Protection de la jeunesse : un milieu de travail parfois dangereux

Steve Geoffrion, chercheur à l’IUSMM

Montréal, le 12 décembre 2019 — Une récente étude dirigée par Steve Geoffrion, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, documente la violence tant physique que psychologique que les travailleurs en protection de la jeunesse affrontent dans le cadre de leur travail. L’étude rapporte que la violence vécue au travail avait des conséquences sur le plan de l’organisation du travail ainsi que sur la santé psychologique et des intervenants.

L’étude
Les chercheurs (Josianne Lamothe, doctorante à l’École de criminologie est la première auteure de l’article) ont procédé à l’analyse de témoignages de 30 intervenants (es) en protection de la jeunesse œuvrant tant en centre de réadaptation que dans le milieu familial de l’enfant. L’étude publiée dans la revue Child Abuse & Neglect cherchait à connaître comment ils font face aux menaces et aux manifestations de violence et quelles sont les ressources disponibles pour les aider. Menaces de mort, coups de poing, objets lancés, bris de propriété, agression au couteau, ces gestes sont posés autant par des enfants que des parents.

Les résultats démontrent que les situations de violence tant physique que psychologique sont récurrentes et omniprésentes, affectant lourdement la santé et le bien-être des travailleurs de ce milieu. Sur le terrain, les intervenants sont donc davantage laissés à eux-mêmes ce qui peut engendrer de la peur et un niveau de détresse élevé. Aux prises avec des réactions de stress post-traumatique, certains intervenants hésitent à en faire état à leurs supérieurs de crainte d’être perçus comme non qualifiés pour un tel travail. Ils se sentent donc isolés et sans ressources. Plusieurs vont même soutenir qu’ils ne sont pas affectés par les situations de violence alors qu’ils en souffrent en silence.

« Les intervenants en institution sont plus à risque d’être confrontés à de telles situations que ceux en milieu familial parce qu’ils sont toujours en contact avec des jeunes qui composent avec des troubles du comportement », précise le professeur Steve Geoffrion, également codirecteur du Centre d’étude sur le trauma de l’Institut universitaire de santé mentale de Montréal.

Un changement de culture professionnelle
Deux principales pistes de solution sont soulevées : le soutien organisationnel et l’acquisition de stratégies permettant de faire face adéquatement aux situations conflictuelles. Un soutien institutionnel fort est de nature à favoriser la résilience des travailleurs et aider à dissiper les conséquences négatives des évènements violents, écrivent les auteurs. Selon Steve Geoffrion, les collègues de travail pourraient aussi agir à la manière de « sentinelles » et apprendre à dépister ceux qui ont besoin d’aide.

La formation reçue par les travailleurs en protection de la jeunesse n’est pas uniforme et, parfois même, déficiente. Une formation (en rappel) permettrait d’adapter les stratégies d’intervention en situation de conflit en plus d’inclure des mises en situation de comportements violents, à l’instar de ce qui se fait en sciences infirmières où l’on simule des interventions en milieu hospitalier.

Le codirecteur du Centre d’étude sur le trauma de l’Institut universitaire de santé mentale de Montréal, Steve Geoffrion, se montre par ailleurs optimiste et dit observer plus d’ouverture organisationnelle face à l’expression des craintes vécues par ces intervenants, signe qu’un de changement de culture est en train de s’opérer.

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini Ospedale, le CHSLD polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et de Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de 1 000 médecins répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement.

Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-EMTL conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

 

Pour information et entrevues :
Lison Lescarbeau — relations avec les médias CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal 438 354-6934
lison.lescarbeau.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

Bris d’une conduite d’eau devant le pavillon Rosemont de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont : la conduite est réparée et le pavillon Rosemont est alimenté en eau potabl

Montréal, le 23 novembre 2018 – Le bris de la conduite d’eau qui a perturbé la circulation et les activités du pavillon Rosemont de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont a été réparé en fin de soirée, jeudi. Une purge du système d’eau potable a été complétée vers 21 h et l’eau courante a été rétablie de façon définitive vers 21 h 30. Toutes les activités normales prévues au pavillon Rosemont auront donc lieu sans autres perturbations.

Seulement une voie du boulevard Rosemont, en direction ouest, est actuellement ouverte à la circulation et il en demeurera ainsi jusqu’à ce que le chantier soit complété dimanche soir. Les quatre voies du boulevard Rosemont devraient normalement être ouvertes à la circulation dans la nuit de dimanche à lundi. Certains ralentissements de circulation sont donc à prévoir pour les automobilistes qui auront à passer sur le boulevard Rosemont au cours de la fin de semaine.

À propos du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-EMTL) regroupe l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital Santa Cabrini, le CHSLD Polonais Marie-Curie-Sklodowska et l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, de même que les centres de santé et services sociaux de Saint-Léonard et de Saint-Michel, de la Pointe-de-l’Île et de Lucille-Teasdale. Il compte près de 15 000 employés et près de mille médecins (ETP) répartis au sein de 43 points de services pour une population de 500 000 personnes. Il offre une gamme complète de soins de santé et de services sociaux de première ligne, de soins hospitaliers généraux, spécialisés, surspécialisés et de soins en santé mentale. Il offre également des soins de longue durée en hébergement. Affilié à l’Université de Montréal, le CIUSSS-EMTL conjugue les missions d’enseignement, d’évaluation et de recherche avec la formation de médecins et professionnels de la santé. Ses deux centres de recherche d’envergure se démarquent sur les plans national et international dans les sphères d’expertise que sont la santé mentale, l’immuno-oncologie, la santé de la vision, la néphrologie et la thérapie cellulaire. www.ciusss-estmtl.gouv.qc.ca

Pour information et entrevues :
Christian Merciari – relations avec les médias
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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Le Dr Daniel Borsuk compte parmi les 20 personnalités ayant posé des gestes inspirants tel que sélectionnés dans le cadre des prix MAMMOUTH

Le Dr Daniel Borsuk

19 novembre – L’hôpital Maisonneuve-Rosemont est très fier d’annoncer que le Dr Daniel Borsuk compte parmi les 20 personnalités ayant posé des gestes inspirants tel que sélectionnés dans le cadre des prix MAMMOUTH. Cet événement présente les personnalités les plus inspirantes au Québec, toutes sphères d’activités confondues. Le public pourra alors aller visionner les portraits de chacun et voter pour les 5 actions les plus inspirantes. Le Dr Borsuk, rappelons-le, est l’homme derrière la première greffe de visage réalisée au Canada. Cette greffe au été effectuée par une équipe de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont au printemps dernier.

Le vote se termine le 2 décembre. Consultez la liste des personnalités en nomination ici: mammouth.telequebec.tv !