativement associé à des intérêts sexuels plus diversifiés.

«Il est vrai que les hommes, en général, sont plus intéressés que les femmes par des comportements sexuels paraphiliques. Néanmoins, ça ne signifie pas qu’elles n’ont pas d’intérêts pour de tels comportements. En fait, les femmes qui rapportent des intérêts pour la soumission sexuelle ont des intérêts sexuels plus variés et rapportent une meilleure satisfaction vis-à-vis de leur vie sexuelle. Il ne s’agirait donc pas d’un intérêt anormal», explique monsieur Joyal.

Le chercheur tient à préciser qu’une distinction doit être faite entre les comportements sexuels paraphiliques, les paraphilies et les troubles paraphiliques. « On parle de trouble paraphilique lorsque l’acte sexuel implique des partenaires non consentants ou qu’il induit une souffrance ou un désarroi à la personne qui le fait. Il peut également être absolument nécessaire pour obtenir satisfaction. Une paraphilie ne réfère pas à un trouble mental, mais plutôt à une préférence sexuelle pour un comportement non-normophilique, alors que les comportements paraphiliques ne sont pas préférentiels, mais exécutés de temps à autre. Tout de même, cette étude suggère fortement que les comportements paraphiliques légaux sont loin d’être anormaux, contrairement à ce qui est avancé par le DSM-5. Il nous est même permis de penser que les résultats de cette étude sur les fantasmes des Québécois sont aussi représentatifs des populations d’Amérique du Nord et d’Europe, » conclut Christian Joyal.

Communiqué PDF

À propos de l’étude
Source : Joyal, C., & Carpentier, J. The prevalence of paraphilic interests and behaviors in the general population: A provincial survey, (2016). Journal of Sex

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Cancer du pancréas : importante percée dans la compréhension des mécanismes moléculaires menant à la maladie

Le cancer du pancréas compte parmi les cancers dont le pronostic est le plus sombre. Mais une percée récente effectuée par deux équipes de chercheurs dont une de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal ouvre la voie à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires qui mènent au développement de ce cancer.

Dr Frédérick Antoine Mallette, chercheur
Dr Frédérick Antoine Mallette, chercheur

Cette recherche biomédicale, menée conjointement par les groupes des Drs. Frédérick Antoine Mallette (Université de Montréal / Centre de recherche HMR) et Stéphane Richard (Université McGill / Institut Lady Davis pour la recherche médicale) et publiée dans la revue scientifique Cell Reports a montré que l’expression d’une petite molécule d’acide ribonucléique nommée miR-137 est fréquemment perdue dans les tumeurs du pancréas. Cette molécule est en fait responsable de l’établissement d’un mécanisme de défense contre le cancer nommé sénescence cellulaire, qui fait obstacle à la formation du cancer. Or, la perte de miR-137 coopère avec différentes mutations fréquemment observées dans les tumeurs du pancréas pour ouvrir la porte à la croissance incontrôlée des cellules, menant ainsi au cancer.

«Il est maintenant impératif de mieux comprendre les mécanismes menant à la perte de miR-137 afin d’établir des stratégies thérapeutiques pour traiter et prévenir le cancer du pancréas,» a déclaré le Dr Frédérick Antoine Mallette.

Ces travaux conjoints, effectué par le doctorant Mathieu Neault, ont aussi permis de démontrer que le rétablissement des niveaux normaux de miR-137 dans les cellules cancéreuses du pancréas permet de freiner leur prolifération et de stimuler la sénescence cellulaire, et donc la protection des cellules.

Un cancer encore foudroyant
Environ 4800 personnes ont reçu un diagnostic de cancer du pancréas en 2015, et près de 4600 Canadiens ont succombé à ce terrifiant cancer pendant la même année. S’il se place au 12e rang pour l’incidence, c’est plutôt en 4e place qu’il se situe en ce qui a trait à la mortalité. Par ailleurs, aucune amélioration des taux de survie pour ce cancer particulier n’a été réalisée dans les 40 dernières années. C’est pourquoi il est urgent d’en décoder les mécanismes afin d’ouvrir la voie à des pistes thérapeutiques qui permettront d’infléchir ces sombres chiffres.

Financement de la recherche
Cette étude a pu être effectuée grâce au financement des Instituts de Recherche en Santé du Canada ainsi que grâce aux Fonds de Recherche du Québec – Santé.

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Première rencontre du Conseil local citoyen en santé

Jeter les bases d’une action concrète pour améliorer notre environnement immédiat et les conditions de vie de notre voisinage

1er-conseil-local-C’est avec conviction et enthousiasme que les maires d’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et de Rivières-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, M. Réal Ménard et Mme Chantal Rouleau, ainsi que M. Yvan Gendron, président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL), ont tenu, le 10 février dernier, leur première rencontre du comité pilotage du Conseil local citoyen en santé. Une quarantaine d’acteurs engagés provenant d’organisations ciblées couvrant l’ensemble du territoire du CIUSSS-EMTL et représentants les secteurs de la santé, du développement social, du logement, du transport, de l’environnement, de la sécurité publique, de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires ont participé ensemble à l’établissement des modalités de fonctionnement propre et des bases de dialogue de ce nouveau lieu de concertation unique au Québec et largement inspiré d’une démarche de citoyenneté locale privilégiée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Pour compléter le Conseil, une demi-douzaine de citoyennes et des citoyens issus de diverses communautés ont participé à l’exercice.

« Au nom des besoins, des défis et des particularités de la population de l’est de Montréal, nous avons souhaité profiter de l’élan provoqué par les changements de structure en santé pour établir une approche intégrée basée sur la proximité et la complémentarité avec nos partenaires locaux. Nous voulons ainsi miser sur les forces vives du milieu pour contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population et changer la perception que les services de santé ne sont pas accessible à tous », a déclaré M. Yvan Gendron, président-directeur général du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal

« Cette première rencontre était une opportunité unique de prise de conscience collective quant à l’impact des déterminants de la santé dans l’est de Montréal. C’est comme si nous avions planté un arbre pour avoir un impact sur la santé de notre environnement immédiat et qui, par le fait même, pourrait améliorer les conditions de vie de notre voisinage. Maintenant, nous allons travailler à développer une communauté en santé à travers la mobilisation et nous prendrons ensemble des positions bien étoffées », a ajouté le maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et responsable de l’environnement, du développement durable, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif de la Ville de Montréal, Réal Ménard.

« Nous avons tous la volonté de trouver des solutions aux enjeux de santé publique dans l’Est de Montréal. En mettant à profit l’expertise et la singularité du travail de chacun, nous pourrons adopter des actions complémentaires dans nos efforts pour changer les choses », a affirmé Chantal Rouleau, mairesse de l’arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles et responsable de l’eau et des infrastructures de l’eau à la Ville de Montréal.

« Il est maintenant impossible de travailler sur un territoire sans comprendre les besoins des gens qui l’habitent. Ainsi, nous avons présenté un portrait de santé que nous souhaiterions maintenant voir bonifier par les données locales que possède chacun des participants. Cela nous permettra de mieux définir nos actions à venir », a conclu Mme Denise Fortin, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS-EMTL

Renseignement

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Un prix majeur en orthopédie pour le Dr Pascal-André Vendittoli

Pascal-André Vendittoli, chirurgien orthopédiste et chercheur
Pascal-André Vendittoli, chirurgien orthopédiste et chercheur

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a l’honneur d’annoncer que Pascal-André Vendittoli, chirurgien orthopédiste, clinicien chercheur FRQS à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et professeur de chirurgie à l’Université de Montréal est le récipiendaire du prix Edouard Samson 2015, la récompense la plus prestigieuse remise par la Fondation canadienne d’orthopédie. Cet honneur lui a été attribué pour son programme de recherche ayant pour but l’optimisation de la prise en charge et du traitement des sujets avec dégénérescence articulaire de la hanche et du genou.

«Ce prix est le fruit d’un travail d’équipe et je désire remercier tous ceux qui ont contribué de près et de loin à cet honneur», a déclaré le récipiendaire.

Le prix
Principal prix canadien en recherche orthopédique, le Prix J.-Édouard-Samson, reconnaît la meilleure recherche en orthopédie menée sur une période de 5 ans dans un centre canadien. Ce prix a pour but d’aider le chercheur à pousser ses recherches. Le lauréat présente les conclusions de ses recherches sous forme de conférence principale lors de la Réunion annuelle de l’Association Canadienne d’Orthopédie. Le prix consiste en une médaille, un prix de 5 000 $ pour le chercheur, ainsi qu’une bourse de recherche de 10 000 $ qu’il peut utiliser dans l’établissement canadien où il œuvre.

Nouvelles de l’Université de Montréal

Les établissements du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal au coeur d’un projet avec Équiterre

equiterreMontrer que manger sainement rime souvent avec acheter des aliments locaux : tel était le projet d’Équiterre auquel a participé le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal. Sous le slogan « Consommer localement, c’est goûter les saveurs d’ici! » l’initiative visait à augmenter la part d’aliments locaux servis dans les repas quotidiens des résidents et des employés de quatre centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) du CIUSSS.

Grâce à ce projet, le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a augmenté sa part d’aliments locaux dans quatre centres d’hébergement du secteur de la Pointe-de-l’Île de Montréal en mobilisant ses fournisseurs, formant son personnel et menant des activités thématiques mettant au menu les fruits et légumes du Québec. Ainsi :

•26 % des aliments servis dans ces quatre centres sont des aliments du Québec ;
•Plus de 150 repas thématiques ont mis en 2015 plus de 32 fruits et légumes au menu du jour ;
•3 formations culinaires, offertes en collaboration avec l’École hôtelière de Montréal – Calixa-Lavallée de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, ont permis à 25 employés de ces services alimentaires de mieux connaitre les fruits et légumes du Québec et de les intégrer dans leur menu.

En savoir plus sur ce projet
Visionnez la vidéo de présentation du projet 

Suicide chez les adolescents : la médication pour traiter le TDAH comme outil de prévention

Les avertissements concernant la dangerosité des médicaments prescrits dans le traitement des troubles du déficit d’attention avec hyperactivité portent à confusion et pourraient entraîner de graves conséquences sur le risque de suicide chez les jeunes, selon des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) et de l’Université de Montréal, dont la correspondance vient d’être publiée dans la plus récente édition de la revue The Lancet Psychiatry.

Alain_Lesage

« Santé Canada a émis une série d’avertissements sur le risque accru de comportements suicidaires provoqués par des médicaments prescrits dans le traitement du TDAH. Or, l’organisme a omis de tenir compte des études épidémiologiques rapportant l’inverse, c’est-à-dire que la prise de ces médicaments est associée à un risque réduit de suicide chez les adolescents », déclare le Dr Alain Lesage, psychiatre et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et l’un des auteurs de l’étude.

Le traitement médical du TDAH a triplé en 10 ans au Québec, atteignant 9% chez les garçons âgés de 10 ans et 4% chez les garçons âgés de 15 ans. Or, le taux de suicide chez les adolescents du Québec a diminué de près de moitié durant cette période chez les 15-19 ans, ce qui contredit les avertissements émis par Santé Canada.

« De toute évidence, l’utilisation de plus en plus importante de médicaments pour le TDAH démontre qu’ils pourraient effectivement réduire le risque de suicide plutôt que de l’augmenter », poursuit Édouard Kouassi, pharmacien et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal ainsi que co-auteur de l’étude.

Comment cette diminution peut-elle s’expliquer au niveau clinique?
« Les essais randomisés contrôlés indiquent que ces médicaments diminuent les symptômes de l’hyperactivité et du déficit de l’attention. Ils améliorent également la performance scolaire, l’estime de soi, diminuent les troubles du comportement et les abus de drogue, ainsi que le risque de grossesses précoces chez les filles. Dans les faits, ce sont plutôt ces troubles ou situations sociales précaires qui sont associés à un risque accru de suicide chez les jeunes et non la prise de la médication, qui au contraire les protège », poursuivent les auteurs.

Devant ce constat, l’avertissement de Santé Canada pourrait contribuer à diminuer le nombre d’ordonnances face à la crainte des parents de voir la santé de leurs enfants mise en danger quand concrètement, la prise de médicaments pourrait les protéger. « Le silence de l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) est tout aussi préoccupant car cet organisme doit préparer une stratégie de prévention du suicide pour le gouvernement du Canada en vertu du projet de loi C-300. Nous avons écrit cette correspondance en espérant sonner l’alarme au sujet des messages publiés par les autorités de santé du Canada, qui pourraient encourager la réduction de l’utilisation de cette médication quand elle est indiquée », concluent-ils.

À propos de l’étude
Source : Alain Lesage, Johanne Renaud, Édouard Kouassi, Philippe Vincent. Canadian ADHD black-box warnings. The Lancet Psychiatry, décembre 2015.

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Hôpital Maisonneuve-Rosemont Inauguration de la nouvelle urgence par le ministre Gaétan Barrette

C’est avec fierté et en présence de nombreux invités que le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Monsieur Gaétan Barrette, en collaboration avec le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a inauguré vendredi l’urgence rénovée et améliorée de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

urgence-smallMonsieur Yvan Gendron, président directeur général du CIUSSS, a félicité tous ceux qui ont permis de mener à bien ce projet de longue haleine. « La nouvelle urgence a été repensée afin d’améliorer grandement l’expérience du patient lors de son séjour à l’urgence. »

« La disposition repensée des lieux et la division intelligente des différentes zones permettront à ceux et celles qui prodiguent les soins de mieux évoluer et d’aider le patient à connaître une trajectoire plus fluide », a ajouté le Docteur Éric Gagnon, chef médical de l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Conference 4521Le président du conseil d’administration du CIUSSS, Monsieur Jean Landry, a tenu à remercier le gouvernement du Québec qui a su répondre aux besoins de la population, et en a assuré le financement.

Grâce à l’appui de ses généreux donateurs, la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont a versé 1 M$ au projet de modernisation de l’urgence. Pour Madame Lucie Drapeau, directrice générale de la Fondation, « la nouvelle urgence offrira un cadre mieux adapté à la médecine de pointe que pratiquent déjà les équipes cliniques de l’Hôpital. L’environnement amélioré fera une différence significative pour les patients, il était donc primordial pour nous de soutenir cette initiative. »

conference_DSC4827La population de l’Est est nombreuse et l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est l’une des plus achalandées au Québec. En 2015, plus de 69 000 personnes ont franchi ses portes pour une consultation. La nouvelle urgence offre une surface agrandie de 9816 m2 selon une approche résolument centrée sur le bien-être du patient. Le coût des travaux s’élève à environ 84 millions de dollars.

Afin que le déménagement et la transition s’effectuent de façon harmonieuse, nous demandons la collaboration du public et l’invitons à éviter de se présenter à l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont samedi 30 janvier 2016 et à utiliser les autres services de santé disponibles. La liste des cliniques est disponible à l’adresse suivante : www.santemontreal.qc.ca

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Le ministre Gaétan Barrette inaugure la nouvelle urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Gaétan Barrette, a inauguré aujourd’hui la toute nouvelle urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

gaettan-barrette« L’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont accueille plus de 69 000 visites par année, ce qui équivaut à près de 200 patients chaque jour. La modernisation des infrastructures était nécessaire pour améliorer la fonctionnalité des lieux et répondre aux besoins de la clientèle vieillissante. Avec sa superficie presque doublée, la nouvelle urgence répond dorénavant aux normes actuelles, entre autres sur les plans technologiques et de la sécurité des patients. Ce vaste projet de modernisation s’inscrit parfaitement dans la volonté gouvernementale d’offrir les meilleures infrastructures possible en matière de services de soins de santé à la population du Québec », a déclaré monsieur Barrette.

Le ministre ajoute : « le séjour du patient sera grandement amélioré par la transformation en profondeur des installations de l’urgence. Celle-ci sera dorénavant plus spacieuse, fonctionnelle et conviviale, en plus de faciliter la confidentialité des échanges entre les patients et l’équipe médicale. Ce nouvel environnement sera profitable tant pour la population locale que pour les professionnels de la santé ».

Démarré en 2010, le projet global consistait à construire une toute nouvelle urgence et à réaménager les installations existantes. La portée totale des travaux est de 12 081 m2, soit 9 816 m2 en agrandissement (dont 1 339 m2 par l’ajout d’un étage au Pavillon J.-A.-DeSève) et 2 265 m2 en réaménagement. L’urgence comprend 57 civières, dont 4 civières de choc, de même qu’une aire de décontamination et des salles d’attente avec des aires d’isolement.

La prochaine et dernière étape consistera à réaménager, dans l’ancienne urgence, les secteurs de l’ambulatoire, le secteur de la radiologie et du triage, une salle d’attente, une zone d’évaluations rapides (ZÉR) de huit fauteuils, ainsi qu’une aire clinico-administrative. La fin des travaux de réaménagement est prévue pour l’année 2017. Le budget autorisé pour le projet immobilier est de 84,7 M$.

Le financement est assumé par le ministère de la Santé et des Services sociaux, pour une somme de 82 929 000 $, par la Fondation de l’établissement, pour 1 M$, et par l’établissement, pour un montant de 0,79 M$. Rappelons que l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est une installation du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal

Renseignements

Joanne Beauvais
Attachée de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux
418 266-7171

Inhibition des HDAC de classe III

Vers une meilleure compréhension des mécanismes bloquant la croissance des cellules cancéreuses

Les dommages à l’ADN peuvent conduire à l’inactivation ou à la dérégulation de gènes et causer diverses maladies telles que le cancer. Plusieurs mécanismes de réparation de l’ADN permettent par contre aux cellules de survivre à ces dommages. Or, une étude dirigée par Antoine Simoneau, du laboratoire d‘Hugo Wurtele, chercheur en immunologie-oncologie à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, affilié à l’Université de Montréal) et récemment publiée dans la prestigieuse revue Nucleic Acids Research, fournit de précieux renseignements sur certains mécanismes gouvernant la réparation de l’ADN. Ces travaux, fruit de la collaboration entre plusieurs établissements, ouvrent aussi la voie à une meilleure compréhension des mécanismes d’action des médicaments qui préviennent la croissance des cellules cancéreuses.

La recherche

Hugo Wurtele, chercheur
Hugo Wurtele, chercheur

Afin de s’adapter à la taille restreinte du noyau cellulaire, l’ADN est enroulé autour de protéines appelées histones pour former la chromatine. Les cellules peuvent modifier chimiquement les histones, de façon à changer la structure de la chromatine et ainsi réguler les diverses fonctions de l’ADN. Des recherches récentes montrent que de nouveaux médicaments du type inhibiteurs de déacétylases d’histones (HDAC), qui influencent la chromatine, sont prometteurs pour le traitement du cancer.

Les recherches de l’équipe du Dr Hugo Wurtele et de ses collaborateurs ont utilisé la levure comme système modèle pour comprendre, au niveau moléculaire, les mécanismes qui influencent la croissance cellulaire en présence d’une classe particulière d’inhibiteurs d’HDAC.

Ses expériences démontrent que l’inhibition des HDAC de classe III, qui influencent divers processus cellulaires impliqués dans la carcinogénèse et la réponse aux agents de chimiothérapie, bloque fortement la prolifération des cellules en prévenant le fonctionnement normal de divers facteurs impliqués dans la réponse aux dommages à l’ADN générés de façon spontanée par le métabolisme cellulaire.

« Ces recherches fondamentales permettent une meilleure compréhension des effets globaux des inhibiteurs de HDAC sur les cellules, et pourraient conduire, à terme, à une optimisation de leur utilisation en clinique », explique Dr Wurtele.

Ces observations guideront les études à venir du laboratoire de Dr Wurtele pour tenter de déterminer comment cette nouvelle classe de médicament inhibe la croissance des cellules cancéreuses.

Fruit d’une collaboration

Cette étude est une collaboration entre les groupes de recherche d’Hugo Wurtele (Hôpital Maisonneuve-RosemontUniversité de Montréal), Martine Raymond (IRIC-Université de Montréal), Corey Nislow et Gury Giaever (University of British Columbia), et d’Adnane Sellam (chercheur au CHUQ/Université Laval).

Financement de ces travaux

Cette recherche a reçu des fonds des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), de l’Institut Mérieux et a bénéficié d’un octroi de la Fondation Cole.

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Forum de participation citoyenne sur les urgences – Pourquoi l’urgence?

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMtl) tient aujourd’hui un premier forum animé par l’Institut du Nouveau Monde (INM) au cours duquel les citoyens, les acteurs du milieu communautaire, politique ou institutionnel ainsi que les professionnels de la santé sont invités à réfléchir ensemble aux moyens d’améliorer la fluidité des soins de santé sur le territoire de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

logo-partcitoy-forum-250x25À l’occasion du réaménagement de la salle d’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dont la fin des travaux est prévue pour janvier 2016, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a fait appel à l’INM pour contribuer à l’organisation et animer un forum participatif afin de faire le point sur les habitudes des usagers et les solutions de rechange possibles au recours à l’urgence.

« Ce forum est une première étape concrète qui témoigne de la volonté de notre organisation de se rapprocher de la communauté, de la population. Elle nous permettra d’être plus près pour mieux comprendre et donc pour mieux répondre aux besoins. » déclare Denise Fortin, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

logo-inmMichel Venne, directeur général de l’INM, explique la vision et les objectifs de la démarche : « La meilleure manière d’élaborer des solutions concrètes et durables est de tenir un réel dialogue avec l’ensemble des parties prenantes, ce qui veut dire autant les usagers que les professionnels de la santé ou les acteurs du milieu qui offrent des services à la population au quotidien. Nous souhaitons que chacun réfléchisse à comment il peut contribuer à créer ou à utiliser d’autres portes d’entrée que l’urgence lorsqu’un besoin en santé se présente. »

Les parties prenantes ne pouvant être présentes au Forum sont invitées à participer aux échanges sur Twitter avec l’aide du mot-clic #ForumUrgences.

Pour consulter le programme de la journée, cliquez ici (PDF).

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Journal de Rosemont 

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